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E. M. DIEDHIOU/www.lasaqcanalblog.com
Système nerveux
1.
PRÉSENTATION
Le système nerveux est l ensemble des structures anatomiques caractéristiques du règne
animal impliquées dans la réception et dans la transmission des informations provenant de
l’environnement, dans la commande des muscles et autres organes effecteurs, et dans la
coordination des diverses fonctions vitales.
Le système nerveux se compose de deux parties : des centres nerveux (chez les vertébrés, il
s’agit de l’encéphale et de la moelle épinière qui, ensemble, forment le système nerveux
central) et un ensemble de nerfs (composés des prolongements [axones] des cellules
nerveuses), qui partent du système nerveux central pour innerver le reste de l’organisme
(chez les vertébrés, ils forment le système nerveux périphérique).
Chez les vertébrés, on peut également distinguer deux types de systèmes nerveux sur la
base de leur fonctionnement : le système nerveux somatique, qui reçoit et traite les
informations en provenance des organes des sens et contrôle les postures et mouvements
de l’organisme, et qui comprend le système nerveux « volontaire » ; et le système nerveux
autonome (ou végétatif), qui fonctionne indépendamment de tout contrôle volontaire et
régule la respiration, la digestion, les contractions cardiaques, etc.
L’étude du système nerveux constitue la neurophysiologie.
2.
FONCTIONNEMENT DU TISSU NERVEUX
Les éléments de base du système nerveux sont les neurones, ou cellules nerveuses, qui
conduisent les impulsions nerveuses. Ils sont entourés de cellules appelées cellules gliales,
qui forment un tissu appelé névroglie. La névroglie est notamment impliquée dans les
fonctions de soutien, de nutrition, d’évacuation des déchets cellulaires et de défense
immunitaire des neurones.
1.
Neurones sensitifs et effecteurs
Les neurones véhiculent des informations d’une zone de l’organisme { une autre sous
forme d'impulsions nerveuses de nature électrique : des organes vers l’encéphale pour les
neurones sensitifs, et de l’encéphale vers les organes effecteurs (muscles par exemple)
pour les neurones effecteurs. Selon leur diamètre et leur nature, myélinisés ou non, les
neurones transportent plus ou moins rapidement les messages. Dans le système nerveux
périphérique, les neurones sont organisés en fibres, les nerfs.
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La peau, par exemple, renferme plusieurs types de terminaisons nerveuses, chacune d’elles
étant sensible à des stimuli particuliers (douleur, chaleur, etc.). Lorsque les récepteurs
spécialisés dans la réception de tel ou tel stimulus sont excités, les neurones
correspondants transmettent l’information au système nerveux central qui, en retour,
envoie des impulsions, par le biais des neurones effecteurs, aux organes comme les
muscles, pour déclencher une réponse appropriée. De nombreuses réactions du système
nerveux peuvent ainsi s'expliquer par des arcs réflexes relativement simples, ayant pour
but de provoquer un mouvement ou une sécrétion glandulaire. L’arc réflexe le plus simple
met en jeu deux neurones : un neurone sensitif transmet une information (douleur par
exemple) { l’encéphale, qui déclenche une contraction musculaire pour échapper au
stimulus douloureux via un neurone moteur.
2.
Intégration neuronale
Le système nerveux forme un réseau intégré de neurones, tous abondamment connectés
entre eux : une cellule nerveuse réalise, par l’intermédiaire de son axone, plusieurs milliers
de connections avec d’autres cellules, pendant qu’elle-même est l’objet, sur son corps
cellulaire ou sur ses dendrites, de plusieurs milliers de connections. La transmission du
signal d’un neurone { l’autre se fait au niveau des synapses, qui peuvent être soient
électriques, soit chimiques. Dans ce dernier cas, le message est transmis par l’intermédiaire
d’un neuromédiateur qui peut être soit excitateur (favoriser l’apparition d’un potentiel
d’action), soit inhibiteur (défavoriser l’apparition d’un potentiel d’action). Le
comportement du neurone recevant les influx résulte donc de l’ensemble des signaux
reçus, inhibiteurs et activateurs. Si les signaux activateurs sont majoritaires, le neurone
produira un influx nerveux. Au contraire, si ce sont les signaux inhibiteurs qui l’emportent,
il bloquera la transmission. Ce mode de fonctionnement, qui est une forme biologique de
traitement de l’information, est largement utilisé par le système nerveux pour intégrer un
important flux de données et produire une réponse appropriée.
3.
SYSTÈME NERVEUX DES INVERTÉBRÉS
Bien que les animaux pluricellulaires aient tous un système nerveux, la complexité de son
organisation varie considérablement d’une espèce { une autre. Les formes les plus simples
de système nerveux s’observent chez les spongiaires (éponges). Chez les méduses, les
cellules nerveuses forment un réseau capable de traiter un seul type d’information et
provoquent des réactions stéréotypées. Chez les animaux plus complexes, comme les
crustacés, les insectes ou les araignées, le système nerveux est plus élaboré. Les corps
cellulaires des neurones sont organisés en structures appelées ganglions. Ces structures
sont interconnectées par des neurones et forment une chaîne ganglionnaire ventrale. Les
ganglions présents au niveau de la tête sont souvent dits cérébroïdes.
Le système nerveux des invertébrés est globalement très simple, excepté chez les
céphalopodes, dont la complexité d’organisation et de fonctionnement du système nerveux
est comparable à celle des vertébrés.
