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Infirmier
Rome J1502, J1503, J1504, J1505, J1506, J1507
1 Le métier
Le métier : infirmier
Au sein d’un hôpital ou d’un établissement de soins, au domicile du malade ou dans son cabinet en
libéral, l’infirmier dispense des soins para médicaux et conseille dans un but de prévention. Maillon
incontournable de l’équipe médicale, l’infirmier conjugue technicité des actes et prise en compte globale
de la personne.
Soins d’urgence, soins courants et médecine de prévention.
L’infirmier dispense des soins médicaux. Soins d’urgence, soins courants, médecine de prévention, son rôle est
aussi varié que le sont les lieux où il peut exercer et le public auquel il peut s’adresser.
Les soins peuvent être prescrits par un médecin ou relever de ses propres responsabilités d’infirmier. Un décret
encadre strictement les actes relevant de sa compétence.
Dans tous les cas, l’infirmier se préoccupe de l’état de santé de la personne et réalise les gestes techniques
nécessaires, en veillant au bien-être physique et moral du malade.
Au sein d’un établissement de soins, l’infirmier participe au diagnostic et réalise un grand nombre de tâches. Il
aide à la prise des médicaments, réalise les injections, fait les toilettes des malades, soigne des plaies,
renouvelle des pansements médicamenteux et des bandages, met en place des cathéters ou des aiguilles de
perfusions, pose des sondes, prend la tension, branche des dialyses rénales, vérifie le fonctionnement
d’appareils médicaux, etc.
Il surveille l’hygiène et l’équilibre alimentaire du patient, recueille les données nécessaires au suivi de son état de
santé : température, pulsations, pression artérielle. Il évalue la douleur.
Il reçoit la famille du patient, informe, répond aux inquiétudes, encourage.
L’infirmier, quand il n’est pas dans un lieu de soins ou au domicile du malade, exerce au sein d’organismes privés
ou publics chargés d’organiser la prévention et l’éducation à la santé.
C’est, par exemple, le travail au sein d’un service de protection maternelle et infantile où il conseille les parents,
suit l’évolution de la santé des enfants.
C’est aussi l’intervention au sein d’un collège où il répond aux élèves dans leurs questionnements sur la santé et
évalue les risques sanitaires auxquels ils sont confrontés.
Il peut aussi intervenir en entreprise : à partir de 200 salariés en industrie, de 500 salariés dans le tertiaire. Il fait
de la prévention, de la médecine du travail et gère les urgences qui peuvent se produire.
Des tâches administratives toujours plus nombreuses.
Les tâches administratives sont diverses : planifier une série de soins, renseigner un dossier, rédiger des
comptes-rendus d’exécution, remplir le « cahier de liaison », faire le lien avec d’autres professionnels de santé,
organiser le travail de collaborateurs, ou celui d’un stagiaire. Autant de tâches auxquelles se rajoutent les
procédures liées à la traçabilité de son travail. En établissement, la diminution des durées de séjour demande de
gérer un plus grand nombre d’entrées et de sorties sur un temps réduit.
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Disponibilité horaire, résistance physique et nerveuse.
Selon le lieu de travail, les contraintes et la disponibilité nécessaires diffèrent.
En établissement de soins, les équipes se relaient de jour comme de nuit, tous les jours de l’année. Certains
infirmiers choisissent de travailler uniquement de nuit. Le fonctionnement du week-end et des jours fériés créé
des obligations de permanence. Le rythme de travail est plus régulier dès qu’il se déroule dans un organisme
réglé sur les « horaires de bureau » (établissement scolaire, entreprises du secteur tertiaire).
La résistance physique est nécessitée par le rythme de travail et la station debout prolongée. L’infirmier soulève
et déplace les personnes, aide au lever et à la marche. Si l’évolution du matériel et de la technologie ont permis
de gagner du temps et de diminuer le port de charge (lit électrique par exemple), celui-ci ne peut être totalement
évité.
La résistance nerveuse est utile pour affronter la souffrance du malade et le travail dans l’urgence.
Ces aptitudes seront vérifiées par une visite médicale avant l’entrée en formation.
