Sportifs ayant eu recours aux caissons hyperbares : Christophe

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Le dopage a des conséquences néfastes tant sur l’organisme du dopé et sa santé, que sur sa
carrière professionnelle quand il s’agit d’un sportif.
On peut distinguer les dangers que subit le dopé en fonction des substances dopantes qu’il
utilise, des produits qui visent d’influencer la performance et le fonctionnement d’un organe
spécifique. Citons quelques uns à titre d’exemple :
PRODUITS DOPANTS
Afin de se doper, les sportifs utilisent des produits dopants. Ils peuvent être obtenus via le
circuit pharmaceutique légal (détournement de l’usage d’un médicament prescrit sur
ordonnance), via Internet, via le circuit clandestin (formé de laboratoires clandestins ou
d’importations frauduleuses), ou encore via l’étranger. Ils peuvent également avoir recours à
des autotransfusions.
1) Les stimulants
Davantage utilisés en compétition, les stimulants sont consommés car ils permettent
d‘accroître l’attention et la concentration. Ils réduisent la sensation de fatigue du
consommateur, lui font perdre du poids (de par son effet coupe-faim) et augmentent
agressivité. Selon Dorlan Martinez, fondateur du site Dopage.com : « Les stimulants sont
certainement les dopants les plus utilisés. Leur emploi répond à des buts simples : abaisser le
seuil de fatigue, augmenter l’agressivité et la concentration. Tous les stimulants ne sont pas
interdits, ainsi la caféine n’est plus recherchée depuis 2004. De plus, les contrôles
antidopage de ces produits sont uniquement conduits pendant les compétitions. Leur
emploi pendant les entraînements (à l’intersaison par exemple) ne peut pas être
sanctionné… ». Les stimulants interviennent sur le système cardiovasculaire et neurologique.
Les amphétamines (voir ci-dessous), l’adrénaline, l’ecstasy sont des exemples de
stimulants.
Risques : Hypertension artérielle, trouble du rythme cardiaque, modification du
comportement, effet d’accoutumance et de dépendance, état de grande excitation, agressivité.
Sportifs concernés : Dimitry Fofonov, Clément Lhotellerie, Tom Simpson
- Exemple : Les Amphétamines
L’amphématine est une substance de formule chimique C9H13N. Elle est classée comme
stimulant et considérée en France comme un stupéfiant. L’amphétamine est prescrite pour
combattre les troubles de l’hyperactivité et la narcolepsie (maladie troublant le sommeil et
le tonus musculaire). Elle peut faire l’objet d’un usage récréatif sous l’appellation speed ou
ecstasy. Libérés en permanence dans le cerveau, les amphétamines stimulent le système
nerveux central (cerveau et nerfs) en favorisant la libération ce certains produits chimiques
dans le corps qui permettent une accélération du rythme cardiaque et une hausse de la
pression artérielle.
Les amphétamines sont commercialisées dans des médicaments comme l’Adderall, le
Dexedrine, le Dextrostat qui contiennent des produits appartenant à la classe des
amphétamines comme les lisdexamfetamines ou encore les dextroamphetamines,
etc… Presque tous les sportifs du début du siècle dernier en consommaient afin de supporter
leurs efforts, en 1966, un contrôle sur trois était positif, ainsi, Eddy Merckx disait : »Tout
le monde en prenait alors, tu faisais comme les autres ».
2) Les narcotiques
Les narcotiques sont des substances utilisées par les sportifs en compétition et à
l’entraînement. Elles provoquent un relâchement musculaire. Leur emploi répond à des buts
simples : dépasser ses propres limites en limitant la sensation de douleur. Dans cette
catégorie de produits dopants, nous retrouvons la morphine, l’héroïne, l’opium ou encore le
cannabis.
Risques : Accoutumance et dépendance, dépression respiratoire, diminution du rythme
cardiaque et des capacités de concentration, nausées, vomissements, constipations.
Sportifs concernés : Team Festina, US Postal, Tom Boonen, Jonathan Moore
- Exemple : Le Cannabis
Le chanvre (communément appelé cannabis) est une plante qui contient une molécule
psychotrope : la THC (Tetrahydrocannabinol) de formule brute C21H30O2. Le cannabis n’a
aucun effet sur le physique, il n’agit que sur le mental. Le cannabis était initialement utilisé
par des populations pour ses vertus euphorisantes et l’envie spontanée de rire provoqués par
l’absorption de THC. Comme pour la majorité des produits dopants, son usage a été détourné,
et, chez les sportifs, le cannabis sert à évacuer le stress.
