les rôles aides-soignants

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Lycée Robert DESNOS
GRETA Orly
Alain Ramé
MARS 2016
Le pyélon
L’ÉLABORATION DE L’URINE DANS LE NÉPHRON
Urine finale
Formation des Aides-Soignants – A. Ramé
L’INCIDENCE DE LA PRESSION ARTÉRIELLE SUR LA DIURÈSE
PRESSION
ARTÉRIELLE
ÉLEVÉE
AUGMENTATION DE
LA PRESSION DE
FILTRATION
PRESSION
ARTÉRIELLE
BASSE
DIMINUTION DE LA
PRESSION DE
FILTRATION

AUGMENTATION
DELA DIURÈSE
DIMINUTION DE
LA DIURÈSE

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LES INFECTIONS URINAIRES
L'homme est relativement protégé des infections urinaires par la distance qui sépare
l'anus et son méat urinaire situé à l'extrémité du gland (la longueur de l'urètre masculin
est en moyenne de 16 cm, alors que celle de l'urètre féminin est de 3 cm). L'infection
urinaire est donc plus souvent chez lui la traduction d'une anomalie au niveau des voies
urinaires, en particulier l'existence d'un adénome de la prostate (qui provoque une stase
des urines dans la vessie et des infections), ou d’une IST.
Les bactéries responsables des infections sont le plus souvent de la famille des
entérobacter (bactéries d'origine digestive) :
 Escherichia coli (80 % des cas)
 Proteus mirabilis (qui favorise les calculs)
 Entérobacter, Citrobacter…
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LES PRINCIPALES CAUSES DES INFECTIONS URINAIRES
Mauvaise hygiène
(essuyage de l’arrière vers l’avant, infection nosocomiale)
Incontinences
(urinaire et fécale)
Constipation
(concentration de bactéries)
Hypertrophie
de la prostate
(stagnation des urines)
Obstacles
(calculs, tumeurs..)
Malformations urinaires
(rétrécissement de l’urètre)
Rapport sexuel non protégé
(IST)
Malformations gynécologiques
(brides de l’hymen)
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LES CYSTITES
La cystite est une infection urinaire localisée au niveau de la vessie. Elle est due le plus
souvent à un Escherichia Coli (90%). Elle est très fréquente chez les femmes mais
reste le plus souvent sans gravité. Elle survient sur des personnes fragiles ou fragilisée
par un problème de santé (diabète). Elle peut être aussi due à un traitement (chimio- et
radiothérapie), ou être la conséquence d’un défaut d’hydratation.
Impériosités mictionnelles
Pesanteur dans le bas
ventre
Brûlures permictionnelles
(pendant la miction)
Pollakiurie
Pas de douleur lombaire et la température est normale.
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LES FACTEURS FAVORISANTS
Malformation de l’urètre
(urètre trop court)
Grossesse
Stase urinaire)
Rapports sexuels
(non protégé et utilisation
de spermicide)
Adénome de la
prostate
(Stase urinaire)
Prolapsus génital et
urinaire (femme âgée)
Hydratation insuffisante
Déficit en œstrogènes
(ménopause)
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L’incontinence urinaire et
fécale
(Escherichia Coli dans les
urines )
LES PYÉLONÉPHRITESS
La pyélonéphrite est une infection localisée au niveau des reins. Elle est due dans la
plupart des cas à un Escherichia Coli qui provient de la vessie. Elle doit être traitée
sans délai surtout chez les personnes fragiles (personnes âgées, diabétiques) et les
femmes enceintes car il existe un risque non négligeable que l’infection se complique
d’un choc septique.
Température > 38,5°C
Frissons, malaise général
Douleur dans les fosses
lombaires (unilatérale)
Brûlures permictionnelles
(pendant la miction)
Impériosités mictionnelles
(y compris la nuit)
Urines troubles et
malodorantes
Troubles digestifs
(vomissement, diarrhée)
LE CHOC SEPTIQUE
Sepsis majeure - Hyperleucocytoses
(infection généralisée)
Torpeur, coma
(atteinte cérébrale)
Collapsus cardiovasculaire
(défaillance cardiaque)
Marbrures, cyanose
(Hypoxie)
Hypotension sévère
Tachycardie
Polypnée
(détresse respiratoire)
Oligo-anurie
(à cause de l’hypotension)
Hyperthermie sévère
(quelque fois hypothermie majeure)
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TRAITEMENTS DES INFECTIONS URINAIRES
Le traitement de l'infection urinaire repose sur
l'antibiothérapie, la majoration des boissons et le
traitement des facteurs favorisants.
Les traitements proposés sont donnés le plus souvent
sur une période d’une semaine et sont adaptés aux
résultats de l’antibiogramme, ils concernent également
les partenaires de la personne infectée. Il existe des
traitement en une prise dits, « traitement minute », qui
sont proposés lorsque l’infection n’a pas encore donnée
de complications.
Il repose également sur une modifications des règles
d’hygiène lorsque celles-ci sont à l’origine du problème.
Après une infection de l’appareil urinaire, les rapports
sexuels devront être protégés pour éviter les récidives.
