leurs dirigeants

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Léon Trotski
(1879 – 1940)
Léon Trotsky (ou Trotski), de son vrai nom Lev Davidovitch Bronstein, né le 7
novembre 1879 à Ianovka (Ukraine actuelle) et mort assassiné le 21 août 1940 à
Mexico (Mexique), était un révolutionnaire et homme politique russo-soviétique.
Militant marxiste, du Parti ouvrier social-démocrate de Russie puis, à partir de l'été
1917, bolchevik, il est plusieurs fois déporté en Sibérie ou exilé de Russie, et est
notamment président du soviet de Petrograd lors de la révolution russe de 1905.
Principal artisan avec Lénine de la révolution d'Octobre 1917, il est le fondateur de
l'Armée rouge et l'un des vainqueurs essentiels de la guerre civile russe de 1918-1921,
ainsi que l'un des plus importants dirigeants du nouveau régime bolchevik.
S'étant opposé à Staline et à la bureaucratisation du régime, ce dernier le fait
chasser du gouvernement (1924) et du Parti (1927), puis l'exile en Asie Centrale
avant de le bannir d'URSS (1929) puis de le faire traquer et assassiner par le NKVD.
À la fois orateur, théoricien, historien, mémorialiste et homme d'action, il est aussi le fondateur de la IVe
Internationale (1937), et l'inspirateur commun dont se réclament toujours un certain nombre de groupes
trotskistes à travers le monde.
Son histoire:
Trotsky naît dans un village du gouvernement de Kherson, en Russie du Sud, au
sein d'une famille juive de paysans. À neuf ans il entame des études à Odessa,
puis les poursuit à Nikolaïev à l'âge de dix-sept ans. Il ne tarde pas à les
abandonner, renonçant à devenir un mathématicien, sous l'influence d'un groupe
populiste.
Il adhère aux positions politiques sociales-démocrates (1896). Sous le pseudonyme de Lvov, Trotsky participe à la
création d'une organisation révolutionnaire, en particulier par la rédaction d'articles reproduits au moyen d'un
hectographe et distribués à la sortie des usines.
En 1898, la police procède à des arrestations de masse durant lesquelles Trotsky est arrêté. Il est transféré de
prison en prison, il commence à étudier dans la prison d’Odessa, dans les conditions que la prison lui permet.
Trotsky étudie les nombreux textes religieux à sa disposition à la bibliothèque de la prison, dont un certain
nombre porte sur la franc-maçonnerie. Il s'initie également à la théorie marxiste à travers les écrits d'Antonio
Labriola. Le rapprochement de Trotsky du marxisme est en partie lié à la relation qu'il lie avec la jeune marxiste
Alexandra Lvovna.
Envoyé en déportation en Sibérie à Oust-Kout en 1900, Trotsky se marie avec cette dernière dans la prison de
Moscou pour éviter d'en être séparé. Ils ont deux filles. Ne supportant plus l'enfermement devant sa tâche
accomplir, il réussit à s'évader en 1902, en laissant sa femme et ses filles derrière lui. Lev Bronstein prend alors le
pseudonyme « Trotsky », d'après le nom d'un gardien de la prison d'Odessa, qu'il choisit peut-être pour
dissimuler ses origines juives. Sous cette fausse identité, il émigre alors vers l'Angleterre.
C'est à Londres qu'il rencontre Lénine dont il a entendu pour la première fois parler en 1900 et
dont il a commencé à lire le traité politique Que faire ? peu avant son évasion de Sibérie. Lénine le
fait entrer dans le comité de rédaction du journal Iskra (L'Étincelle), par cooptation.
À la fin de 1902, au congrès de Londres du POSDR il se rallie brièvement aux mencheviks. Il rompt dès septembre
1904 avec cette minorité, qui ne recherche pas la réunification, et garde également ses distances vis-à-vis de
Lénine, lui reprochant ses méthodes autoritaires et son attitude, qu'il qualifie de « jacobine ». Il conserve cette
position intermédiaire mais isolée durant treize années, cherchant à fusionner les deux courants de la socialdémocratie. Ce n'est qu'après la révolution de Février 1917 qu'il adhère au parti bolchevik.
En 1905, lors de la première révolution russe, il devient, à l'âge de 26 ans, vice-président puis président du Soviet
de Saint-Pétersbourg, soviet composé en majorité de mencheviks. Au cours de la répression de la révolution de
1905, environ un an après celle-ci, il est condamné avec quinze autres personnes à la déportation. Cependant, il
s'évade durant le voyage vers la Sibérie et entame alors son second exil.