Un métier en évolution.
Maillon incontournable entre le médecin et l’aide-soignant, la pénurie de professionnels de la santé amène à
redéfinir les champs d’action de chacun d’entre eux en mettant en place des délégations d’actes et de
compétences.
Le métier s’est récemment doté d’un ordre à l’instar de celui des médecins.
2 Le marché du travail
Sur quels postes débuter dans le métier ?
Débuter en intérim.
L’intérim est de plus en plus fréquemment utilisé, aussi bien par les employeurs que par les salariés. Par les
employeurs, il est utilisé pour faire face aux difficultés de recrutement. Pour les salariés, il est plus souvent choisi
que subi : il permet de choisir ses horaires, d’éviter certaines contraintes liées au métier comme le travail de nuit
ou le week-end, de majorer son salaire. Il existe plusieurs agences de travail intérimaires spécialisées.
D’une façon générale, il n’existe pas de postes ou de nature d’activité réservés aux
infirmiers expérimentés.
Néanmoins, certains employeurs hésiteront à faire débuter un infirmier en réanimation, service faisant appel à
beaucoup de technicité. D’autres hésiteront à embaucher un débutant en gériatrie en raison de la maturité
relationnelle nécessaire.
Débuter en tant qu’infirmier libéral n’est possible qu’après avoir exercé 3 ans en tant que
salarié dans une structure de soins.
Cette disposition est actuellement discutée et sera peut-être remise en cause.
Et demain ?
Le nombre des infirmiers ne cesse d’augmenter.
La population vieillit. Cela entraîne une augmentation de la demande de soins et de prise en charge à domicile ou
en établissement. Conjugué au vieillissement de la profession et aux prochains départs en retraite, le besoin de
nouveaux infirmiers va aller grandissant : 20 infirmiers sur 100 ont plus de 50 ans. C’est encore plus vrai pour les
cadres infirmiers : plus de 44 cadres infirmiers sur 100 ont plus de 50 ans. Dans 10 à 15 ans la profession va
perdre une grande part de ses professionnels expérimentés.
Face à ces problèmes démographiques de nouvelles augmentations de quotas d’élèves en institut de formation
des soins infirmiers (IFSI) sont probables. En 2003, il y a eu 15 % d’augmentation des quotas d’effectifs en 1ère
année. Le nombre d’étudiants entrant est passé de 1 500 à 1 720.
PACA est une région où le nombre d’infirmiers rapporté à la population est l’un des plus
élevés de France.
Les infirmiers sont nombreux et leur activité est élevée. C’est une région attractive pour les touristes et aussi pour
les personnes en fin de carrière ou en retraite. En raison de son climat et de sa situation géographique, beaucoup
de personnes d’âge mûr viennent s’y installer. Il est probable que cette tendance persiste.
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Des passerelles entre les métiers de la santé se développent.
Autrefois à chaque diplôme correspondait un métier. Changer de métier nécessitait de refaire la formation dans
son intégralité. Avec la validation des acquis de l’expérience, bientôt possible pour les infirmiers, et la mise en
place de formations avec des modules communs à différents métiers, ce système va se modifier. L’objectif est
d’amener de la fluidité entre métiers pour satisfaire les besoins de mobilité des professionnels. Les métiers vers
lesquels pourraient se diriger les infirmiers grâce à ces passerelles sont en cours de réflexion : kinésithérapeute ?
assistante sociale ? autre ?
Le contenu de son travail évolue.
Celui-ci est animé d’un double mouvement : augmentation de la technicité des actes et recentrage sur le patient
pour une prise en charge globale et individualisée. De même, son travail s’intensifie à l’intérieur de
l’établissement de soins alors qu’il est de plus en plus en contact avec l’extérieur pour des interventions ou pour
se coordonner avec d’autres professionnels de soins.
L’infirmier sera de plus en plus souvent « en solo » dans son action et à l’extérieur de
l’établissement.
L’infirmier en établissement de soins existera toujours. Mais de plus en plus de postes concerneront des emplois
hors de l’hôpital. Dans l’action, l’infirmier devra « seul » évaluer des situations, prendre des initiatives et des
décisions en urgence, même s’il restera en lien avec une équipe ou un médecin.