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RÔLES AIDES-SOIGNANTS
Le rôle principal de l’aide-soignant est de repérer et transmettre les signes cliniques de
des infections afin d’éviter les complications. Il surveille l’évolution des maladies en
contrôlant et transmettant les résultats des paramètres vitaux (notamment la
température, EVA) et de la diurèse. Il contrôle l’absence d’effets secondaires des
traitements et participe à la prévention des récidives par des conseils adaptés :
- Boire 1,5 litre d’eau par jour.
- Effectuer des mictions complètes en étant détendu(e).
- Pratiquer une toilette vulvaire et génitale avec un savon au pH neutre.
- Effectuer une toilette après avoir été avoir eu des selles (lingettes intimes).
- Lutter contre la constipation : fibres alimentaire, marche
- Essuyer les selles d'avant en arrière (et pas l’inverse).
- Uriner juste après les rapports sexuels pour évacuer les bactéries de l’urètre.
- Eviter les pantalons trop serrés et les sous-vêtements en fibres synthétiques qui
favorisent la transpiration et la multiplication des germes.
- Signaler toutes anomalies urinaire ou génitale à son médecin traitant sans tarder.
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RAPPEL ANATOMO-PHYSIOLOGIQUE : LA MICTION VOLONTAIRE
La vessie se remplie
Les capteurs à l’étirement du
détrusor envoient l’informations au
cerveau…
Influx nerveux
Le sphincter externe se relâche, le détrusor
se contracte : l’urine s’écoule
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L’INCONTINENCE URINAIRE
L'incontinence urinaire est une perte involontaire des urines par l’urètre en dehors
des épisodes mictionnels volontaires. Elle peut se révéler de jour comme de nuit et
touche indifféremment les hommes et les femmes. Ces dernières sont néanmoins
plus concernées à cause de petitesse de leur urètre et par la fragilités des sphincters
urétraux sollicités par des grossesses et/ou des infections urinaires. Il existe trois
sortes d’incontinence :
L’incontinence d’effort : elle intervient d’un effort physique, de la marche ou lors d’un
épisode de fou rire, de toux ou d’éternuement. C’est la forme la plus fréquente
d’incontinence urinaire. L’effort produit augmente brusquement la pression
abdominale sur le plancher pelvien qui habituellement renforce la fermetures des
sphincters urétraux.
L’incontinence par impériosité (ou urgenturie) : elle est due à une instabilité ou une
hyperactivité du muscle vésical (le détrusor) qui envoie des messages de mictions
urgentes alors que la vessie n’est pas remplie. Le besoin devient irrépressible et ne
peut pas être réprimé.
L’INCONTINENCE URINAIRE
L’incontinence mixte : elle réunit les deux types de dysfonctionnement (effort et
impériosité) et représente 30% des incontinences.
A côté de ses trois sortes d’incontinence, on retrouve des troubles urinaires
d’incontinence :
 L’incontinence par regorgement : c’est un défaut de contraction du détrusor, la
vessie trop remplie « déborde ». C’est plutôt un phénomène nocturne qui surprend
le patient dans son sommeil.
 L’incontinence fonctionnelle : elle touche principalement les personnes âgées
qui se rendent moins facilement aux toilettes à cause d’une mobilité réduite ou
d’un problème psychologique (démence de type Alzheimer par exemple).
 L’incontinence permanente : l’écoulement d’urine est continu, diurne et
nocturne, aucune volonté d’uriner n’est exprimé par la personne incontinente. Elle
est due le plus souvent à une insuffisance sphinctérienne ou à une maladie
neurologique qui échappe au contrôle du patient.
LES PERSONNES À RISQUE D’INCONTINENCE URINAIRE
Les femmes âgées
Les hommes ayant subi une
Intervention pelviennes
L’obésité
Les femmes jeunes
(accouchement, hystérectomie)
Les affections neurologique
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Les grabataires
TRAITEMENTS DES INCONTINENCES
Rééducation sphinctérienne et vésicale
En cas d'échec de la rééducation, le traitement de choix est
chirurgical. De nombreuses techniques sont possibles, allant
d'une intervention courte sous anesthésie locale à la mise en
place d'un sphincter artificiel sous anesthésie générale. .
Aujourd'hui, les possibilités chirurgicales sont soit l'implantation
endoscopique (par les voies naturelles) de matériel synthétique
dans la région du sphincter (TVT), soit la confection d'un
sphincter artificiel.
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TRAITEMENTS DES INCONTINENCES
Trans vaginal tape (TVT)
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TRAITEMENTS DES INCONTINENCES
Sphinctéroplastie
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RÔLES AIDES-SOIGNANTS
 Apporter un soutien moral aux patients incontinents, quel
que soit leur âge.
 Dédramatiser la situation chaque fois que cela est
possible.
 Eviter d’infantiliser les patients et parler de protections,
non de « couches ».
 Assurer des soins d’hygiène et de nursing réguliers.
 Eviter la macération synonyme d’infection urinaire.
 Proposez d’emmener les patients régulièrement aux
toilettes (repérage des temps mictionnels).
