Le guide pratique
Ecriture
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Le guide pratique
So m m a i re
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Sommaire
La narration à la première personne ............................................................... 4
La ponctuation ................................................................................................... 6
Titre et résumé .................................................................................................. 10
La relecture .........................................................................................................12
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available at http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
La narration...
Atelier d’écriture
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Écriture à la première personne n’est pas synonyme de mémoires ou d’autobiographie. Il faut en eet
distinguer auteur et narrateur : le second est ctif. C’est un procédé où l’auteur choisit de donner la
parole à l’un de ses personnages, permettant ainsi d’insister sur la subjectivité du récit.
Le narrateur peut être le personnage principal (cf. Le chat noir, d’Edgar Poe), mais aussi, plus rarement
un personnage secondaire voire carrément périphérique à l’action (cf. Les Hauts de Hurlevent, d’Emily
Brontë). Dans certains cas, il peut apparaitre comme étant extra-diégétique (« extérieur à l’histoire »)
pour nalement se révéler être l’un des personnages (cf. La Peste, d’Albert Camus).
La subjectivité du point de vue rend la narration à la première personne particulièrement ecace dans les
récits fantastiques, où le lecteur peut mettre en doute ce que le personnage perçoit.
Mais cette technique peut également être utilisée pour donner une impression de plus grande véracité
à l’histoire : en faisant référence à son activité d’écriture le narrateur se pose comme témoin de faits qui
sont réellement arrivés.
Trucs eT asTuces
- Attention au sexe !
Et oui, si vous êtes une lle et que votre narrateur est un homme, ou inversement, faites particulièrement
attention à vos accords. Il est très aisé de se laisser avoir par les habitudes et d’écrire « je suis partie »…
mais si c’est Jean-Claude qui parle, votre lecteur va se poser des questions…
- Le passé simple est traître !
Où l’on fait un peu de grammaire…
Bon, si vous rédigez au passé, vous avez sûrement conscience (j’espère, du moins) que vous utilisez prin-
cipalement deux temps : le passé simple et l’imparfait.
Un (tout petit) rappel sur la valeur des temps ?
Grosso modo, le passé simple est le temps de l’action, quand l’imparfait est celui de la description. Plus
exactement, le passé simple est le temps de l’action brève, quand l’imparfait est celui de l’action longue,
ou répétitive.
Exemple :
« Ce matin-là, il mangea son petit-déjeuner dans la cuisine » (passé simple, action brève et ponctuelle)
La narration... s’oppose à « Tous les matins, il mangeait son petit-déjeuner dans la cuisine » (imparfait, action qui se
répète).
« La nuit tombait, tout était silencieux. L’homme marchait vite. » (description, imparfait). « Soudain, une
voiture s’arrêta à côté de lui. Il cria. » (action, passé simple)
En principe, l’alternance passé simple/imparfait est quelque chose que l’on fait instinctivement, sans avoir
besoin de rééchir.
Là où ça se complique, c’est lorsqu’on écrit à la première personne.
Parce que, à l’oreille, pour les verbes du premier groupe, imparfait et passé simple se ressemble mécham-
ment.
Passé simple :
Je mangeai
Tu mangeas
Il mangea
Nous mangeâmes
Vous mangeâtes
Ils mangèrent
Imparfait :
Je mangeais
Tu mangeais
Il mangeait
Nous mangions
Vous mangiez
Ils mangeaient
Vous voyez le souci ? Mangeai vs. mangeais…
Pour être sûr de ne pas confondre, le plus simple c’est de conjuguer à la troisième personne dans votre
tête, avant d’écrire la phrase.
Après, il ne reste plus qu’à transposer.
Dans notre cas, donne :
Ce matin-là, je mangeai mon petit-déjeuner dans la cuisine.
Tous les matins, je mangeais mon petit-déjeuner dans la cuisine.
La nuit tombait, tout était silencieux. Je marchais vite. Soudain, une voiture s’arrêta à côté de moi. Je criai.
... à la première personne du singulier.
La ponctuation
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1. règles basiques
Une phrase commence par une majuscule et se termine par un point, un point d’interrogation, un point
d’exclamation ou des points de suspension.
Le point (.), les points de suspension (...) et la virgule (,) suivent directement le mot derrière lequel ils sont
placés, sans espace :
Les souris dansent.
Les rats, les souris et les musaraignes dansent.
Les éléphants aussi...
Attention : Les points de suspension sont trois. Pas deux, pas quatre, pas dix...
