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Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Année universitaire 2015-2016
License Economie-Gestion 1
Grandes Fonctions Macroéconomiques
Enseignants : Alain Ayong Le Kama, Dramane Coulibaly, Patricia Crifo, Elena Dimitrescu, Michel Mouillart
Travaux dirigés 1 : CORRECTION
PIB, RICHESSE ET INDICATEURS DE DEVELOPPEMENT
1.1 Le PIB : un indicateur pertinent ?
Q1.
Activité improductive = activi non créatrice de valeur ajoutée donc non comptabilisée dans
le PIB.
Externali = manifestation de l’activi d’un agent qui affecte le bien-être
1
d’un autre agent
sans passer par un mécanisme de marché. Si une externali a un impact négatif sur le bien-
être d’un individu, celui-ci ne recevra aucune compensation financière en l’état, sauf si un
prix est créé pour cette externali. Dans ce cas on dit qu’on a internalisé l’externali dans le
coût total du bien qui la génère.
Ex : (i) Mon voisin joue du piano pendant que je vise. S’il joue bien et que cela m’aide à
me concentrer, c’est une externali positive sur mon bien-être car je vise plus vite et je
vais pouvoir allouer mon temps à autre chose, s’il joue mal c’est une externali négative car
je vais mettre plus de temps à me concentrer pour réviser. Dans les deux cas il n’existe
aucune compensation financière entre moi et mon voisin. (ii) La pollution d’une rivière par
un industriel qui impacte un agriculteur est une externali négative qui peut être internalisé
en créant une taxe sur la production de l’industriel ou sur les inputs polluants qu’il utilise.
Comptabilité patrimoniale = comptabili qui s’intéresserait aux variables économiques en
terme de stock. Au niveau national, une telle approche consisterait à considérer le capital
physique (machines, infrastructures, etc.), auquel on rajouterait le capital humain
(connaissances, compétences, etc.), mais aussi le capital culturel et surtout naturel.
Q2. Activi comptabilies dans le PIB dans le texte de Sandra Moatti :
Consommation d’essence par la voiture.
Journée de travail au bureaumunée.
Subvention publique de prime à la casse.
Prestation sociale de l’assistante maternelle.
Achat de la pizza.
Activinon comptabilisées dans le PIB dans le texte de Sandra Moatti:
Sande l’individu en tant que tel mal au dos »).
Satisfaction émotionnel dire bonjour en souriant », « jouer au foot »).
Dommage due à la pollution.
Production domestique (s’occuper des enfants, faire une tarte avec des fruits maisons).
Q3. Dans le texte de Dominique Méda, on peut distinguer trois faiblesses du PIB :
Le PIB ignore la production domestique.
1
On parlerait plutôt de l’utilité de l’agent mais la notion n’est pas forcément connue des étudiants à ce stade du cours.
2
Le PIB ignore les externalités (négatives ou positives) et leurs impacts sur le bien-être des
individus.
Le PIB ignore les inégalités (ex : la répartition des revenus entre les individus, le niveau
d’accès aux soins, à la culture, etc.).
1.2 Les nouveaux indicateurs de richesse et de développement
Q1. Lire la méthodologie en annexe avec les élèves et avant de passer aux applications numériques
s’arrêter sur les deux points suivants : (i) l’exercice consiste à normaliser des variables, c’est-dire à
ramener entre 0 et 1 des variables (espérance de vie, durée de scolarisation, etc.) qui peuvent
potentiellement prendre des valeurs très diverses. (ii) l’IDH est un indice de développement relatif
puisque dans chaque sous calcul on normalise à 1 le pays qui a le meilleur sous-indice. Un pays avec
un IDH de 1 correspondrait à un pays qui par rapport aux autres détiendrait à la fois le meilleur
système de santé (plus grande espérance de vie parmi tous les pays), le meilleur système éducatif (plus
grand temps de scolarisation attendue et effectif), et le meilleur système de cation de valeur ajoutée
(plus grande génération de RNB par habitant).
Pour la France en 2011 :
Indice d’espérance de vie : 
  
Indice de la due moyenne de scolarisation : 
 