 Mettre le matériel d’élimination à portée de mains (urinal,
bassin), ainsi que la sonnette d’appel.
 Penser à mettre un étui pénien aux messieurs incontinent
urinaire et/ou fécal.
 Ne pas monter de signes de dégout lors des changes des
protection : soyez professionnels !
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UTILISER LES MATÉRIELS DE PROTECTION A BON ESCIENT
La pose d’une protection anatomique relève d’une prescription médicale.
C’est donc le médecin qui détermine l’opportunité de mettre ou pas une protection
et qui en défini la teneur (carré bleu, protection intime, change anatomique complet)
après consultation avec les soignants.
Ce système de protection ne doit pas rester en place plus que nécessaire et doit
toujours relevé d’un partage d’informations intra et interéquipe. Le choix de solutions
alternative doit toujours être recherché : l’incontinence est la première étape de la
« grabatisation » du malade.
LA COLIQUE NÉPHRÉTIQUE
La colique néphrétique est une douleur intense de la région lombaire due à l’augmentation de la pression dans les voies urinaire et dans le rein. Cette augmentation de
pression résulte de la présence d’un obstacle dans les voies urinaires qui est le plus
souvent un calcul (ou lithiase). La colique néphrétique est un symptôme et non une
maladie (la maladie est la présence de calculs dans les voies urinaires).
La prise en charge doit être rapide et se déroule habituellement dans le cadre d’une
hospitalisation durant laquelle des examens vont être effectués et des traitements vont
être mis en place : antalgiques (palier III) en perfusion intraveineuse, des
antispasmodiques et des anti-inflammatoires, une lithotripsie ou une intervention
chirurgicale seront envisagées selon la taille du calcul visualisé à l’UIV…
Risque de détérioration rénale irréversible en cas de retard dans la prise en charge.
Le calcul rénal résulte le plus souvent de la cristallisation, dans les voies urinaires, de
sels minéraux dissous dans l’urines (dans 90% des cas, il s’agit d’oxalate de calcium).
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LES LITHIASES URINAIRES (CALCULS)
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LES SYMPTÔMES QUI DOIVENT ALERTER
 Douleur intense qui apparaît de manière brutale, plutôt le matin et la nuit.
 La douleur est brève mais elle se répète avec des période d’accalmie souvent
incomplète (une douleur sourde persiste souvent entre deux épisode de douleurs
aigues).
 La douleur se manifeste d’un seul côté au niveau du rein dans lequel s’est formé le
calcul.
 La douleur peut s’accompagner de nausée, de vomissements, d’une agitation
importante, d’une envie fréquente et impérieuse d’uriner sans pouvoir y parvenir, le
ventre est quelque fois gonflé par des gaz intestinaux.
 En cas de colique néphrétique simple, on ne retrouve pas de température, le patient
est tachycardique et peut présenter une dyspnée.
 Au fur et à mesure que le calcul descend dans les voies urinaires, la douleur se
modifié. Elle peut se propager dans l’abdomen, dans l’aine et dans les parties
génitales.
 La crise dure d’une dizaine de minutes à quelques heures.
 On retrouve dans les urines des traces de sang objectivées à la bandelette urinaire
(hématuries microscopique ou macroscopique)..
LES DIFFÉRENTS TYPES D’HÉMATURIE
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LES EXAMENS CLINIQUES
Palpations abdominales pour étudier la sensibilité des
fosses lombaires et mettre en évidence un gros rein.
Bandelettes urinaires (sang, pH, nitrites, leucocytes) :
infection urinaire associée. Si perturbations : ECBU.
Prise de sang : contrôle de la créatinine (pour contrôler
le bon fonctionnement du rein).
Echographie rénale et pelvienne.
Urographie intraveineuse.
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VISUALISATION DES CALCULS Á L’EXAMEN
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LA LITHOTRIPSIE
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URÉTÉROSCOPIE
URÉTÉROSCOPIE
LE DRAINAGE RÉNAL : SONDE DOUBLE J
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SYNTHÈSE
RÔLES AIDES-SOIGNANTS
 Apporter un soutien au malade qui souffre énormément. L’installer confortablement
dans une position antalgique.
 Contrôler régulièrement l’EVA et les paramètres vitaux et transmet les résultats à
l’infirmier.
 Vérifier l’absence d’effets secondaire des antalgiques de palier III : somnolence,
constipation, vomissement, bradypnée, détresse respiratoire.
 Comptabiliser précisément le volume des urines pour réaliser une diurèse des 24
heures.
 Effectuer des bandelettes urinaires au moins une fois par équipe.
 Surveiller la perfusion et le bras perfusé : débit, absence de rougeur et de coudure.
 Apporter de l’aide dans la réalisation des actes de la vie quotidienne (patient très
asthénique)
 Surveiller les sondes éventuelles (double « J »; néphrostomie) : fixation, poche
 Contrôler les apports hydriques une fois la douleur maîtrisée.
Surveillances postopératoires des patients opérés (voir cours Module 3)
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LES RÔLES AIDES-SOIGNANTS
En cas de lithotripsie :
 Demander au malade d’uriner dans un
urinal et filtrer les urines à travers une
compresse,
 Vérifier si le malade « urine » ses calculs.
