Le mot du Président
La publication du rapport
d’activité de l’Afep pour l’année
2014 est pour moi l’occasion de
souligner les grands axes ayant
guidé son action. L’amélioration
de la compétitivité de nos
entreprises pour assurer le
développement de l’emploi
constitue notre priorité centrale.
L’année 2014 s’est déroulée dans un contexte économique
et social toujours difficile, et les résultats ne sont
malheureusement pas au niveau attendu :
− le rétablissement des comptes publics reste trop limité :
en 2014, l’effort de réduction des dépenses a été
amplifié mais reste un « ralentissement de la hausse » ;
− la baisse du rendement des prélèvements obligatoires
est le contrecoup des hausses décidées entre 2011
et 2013, ce qui pose la question de la soutenabilité des
politiques économiques menées jusqu’ici ;
− si le gouvernement a renforcé les allégements du coût du
travail – après la mise en place du crédit d’impôt pour la
compétitivité et l’emploi, le pacte de responsabilité a permis
un premier allégement sur les bas salaires qui devrait se
déployer jusqu’en 2017 – cet allégement ne suffira pas à
rétablir la compétitivité des entreprises françaises les
plus confrontées à la concurrence internationale ;
− le rétablissement des marges des entreprises reste
incertain. Or, les progrès sur le front de l’emploi et de
l’investissement seront la conséquence de l’amélioration
de la situation des entreprises. De nouvelles étapes
restent donc à franchir pour favoriser l’emploi, parmi
lesquelles les réformes de l’Unedic et des retraites
complémentaires.
Les travaux de simplification – nécessaires et attendus –
ont débuté mais doivent encore être amplifiés : trop de
contraintes nouvelles sont encore imposées aux acteurs
économiques, contredisant le développement des
entreprises et mettant en risque le maintien des centres
de décision sur notre territoire.
Dans le domaine de la gouvernance, plusieurs dispositifs
importants ont été mis en œuvre sous l’impulsion
volontaire des entreprises et la régulation professionnelle
a démontré son efficacité. La mise en œuvre du nouveau
code de gouvernement d’entreprise assure ainsi une plus
grande transparence tout en conservant la souplesse
nécessaire. Le Haut comité de gouvernement d’entreprise,
institué en 2013 à l’initiative des organisations
professionnelles, a été particulièrement réactif et a
permis de répondre aux questions d’interprétation du
code et d’assurer le suivi des recommandations.
Rapport d’activité 2014