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Du même auteur :
– Par la science, comprendre l’essence de la Voie du Bouddha.
Editions Thélès
– Les Spiritualités orientales et le Socialisme avec Doctrine.
Editions Thélès
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Préface
J’ai écrit ce livre dans l’objectif de présenter aux lecteurs instruits les
vraies lois de la Nature découvertes par le Bouddha. Elles sont et le seront
éternellement vraies mais ne seront jamais amendées par aucune Divinité.
Aussi le Bouddha a-t-il parlé de la Relativité Universelle dans ce monde du
fini : « Toutes les certitudes sont impermanentes » – « Le doute est dans la
nature des choses ».
L’espace, l’énergie, la matière et la durée de ma vie, de ma conscience,
de l’environnement, qui m’entoure, tout n’est que mouvement perpétuel et
interdépendant comme les électrons, les protons, les neutrons dans chaque
atome dont les études réalisées par la physique quantique ont dû utiliser,
pour maîtriser l’incertitude dans le permanent changement, la notion de
probabilité comme principe de base dans les calculs, et confirment ainsi les
paroles du Bouddha sur l’inexistence de Valeur ultime dans cet univers.
Dans le tourbillon de l’Impermanence de la conscience d’éveil, de la
conscience de rêve, de la conscience d’agonie, de la conscience de mort…
Trang Tu, grand philosophe chinois et disciple de Lao-Tseu était convaincu
que : « La nuit dernière, j’ai rêvé que j’étais un papillon ; peut – être en ce
moment ne suis – je probablement que l’homme dans le rêve d’un
papillon ? ».
Selon le Bouddhisme du Bouddha, accepter la loi du Hasard, la loi du
Chaos, ou reconnaître le caractère irrationnel et chaotique d’un phénomène
physique ou phénoménal, ce serait une transgression des Lois de la Nature.
Il s’en faut de beaucoup que des individus capables de penser aient eu le
courage de faire, de la recherche de la connaissance, les plaisirs de l’esprit,
le charme principal de leur existence. La philosophie de son Enseignement
(le Dharma) ne fait que nous montrer le chemin efficace de la félicité par
le respect intégral des lois de la Nature. Avec elle nous pourrions, par un
profond désir et de longs efforts, arriver à un équilibre parfait entre la santé
morale et la santé physique sans aucune intervention divine, comme disait
le Bouddha : « L’homme naît seul, vit seul et meurt seul ».
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Je pense sincèrement que les lecteurs ne trouveront pas, dans ce livre, de
miracles, ni de merveilleux, ni de prédiction définitive, ni de don divin, ni
de dogmes infaillibles, ni de rites contraignants mais des arguments de la
raison, de la logique formelle et de la dialectique, qui sont tous issus de la
science actuelle.
Avec la métaphysique et la logique existentielle de Nâgâjuna, les
lecteurs auraient encore plus de possibilité de mieux appréhender des
notions abstraites des concepts humains sur l’identité muable du « moi »,
sur l’être et le non-être, sur le né et le non-né, sur l’existence et l’essence
de l’être, et de comprendre le sens réel de son principe de non
substantialité, et sa réfutation de la cause substantielle dans le cycle
Samsara, afin d’éviter des vaines discussions sur le Dharma, sur
l’existence de Dieu imaginé.
Elles consistent dans une analyse dialectique de l’interférence et de
l’interaction entre l’intériorité (l’être pensant) et l’extériorité (l’être sentant
ou le monde sensible), qui amène à des résultats confirmés par la
neuroscience et par les études de la science cognitive, qui permet de fonder
l’intérieur dans le supérieur.
Je crois que la philosophie et la pratique du Yoga et de la méditation
bouddhiste (Yogâcâra) pourraient ramener le pratiquant vers sa propre
essence, vers ses qualités de la sainteté, qui existent en nous, et vers la
suprême valeur de tout être humain : la conscience de Bouddha. En fin de
compte elles ne pourraient que rapporter au pratiquant des effets positifs,
des profits réels sur la totalité de son être (corps et esprit), une entité
muable dont la naissance signifie une mort prochaine et certaine : « Il n’est
rien de formé qui ne soit déjà en voie de dissolution »… même pour les
étoiles comme disait la philosophie de Lao-Tseu : « De notre vivant, nous
sommes tous différents : riches et pauvres, jeunes et vieux, intelligents et
idiots, forts et faibles, femmes et hommes,… mais avec la mort nous
connaîtrons tous les étapes de la puanteur, de la putréfaction, de la
décomposition, de la disparition. »
En réalité le Dharma représente une Doctrine-Médecine, une thérapie
qui vise l’état mental de l’humanité entière. Une doctrine idéaliste permet à
l’homme de purifier sa conscience comme le cas de la gangue du diamant,
mais ne cherche jamais à changer le monde en transformations
perpétuelles. Selon le Bouddha, « Qu’importe qui il est, d’où il vient
pourvu qu’il guérisse » à propos de l’origine du savoir.
En faisant référence à l’expérience vécue par le Bouddha, l’optimisme
du Bouddhisme estime qu’avec son intelligibilité et sa perfectibilité chaque
individu, avec ses qualités de la sainteté et avec son essence de Bouddha,
est toujours capable, par sa volonté, par ses efforts, de devenir meilleur.
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Je souhaite vraiment qu’avant d’entreprendre d’opposer les textes sacrés
ou incréés à la logique existentielle de Nâgârjuna, aux raisonnements
scientifiques dans ce livre, et de formuler des critiques sincères et même
les plus dures, les lecteurs instruits se donnent la peine d’y arriver jusqu’au
bout pour se pénétrer en profondeur du peu de connaissance que je crois
savoir. D’ailleurs ce serait un honneur pour moi de répondre à vos
questions, à vos lettres dans le seul objectif de partager nos savoirs.
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