 Surveiller l’odeur et la coloration des
urines car il existe un risque infectieux
 Contrôler les paramètres vitaux, et la
notamment température corporelle, régulièrement.
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RAPPEL ANATOMO-PHYSIOLOGIQUE : LES FONCTIONS RÉNALES
L’INSUFFISANCE RÉNALE AIGU (IRA)
L'insuffisance rénale aiguë, est la diminution importante et rapide du pouvoir de filtration
des reins (nécessaire à l’élimination des déchets du sang), associée à un déséquilibre
de l’organisme en sel et en eau, et à des difficultés de régularisation de la pression du
sang (pression artérielle).
L’insuffisance rénale aiguë, contrairement à l’insuffisance rénale chronique, est
généralement réversible et guérit dans la plupart des cas. On distingue plusieurs sortes
d’insuffisance rénale :
L’insuffisance rénale aigue fonctionnelle : elle est secondaire à une baisse
importante du volume sanguin circulant s’accompagnant d’une baisse importante de la
pression artérielle et donc de la perfusion rénale, provoquant une diminution ou un arrêt
de la diurèse. Elle se rencontre en cas de défaillance cardiaque, d’hémorragie
importante, de déshydratation intense ou d’un surdosage en diurétique (notamment
chez les personnes âgées fragiles).
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L’INSUFFISANCE RÉNALE AIGU (IRA)
L’insuffisance rénale aigue organique : elle est secondaire à une destruction d’un des
constituants du rein assurant la filtration du sang (glomérules, tubules). Cette
destruction est due soit à des médicaments (antibiotiques, paracétamol…), soit à
l’exposition à des métaux toxiques (plomb, arsenic, uranium, mercure), soit à une
infection rénale grave ou une maladie auto-immune (l’organisme fabrique des anticorps
contre ses propres tissus).
L’insuffisance rénale aigue d’origine mécanique : la dysfonction rénale peut être due
à une lithiase rénale, une tumeur, une fibrose rénale secondaire à une inflammation du
péritoine (organes adjacents), un abcès rénal ou à une tuberculose rénale.
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LES SYMPTÔMES DE L’IRA
Oligo-anurie
(défaillance du fonctionnement rénal)
Anorexie
(perte de poids)
Œdème pulmonaire
(surcharge hydrique)
Hypertension
(Rénine)
Nausées
Vomissements
Troubles neurologiques
(Agitation, confusion, coma)
Douleurs abdominales
Diarrhées
Céphalées
(dues à l’hypertension)
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LES CONSÉQUENCES DE L’INSUFFISANCE RÉNALE AIGU
Rétention azotée : élévation de la créatinine de l’urée et de l’acide
urique dans le sang (puisqu’ils ne sont plus excrétés).
Manifestations liées à l’élévation des toxines urémiques : troubles
digestifs, neurologiques (polynévrite, crampes), altération de l’état
général (asthénie)
Troubles de l’équilibre acido-basique : acidose métabolique,
rétention hydrosodée (œdème, HTA), hyperkaliémie (risque de
mort subite), hypocalcémie (par déficit de la vitamine D)
Anémie, troubles de l’hémostase, déficit immunitaire… (par
insuffisance de sécrétion d’EPO). Troubles tensionnels (par défaut
de sécrétion de rénine).
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LES TRAITEMENTS EN FONCTION DES TYPES D’INSUFFISANCE AIGUE
IRA fonctionnelle : restauration de la perfusion rénale en traitant la
cause de survenue. Réhydratation et remplissage vasculaire (si
hémorragie), médicaments vasoconstricteurs afin de prévenir la
nécrose tubulaire. Equilibration des électrolytes (Na, K, Cl…)
IRA mécanique : drainer les urines en amont de l’obstacle à l’aide
d’un cathéter sus-pubien, d’une néphrostomie percutanée ou d’une
sonde double J.
IRA organique : traitement étiologique et recours à l’épuration extrarénale (EER) : hémofiltration (HF), hémodialyse (HD) ou dialyse
péritonéale afin d’éliminer les déchets métaboliques et rétablir
l’homéostasie.
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TECHNIQUES D’ÉPURATION EXTRARÉNALE
Hémofiltration (HF) : méthode d’épuration qui consiste à filtrer le
sang (plasma) et de jeter le produit recueilli ainsi que les déchets
qu’il contient, puis de réinjecter une quantité de volume équivalente
pour compenser le plasma retiré (s’effectue en réanimation).
Hémodialyse (HD) : méthode d’épuration qui consiste à épurer le
sang par la création d’un circuit de circulation extracorporelle et son
passage dans un dialyseur. Pour facilité l’épuration, on réalise une
fistule artérioveineuse. (hôpital ou en ambulatoire).
Dialyse péritonéale : méthode d’épuration qui consiste à utiliser le
péritoine comme filtre de dialyse. Un liquide (dialysat) est introduit
dans la cavité péritonéale, puis récupéré par dépression ce qui
permet l’élimination des déchets métaboliques (hôpital / domicile).