3) Les hormones
Chez les êtres vivants, les hormones sont des substances qui régulent différents paramètres
de la vie d’un animal ou d’un végétal comme : la croissance, la sexualité, le métabolisme
(ensemble des réactions chimiques de l’organisme pour le maintenir en vie), le
développement musculaire, le caractère, le sommeil, etc … Ces hormones sont transportées
par le sang et agissent sur leurs cibles (tissus, organes, cellules) et agissent à très faibles
quantités.
a) Les anabolisants
Les anabolisants sont des substances aux effets comparables à ceux d’une hormone sexuelle
mâle, la testostérone. Les stéroïdes anabolisants, comme la testostérone permettent une
synthèse accrue de protéines, donc de tissus musculaires. Son emploi répond à un objectif :
devenir plus fort. Cette gain de force s’acquiert grâce à un développement accru des tissus
musculaires, le sportif devient ainsi plus performant, plus puissant, plus endurant (les
réserves de glucose sous forme de glycogène étant localisées dans les muscles).
Risques : Stérilité, hypertension, agressivité, déchirures musculaires, troubles du foie et des
reins, maux de tête, acné, tendinites, dépendance, impuissance et cancer de la prostate chez les
hommes, virilisation chez les femmes, troubles cardiaques pouvant amener à la mort.
Sportifs concernés : Floyd Landis, Laurent Brochard, Lance Armstrong, Francesco
Casagrande
- Exemple : Nandrolone
La nandrolone est un stéroïde anabolisant de formule brute C18H26O2. Cette hormone
est naturellement présente dans le corps humain à des quantités très infimes (0,4 ng/ml). Ils
favorisent la croissance musculaire, stimulent l’appétit, font augmenter le nombre de globule
rouges et renforce la densité osseuse.
b) Les glucocorticoïdes
Les glucocorticoïdes sont des substances qui permettent de mieux extraire l’énergie des
nutriments (catabolisme) ou encore de favoriser l’anabolisme. Ils combattent la fatigue, la
douleur et les inflammations. Ils sont également euphorisants.
Risques : Fragilisation des tendons et des muscles (ruptures, claquages), fragilisation des
os donc risque de fracture, diminution des défenses immunitaires donc risques
d’infections, troubles psychiques et agressivité.
Sportif concerné : Marco Pantani
- Exemple : Cortisone
La cortisone est un glucocorticoïde de formule C21H30O5. Cette hormone a un effet antiinflammatoire, antiallergique et euphorisant. L’effet anti-inflammatoire étant antalgique, il
soulage la douleur. Son effet euphorisant stimule la motivation et retarde la sensation de
fatigue.
c) L’EPO
Les trois lettres EPO signifient en fait Erythropoïétine. C’est une hormone glycoprotéique
(elle comporte un glucide) et peptidique (composée de 265 acides aminés). Dans le corps
humain, elle est naturellement sécrétée par les reins (90%), le foie et le cerveau. Sa
production augmente lorsqu’il y a baisse du dioxygène dans l’artère rénale (ainsi, le corps
produit plus de globules rouges lorsque le dioxygène se raréfie, d’où l’utilisation de caissons
hyperbares). Dans la moelle osseuse, l’EPO stimule la production de globules rouges, ainsi,
elle était initialement utilisée chez les patients souffrant d’anémies. Ce surplus de globules
rouges permet un meilleur apport d’oxygène dans les muscles, ainsi, la VO2max (aptitude
de l’organisme à utiliser le dioxygène lors d’un effort) du sportif augmente. Le sportif peut,
ainsi, s’entraîner plus longtemps, gagner en capacité respiratoire et en endurance.
Risques : Obstruction des vaisseaux sanguins, dérèglement de la production de globules
rouges, hypertension, infarctus, arrêts cardiaques pouvant entraîner la mort, mort subite.
Sportifs ayant eu recours à l’EPO : Emmanuelle Sella, Riccardo Riccò Leonardo Piepoli,
Bernhard Kohl, Davide Rebellin, Stefan Schumacher, Danilo Di Luca
4) Les diurétiques
Les diurétiques sont des substances permettant d’augmenter la diurèse (débit urinaire) afin
de faire diminuer la concentration de produits dopants dans les urines lors des tests
urinaires, et ainsi d’en masquer la consommation. Ce débit urinaire est augmenté par un
apport supplémentaire d’eau et de sodium dans les urines. Les diurétiques les plus puissants
peuvent faire sécréter 6 litres d’urine par jour. Avant les années 1980, après l’arrivée, les
sportifs ingéraient rapidement des diurétiques, puis urinent tout ce que leurs corps contiennent
d’eau et de substances illicites, puis se font injecter de l’eau distillée dans la vessie et
enfin passent aux contrôles.
Risques : Déshydratation, Insuffisance rénale, Troubles musculaires et digestifs.
Sportifs ayant eu recours aux diurétiques : Stefano Garzelli, Nurbek Hakkulov, Johnny
Pilay, Petar Merkov.
- Exemple : Furosémide
Le furosémide est un diurétique de l’anse de formule C12H11ClN2O5S. Elle inhibe une
substance permettant la réabsorption du sodium au niveau de l’anse de Henle,
ainsi, l’urine comporte davantage d’eau, de sodium, de potassium, de chlorure, de
magnésium et de calcium, ce qui réduit la concentration de produits dopants contenus dans
l’urine.
