Habib Issem KOUKOUBOU
Mon Épître au Calife de
Daech
© Habib Issem KOUKOUBOU, 2017
ISBN numérique : 979-10-262-0880-8
Courriel : contact@librinova.com
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Préface de l’auteur
O Salafisme !
Siamois du mal. Soit et soit toi. Dit oui quand nous disons non. Va
boire où nos vies pieuses refusent de boire. Emigre vers ton califat-
Buchenwald, ton calife-Himmler et ses Moudjahidines-SS. Nuit et jour
vient dans nos jours. Vient prendre ce que la foi en nous proscrit, ce que
l’âme en nous refoule. Reprends l’héritage barbare. Fait pire. D’assassinat
gaves-toi. Mitraille nos concerts. Ensanglante nos terrasses. Massacre à
vive allure. Voit en nous ton bétail. Sort ton couteau. Egorge. Offre à Iblis
ton holocauste. Sert ton dieu. Sert ce père ton père. Trempe ta plume dans
la haine. Théorise le mal. Trouve ta vocation dans nos grimoires, nos Mein
Kampf. Vêts et revêts-toi d’alphabets immondes et argumente. Attire,
recrute, inspire, convainc, endoctrine. Lave ce qui n’est plus un cerveau.
N’ayant jamais été une cervelle. Prend goût aux ablutions de nos
mosquées-cloaques. Légifère avec le maillet de ta charia. Lapide quand
Dieu gracie. Ampute quand Dieu absout. Fouette quand Dieu pardonne.
Condamne à mort quand Dieu condamne la peine de mort. Fait martyrs tes
déments et tes démons. Béatifie tes fous-fauves. Canonise tes Zarkaoui.
Louange tes Shekau, tes Shebab. Chante le sang qu’ils répandent, la mort
qu’ils jardinent. Ecrit nos nécrologies. Soit l’ovaire, soit l’ovule de nos
veuvages. Soit mère. Enfante l’orphelin. Endimanche-toi avec ta barbe et
danse. Danse quand Londres et Berlin, Bruxelles et Madrid déposent la
gerbe, quand Nairobi et Abuja, N’Djamèna et Mogadiscio se remémorent
et commémorent, quand Bagdad et Damas, Kaboul et Djakarta disent en
pleurs et en cris mille adieux, mille pourquoi. Célèbre ton génocide chaque
11 septembre, chaque 13 novembre. Soit toi quand Paris est Paris, quand
Tunis est Tunis, quand Charlie est Charlie. Au mal il faut en effet un
maître, soit ce maître. Soit l’enfer et l’innocence nous prédestinera au
Paradis. Prend nos vies et la mort nous donnera le matricule du martyr puis
la nimbe. Pulvérise et nous seront propulsés au seuil du Dieu vivant et de
sa pitié. Irrigue ici-bas la marre du diable et du mal et nous seront lavés là-
haut dans l’Eden. Mort ne meurt pas et nous vivrons. Vit et tu mourras.
O vérité !
Il ne sera pas dit que nos morts ne gisent pas dans l’islam. L’islam
mal appris. L’islam mal compris. L’islam des gens que l’islam éconduit.
L’islam qui épouvante parce que lester dans une littérature vermeille et
haineuse. L’islam qui ne montre pas suffisamment sa lumière et qui
n’entonne pas pour tous son enseignement parce qu’emmurer dans la
langue arabe. Ces autres vérités seront elles aussi dites. Il ne sera plus dit
que la Sourate ne confirme pas l’enseignement du Deutéronome et du
Psaume, de l’Évangile et des Epîtres. L’Ecriture Sainte qui sert de serve à
l’islam étant aussi lisible et aussi audible dans les Saintes Ecritures qui ont
précédées la révélation du saint Coran, il sera donc dit que l’islam est
possible et bien possible sans le saint Coran arabe et la langue arabe pour
qui ne la comprend pas couramment et intelligemment. Qui nous lira, lira
alors l’irrécusable que nous clamons. On peut bien être un imam dans le
monde et ne jamais articuler une Sourate en langue arabe, ne jamais
arabiser son vendredi, avoir une mosquée et ne jamais dire : « Allah » dans
sa mosquée, « Allah » dans la prière, « Allah » dans la vie et exercer
pieusement et honorablement son ministère et l’exercer plus hautement et
plus savamment que nos oulémas, nos mollahs, nos ayatollahs, nos muftis
car l’imamat n’est pas grand parce que l’imam manille l’arabe. Il n’est pas
élogieux et fort, élogieux et grand parce que l’imam récite d’une traite le
saint Coran en langue arabe. Il ne l’est que quand l’imam reçoit du Dieu
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