Le point-virgule (;), les deux-points (:), le point d’exclamation (!) et le point d’interrogation (?) sont pré-
cédés d’une espace (le terme espace en matière de typographie est féminin). Le point-virgule s’emploie
toujours en milieu de phrase et n’est jamais suivi d’une majuscule.
Les souris dansent ; les mulots s’ennuient.
Le chat est absent : les souris dansent.
Les souris dansent !
Les chiens dansent-ils ?
Il n’y a pas d’espace entre les parenthèses et le texte interne à celui-ci, par contre, il y a un espace des deux
côtés du tiret demi-cadratin lorsqu’on l’utilise pour marquer une incise qui donne des informations sup-
plémentaires. Lorsque cette incise se situe à la n de la phrase, on ne la ferme pas par un deuxième tiret,
mais simplement par un point.
La maison aurait été calme (puisque le chat était absent) si les souris ne s’étaient pas mises à danser.
La maison aurait été calme – puisque le chat était absent – si les souris ne s’étaient pas mises à danser.
La souris entra en une gigue infernale dès que le chat quitta la maison - sans elle, tout aurait été calme.
Attention : votre signe de ponctuation ne doit pas se retrouver rejeté tout seul en début de ligne suivante.
Pour éviter cela, insérez une espace insécable avec la combinaison de touches Ctrl+Shi+barre d’espace
sur Word.
La ponctuation Astuce : la plupart des traitements de texte placeront pour vous la majuscule en début de phrase, ainsi
qu’une espace insécable chaque fois que cela est nécessaire.
2. la poncTuaTion dans les dialogues
Il est de plus en plus fréquent de voir diérents types de ponctuation admis dans les dialogues, cependant
nous nous contenterons d’exposer ici la plus traditionnelle.
Le dialogue est encadré de guillemets, et chaque prise de parole à l’exception de la première est introduite
par un tiret.
Les guillemets utilisés sont dits « à la française », ce sont des chevrons, qu’on préférera aux guillemets
droits, «à l’anglaise». Une espace insécable est nécessaire après le guillemet qui ouvre le dialogue, et avant
celui qui le ferme. Le signe de ponctuation nal se place avant le guillemet.
Le tiret utilisé dans les dialogues est le tiret cadratin ou « tiret long » (—).
On placera en incise les verbes de parole et la description du locuteur. Si la phrase est déclarative, le point
est changé en virgule, dans les autres cas, on garde le signe de ponctuation choisi (?, ! ou ...) mais sans le
faire suivre d’une majuscule. On peut ajouter des compléments décrivant le locuteur après une virgule,
mais si on passe à une nouvelle phrase, il faut alors fermer le dialogue et passer à la ligne.
« Je suis une souris, dit la souris.
—Est-ce que tu aimes danser ? demanda l’éléphant.
—Seulement quand le chat n’est pas là… répondit la souris, espiègle.
—Moi aussi ! s’exclama l’éléphant. »
Ponctuer son texte pour en rendre sa lecture plus aisée n’a pas toujours coulé de source. Pendant longtemps
les scribes et copistes ont écrit sans majuscule, sans point, sans signes pour rythmer les phrases. C’est grâce à
l’invention de l’imprimerie moderne par Gutenberg que l’on s’est rendu compte de la nécessité de ce code grâce
auquel les phrases prennent tout leurs sens.
Voici, pour vous aider à mieux structurer vos textes, quelques rappels des règles de ponctuation.
Vous pouvez écrire :
« Je préfère la valse, reprit l’éléphant en rougissant légèrement. Et toi ?
—Moi c’est plutôt le tango, répondit la souris en faisant frisotter ses moustaches d’une petite patte
nerveuse. Tu veux que je te montre ? »
Mais pas :
*« Je préfère la valse, reprit l’éléphant. Il rougit légèrement. Et toi ?
—Moi c’est plutôt le tango, répondit la souris. Elle t frisotter ses moustaches d’une petite patte ner-
veuse. Tu veux que je te montre ? »
En ce cas, il vous faudra écrire :
« Je préfère la valse, reprit l’éléphant. »
Il rougit légèrement.
« Et toi ?
—Moi c’est plutôt le tango, répondit la souris. »
Elle t frisotter ses moustaches d’une petite patte nerveuse.