5) Techniques de dopage ne nécessitant pas de produits spécifiques
a) L’autotransfusion
L’autotransfusion est une technique consistant à se faire prélever un certain volume de sang
(un litre en général) et le conserver dans le but de se le retransfuser peu avant une
compétition sportive. Après ce prélèvement, l’organisme produit du sang afin de combler le
manque de globules rouges provoqué par le prélèvement. Avant la retransfusion, le volume du
sang contenu dans le corps du sportif est normal. Cet apport de sang supplémentaire permet
une augmentation du nombre de globules rouges qui transportent du dioxygène aux
muscles. Les muscles étant mieux oxygénés, les performances du sportif autotransfusé
sont meilleures.
Cette technique fut mise en place par l’armée américaine en 1947. C’est un professeur de
l’institut de physiologie de la performance de l’école suédoise de sport basée à Stockholm du
nom d’Ekblom B qui affinera la technique.
Risques : Infections, augmentation de la viscosité sanguine qui peut provoquer des problèmes
cardiaques.
Sportifs ayant eu recours à l’autotransfusion : Riccardo Ricco, Lasse Viren, Alberto Cova,
Leonardo Moser, Kaarlo Maaninka
b) Le caisson hyperbare
Le caisson hyperbare est un caisson dans lequel le taux d’oxygène contenu dans l’air du
caisson est diminué. Cette diminution de taux d’oxygène est semblable aux conditions en
altitude et entraîne une production plus importante de globules rouges. Cet apport d’hématies
servira à transporter davantage d’oxygène dans les muscles du sportif. Ainsi, certains sportifs
préfèrent utiliser ces caissons hyperbares lors du sommeil. Cette technique est autorisée, elle
permet de remplacer les stages en altitude.
Risques : Augmentation de la viscosité sanguine pouvant provoquer des problèmes
cardiaques.
Sportifs ayant eu recours aux caissons hyperbares : Christophe Lemaître, Tony
Estanguet, Lance Armstrong et bien d’autres, cette technique étant légale.
c) Dopage mécanique
Le dopage mécanique est une nouvelle forme de dopage. Révélé en 2010 par la Rai, cette
forme de dopage est soupçonnée d’être utilisée en cyclisme. Il consisterait à placer un moteur
électrique dans le cadre d’un vélo. Ce dopage électrique permettrait au coureur d’aller plus
vite tout en préservant son organisme intact. Dès le Tour de France, des vélos ont étés
contrôlés afin de vérifier s’ils n’étaient pas équipés d’un moteur électrique.
Risques : Aucun
Sportifs soupçonnés de dopage mécanique : Fabian Cancellara
- Exemple : Fabian Cancellara lors du Paris-Roubaix 2010
Ce documentaire de la Rai (chaîne de télévision italienne) montre qu‘un vélo de course peut
être équipé d’un moteur électrique sans modification de son aspect visuel. Fabian
Cancellara a, lors du Paris-Roubaix, effectué des accélérations franches, sans pour autant
augmenter son rythme de pédalage, ni se mettre en position d’attaque, ce qui peut élever
quelques doutes.
La lutte contre le dopage passe par deux étapes : la prévention, et les contrôles antidopage
qui, s’ils sont positifs, amènent des sanctions. Le Code mondial antidopage réglemente le
dopage dans tous les sports du monde entier.
Première Partie : Les différentes SUBSTANCES et PROCEDES INTERDITS
1) Différents produits dopants :
1.1 - Stimulants
1.2 - Agents anabolisants
1.3 - Narcotiques
1.4 - Diurétiques - 1.5 - Hormones et substances apparentées
2) Dopage Sanguin
2.1 - Autologue et Homologue
2.2 - EPO
2.3 - Transporteurs d'oxygène synthétique
3) Manipulations pharmacologiques - physiques - chimiques.
3.1 - Cathétérisation
3.2 - Perfusions intraveineuses
3.3 - Inhibition
3.4 - Dopage Génétique
1) Il existe différents produits dopants qui n’ont pas tous les mêmes propriétés.
Certains sont chimiques. C’est le cas des stimulants, qui visent à accroître la
concentration, l'attention ainsi qu’à diminuer artificiellement la sensation de fatigue.
Cette classe inclut entre autres les amphétamines qui sont probablement parmi les
premières substances dopantes utilisées dans l'histoire du sport. Ce sont des
substances de synthèse agissant essentiellement pour stimuler le système nerveux
central.
EPO  http://dbzforlp5.free.fr/kit%20epo%20made%20home/Partie%20II.htm
L’effet premier, le plus recherché pour les sportifs
notament est la capacité que ce produit a
d’augmenter la capacité d transport d’oxygène dans le
sang, d’augmenter le VO2 max
(développer)
(résistance a
l’endurance)
Anabolisants
TPE : http://tpe-dopage-sportif.e-monsite.com/pages/les-stimulants.html
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