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ainsi que du support pour la lecture et l’écriture dans les formats BMP, GIF, FPX, JPEG, PNG, PNM et
TIFF. Au niveau d’évolution actuel, JAI n’est cependant pas encore certifié « 100 % pure Java ». En effet,
JAI est implémenté pour permettre l’utilisation soit d’une version en langage C des fonctionnalités (donc
dépendant du système d’opération), soit d’une version en Java pure. La version C est utilisée par défaut
parce qu’elle est plus rapide. Un autre irritant de JAI, particulièrement pour les chercheurs, est que le code
source n’est pas encore disponible.
De part la nature des fonctionnalités de JAI, le marché s’est surtout développé du côté des secteurs
scientifiques comme l’astronomie, les systèmes d’information géographique, la médecine et la
télédétection. Dans la foulée des développements multimédia pour Internet, le futur de JAI risque fort
d’être tributaire de Java Media. Comme son nom l’indique, Java Media est une plate-forme de
développement Java pour applications multimédia. Il regroupe un ensemble d’API spécifiques à ce secteur :
Java 2D, Java 3D, Java Advanced Imaging (JAI), Java Sound, Java Media Framework (JMF), Java
Telephony, Java Speech et Java Communications. Cet API supporte l’intégration de clips audios et vidéos,
de présentations animées, de graphiques, d’images et de modèles 3D. Les fonctionnalités spécialisées
prévues pour JAI comme l’imagerie volumique et l’analyse d’images continueront cependant à soutenir
l’intérêt de la communauté scientifique pour ce produit.
Protection des sources visuelles
Les concepts d’authentification et de protection de droits d’auteur sont maintenant d’une grande importance
dans nos sociétés d’information. Un exemple familier d’authentification d’un contenu visuel est l’ajout de
petits logos opaques ou translucides sur les images de télévision, pour identifier le poste bien sûr, mais
aussi pour décourager la copie non autorisée de la source vidéo. Les techniques d’authentification visible
des images ont leurs limites car il est presque toujours possible, par un traitement numérique approprié,
d’enlever ou de remplacer le « tatou ». Pour contrer ce problème, les chercheurs ont commencé à
développer, vers le milieu des années 90, des techniques plus sophistiquées de tatouage numérique (digital
watermarking).