C'est à ce moment qu'avec Alexander Helphand (aussi connu sous le pseudonyme de Parvus) il formule la théorie
de la révolution permanente : analysant la situation dans les pays « arriérés » comme la Russie, il pronostique
l'impossibilité d'une révolution « bourgeoise » apportant un régime démocratique et liquidant le féodalisme.
Pour lui, la faiblesse de la bourgeoisie russe ne lui permettrait pas d'effectuer ces tâches et d'instaurer le
capitalisme, et c'est la classe ouvrière qui devrait prendre en main la destinée du pays.
Fondateur du journal Pravda en 1912 à Vienne, où il fait par ailleurs connaissance avec
Adolf Joffe, il se pose en défenseur de l'unité de l'ensemble des sociaux-démocrates,
toutes tendances confondues, y compris les plus radicales. Cela lui vaut de vives
tensions avec Lénine. Il organise, en août de la même année, une conférence pour
l'unification, en réponse à la conférence de Prague ; mais les bolcheviks refusent d'y
participer. Trotsky quitte le « bloc d'août » peu de temps après.
Au début de la Première Guerre mondiale, alors que l'ensemble des partis sociaux-démocrates de la IIe
Internationale succombent au nationalisme et soutiennent leurs gouvernements respectifs dans la guerre (vote
des crédits de guerre, participation gouvernementale), Trotsky fait partie des rares dirigeants de l'Internationale
qui continuent à dénoncer le caractère impérialiste de la guerre, avec entre autres Lénine et le parti bolchevik, la
tendance de Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg dans le SPD en Allemagne, Pierre Monatte et Alfred Rosmer
issus de la CGT en France, et le parti socialiste de Serbie. Il travaille un temps pour le quotidien Nache Slovo («
Notre Parole »), dont il est un collaborateur à Paris, tout en étant en relation avec l'organisation inter rayons de
Saint-Pétersbourg.
Le 5 septembre 1915, à l'initiative du socialiste suisse Grimm, se tient une conférence socialiste internationale
contre la guerre, à laquelle participe Trotsky et dont il est chargé de rédiger le manifeste. Trotsky contribue au
rassemblement de ceux qu'on appelle alors les internationalistes ou Zimmerwaldiens et qui formeront pour la
plupart en 1919 la IIIe Internationale, dite aussi Internationale communiste.
Arrêté, puis expulsé de France en septembre 1916, il est conduit à Irun, en Espagne. Là, il est arrêté
par la police espagnole et embarqué de force avec sa famille pour les États-Unis. Installé à New
York à partir de janvier 1917, il contribue au journal Novy Mir (« Nouveau Monde »).
Après l'éclatement de la révolution de Février 1917, Trotsky retourne en Russie en mai 1917. Il est
d'accord avec les « thèses d'avril » de Lénine, qu'il considère comme un signal de ralliement à ses propres idées
de « révolution permanente ». Il a alors abandonné l'espoir de parvenir à une union générale de tous les
courants, mais continue cependant à travailler sur la fusion de l'organisation inter rayons et des bolcheviks.
Lorsque le congrès d'unification a lieu, en août 1917, il est arrêté et emprisonné par le gouvernement provisoire.
Malgré sa détention, il est élu au Comité central par le congrès. Il devient président du soviet de Petrograd en
septembre et du Comité militaire révolutionnaire en octobre, devenant l'un des principaux dirigeants bolcheviks
de la révolution d'Octobre.
Il occupe ensuite le poste de commissaire du peuple aux affaires étrangères jusqu'en
1918, duquel il démissionne après avoir signé les accords de Brest-Litovsk. Il devient
ensuite commissaire à la guerre de 1918 à 1925, mettant sur pied l'Armée rouge durant la
guerre civile. En parallèle, il fait partie du Bureau politique de 1919 à 1927.
En 1920 (notamment lors du IXe congrès du parti), afin de pallier la situation économique catastrophique de
l'URSS, Trotsky propose la militarisation provisoire du travail : selon lui, cette mesure était rendue nécessaire par
le contexte de la guerre civile et de la révolution mondiale. Il posait déjà cette alternative en 1917 : « Ou bien la
Révolution russe soulèvera le tourbillon de la lutte en Occident, ou bien les capitalistes de tous les pays
étoufferont notre révolution. » Dans cette vision, toute grève est considérée comme une désertion, et toute
revendication est considérée comme une insubordination.
En mars 1921, il participe à l'écrasement militaire de la révolte de Kronstadt.