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4.
SYSTÈME NERVEUX DES VERTÉBRÉS
1.
Division anatomique
Système nerveux central
Les vertébrés possèdent une colonne vertébrale et des os crâniens qui entourent et
protègent le système nerveux central : encéphale et moelle épinière, qui sont reliés entre
eux { la base du crâne. L’un et l’autre sont également en contact avec les autres parties du
corps par les nerfs. Certains nerfs véhiculent les informations sensorielles (sensations
visuelles, toucher, température, douleur, etc.) et d'autres les réponses motrices. Les
réflexes sont déclenchés par l'activation des nerfs.
Système nerveux périphérique
Le système nerveux périphérique est composé des nerfs. On distingue les nerfs crâniens,
qui partent de la tête et de la nuque en passant par des ouvertures de la boîte crânienne, et
les nerfs rachidiens, issus de la moelle épinière, qui émergent de part et d’autre par des
orifices de la colonne vertébrale. Les fibres nerveuses qui composent les nerfs crâniens et
rachidiens véhiculent les messages soit vers l’extérieur (ce sont les fibres efférentes), soit
vers l’intérieur (fibres afférentes). Les impulsions afférentes sont responsables de la
transmission des informations sensorielles, tandis que les impulsions efférentes
déterminent les fonctions motrices. La plupart des nerfs sont mixtes et contiennent à la fois
des éléments sensoriels et moteurs.
2.
Division fonctionnelle
Système nerveux somatique
Le système nerveux somatique comprend l’ensemble des structures qui permettent {
l’animal d’appréhender son environnement (neurones sensitifs reliés aux organes des
sens), et de réagir en fonction de celui-ci (neurones moteurs responsables des contractions
musculaires). Il comprend également les neurones impliqués, de façon non volontaire, dans
la tonicité musculaire.
Système nerveux autonome ou végétatif
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Le système nerveux autonome contrôle et régule les fonctions respiratoires, circulatoires,
digestives et urogénitales. Il comprend deux entités, le système nerveux orthosympathique
(ou sympathique), dont les neuromédiateurs sont l’adrénaline et la noradrénaline, et le
système nerveux parasympathique, dont le neuromédiateur est l’acétylcholine. Ces deux
systèmes ont des effets opposés sur leurs organes cibles : ainsi, le système sympathique
stimule l’organisme (augmentation de la fréquence des battements du cœur, élévation de la
pression artérielle, etc.), tandis que le système parasympathique est impliqué dans sa mise
au repos (il joue un rôle capital, par exemple, dans le sommeil).
5.
PATHOLOGIES DU SYSTÈME NERVEUX
La neurologie étudie et traite les maladies du système nerveux et la psychiatrie se consacre
aux troubles du comportement. La séparation entre ces deux spécialités médicales n’est
cependant pas clairement définie, car les troubles neurologiques s’accompagnent souvent
de symptômes comportementaux.
Les maladies du système nerveux peuvent être d’origines variées : malformations
génétiques, empoisonnements, anomalies du métabolisme, troubles vasculaires,
inflammations, dégénérescences cellulaires et tumeurs. Elles peuvent toucher les cellules
nerveuses, les cellules gliales (cellules de Schwann, astrocytes, oligodendrocytes, etc.),
aussi bien que les vaisseaux sanguins : les troubles vasculaires, tels que les hémorragies
cérébrales et les autres formes d’attaques, font partie des causes les plus courantes de
paralysie et de complications neurologiques. L’incidence de ces maladies est souvent sous
l’influence de facteurs environnementaux, géographiques ou liés { l’âge. La sclérose en
plaques, par exemple, est relativement courante dans les pays tempérés, mais très rare
sous les tropiques. La maladie d’Alzheimer, elle, peut se déclarer { partir de l’âge de 45 ans,
plus fréquemment après 65 ans, mais rarement au-delà de 80 ans, ce qui laisse supposer
que, bien qu’elle soit associée { l’âge, cette pathologie ne soit pas directement liée au
processus du vieillissement.
1.
Infections
Le système nerveux peut être le siège d’infections causées par une grande variété de
bactéries, parasites et virus. Les virus responsables d’affections neurologiques ont souvent
une localisation préférentielle : les virus responsables de la poliomyélite, par exemple,
touchent la moelle épinière, tandis que ceux { l’origine des encéphalites touchent
l’encéphale.
2.
Inflammations
Les inflammations du système nerveux portent différents noms en fonction de la zone
touchée. Ainsi, la myélite désigne une inflammation de la moelle épinière, la névrite désigne
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l’inflammation d’un nerf et la méningite désigne une inflammation des méninges,
membranes qui tapissent le cerveau et la moelle épinière. Les inflammations ont des causes
variées, et peuvent survenir { la suite d’une infection, d’un empoisonnement, d’un
traumatisme mécanique, etc.
3.
Tumeurs
Les tumeurs apparaissant dans le système nerveux sont généralement constituées de tissus
méningés ou de cellules gliales (cellules de soutien des tissus nerveux). Le système nerveux
peut cependant être le siège du développement de métastases disséminées à partir d’un
cancer touchant un autre organe.
4.
Autres types d’affections
Névralgies, migraines et épilepsie sont d’autres types d’affections susceptibles de toucher
le système nerveux. Les paralysies cérébrales sont souvent associées à des lésions
localisées du cerveau.
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