Par contre le travail en équipe pluridisciplinaire ou par projet se développe et permet de mener une réflexion
collective.
Des actes autrefois réservés aux médecins seront peut-être délégués à l’infirmier.
Ces nouvelles délégations sont générées par la pénurie de médecins, notamment des spécialistes et par le souci
de régulariser des pratiques existantes mais non reconnues. Cela se réaliserait sous réserve d’une formation
complémentaire. Par exemple, la création d’une nouvelle spécialité : l’infirmier clinicien spécialiste. Il participerait
au suivi en consultation de malades chroniques en collaboration avec le médecin. Des expérimentations sont en
cours.
3 Evoluer
Je veux évoluer dans le métier ou dans le secteur professionnel
Le métier d’infirmier fait encore partie de ces métiers choisis, vers lesquels on se dirige pour « réaliser un rêve ».
Pourtant, chaque infirmier doit se poser la question de son évolution professionnelle : un nombre important
d’abandons prématurés du métier ou de démissions est enregistré, lié aux conditions de travail (cadences,
croissance des procédures administratives, plannings complexifiés par les 35 h, non remplacement des absents
alors que l’absentéisme est croissant). Cependant, les infirmiers qui restaient autrefois 7 ans dans le métier, y
restent maintenant plus de 14 ans. Le contexte économique de chômage a participé à la stabilisation dans la
profession.
En attendant la mise en place de passerelles entre différentes formations du secteur sanitaire et social qui
faciliteront les changements de métiers, il est possible pour les infirmiers de poursuivre leur formation et de se
spécialiser :
Infirmier spécialisé en puériculture.
L’infirmier spécialisé en puériculture se spécialise pour intervenir auprès des jeunes enfants et de leurs parents. Il
peut exercer en hôpital, en maternité, dans un service de protection maternelle et infantile (PMI), dans les
crèches, que ces établissements relèvent du secteur public ou du secteur privé. Les lieux de travail sont moins
nombreux que ceux accueillant des infirmiers. La formation complémentaire dure 12 mois.
Infirmier de bloc opératoire :
L’infirmier de bloc opératoire participe aux interventions chirurgicales. Il seconde le chirurgien, stérilise le matériel.
La formation dure 18 mois et est accessible après 2 ans d’expérience professionnelle.
Infirmier anesthésiste :
L’infirmier anesthésiste intervient dans les blocs opératoires et lors des accouchements. Il assiste le médecin
anesthésiste et contrôle le matériel. La formation dure 24 mois et est accessible après 2 ans d’expérience
professionnelle.
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Evoluer dans la fonction publique.
L’infirmier débute « infirmier de classe normale » et peut évoluer après 10 ans d’exercice vers « infirmiers de
classe supérieure ». Cette promotion ne concerne que 30 % des effectifs.
Il peut aussi présenter le diplôme de cadre de santé, qui lui permet de faire de l’encadrement d’infirmiers. Il faut
avoir au minimum 4 ans d’expérience.
Devenir formateur d’infirmiers ou d’aides-soignants.
L’infirmier peut devenir enseignant au sein des instituts de formation d’aide-soignant ou des instituts de formation
en soins infirmiers. L’encadrement de stagiaires infirmiers, le tutorat de débutants permettent de tester sa
motivation pour ce changement professionnel.
Prendre une fonction de directeur d’un établissement médico-social.
Des infirmiers expérimentés peuvent postuler pour des fonctions de direction de maison de retraite par exemple.
Devenir délégué médical.
Si l’infirmier se sent des capacités commerciales, il peut se diriger vers le métier de délégué médical. Le diplôme
d’infirmier fait partie des diplômes reconnus par les écoles de formation au métier. Ces formations sont
dispensées par des organismes de formation agréés ou des universités partenaires.
En règle générale, les infirmiers lorsqu’ils changent de métier ne quittent pas le secteur sanitaire et social.
L’attachement aux valeurs développées dans ces métiers est un élément d’explication.
Cette fiche a été produite par l’ORM PACA
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