En 1923, Lénine et Trotsky, constatant la bureaucratisation du régime issu de la révolution, entrent en conflit avec
la troïka Zinoviev-Kamenev-Staline. Dans son livre Cours nouveau, il analyse l'évolution du parti bolchevik et
propose des mesures pour limiter la tendance à la bureaucratisation, en assurant une plus grande démocratie au
sein du parti.
La mort de Lénine permet à la bureaucratie de s'imposer malgré la formation de l'opposition de gauche
internationale. Il se rapproche tactiquement, à partir de 1926, de Zinoviev et de Kamenev dans l'opposition
unifiée et dirige avec eux un courant qui s'oppose à Staline.
Cette opposition lui vaut d'être exclu du parti en 1927, et d'être déporté. Selon
Trotsky, la bureaucratisation du régime est due à la situation particulière de la
Russie : la révolution y a vaincu, mais dans un pays arriéré, isolé après l'échec des
révolutions, épuisé par la guerre, manquant de tout, une couche bureaucratique
s'est constituée sur la base de la ruine du pays. Staline finit par le faire expulser
d'URSS en 1929, pendant que la répression s'abat sur ses partisans, qui sont
envoyés au Goulag. Durant cet exil, il écrivit de nombreux ouvrages et continua à
militer pour le communisme et la révolution internationale.
En février 1929, Trotsky est conduit à Istanbul où il remet aux autorités turques une lettre déclarant qu'il est venu
contre son gré, après quelque temps passés dans l'ambassade soviétique il effectue plusieurs déménagements
et finit par être placé en liberté surveillée sur une île de au large d'Istanbul. Il publie un bulletin mensuel
d'opposition en langue russe dès juillet 1929. En avril 1930, il organise une conférence qui déboucha sur la mise en
place d'un secrétariat international provisoire de l'opposition communiste. Après quatre années passées en
Turquie, il séjourne en France, de juillet 1933 à juin 1935, puis expulsé à nouveau, il trouve refuge en Norvège.
Toute sa vie, Léon Trotsky continua à défendre les acquis de la révolution russe et l'« État ouvrier » qui en est
issu, tout en dénonçant ce qu'il appelle une monstrueuse dégénérescence bureaucratique. Selon lui, la
bureaucratie russe est une couche sociale parasitaire, qui étouffe le pays en prélevant une part des richesses, et
dont Staline est le représentant politique et le défenseur.
Devant la montée du fascisme en Italie, puis du nazisme en Allemagne, il préconise la constitution de fronts
uniques de la part de toutes les organisations ouvrières, malgré leurs divergences. Il n'est pas écouté et la
politique de Staline aboutit à l'écrasement du prolétariat allemand, le plus puissant et le plus organisé du monde.
Après 1934, Staline finira par imposer la création de Fronts populaires.
Avec la révolution espagnole, les partisans de l'opposition sont massacrés par
milliers. Les procès de Moscou se tiennent en août 1936 et aboutissent à
l'exécution des principaux accusés : il en fut l'un des rares absents. Il quitte la
Norvège en septembre 1936, pour aller s'installer au Mexique grâce au
président Lazaro Cardenas, où il est accueilli dans la « Maison bleue » des
peintres Diego Rivera et frida kahlo. Il a une liaison passionnée avec cette
dernière, qui lui dédie même un tableau : « Autoportrait dédié à Léon Trotski ».
Les travaux de Trotsky quant à l'organisation de l'opposition de gauche
débouchent sur la création de la IVe Internationale le 3 septembre 1938 avec 25 délégués, représentant 11 pays. À
son activité militante peut être associée celle de son fils Léon Sedov.
Trotsky est assassiné le 20 août 1940 à Mexico, d'un coup de piolet par un agent de Staline (Jacques Mornard ou
Franck Jackson, de son vrai nom Ramón Mercader). Son assassin est arrêté par deux camarades américains, lui
servant volontairement de gardes du corps et de secrétaires, Joseph Hansen et Charles Cornell. Ce dernier est
présent au moment du meurtre mais ne réussit pas à l'empêcher. Ramón
Mercader sera par la suite remis à la police mexicaine et condamné à vingt ans de
réclusion, peine maximale alors en vigueur au Mexique. Il sera décoré de l'ordre de
Lénine en URSS.
Avant de succomber à ses blessures, Trotsky put encore confier : « Dites à nos
amis : Je suis sûr de la victoire de la IVe Internationale ».