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APPAREIL D’HÉMOFILTRATION
FISTULE ARTÉRIOVEINEUSE
APPAREIL D’HÉMODIALYSE
DIALYSE PÉRITONÉALE
L’INSUFFISANCE RÉNALE CHRONIQUE (IRC)
L’insuffisance rénale désigne la diminution plus ou moins importante des fonctions des
reins, quelle qu’en soit la cause. Cela se traduit d’abord par des anomalies de certains
examens biologiques comme l'augmentation de l'albumine dans les urines ou de la
créatinine, du potassium et de l'urée dans le sang. L’eau et les déchets métaboliques ne
sont plus évacués provoquant des perturbations somatiques (voir symptômes).
L'insuffisance rénale est dite chronique quand la maladie rénale (néphropathie) en
cause est irréversible, sans possibilité de guérison.
C’est une maladie d’évolution progressive et longtemps silencieuse. Le plus souvent elle
est diagnostiquée par hasard lors d’un bilan sanguin (créatinine, urée), d’un bilan
d’hématurie ou d’un bilan d’hypertension artérielle rebelle aux traitements.
La maladie chronique est due à une destruction lente des fonctions rénales secondaires
à des pathologies tels que le diabète ou l’hypertension.
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LES SYMPTÔMES DE L’IRC
Oligo-anurie
(urines troubles ou foncées)
Œdèmes
(pieds, mains, bras, paupières)
Perte d’appétit
Troubles du sommeil
Nausées
Vomissements
Perte de poids
Hypertension
(Rénine)
Crampes musculaires
Troubles neurologiques
Crise de goutte
(déchets non éliminés)
Anémie
(baisse de l’EPO)
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Somnolence
Ralentissement psychomoteur
GOUTTE OU ARTHRITE GOUTTEUSE
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TRAITEMENTS DE L’INSUFFISANCE RÉNALE CHRONIQUE
Au début des symptômes : conseils hygiéno-diététique (régime
pauvre en protéines (diminution des déchets azotés), contrôle des
apports hydriques. Traitements des troubles tensionnels et de
l’anémie.
A un stade plus évolué, l’épuration extrarénale sera proposée pour
filtrer les déchets organiques du sang que la fonction rénale
n’assure plus (hémodialyse, dialyse péritonéale) une à plusieurs
fois par semaine.
La greffe rénale : elle est préconisée lorsque le rein ne fonctionne
plus du tout. On utilise le greffon d’une personne en état de mort
cérébrale ou le rein d’une personne valide compatible (le plus
souvent un membre de la famille).
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RÔLES AIDES-SOIGNANTS POUR LES DEUX TYPES D’INSUFFISANCE
 Contrôler et transmettre précisément le volume de diurèse. Surveiller la couler et
l’odeur des urines. Utilisation du bladderScan (rétention d’urines).
 Signaler immédiatement tout problème : anurie, oligurie, polyurie, douleur, hypoou hyperpression artérielle, pâleur (anémie), saignement...
 Contrôler l’hydratation et les apports alimentaires conformément aux prescriptions médicales : restriction hydrique, régime contrôlé en sel, en protéines.
 Surveiller le bon fonctionnement de la fistule artérioveineuse.
 Aider les patients asthéniques et/ou dialysés à réaliser les actes de la vie
quotidienne.
 Surveiller régulièrement les paramètres vitaux, la douleur (goutte, douleurs
lombaires) et le poids (aggravation ou diminution des œdèmes).
 Surveiller le bon fonctionnement des appareils médicaux (dialyseur, perfusion).
 Surveiller les téguments (cyanose, marbrures) et les orteils (goutte).
La surveillance des greffés rénaux (voir surveillances et soins postopératoires).
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LE BLADDERSCAN
Le bladderScan (scanneur
de vessie) est un appareil
qui permet de vérifier le
volume des urines dans la
vessie grâce à un capteur
volumétrique à ondes
sonores qui est apposé audessus de la symphyse
pubienne
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LE BLADDERSCAN
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LE SONDAGE VÉSICAL
Le drainage ou sondage vésical consiste à introduire une
sonde en latex ou en silicone dans la vessie, par le méat
urinaire (en suivant l’urètre), afin de permettre l’écoulement et la
surveillance des urines.
Indications :
-
Rétention urinaire et prévention des rétentions urinaires
Interventions chirurgicales sur le petit basin (chirurgie gynécologique et urologique).
Surveillance des entrées et des sorties dans les services de soins intensifs.
Incontinence de la personne âgée si elle est susceptible d’aggraver son état cutané
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LE SONDAGE VÉSICAL : MATÉRIEL
Sonde en latex ou en silicone
Poche de recueil d’urines
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POSITIONNEMENT DE LA SONDE VÉSICALE
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INCIDENTS ET COMPLICATIONS
Fuites urinaires
(ballonnet dégonflé, mauvais calibre)
Pertes d’urines
(poche trop remplie)
Douleurs
(ballonnet dans l’urètre)
Anurie, oligurie
Obstacles
(prostate, caillots)
Hématurie
(tractions sur la sonde)
Traumatisme
(perforation de l’urètre)
Infections
(rupture du système clos)
SURVEILLANCES DES PATIENTS PORTEURS D’UNE SONDE VESICALE
 Evaluation précise de la diurèse (bilan des entrées et des
sorties).
