Synthèse de l`atelier 19480 du 10/03/2016 à LLN

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Code formation : 418001507
Code session : 19480
Date et Lieu : 10/03/2016
Espace Bab’l place Polyvalente 1348 Louvain-la-Neuve
Formateurs de l’IFC : Soudon Catherine et Arts Stéphane
Questions :
1. Comment mieux aider les élèves ayant des troubles d’apprentissage à réussir ?
2. Comment favoriser l’orientation positive de l’élève ? Que mettre en place ? Les acteurs ?
Les structures ?
Le groupe se compose d’une travailleuse sociale suivant des parents et des enfants, d’une
institutrice suivant un élève en intégration, d’un professeur de religion catholique, de deux
enseignants du fondamental, d’une enseignante dans l’enseignement professionnel
secondaire, d’une directrice d’école fondamentale.
Les participants s’interrogent quand à la place de l’enseignement spécialisé dans la
réflexion du pacte, et plus globalement la place de l’enfant avec un trouble de
l’apprentissage (dys, haut potentiel, handicap…). Cette thématique semble peu présente.
1. Compte-rendu du recueil des représentations et des questionnements sur la-les
question-s débattue-s
Trouble d’apprentissage :
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Un enfant en difficulté scolaire ne souffre pas nécessairement de troubles. Il y a une
différence entre un trouble qui doit être diagnostiqué et une difficulté scolaire.
Ce qu’il faut relever c’est une situation qui pose un problème ou une souffrance pour
ces enfants en difficulté. Cela demande donc une attention particulière, de l’empathie
et une acceptation de la différence.
Le PIA peut aider à ne pas perdre l’objectif principal de soutien et d’aide à
l’apprentissage.
Il y a une terrible méconnaissance générale de ces troubles.
Importance de la différenciation pour ces enfants (méthodologie mais aussi supports)
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ORIENTATION 418001507 Louvain-la-Neuve 19480
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Il ne faut pas oublier les enfants à haut potentiel qui souffrent aussi.
Questions :
 Comment les accueillir ?
 Comment les détecter ? Dès la maternelle ?
 Quels outils pour les détecter et pour les aider ?
 Cela implique-t-il forcément un apprentissage à deux vitesses (eux et les
autres enfants) ?
 Quid de la médicalisation de ces enfants ?
L’orientation positive :
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Cela commence par une acceptation et un respect de la différence.
Il faut que les enfants qui ont des troubles de l’apprentissage aient les mêmes
chances que les autres enfants.
L’orientation doit être un travail d’équipe : parents (indispensables), enseignants,
CPMS, spécialistes…
Importance fondamentale de l’estime de soi car sans cela il est compliqué pour
l’enfant d’apprendre et de se mettre en projet (encourager, croire en lui,…)
Tout part d’un bon diagnostic qui permet de mettre en place les actions adéquates
pour permettre les apprentissages de l’enfant.
Il faut élargir les domaines d’apprentissage (pas uniquement de l’intellectuel, des
savoirs, des compétences liées aux programmes)
Il faut que l’enfant ait des objectifs.
Questions :
 Ne faudrait-il pas que la formation initiale outille beaucoup mieux les jeunes
enseignants à ce niveau ?
 Il faudrait que chaque enseignant ait des connaissances sur les troubles. Quid
de la formation continuée pour ceux qui ne s’y intéressent pas?
2. Compte-rendu du brainstorming et débat
1. Comment mieux aider les élèves ayant des troubles d’apprentissage à réussir ?
a.

Propositions concrètes – pistes d’action :
Il faut diagnostiquer le plus rapidement possible les troubles d’apprentissage
(rencontre avec les parents) afin de diminuer la souffrance de l’enfant. L’idéal est de
créer un climat de confiance afin de coopérer avec le CPMS (diagnostic - avis) et
ensuite se diriger vers d’autres spécialistes si nécessaire.
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Création de lieux de rencontre entre les intervenants car la communication est
primordiale afin de coordonner les actions.