Staline
Homme fort de l’URSS pendant plus d’un quart de siècle, Staline est
l’un des personnages marquants de l’histoire du XXème siècle. Joseph
Vissarionovitch Dougachvili (qui prendra en 1912 le pseudonyme de Staline «
l’homme d’acier »), fils de cordonnier, est né le 21 décembre 1879 à Gori en
Géorgie. En 1894, il est envoyé au séminaire de Tiflis, et c’est là qu’il entre
en contact avec les écrits de Marx. En 1898, il met ses talents d’orateur
hérités du séminaire au service du Parti socialiste. En 1899, à cause de ses
activités révolutionnaires, il est chassé du séminaire. En 1903, Staline va du
côté des Bolcheviques et de son leader, Lénine. Staline devient membre du
comité central du parti bolchévique grâce à Lénine en 1912. Arrêté, il est éxilé
en Sibérie d’où il s’échappe et reprend ses activités. En 1917, il soutient la
révolution d’Octobre et devient le spécialiste des nationalités.
Staline devient membre à la fois du bureau politique et du bureau d’organisation en 1919, il a donc un
pouvoir très important vu qu’il est le seul membre des deux bureaux. En 1922, il devient Secrétaire Général du
Parti et élimine peu à peu ses adversaires après la mort de Lénine en 1924. En 1929 il possède le pouvoir absolu,
chef tout puissant de l’URSS, il a organisé un régime totalitaire le stalinisme où il lance la collectivisation forcée
de l’agriculture et le plan quinquennal d’une industrie rigoureuse. Des centaines de milliers de personnes, surtout
des paysans finissent dans les goulags de Sibérie.
En 1934, commencent les grandes épurations visant les adversaires au sein du parti et du pays, tous ceux
qui sont un obstacle au pouvoir de Staline. Les procès de Moscou (1936-1938), visent à éliminer la plupart des
anciens cadres du parti dont tous les fidèles de Lénine et les hauts fonctionnaires du parti. En 1939, grâce à un
pacte de non-agression que Staline signe avec Hitler, celui-ci lui laisse le temps de se préparer au conflit et lui
rapporte la moitié de la Pologne.
Le 22 juin 1941, l’Allemagne attaque l’URSS. Staline se reprend et refuse de quitter Moscou, il proclame «
la guerre patriotique », se référant aux valeurs traditionnelles du peuple russe. Il réussit à enthousiasmer
l’identité nationale. Après la bataille de Stalingrad, il lance son armée contre l’Allemagne avec la ferme intention
de gagner des territoires à l’Ouest. Lors des conférences de Yalta et de Potsdam, il réussit à ordonner ses idées
impérialistes, qui vont maintenir toute une partie de l’Europe derrière le « Rideau de fer » jusque dans les années
1990.
En 1948, lors du blocus de Berlin, il poursuit sa politique d’expansion, lors du conflit en Corée dans les
années 1950-1953, en créant la RDA et en soutenant les divers partis communistes à l’ouest. Il élargit sa politique
de terreur et élimine ceux qui lui font de l’ombre. Le culte de la personnalité atteint des sommets jusqu’alors
inégalés. Staline meurt le 5 mars 1953 dans sa datcha de Kountsevo. Après commence la déstalinisation.
Aleksandr Kerenski
(1881-1970)
Aleksandr Fiodorovitch Kerenski est une figure importante de la révolution russe.
Sa jeunesse
Kerenski est né le 4 mai 1881 à Simbirsk, c'est également le lieu de
naissance de Lénine 10 ans plutôt. Kerenski est le petit-fils d'un prêtre orthodoxe,
son père travaille dans le milieu académique, Kerenski passe la plus grande partie
de sa jeunesse à Tachkent.
Ses études
Kerenski souhaite suivre une carrière académique, il décide alors d'étudier l'histoire et la philologie
classique, et pour cela il rentre à l'université de Saint-Pétersbourg en 1889.
Son projet de carrière académique est arrêté par l'effervescence révolutionnaire, qui commence à apparaître
dans les universités contre l'aristocratie. Il s'engage alors dans la politique, et n'hésite pas à critiquer le pouvoir
en place. Il assiste à de nombreuses assemblées d'étudiants, ainsi il raconte qu'il a découvert ses propres qualités
oratoires lorsqu'il a pris la parole dans une de ces assemblées en 1902. Il décide alors d'arrêter ses études
d'histoire, afin de commencer à étudier le droit. En 1904, ses études finies, il s'inscrit alors au barreau de la
capitale.