 Noter l’aspect, la couleur et l’odeur des urines.
 Contrôler le système clos et la perméabilité du système.
 Réalisation des soins d’hygiène biquotidiens et après chaque
selles (à l’eau et au savon).
 Contrôler le positionnement de la poche en déclive (par rapport
à la vessie).
 Assurer la vidange de la poche avant une mobilisation ou un
transport.
 Assurer un apport hydrique suffisant (1500 mL/24 H)
 Surveiller les paramètres vitaux : température corporelle, EVA
ou EN.
 Effectuer des examens extemporanés d’urines (bandelettes
urinaires).
 Eduquer le malade à la réalisation de la toilette intime avec la
sonde
RÔLES AIDES-SOIGNANTS
Avant la pose de la sonde vésicale : l’aide-soignant informe le patient du soin et effectue
une toilette uro-génitale minutieuse à l’eau et au savon, puis il installe le patient
confortablement en décubitus dorsal (sauf si contre-indications médicales). Il aide
l’infirmier à préparer le matériel nécessaire au soin sur un chariot de soins préalablement
nettoyé et désinfecté selon le protocole d’hygiène du service.
Pendant la pose de la sonde vésicale : après avoir effectué une hygiène des mains
rigoureuse, l’aide-soignant sert l’infirmier de manière stérile, et surveille et rassure le
malade.
Après la pose de la sonde vésicale : l’aide-soignant assure l’évacuation des déchets en
respectant les circuits (DAOM ou DASRIa).
Il réinstalle confortablement le patient et lui réexplique les avantage du sondage : la pose
d’une sonde vésicale est toujours vécu comme une épreuve par ce dernier.
Formation des Aides-Soignants – A. Ramé
RÔLES AIDES-SOIGNANTS : LA TOILETTE UROGÉNITALE MASCULINE
Tablier + FHA + gants de protection à
usage unique non stériles
Laver le pubis, l’intérieur des cuisses, les
bourses et l’extérieur de la verge
(gants de toilette UU + savon doux).
Rincer, jeter le gant de toilette dans le
sac poubelle, et sécher
Décalotter et laver le gland et l’extrémité
du méat urinaire (gants de toilette UU +
savon doux) Rincer, recalotter, jeter le gant de toilette
dans le sac poubelle, et sécher
Formation des Aides-Soignants – A. Ramé
RÔLES AIDES-SOIGNANTS : LA TOILETTE UROGÉNITALE FÉMININE
Tablier + FHA + gants de protection à
usage unique non stériles
Laver le pubis, l’intérieur des cuisses, les
grandes et les petites lèvres
(gants de toilette UU + savon doux).
Rincer, jeter le gant de toilette dans le
sac poubelle, et sécher
Laver le méat urinaire et la vulve
(gants de toilette UU + savon doux)
Rincer, jeter le gant de toilette dans le
sac poubelle, et sécher
Formation des Aides-Soignants – A. Ramé
RÔLES AIDES-SOIGNANTS LES JOURS SUIVANTS
 Surveiller la diurèse : la poche à urines doit être vidée régulièrement et l’aspect et
l’odeur des urines doivent être contrôlés et transmis dans le dossier de soins.
 Contrôler l’hydratation : pour éviter la stase urinaire, le patient porteur d’une sonde
vésicale à demeure doit boire 1,5 à 2 litres d’eau par jours (sauf contre-indication
médicale).
 Prévenir l’infection : la manipulation de la sonde et du collecteur doit toujours se
faire avec une paire de gants à usage unique.
 Surveiller régulièrement les paramètres vitaux, et notamment la température
corporelle, afin de prévenir le risque infectieux.
 Surveiller le matériel de sondage : maintien du système clos entre la sonde et le
collecteur, vérifier la perméabilité et la déclivité du système. Absence de coudure.
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RÔLES AIDES-SOIGNANTS LES JOURS SUIVANTS
 Surveiller le malade : absence de douleur (éviter les tractions sur la sonde), noter les
verbalisations d’inconfort.
 Aider pour les transferts et les mobilisations.
 Nettoyer la sonde, au moins une fois par équipe, à l’eau et au savon avec, si besoin,
une toilette urogénitale.. Aider pour la toilette des jambes du dos et des fesses.
 Réaliser, une fois par équipe, d’une surveillance des urines par bandelettes urinaires
(sang, leucocytes, nitrites, pH).
Pour les patients sondés autonomes, il existe un système de poche de recueil qui se fixe
à la suisse ou au mollet pour ne pas gêner la marche. La capacité de ces poches est
moindre (500 à 750 mL).
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LA POSE D’UN ÉTUI PÉNIEN
Un collecteur externe, ou étui pénien, est un dispositif non
invasif, qui permet le recueil des urines chez l’homme. La
pose de celui-ci est un soin de dimension intime et aux
règles d’hygiène strictes, qui demande au soignant d’agir
avec tact, respect et douceur.