Indice de la due attendue de scolarisation : 
 
Indice de l’éducation : 

 
Indice du revenu :  
 
IDH =   
 
Q2. R2 = coefficient de détermination. Sur le graphique 1 il indique que la variabili de ln(RNB/POP)
explique 88% de la variabili de l’IDH. Ainsi, pour comparer des pays dont le revenu par personne
varie beaucoup, calculer un IDH n’apporte pas beaucoup plus d’information sur leurs différences de
développement. Le niveau de production par personne est donc une première approche suffisante pour
comparer des pays très différents en termes de développement.
Q3. Avec la gression effectuée sur le graphique 2 on a R2=0.0107, ce qui veut dire que la variabili
de ln(RNB/POP) n’explique que 1.07% de la variabili de l’IDH pour les 30 pays du monde les
mieux classés selon cet indicateur
2
. Cela veut bien dire que, pour des pays très proches en termes de
niveau de production économique par personne, le calcul de l’IDH apporte beaucoup plus
d’information sur leur niveau de développement réel. Autrement dit, pour des pays proches en termes
de niveau de production par personne, ce sont surtout les deux autres composantes, à savoir
l’espérance de vie et le niveau d’instruction qui déterminent le niveau de développement de ces pays.
2
Faire remarquer aux élèves qu’on peut avoir des doutes sur le R2 affiché sur ce graphique 2. Il doit surement inclure une
erreur de frappe, à savoir un zéro de trop. Le R2 de ce graphique est surement de 0.107 et non pas de 0.0107.
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1.3 L’équilibre ressource-emplois
Q1. Poser l’équation littérale de l’équilibre ressources-emplois :
PIB+IM = C+G +I +EX
Avec : IM= Importations, C= penses des ménages ou Consommation, G= Dépenses
dadministration, I= Investissement privé, EX=Exportations. L’investissement privé I est la somme de
la formation brute de capital fixe (FCBF) et de la variation de stock qui est nulle ici, d’où I=FCBF
dans cet exemple.
En remarquant que EX-IM équivaut à la balance commerciale BC, on obtient :
PIB = C+I+G+BC
Application numérique : PIB = 850+300+350-150=1350
Q2. Ici la question est volontairement trompeuse car elle incite les élèves à vouloir calculer quelque
chose alors qu’il suffit de tenir le raisonnement suivant : la demande globale Z est toujours égale au
PIB, qui peut s’exprimer lui-même comme étant égal au revenu total Y (somme des salaires et des
rentes de capital) et à la production totale Q.
PIB = Q = Y = Z
Cela se retrouve en disant que la demande globale Z est égale à la somme de la demande intérieure ou
absorption (elle-même la somme de la consommation C, de l’investissement privé I, et des dépenses
d’administrations G) avec la demande nette de biens et services depuis l’étranger, i.e. la balance
commerciale égale à la différence entre exports et imports (BC=EX-IM).
Q3. On a déjà pondu à cette question en question 1 mais afin de préparer la partie 1.4 à venir, on
peut formaliser l’équilibre ressources-emplois de la manière suivante.
Ressources
Millards
deuros
PIB
1350
Importations (IM)
200
Emplois
Consommation (C)
850
penses dadministrations (G)
350
Formation brute de capital fixe (FCBF)
300
Variation de stocks (S)
0
Exportations (EX)
50
1.4 Les contributions à la croissance du PIB en 2010
Q1. Disposer à la fois des données en volume (prix constants) et en valeur (prix courants) permet
d’isoler l’effet de l’inflation sur l’évolution des agrégats. On isole ainsi la croissance réelle des
agrégats de leur croissance numérique qui mêle croissance réel et inflation.
4
Q2.
Ressources
2011 (Milliards
deuros courants)
% du PIB
PIB
1996.6
100
Importations (IM)
594.3
29.8
Emplois
Consommation (C)
1640.6
82.2
Dépenses dadministrations (G)
0
0
Formation brute de capital fixe (FCBF)
402.0
20.1
Variation de stocks (S)
10.1
0.5
Exportations (EX)
538.2
27
Q3. Rappel sur le calcul du taux de croissance  (exprimé en %) de la variable entre t et t-1:
 