Le début de son engagement
En 1905, l'empire connaît des difficultés, Kerenski se place comme résistant face au pouvoir impérial. En
tant qu'avocat, il aide de nombreux militants à se défendre face à la répression policière. Il défend notamment
les victimes du «Dimanche Rouge». Ses actions, contraires à l'empire, lui valent d'être arrêté. Il est également
contraint à l'exil à Tachkent suite à la découverte de littérature «illégale» à son domicile.
Il est libéré en 1906, et durant les années suivantes il se consacre de plus en plus à la défense et à la libération
des prisonniers politiques. Ainsi, il défend également certains de ses futurs adversaires bolchéviks. En 1912, il
rentre comme député à la IVème Douma.
Ce poste de député lui permet d'amplifier la défense des droits civiques, il rejoint ainsi le groupe parlementaire
du parti socialiste révolutionnaire. Kerenski ne partage pas les points de vue et opinions marxistes qui consistent
à créer une société sans classes sociales distinctes. Néanmoins, il s'oppose à l'autocratie, c'est-à-dire au régime
politique où seul un individu détient le pouvoir. Il se concentre sur les populations des campagnes, auxquelles il
expose ses principes socialistes. Il souhaite aussi radicaliser la chambre basse de la Douma, en effet il souhaite
qu'elle devienne entièrement socialiste. Il porte également ses efforts à la préparation de son futur rôle
révolutionnaire, tout en restant un militant socialiste confirmé.
Lorsque la guerre éclate en 1914, il est persuadé que le conflit va contribuer à l'effondrement du régime tsariste,
il reste cependant discret au sein de la Douma.
Son implication au cours des révolutions russes
Kerenski est un fervent opposant au tsarisme, il est même considéré comme le leader de la première
révolution russe et s'impose parmi les chefs de l'opposition. En effet, lors de la mise en place du gouvernement
provisoire, Kerenski accède au poste de ministre de la justice grâce à sa connaissances acquise lors de son passé
d'avocat. Ce nouveau gouvernement instaure rapidement de nouvelles réformes, comme par exemple la
libération des prisonniers politiques, qui est voulue par Kerenski lui-même.
Le mouvement bolchévik, qui s'oppose au gouvernement en place, prend de l'ampleur grâce au retour des
exilés, dont Lénine. Ainsi, au mois de mai, un nouveau gouvernement provisoire est fondé, Kerenski s'y impose
alors en prenant la responsabilité de la guerre. Suite à quelques manifestations contre le gouvernement en place
le prince Lvov, jusqu'alors à la tête du pouvoir, démissionne. Kerenski forme alors un nouveau gouvernement,
avec l'accord des soviets. Il restera près de 100 jours à la tête de la Russie. Il est alors âgé de 35 ans et dirige son
pays sur tous les fronts. Sa popularité en tant que chef de gouvernement est alors extrême. Kerenski devient
même le chef de l'armé et le 14 septembre 1917, il instaure une république russe.
Il prend très à cœur son rôle de chef de guerre, et s'en préoccupe. Quant à la population russe, elle est épuisée
par ces trois années de guerre, et veut la paix. Cependant, Kerenski et les autres dirigeants politiques se sentent
contraints de respecter leur engagement vis-à-vis des alliés, c'est-à-dire de continuer la guerre jusqu'à la victoire
qui semble de plus en plus proche.
Ce refus de désengagement, ainsi que d'autres erreurs tactiques contribuent à la chute de Kerenski. Le parti
bolchévik connaît une montée fulgurante, avec à sa tête Lénine qui veut à tout prix renverser le pouvoir avant
qu'il soit légitimé par les élections de l'Assemblée constituante. Ainsi, le 25 octobre 1917, le coup d'état bolchévik
fait chuter le gouvernement en place, les hommes de ce gouvernement sont liquidés, Kerenski parvient à
s'échapper et se réfugia à Pokov. Il tente alors de rassembler des troupes afin de reconquérir la capitale, mais
son armée est très vite battue. Kerenski s'enfuit, déguisé en matelot.
Son exil
Il se réfugie ensuite chez des amis, puis décide de venir en France au printemps 1918. Avant son départ pour la
France, Kerenski voulut se rendre à l'assemblée constituante pour retourner l'opinion, il était persuadé d’y
arriver. Ses proches parvinrent à l'en dissuader.
Durant la guerre civile russe de 1917 à 1923, Kerenski ne montre son soutien à aucun camp. En effet, il s'oppose
aux bolchéviks, qui sont responsables de sa chute, et il est également contre l'armée blanche qui veut restaurer
la monarchie.
