LA GRAMMAIRE DU VERBE
L’ensemble des formes que peut prendre le verbe est appelé conjugaison. Les temps de l’indicatif
sont abordés en premier dans l’apprentissage du français et sont généralement bien mémorisés. Il
en est autrement pour le subjonctif et les temps passés, plus difficiles à l’emploi.
I. LE SUBJONCTIF PASSE
Généralement employé dans une proposition subordonnée, le subjonctif illustre une action
incertaine, un fait envisagé, mais non réalisé.
1. Aperçu des temps du passé
Le subjonctif passé est un temps composé et doit donc utiliser les auxiliaires être et avoir, ainsi
que le participe passé.
Il est employé dans la proposition subordonnée lorsque, dans la proposition principale, le verbe
est au présent, imparfait, passé composé, plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur, futur
simple de l’indicatif ou conditionnel présent.
Exemple
Il faut que tu sois parti avant demain matin.
Je doute que vous ayez compris.
La construction est simple :
Proposition principale + que + pronom personnel + aux. Avoir ou Être + participe passé.
2. L’imparfait du subjonctif
Tout comme le plus-que-parfait du subjonctif, l’imparfait du subjonctif apparaît surtout en
littérature.
Il exprime toujours une action incertaine et non réalisée à l’instant où la personne parle.
Exemple : Je ne me doutais pas qu’il fût si pressé.
Un subjonctif imparfait dans une subordonnée nécessite un imparfait de l’indicatif dans la
proposition principale.
La conjugaison du verbe ‘‘aimer’’ :
Que j’aimasse ; que tu aimasses ; qu’il/qu’elle/qu’on aimât ; que nous aimassions ;
que vous aimassiez ; qu’ils/qu’elles aimassent.
Quel que soit le groupe du verbe (premier, deuxième et troisième groupes), remarquez l’accent
circonflexe toujours présent à la troisième personne du singulier.
Exemple : Qu’il aimât ; qu’il finît ; qu’il prît.
II. LES SUBORDONNEES RELATIVES ET LES PROPOSITIONS
CIRCONSTANCIELLES
L’emploi du subjonctif passé dans une subordonnée nécessite la présence de l’indicatif dans la
proposition principale.
On l’utilise dans une subordonnée introduite par un verbe au passé ou au conditionnel.
Exemple : J’attendais que le soleil apparût.
1. Les propositions circonstancielles
Les propositions circonstancielles sont suivies du subjonctif dans certains cas. Elles sont
nombreuses : temps, cause, conséquence, but, manière, condition, opposition et concession.
Les propositions subordonnées de temps relatent des faits qui ne sont pas encore réels.
Elles sont introduites par avant que, jusqu’à ce que, en attendant que, etc.
Les propositions subordonnées de cause expriment une cause qui ne correspond pas à la
réalité.
Elles sont introduites par non que, non pas que, ce n’est pas que, pour que, etc.
Les propositions subordonnées de conséquence sont au subjonctif si la proposition
principale est négative ou interrogative, ou si la proposition est introduite par assezpour
que, trop... pour que, trop peu pour que, il faut pour que, etc.
Les propositions subordonnées de but expriment un but non atteint et plus ou moins
incertain.
Elles sont, par exemple, introduites par afin que.
Les propositions subordonnées de manière sont introduites par une locution comme sans
que, suivie du subjonctif.
Les propositions subordonnées de condition emploient le subjonctif après à condition que,
pourvu que, pour peu que, à moins que, etc.
Les propositions subordonnées d’opposition ou de concession requièrent le subjonctif
après quoique, bien que, encore que, pourque, qui ou quoi que ce soit, etc.
III. LE CONDITIONNEL
Comme le subjonctif, l’impératif ou l’indicatif, le conditionnel est un mode. Il a deux temps : le
présent et le passé.
Le présent se forme avec le radical du futur et les terminaisons de l’imparfait.
Exemple : Je chanterais.
Le passé se forme avec le conditionnel présent de ‘‘avoir’’ ou ‘‘être’’, suivi du participe
passé.
Exemple : J’aurais chanté.
1. Le conditionnel temporel
Appelé aussi futur du passé, le conditionnel présent rapporte un fait futur par rapport à un instant
passé.
Exemple : Jacques pensait qu’il réglerait le problème.
Sont autant concernées par le conditionnel les subordonnées complétives, relatives et
circonstancielles de temps que les phrases indépendantes.
Exemple
Subordonnée : Elle a dit qu’elle le ferait.
Phrase indépendante : Elle fut surprise. Elle le verrait peut-être plus tard.
2. Le conditionnel modal
Le conditionnel modal est conçu comme un fait imaginaire.
Les effets en sont l’éventualité, la politesse, la protestation ou encore l’affirmation sans garantie.
Exemple
Pourrais-tu faire la vaisselle ? (Politesse)
J’aurais créé cette situation tout seul ? (Protestation)
3. Le conditionnel hypothétique
On parle de condition, d’un fait potentiellement possible.
Dans le système hypothétique, on emploie les termes d’irréel du présent et d’irréel du passé.
Exemple
Irréel du présent : S’il faisait beau, je me promènerais.
Irréel du passé : S’il avait fait beau, je me serais promené.
IV. LES PERIPHRASES VERBALES
Une périphrase verbale est un groupe de mots constitué d’un semi-auxiliaire (verbe conjugué)
suivi d’un verbe à l’infinitif, comme aller manger.
Les périphrases verbales peuvent indiquer un passé récent, un futur proche ou encore un présent
progressif (en train de).
Elles sont nombreuses : aller + infinitif ; venir de + infinitif ; faire + infinitif ; laisser + infinitif ;
devoir + infinitif ; etc.
Le passé récent exprime une action qui vient de s’achever, très proche du présent.
Exemple : Il vient de manger (venir + infinitif).
Le futur proche exprime une action imminente. Il se substitue souvent au futur simple.
Exemple : Il va manger (aller + infinitif).
Le présent progressif exprime une action en train de se dérouler.
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