 
  
Ressources
2011 (Milliards
deuros constants)
(%)
PIB
1801.6
1.7
Importations (IM)
535.5
4.9
Emplois
Consommation (C)
1492.0
0.3
penses d’administrations (G)
0
0
Formation brute de capital fixe (FCBF)
349.0
3.5
Variation de stocks (S)
6.7
-186
Exportations (EX)
493.0
5.3
Q4. Inviter les élèves à ne pas seulement faire une description variable par variable du genre « de 2006
à 2007 le PIB a augmende X% car la consommation a augmende Y% et que les importations ont
diminuées de Z% ». Ce genre d’approche n’a aucun intérêt. Le but ici est de « raconter une histoire »
et de lier les chiffres visibles sur le graphique à laaliéconomique.
2006 à 2007 : On observe surtout une diminution du solde du commerce extérieure. Cela
veut dire qu’on a beaucoup importé en 2007. Ceci est principalement dû à notre dépendance
au pétrole qui repsente certaines années exactement notre balance commerciale déficitaire.
Au cours de l’année 2007, le prix du baril (BRENT) a connu une croissance continue de 54$
en janvier à 91$ en décembre.
2007 à 2008 : Contraction de la consommation des ménages et de l’investissement, c’est
l’implication directe de la crise financière des subprimes qui s’est déclenché aux USA avant
d’entraîner une crise économique mondiale. On observe une contraction du déficit
commerciale dû encore une fois aux fluctuations du cours du pétrole. Le prix du baril de
brent a contin d’augmenter durant la première moitié de 2008 jusqu’à atteindre son
maximum le 11 juillet à 144$, il a ensuite brusquement décroché pour terminer à 40$ en
décembre 2008.
2008 à 2009 : La consommation repart un peu car le prix du baril reste relativement bas
(maximum en décembre à 70$) comparé à l’année 2007 et à la première moitié de 2008.
Mais on n’investit plus et les stocks diminuent également. L’économie est à larrêt.
2009 à 2010 : La consommation repart un peu plus, on désinvestit moins et on -accumule
des stocks car la production repart.
5
1.5 Le rapport de la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi
3
Q1. Les deux extraits du rapport soulèvent le même problème : le PIB est un aggat national qui ne
mesure pas la redistribution de la richesse totale faîte aux ménages. Le PIB en tant que tel est en
particulier inutile pour évaluer le niveau d’inégali qui existe dans la société. Au Nigeria ou en
Afrique du Sud, le PIB/tête est relativement élevé mais une part restreinte de la population profite
réellement des richesses créées. Observer l’écart entre la médiane et la moyenne du PIB/tête permet
d’avoir une petite idée du niveau d’inégali d’une économie. Pour aller plus loin on pourra par
exemple regarder la différence de richesse accaparé par le décile le plus riche et le plus pauvre de la
population au cours du temps. Ce genre de travaux a cemment connu un engouement médiatique
avec le livre de Thomas Piketty Le Capital au XXIe siècle et les travaux de l’américain Angus Deaton
récompen en 2015 par le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred
Nobel, dit « Prix Nobel d’économie ».
Q2. En plus de l’inégalide richesse, on peut discerner des inégalis en termes d’accès à la santé, à
l’éducation, mais également les inégalités de genre ou entre générations, ainsi que les inégalis devant
les dommages de la pollution.
1.6 Le revenu disponible brut
Q1.
PIB = mesure de la somme des valeurs ajoutées sur le sol français des agents français et
étrangers.
RNB (appelé PNB avant 1993) = mesure de la somme des valeurs ajoutées des agents français
sur le sol français et à l’étranger.
Le RNB est la somme du PIB et du solde des flux de revenus primaires (salaires et rentes de capital)
avec le reste du monde.
Q2. Le RNDB inclue en plus du RNB le solde des flux de prestations sociales. Il permet de raffiner
encore un peu plus le calcul de la richesse réel d’un pays.
3
Dans cette partie 1.5 on répète des éments déjà vu dans les exercices pdents. Il peut donc être judicieux de passer
assez vite sur cette partie.
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