Kerenski commence à écrire, son thème principal est la période révolutionnaire. Il publie notamment La
catastrophe, en 1927, La révolution russe, en 1928 et La crucifixion de la liberté, en 1934.
Jusqu'en 140, Kerenski vit à Paris. Il est tout au long de sa vie au cœur des querelles qui divisent les exilés russes
car beaucoup d'entre eux voient en Kerenski le responsable de la mort du tsarisme. Ainsi, il sera contraint de se
justifier toute sa vie sur la manière par laquelle il a dirigé le gouvernement provisoire.
Lorsque les allemands envahissent la France, Kerenski est contraint à fuir, il part alors aux États-Unis et offre
même son soutien à Staline lors de l'offensive allemande contre l'union soviétique, mais il ne reçoit aucune
réponse du dictateur. Il encourage même les alliés en faisant des émissions radiophoniques durant le conflit.
Lors du retour à la paix, il crée un groupe nommé «Union pour la libération de la Russie», sans grand succès. Il
s'installe à New-York, où il publie, grâce à sa recherche de nombreux documents témoignant de l'histoire de la
Russie, La Russie au tournant de l'Histoire, en 1965.
La fin de sa vie
En 1968, il veut tenter de visiter la Russie une dernière fois, mais son projet n'aboutit pas.
Kerenski meurt le 11 juin 1970, à New York. Alors âgé de 89 ans et après plus de 60 ans d'exil, il aura cru jusqu'à la
fin que «la liberté renaîtrait de sa patrie».
Il se voit refuser la sépulture religieuse par l'Église catholique qui le considère comme l'un des principaux
responsables de la prise du pouvoir par les communistes.
Son inhumation se fait à Londres, au cimetière Putney Vale.
Lénine
Vladimir llitch Lénine dit Lénine est un homme politique et chef d'état russe, fondateur et chef du parti bolchevik,
qui dirigea la Russie à partir de 1917.
Né le 22 Avril 1870 à Oulianovsk en Russie, Lénine, issu d'une famille aisée, reçoit une éducation poussée.
Université de Kazan
Lénine
Malgré la condamnation à mort de son frère, pour avoir participer à la préparation d’un attentat contre le
tsar (Alexandre III) en 1887, Lénine intègre l’université Kazan et y suit un cursus de droit. Il est devenu avocat en
1892 mais s’engage dans la politique en 1894. Il rejoint en 1895 les cercles marxistes (doctrine qui loue la lutte des
classes) de Saint-Pétersbourg, et commence à rédiger des pamphlets (court écrit contestataire) et des textes où
il expose ses premières théories politiques. Il sera condamné pour acte révolutionnaire en 1897, Lénine est donc
déporté en Sibérie où il restera jusqu’en 1900 et s’exile en Europe.
En Février 1917, un mouvement révolutionnaire des Bolcheviks renverse le Tsar Nicolas II et met fin au
régime tsariste. C’est pendant la révolution d’Octobre 1917 que Lénine décide de revenir en Russie pour prendre
part à la révolution. Il organise un coup d'État avec ses Bolcheviks qui met fin à la révolution par la mise en place
du régime soviétique. Il signe le traité de Brest-Litovsk (mars 1918) par lequel la Russie conclut une paix séparée
avec l'Allemagne et lui cède des territoires. Lénine se consacre à la stabilisation du nouveau régime communiste
en Russie. Il lance une première campagne de collectivisation des terres russes afin de d’empêcher une contrerévolution de l'ancienne noblesse russe. Le pouvoir acquis, après quatre années d'une guerre civile qui laisse la
Russie et son économie exsangue, Lénine décrète, vers 1921 une pause dans la collectivisation en lançant la NEP,
« Nouvelle Politique Économique » qui redonne une petite place à l'économie de marché.
C’est sur les décombres de l'empire russe, qu’il crée l'URSS en 1922, et devient le premier dirigeant de la
Russie Soviétique. Victime d'une première attaque en mai 1922, il est partiellement paralysé et perd par moments
l'usage de la parole. Il connaît plusieurs rémissions mais sa santé se dégrade régulièrement. Lénine tente en vain
d'organiser sa succession, mais il meurt le 24 janvier 1924 des suites d'une nouvelle attaque cardiaque.
Le corps de Lénine fut placé dans un mausolée sur la place rouge
à Moscou.
C’est Staline qui lui succèdera en prenant le contrôle de l'URSS.
Mausolée de Lénine
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