« Tu veux que je te montre ? »
Note
asTuce 1 :
Le tiret cadratin n’est malheureusement pas disponible directement sur le clavier. Aussi, la plupart des
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gens le remplacent soit par le trait d’union (-), soit par le tiret bas (_). Cependant : avouez que le tiret bas,
c’est tout simplement moche. Quant au trait d’union, et bien déjà, il a une autre fonction, précisément
celle de trait d’union, et par ailleurs, il a une sale tendance à être automatiquement considéré comme une
puce par votre traitement de texte. Et le problème des puces, c’est qu’elles n’apparaissent pas sur une page
au format HTML comme celles du Héron.
Aussi, je ne saurais trop vous recommander d’utiliser le tiret cadratin, le seul, l’unique. Cependant,
comme il est relativement pénible de le copier/coller ou de faire « caractères spéciaux » à chaque fois,
l’astuce est de lui assigner une touche de raccourci ou de l’enregistrer dans le dictionnaire de corrections
automatiques de votre traitement de texte.
(Je vous donne la marche à suivre pour Word 2007, mais je suis sûre que vous pourrez trouver par vous-
mêmes pour d’autres logiciels… )
Cliquez sur l’icône Microsoft Oce en haut à gauche > options Word > vérication > options de correction
automatique. Une fois là, vous pouvez rentrer une combinaison de touches qui sera automatiquement trans-
formée par Word en ce que vous lui demandez. Par exemple, vous pouvez choisir de remplacer deux tirets
bas (__) par un tiret cadratin (—).
(A noter que Word remplace déjà automatiquement deux traits d’union (--) par un tiret semi-cadratin (–),
lorsque vous le faites suivre d’une lettre et d’une espace. )
asTuce 2 :
Lire sur un écran fatigue bien plus la vue qu’une page imprimée. Nous vous conseillons donc d’aérer
davantage votre texte que vous ne le feriez normalement. Vous pouvez par exemple sauter une ligne à
chaque fois, au lieu de simplement aller à la ligne, dès que vous changez de paragraphe. Ceci vaut égale-
ment pour les dialogues et en rendra la lecture nettement plus agréable pour vos lecteurs.
3. TouT sur la virgule
Une virgule ne se place pas n’importe où. Elle a pour but de ménager une respiration dans la phrase, mais
seulement en des lieux précis.
Elle sert à séparer les diérents éléments d’une énumération. Si le dernier élément est introduit par les
conjonctions de coordination « et » ou « ou » on n’utilise pas de virgule en ce lieu. L’abréviation « etc. »
pour « et cætera » est par contre toujours précédée d’une virgule.
Les souris, les rats, les mulots dansaient tous ensemble.
Les souris, les rats et les mulots dansaient.
L’éléphant ne savait pas si c’était des souris, des rats ou des mulots qui dansaient devant lui.
Devant l’éléphant, dansaient des rats, des mulots, des souris, etc.
¤ On peut mettre une virgule devant « mais », mais elle n’est pas obligatoire. Par contre, à moins
qu’elle ne serve à encadrer une incise, en mettre une derrière « mais » constitue une faute.
Vous pouvez écrire :
La souris aimait le tango mais pas le rock.
La souris savait parfaitement danser la salsa, mais elle n’était pas aussi à l’aise avec le cha-cha-cha.
Mais pas :
La souris aimait le tango mais, pas le rock.
¤ Si vous choisissez d’isoler une partie de votre phrase avec des virgules en incise, n’oubliez pas de
fermer cette incise : il faut une virgule de chaque côté.
Ecrivez :
La souris, grande fan de tango, était toujours prête à danser.
Mais pas :
La souris grande fan de tango, était toujours prête à danser.
La souris, grande fan de tango était toujours prête à danser.
¤ On met une virgule après le complément circonstanciel en début de phrase s’il est long :
Au sous-sol de la maison, les souris s’en donnaient à cœur joie.
Mais pas derrière « ici » :
Ici les souris qui dansent sont les bienvenues.
¤ On ne met pas de virgule avec une proposition relative déterminative (qui sert à spécier quel
est le sujet) :
La souris qui danse le tango s’appelle Souris Grise ; la souris qui fait du boogie-woogie s’appelle Souris
Verte.
Et non pas :
La souris, qui danse le tango, s’appelle Souris Grise ; la souris, qui fait du boogie-woogie, s’appelle
Souris Verte.
¤ Par contre, on encadre de virgules une relative qui donne des informations complémentaires :
La souris, qui se sentait de plus en plus charmée par les manières de l’éléphant, rougit délicatement
quand il l’invita à danser.
Attention : On ne sépare jamais un sujet de son verbe ou un verbe de son complément par une
virgule !
Ces phrases constituent de graves fautes :
faites attention à ne pas mettre de virgules n’importe où !
Notes
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