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Le cancer du sein
Parmi les femmes âgées de 50 à
74 ans, 87,5 % déclarent avoir réa-
lisé une mammographie au cours
des deux dernières années. La par-
ticipation apparaît plus faible dans
la tranche d’âge 70-74 ans. Le fait de
vivre en couple et le niveau d’études
au moins équivalent au baccalauréat
sont des facteurs significativement
associés au recours au dépistage.
Le taux de dépistage apparaît stable
entre 2005 et 2010. Si le taux de réa-
lisation d’une mammographie dans
les deux ans peut être considéré
comme satisfaisant, il existe encore
une certaine hétérogénéité d’adhé-
sion. L’ambition d’une plus grande
équité doit conduire la recherche
à mieux comprendre l’impact de la
précarité sociale et économique
ainsi que des disparités linguistiques
et culturelles qui peuvent être d’im-
portants freins au dépistage.
Le cancer de la prostate
Malgré un ratio risque/bénéfice
encore largement discuté, la moitié
des hommes de 50 ans et plus inter-
rogés (52 %) ont fait un dépistage
du cancer de la prostate au cours
de leur vie et 30 % l’ont fait par un
dosage PSA.
Il existe une grande variabilité des
taux de réalisation des examens/
tests de dépistage selon l’âge de réa-
lisation, avec des taux de réalisation
déclarés de 24 % pour les 50-54 ans,
tandis qu’il atteint 56 % pour les
60-69 ans. L’antécédent de cancer
chez un proche favorise le recours au
dépistage, tandis que le fait de vivre
en couple semble sans incidence sur
cette pratique.
Le cancer colorectal
En 2010, plus d’une personne de
plus de 50 ans interrogée sur deux
déclare avoir réalisé un test de
dépistage du cancer colorectal au
cours de sa vie. Le sexe, le niveau de
diplôme obtenu et le niveau de reve-
nus, qui étaient des facteurs déter-
minants de la participation en 2005,
n’influent plus sur la réalisation
d’un dépistage en 2010. Par ailleurs,
ce programme de dépistage a été
étendu depuis et est maintenant pro-
posé à l’ensemble de la population
cible. D’autres facteurs comme l’âge,
la vie en couple ou le fait d’avoir des
enfants influencent encore la parti-
cipation à ce dépistage. Les facteurs
d’adhésion à ce dispositif restent
cependant encore mal connus.
Le cancer du col de l’utérus
Au cours de leur vie, 95 % des
femmes déclarent avoir pratiqué un
frottis cervico-utérin (FCU) et pour
81 % des femmes, il date de moins
de trois ans. La tranche d’âge la
plus surveillée est de 45 à 49 ans.
Une amélioration dans la pratique
déclarée du dépistage est observée
chez les 25-34 ans. La réalisation
d’un frottis au cours des trois der-
nières années est fortement asso-
ciée à l’âge avec les taux les plus
élevés parmi les femmes âgées de
40 à 44 ans. Cette pratique est plus
fréquente parmi les femmes vivant
en couple, celles étant en activité,
celles ayant un niveau d’études
supérieur ou égal au baccalau-
réat ainsi que celles qui ne sont pas
ménopausées.
La connaissance du frottis comme
examen de dépistage apparaît très
fortement associée au suivi : 66 %
des femmes n’ayant pas de suivi
récent ne connaissent pas le geste
du frottis. L’opinion de celles qui
connaissent le frottis mais ne l’ont
pas pratiqué montre que si 60 %
environ d’entre elles le trouvent non
douloureux, elles sont aussi presque
60 % à le trouver gênant.
En matière de vaccination, il existe
une progression récente nette dans
la connaissance du grand public sur
le virus HPV et sur son rôle dans le
cancer du col. Ainsi, 58 % des jeunes
femmes de 15 à 25 ans déclarent
savoir ce qu’est le virus HPV, tandis
que la pratique déclarée du vaccin
concerne 27 % des jeunes femmes
de cette tranche d’âge.
Les pratiques de dépistage
des cancers en France
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