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Servons-nous le même Dieu ?
Servons-nous le même Dieu ?
L’Islam à la lumière de la Bible
Henri Peeters
26.36 683290
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Couverture : Classique
[Roman (134x204)]
NB Pages : 350 pages
- Tranche : 2 mm + (nb pages x 0,07 mm) = 26.5
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Servons-nous le même Dieu ?
L’Islam à la lumière de la Bible
Henri Peeters
Henri Peeters
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Introduction générale
L’Islam fait partie, avec le Judaïsme et le
Christianisme, des trois grandes religions monothéistes
puisque, selon certaines statistiques, les Musulmans
représenteraient actuellement entre 15 et 25 % de tous
les habitants de la terre.
Il se caractérise par une sorte de mélange de ses
deux précurseurs dont il tire de nombreuses
références (les notions de création, de révélation, de
législation, de résurrection des morts, de jugement
dernier, de paradis et d’enfer, du diable,…), mais
aussi, de valeurs d’origine arabe dont évidemment la
langue, considérée comme céleste, et de légendes
orientales.
1. La religion exclusive :
L’Islam est strictement monothéiste, né en
réaction au paganisme des tribus arabes et en pleine
crise du christianisme, liée à la disparition des Pères
de l’Eglise.
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« Certes, la religion acceptée d’Allah, c’est
l’Islam. Ceux auxquels le Livre a été apporté ne
se sont disputés, par agressivité entre eux,
qu’après avoir reçu la science. Et quiconque ne
croit pas aux signes d’Allah… alors Allah est
prompt à demander compte !… Et quiconque
désire une religion autre que l’Islam, ne sera
point agrée, et il sera, dans l’au-delà, parmi les
perdants (Sourate 3.19, 85) ».
Selon Mahomet, l’Islam est le prolongement et
l’aboutissement ultime du message divin révélé aux
hommes dans les Ecritures, depuis Adam jusqu’à Jésus
(respectivement la Torah, l’Evangile et le Coran). C’est
un retour à la vraie foi (Sourate 3.110), celle d’Abraham,
considéré comme bon Musulman et le patriarche.
Si le Judaïsme s’adresse à un seul peuple, l’Islam,
comme le Christianisme, est universel, c’est-à-dire,
ouvert à tous les hommes et valable pour tous. Par
contre, ce dernier porte le nom de son fondateur
(Christ), tandis que le Judaïsme et l’Islam, non.
Le principal point doctrinal commun est la
définition d’un Dieu transcendant, Créateur et
Souverain qui a fait de l’homme son représentant sur
terre.
Au début, la ressemblance troublante avec les
valeurs bibliques ont amené de nombreux chrétiens
d’Orient, proches de la région arabe, à croire à la
résurgence d’un mouvement de type judaïque ou
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chrétien. Ils ont donc sous-évalué le danger immédiat
et ont réagi trop tardivement, alors que l’Islam avait
déjà pris beaucoup d’ampleur.
Ainsi, lorsqu’il ouvre le dialogue avec un
Musulman, le Chrétien doit composer avec une
religion qui se dit supérieure et exclusive par rapport
aux deux autres, tout en rejetant ce qui fait l’essentiel
du Christianisme, c’est-à-dire le salut par la foi au
travers du sacrifice de Jésus et la divinité de ce dernier.
Or, au vu du contenu des révélations, le Chrétien
a tendance à qualifier le Judaïsme et l’Islam de
religions légalistes et le Christianisme, de
relation personnelle et librement consentie avec
Dieu au sein du corps de Christ.
2. Une soumission complète (« Islam ») :
L’Islam concrétise son accomplissement sur trois
axes principaux :
• La foi (« al-Iman ») en Dieu unique.
• La totale soumission (« al-Islam ») de l’homme
dans son intégralité à la volonté de Dieu. Nous
pouvons même employer le mot « abandon » puisque
la soumission peut être comparée au combattant qui
dépose les armes lorsqu’il se sait vaincu (« aslama »).
• Les œuvres bonnes (« al-Ihsan ») qui découlent
de cette soumission.
C’est une religion universelle, c’est-à-dire non
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