Formation initiale et continue où il est temps de former les enseignants aux
différents troubles, à augmenter leurs connaissances sur ces difficultés, mais aussi où
il faudrait travailler la posture de l’enseignant face à ces enfants.
Créer un outil de reconnaissance des troubles (clair et utile).
Proposer des formations efficaces qui se font effectivement.
Organiser les horaires des enseignants afin d’optimiser le temps de travail et de
favoriser les échanges. Instituer les moments d’échange tant dans le fondamental
que dans le secondaire.
Multiplier les expériences autres que scolaires : art, musique,…. Il n’y a pas que deux
types d’intelligence à valoriser (compétences logicomathématiques, et dans les
matières littéraires).
Créer des écoles qui permettent le travail avec des enfants ayant des troubles de
l’apprentissage à proximité des lieux de vie des élèves (diminution des temps de
trajet maison-école).
Développer et favoriser la transversalité permettant d’initier des projets, de
rencontrer des collègues, de coopérer entre enseignants, et d’être en confiance.
Développer le principe du « binôme » aussi bien pour la direction et que pour la
classe.
Créer dans l’école une ambiance de respect, d’ouverture à la différence, et veiller à la
sécurité affective de chaque enfant.
Accès aux spécialistes pour tous. Il y a une réelle dualité entre les parents pouvant se
permettre le cout d’un diagnostic et d’un suivi par un spécialiste et les autres. Cela
renforce les inégalités.
b.
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L’intégration ouvre à la différence et à la coopération
c.
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
Points de vue – opinions
Questionnement
Place des parents ? Que faire s’ils ne participent pas ? Ils doivent faire partie
intégrante des actions entreprises pour leur enfant.
Que faire des enfants qui ont déjà des troubles d’apprentissage majeurs en classes
maternelles ?
Pourquoi ne pas partager les outils et valoriser le partage des bonnes pratiques dans
des lieux réels ou virtuels ?
Place de la médicalisation ?
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Comment favoriser l’orientation positive de l’élève ? Que mettre en place ? Les acteurs ?
Les structures ?
d.
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Importance d’un dossier de suivi de la 1ère maternelle à la 6e primaire, avec le
soutien du directeur, avec ce qui va (positif) et ne va pas (difficultés) et un bilan
global régulier. Dans ce dossier, se trouveraient également les actions entreprises
pour aider l’élève. Ce dossier pourrait suivre ensuite l’élève dans le secondaire.
Faire circuler le dossier de l’élève de classe en classe afin de préparer au mieux
l’année suivante.
Créer une cohérence entre le primaire et le secondaire au niveau de l’intégration.
Démocratiser l’accès aux bilans neuropsychologiques (accès pour tous)
Limiter le nombre d’enfants par classes.
Importance de l’aménagement spatial, et du matériel parfois spécifique suivant les
troubles.
Créer des lieux de coopération entre les différents intervenants.
e.
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Questionnement
Que faire avec « la minorité » (enfants issus de milieux avec un indice
socioéconomique bas, et qui ne maitrisent pas bien la langue,…) qui est en difficulté ?
Comment les aider s’orienter au mieux ?
Place de l’évaluation ? Place de l’erreur ?
f.
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Propositions concrètes – pistes d’action :
Nos Priorités :
L’importance du partenariat entre collègues !
Posséder un outil afin que les enseignants puissent mieux détecter les troubles !
Prendre l’enfant tel qu’il est et là où il est (posture de l’enseignant).
Augmenter le nombre d’encadrants qualifiés !
Ecole pour tous (handicaps…), les intégrer dans les classes !
Mettre en réflexion les étudiants sur les troubles d’apprentissage dans la formation
initiale !
Permettre aux enfants de développer leurs types d’intelligences et aux enseignants
de reconnaître ces différents types !
Les besoins spécifiques des enfants à haut potentiel sont mal connus par les
enseignants !
Ouvrir à la culture de la différence afin de ne pas stigmatiser !
Une école pour tous pour une société pour tous!
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