L’étui pénien, en latex, s’adapte sur la verge du patient pour
recueillir les urines qui sont collectées dans une poche à
urines. Lorsque cette dernière est pleine ou souillée, elle est
désadaptée de l’étui pénien, pour être remplacer par une
poche propre. La pose de l’étui pénien et le change de la
poche reliée à cet étui pénien sont des soins d’hygiène qui
relèvent de la compétence de l’aide-soignant.
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LA POSE D’UN ÉTUI PÉNIEN : INDICATIONS
La pose d’un étui pénien est indiquée pour les raisons
suivantes :
Malades incontinents pour éviter l’inconfort.
Malades pour qui la pose d’une sonde vésicale est
contre indiquée (risque infectieux, malformation….).
Pour réaliser une diurèse des 24 heures pour les
patients incontinents, déments ou peu coopératif dans la
gestion du soin sur 24 heures.
Pratiquer un examen d’urines chez un patient
incontinent ou peu coopératif.
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PRÉPARATION DU MATÉRIEL
X2
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PRÉPARATION DU MATÉRIEL
EAU
TIÉDE
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PRÉPARATION DU MATÉRIEL
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DÉROULEMENT DU SOIN
 Expliquer le soin au malade le déroulement du soin et les avantages qui en
résulteront : hygiène, confort...
 Installation confortable du patient en décubitus dorsal.
 Déshabiller le malade en respectant sa pudeur. Établir un climat de confiance
propice à la bonne réalisation du soin (si possible, mettre un paravent).
 Mettre une protection sous les fesses du malade.
 Réaliser une hygiène des mains (SHA). Mettre le tablier et la paire de gants UU.
 Faire une toilette de la région génito-urinaire à l’aide de la cuvette remplie d’eau
tiède, du gant et du savon.
 Rincer et sécher méticuleusement la région nettoyée.
 A l’aide des ciseaux, couper les poils sur le pubis et sur la racine de la verge afin
que la pilosité ne gène pas la bonne fixation de l’étui pénien (confort du malade)
 Retirer et jeter les gants dans le sac poubelle.
 Réaliser une hygiène des mains (SHA).
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DÉROULEMENT DU SOIN
 Remettre une paire de gants jetables non stériles.
 Nettoyer la verge, le pubis et le scrotum à l’aide d’une solution antiseptique (Dakin)
et d’une compresse non stérile. Attendre que la verge soit sèche. Pendant ce
temps, choisir un étui pénien correspondant à la taille de la verge du patient (pour
savoir quelle taille utiliser le calibre. Il y en a un dans chaque boîte…).
 En cas de doute entre deux taille, toujours prendre la taille supérieure.
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DÉROULEMENT DU SOIN
 Poser l’étui pénien au niveau du gland qui est décalotté.
 A l’aide de la languette qui se trouve sur l’étui pénien, faire remonter l’étui tout le
long de la verge du patient.
 Faire adhérer l’appareil sur la verge.
 Connecter la poche de recueil d’urines au dispositif.
 Vérifier que l’étui pénien est bien toléré par le malade.
 Fixer la poche de recueil sur la face interne de la cuisse (dispositif de fixation ou
système D : bande filet élastique) ou sur le mollet.
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DÉROULEMENT DU SOIN
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DÉROULEMENT DU SOIN
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FIN DU SOIN
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LA TRANSMISSION DU SOIN
La transmission orale et écrite portera sur les points
suivants :
Le patient a été informé du soin.
Le patient a bien coopéré (ou pas).
La toilette urogénitale a été effectuée au savon doux.
Les poils du pubis ont été coupés.
La désinfection de la vergé a été réalisée au Dakin.
Un étui pénien de taille (…) a été posé.
La poche de recueil a été fixée à la cuisse, ou au mollet
du malade (décrivez le dispositif utilisé)
Le patient tolère bien ou mal l’étui pénien et/ou le
dispositif.
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LE CATHÉTER SUS-PUBIEN
Le cathétérisme sus-pubien consiste à introduire un cathéter (cystocath) au-dessus de la
symphyse pubienne jusque dans la vessie afin d’en évacuer les urines. Ces dernière
n’empreintes donc plus le trajet naturel de l’urètre. L’urines est alors dérivée vers une
poche à urines stériles vidangeable.
Les deux principales indications sont la rétention aigue d’urines et l’échec répété de la
pose d’une sonde vésicale à demeure. La pose du cathéter peut être réalisée au lit ou au
bloc opératoire (chirurgie ambulatoire).
Les complications à ce geste techniques sont peu nombreuses : hémorragie, infection,
retrait du cathéter par traction, perforation intestinale ou l’obstruction du cathéter par un
caillot sanguin (lavage stérile).
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LE CATHÉTER SUS-PUBIEN
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RÔLES AIDES-SOIGNANTS
Assurer une toilette urogénitale antiseptique rigoureuse avant la pose du cystocath.
Raser les poils – Champ opératoire désinfecté par l’IDE.
Surveiller le point de pénétration du cathéter : absence de rougeur, d’infection ou de
suintements. Surveillance du pansement.
