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Bulletin de santé du végétal Aquitaine Zones non agricoles - N°7 – 6 septembre 2012
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Maladies
Maladie des taches rouges / black rot du marronnier
Guignardia
aesculi
Les symptômes sont généralisés, la plupart des marronniers sont concernés et présentent 100%
des
feuilles contaminées par le champignon à des degrés divers d’attaque. En moyenne une surface
de
50% des folioles est nécrosée. La pression de maladie est modérée à forte en
Aquitaine.
Le « réveil » du champignon se produit au moment de la floraison des marronniers et durant les
15
jours qui suivent, à la faveur des températures fraîches et des pluies persistantes qui provoquent
des
contaminations primaires. Après une période de latence du champignon d’environ 1 mois, c’est
à
partir du mois de juin que les symptômes se manifestent à partir des bords des folioles, sous la
forme
de taches rouge brun auréolées de jaune. Avec le temps, les folioles s’enroulent en cornet
et
roussissent progressivement. Les fortes attaques conduisent à la chute précoce des feuilles dès
juillet.
Ramassez et si possible brûlez les feuilles mortes ou stockez-les sous une bâche à distance
des
marronniers.
Des apports minéraux et organiques sont les bienvenus afin de maintenir vos arbres en bon état
de
santé et de palier d’éventuelles carences. Vous pouvez pour cela faire des apports au pied des
arbres
sous la forme de mulch, de compost plus ou moins dégradé, de paillage naturel à l’aide de
végétaux
divers (ex. feuilles saines et sèches, herbes sèches issues de tontes de pelouses, paillettes
de
chanvre), ou broyats plus ou moins grossiers de végétaux issus des opérations de taille (ex. le
bois
provenant de rameaux - dit raméal - fragmentés ou BRF), … qui en se dégradant lentement
vont
générer de l’humus c’est-à-dire des matières organiques directement assimilables par les racines.
De
plus, en limitant l’évaporation, ces paillis permettent d’optimiser les arrosages et contribuent
au
maintien de la vie microbienne du sol, indispensable au bon fonctionnement des échanges qui
se
produisent au niveau racinaire entre le végétal et son environnement). Installer une couverture du
sol
(ne) présente (que) de nombreux
avantages.
Anthracnose du
platane
Gnomonia
veneta
Les conditions climatiques du mois de juillet (fraîcheur et pluie) ont permis au champignon,
déjà
présent en début de printemps, d’effectuer des contaminations secondaires (rappel : au moment
du
débourrement, les jeunes feuilles ont été le siège d’une contamination primaire due au
mycélium
conservé dans les bourgeons). Les contaminations secondaires sont le fait de la reproduction
sexuée
du champignon par ses spores. Les feuilles en présentent les symptômes typiques : nécroses
brunes
apparaissant le long des nervures. La feuille perd sa capacité photosynthétique, prend une
teinte
brune, se recroqueville, se détache et
tombe.
La pression de l’anthracnose est faible en ce moment, mais des facteurs aggravants s’exercent
par
ailleurs, oïdium et tigre notamment, et leurs effets concourent à un aspect clairsemé du
houppier.
Oïdium du
platane
Microsphaera alni, bien installé depuis la fin du printemps, enchaîne les cycles de
contaminations
secondaires : le mycélium se développe à la surface des organes (dans lesquels il prélève
des
substances nutritives grâce à des suçoirs) et produit en chaîne des conidies que le vent
dissémine.
Les jeunes feuilles sont ainsi rapidement recouvertes d’un feutrage blanchâtre à gris puis roux.
La
surface des jeunes rameaux est aussi affectée par le champignon et présente des taches
de