
démarche logique que l’enfant poursuit dans une conversation n’est
pas sensiblement différente de celle du philosophe. Il s’avère que tous
les deux font des hypothèses, tirent des conclusions, définissent des
termes, s’inspirent des idées des uns et des autres, élaborent des
classifications, analysent les ambiguïtés, etc. »
- L’impartialité de l’enseignant : « un tel programme doit être impartial
vis-à-vis des différentes conceptions philosophiques … enseigné de
façon non dogmatique, ce qui exige de la part des enseignants un
solide bagage pédagogique, mais aussi une capacité à se tenir en
retrait sur le plan philosophique. »
Les compétences
A travers la diversité des applications, il s’agit toujours pour nous de
développer cinq domaines de compétences :
- Compétences socio-affectives : apprendre à se connaître et à écouter
et connaître les autres, oser exprimer ses idées avec le risque d’être
contredit, apprendre avec et grâce aux autres, accepter d’être
affecté par l’autre, avoir de l’empathie.
- Compétences éthiques : apprendre, pour mieux vivre, à poser des
jugements de valeur, à décider ce qui est bien, ce qui est plus juste.
- Compétences logiques : apprendre à raisonner, classer, comparer,
définir, argumenter, formuler rigoureusement, conclure logiquement.
- Compétences démocratiques : apprendre à coopérer, chercher
ensemble, développer des aptitudes collectives, citoyennes.
- Compétences esthétiques : apprendre à formuler son appréhension du
monde par les sens et identifier quelle pensée, quel texte, quel
tableau… sont beaux et par là bons pour soi.
Nous associons démarches philosophiques et démarches « affectives » :
Nous pensons que les enfants ont besoin, comme de deux pieds pour
marcher, de deux leviers pour penser : l’affectif et l’intellectuel. C’est
pourquoi nous proposons, en complémentarité à la philosophie avec les
enfants et autour des mêmes thèmes, et des cercles de parole pour se
dire plus affectivement et s’écouter sans juger ni même discuter à ce
moment-là.
Livre De boek
Dans le livre des « socle commun des connaissances et des
compétences » du décret du 11 juillet 2006 plusieurs points sont abordés
dont le point 5 et 6 -> « La culture humaniste » et les « compétences
sociales et civiques ». Ces deux points prévoient de développer des
compétences sociales et civique comme en indique leurs noms. Selon
moi, l’école doit préparer les enfants à vivre en société et pour cela nous
devons en tant qu’enseignant les aider à favoriser une participation
efficace et constructive à la vie sociale et professionnelle. Cela favorisera
à être un citoyen responsable au sein de notre société. Dans ce même
livre, on prévoit que les enfants soient capables de jugement et d’esprit