Prévention de l’infection : La manipulation du cystocath, de la ligne ou de la poche à
urines se fait avec des gants (SHA avant et après). Contrôler l’hydratation.
Surveillance régulière des paramètres vitaux et notamment de la température
corporelle afin de prévenir le risque infectieux.
Surveillance du dispositif : maintien du système clos entre le cystocath et le collecteur,
vérifier la bonne adhésivité du système, absence de fuite.
Aider si besoin dans les actes de la vie quotidienne.
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LA NÉPHROSTOMIE PERCUTANÉE
La néphrostomie consiste à mettre en dérivation,
temporairement ou définitivement, les cavités rénales
avec l’extérieur au moyen d’une sonde ou d’un
cathéter, le tout relié à un collecteur stérile.
C’est un abouchement des cavités pyélo-caliciennes
à la fosse lombaire. Cette dernière est ponctionnée
sous contrôle échographique.
La néphrostomie est réalisée sous anesthésie locale
ou générale, le patient étant placé sur le ventre.
Les douleurs sont habituellement minimes, les
premières urines recueillies sont souvent sanglantes
(surtout en cas de traitement anticoagulant).
Cette technique est indiquée en cas d’obstacles sur
les voies urinaires supérieures (calcul, rétrécissement, tumeurs), responsables d’une anurie.
LA NÉPHROSTOMIE
RÔLES AIDES-SOIGNANTS
Contrôle de la diurèse :
volume, aspect et odeur
Bandelettes réactives une
fois par équipe
Perméabilité du cathéter
Absence de rougeur ou de
suintement
Propreté et fixation du
système adhésif cutané
Contrôle de la température
(risque infectieux)
Contrôle de l’EVA
Absence de douleur
Contrôler et noter
l’hydratation
Toute manipulation s’effectue
avec le maximum d’asepsie
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LA NÉPHROSTOMIE PERCUTANÉE : CONTRÔLE PAR UIV
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LA CYSTOSTOMIE
C’est une technique chirurgicale consistant à aboucher directement la vessie à la peau
par l’intermédiaire d’une sonde.
La cystostomie peut être temporaire ou définitive. Destinée à permettre l'évacuation
des urines quand celle-ci est impossible par les voies basses naturelles, elle est
pratiquée au-dessus du pubis.
Ce geste chirurgical n'est plus très courant. On lui préfère l'introduction d'un drain
vésical à travers la peau (cathéter sus pubien), qui nécessite une incision de moindre
importance. Son indication principale est la rétention vésicale complète chez l'homme,
due à un adénome de la prostate. Cette technique évite l'inconfort et le traumatisme
d'une sonde urétrale.
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LA CYSTOSTOMIE
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LA CYSTOSTOMIE
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L’URÉTÉROSTOMIE
Une urétérostomie est une intervention chirurgicale dont le but est de faire aboucher les
uretères avec la peau, au niveau de la paroi abdominale. Elle permet de récolter l'urine
provenant des reins directement dans une poche de recueil.
La pathologie la plus fréquente qui amène à une urétérostomie : cancer de la vessie ou
vessie neurogène qui entraîne une cystectomie ou même une cysto-prostatectomie
totale (ablation de la vessie et de la prostate). L’urétérostomie peut être temporaire pour
attendre la fin du traitement du cancer. Cette solution intermédiaire permet d’effectuer la
radiothérapie et de faire dans un second temps, la plastie qui sans cela, aurait mal
supporté la radiothérapie.
Il existe aussi des urétérostomies trans-intestinale des uretères. Ces dernier sont reliés
à un segment intestinale (type Bricker) lui-même relié à la peau
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L’URÉTROSTOMIE
Stomie bilatérale
Stomie unilatérale
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Stomie de type
Bricker
RÔLES AIDES-SOIGNANTS
 Surveiller les dispositifs de stomie : fixation, fuites… et la déclivité de la poche de
recueil.
 Contrôler et noter le volume de la diurèse en séparant le contenu de chaque stomie
(droite ou gauche).
 Assurer une hydratation supérieure à 1500 mL.
 Contrôler les urines au moins une fois par équipe à l’aide de bandelettes réactives.
 Aider les patients fatigués dans les actes de la vie quotidienne : toilette, habillage,
transferts et mobilisations.
 Surveiller le matériel médical : perfusion, Redon
 Surveiller l’intégrité des pansements.
 Surveiller les paramètres vitaux : pression artérielle, fréquence cardiaque,
température corporelle, EVA, saturation en oxygène, poids.
 Eduquer le malade pour la gestion personnelle de sa stomie.
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LES TRANSMISSIONS AIDES-SOIGNANTES
Après avoir effectué un soin ou une
surveillance auprès des malades, ou
après avoir surveiller le matériel,
l’aide-soignant réalise une
transmission écrite dans le dossier de
soins du patient (diagramme de
tâches, transmissions ciblées) et une
transmission orale auprès de l’infirmier
responsable de la prise en charge du
malade
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Le cours est sur le site : ifassalpe.fr – Greta Orly : code Greta2016
Lycée Robert DESNOS – GRETA Orly
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