Table ronde sur la robotique de pointe et
l’automatisation intelligente, Mississauga, le
4 novembre 2016
Rapport sommaire
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Remerciements : Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) tient à
remercier tous ceux qui ont pris le temps de participer à la table ronde sur la robotique de
pointe et l’automatisation intelligente, le 4 novembre 2016. Merci de votre participation, vos
remarques et vos commentaires pertinents; nous espérons avoir la chance de collaborer avec
vous à l’avenir. Cet événement n’aurait pas été possible sans le soutien des personnes
suivantes :
nos partenaires : SME, les Manufacturiers et exportateurs du Canada (MEC) et le
Regroupement des équipementiers en automatisation industrielle (REAI);
les présentateurs : M. Micheal Gardiner, directeur – Transformation, Siemens Canada;
M. Alain Ouellette, directeur général, GE Aviation Bromont; M. Martin Lavoie, directeur
des politiques – Politiques, MEC; M. Mike Kilfoil, responsable du programme vedette –
Initiative L’usine de l’avenir, CNRC; Mme Sylvie Verdon, gestionnaire, ISDE;
M. Farzad Rayegani, Ph. D., vice-doyen – génie mécanique et électrique, Sheridan
College et M. David McPhail, PDG, Memex.
Remarque à l’intention des lecteurs : Le présent rapport sommaire est un document autonome
dont les participants peuvent se servir pour mobiliser leurs collègues de l’industrie.
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RAPPORT SOMMAIRE
À l’heure actuelle, les gouvernements et l’industrie du monde entier examinent de près le concept
Industrie 4.0 (I4.0) et l’Internet des objets industriel (IdOI) comme moyen de revitaliser le secteur
manufacturier, de faire progresser leur économie et de lancer une transformation radicale de leurs
chaînes de valeur manufacturières vers le concept d’usines intelligentes. Les deux concepts sont
semblables, car ils envisagent un milieu manufacturier au sein duquel les machines, l’analytique et les
personnes sont intégrées, au moyen de la technologie numérique, dans une chaîne de production
décentralisée comprenant notamment la conception, la chaîne d’approvisionnement, la fabrication, la
distribution et le service à la clientèle.
Dans le cadre de son engagement continu auprès des fournisseurs et des utilisateurs de la robotique
de pointe et de l’automatisation intelligente (RP ET AI), Innovation, Sciences et Développement
économique Canada (ISDE) a tenu une table ronde d’une journée, à Mississauga, le 4 novembre 2016,
sur le thème de l’Industrie 4.0 et de l’Internet des objets industriel (IdOI). Quarante-cinq représentants
de l’industrie et des gouvernements ont participé à la table ronde.
La discussion portait sur les répercussions de l’I4.0 et de l’IdOI ainsi que les technologies connexes,
comme la robotique et les mégadonnées, sur le secteur manufacturier canadien et, plus
particulièrement, les petites et moyennes entreprises (PME). La discussion a permis un dialogue éclairé
entre les participants sur les enjeux, les défis et les occasions clés permettant d’accroître la
compétitivité du secteur manufacturier canadien.
CE QUE NOUS AVONS ENTENDU :
La fabrication numérique ouvre la porte à de nouveaux modèles de production. Au Canada, les
connaissances en matière de technologies de fabrication numérique varient et elles sont souvent
assez faibles au sein des PME.
Au Canada, un changement de paradigme est nécessaire pour s’adapter au milieu manufacturier
concurrentiel et pour saisir les occasions offertes par l’I4.0 et l’IdOI. Des pays comme l’Allemagne,
le Japon, les États-Unis, la Corée du Sud et le Mexique investissent massivement dans la mise à
niveau de leur infrastructure de production pour demeurer à l’avant-garde.
Le Canada devrait élaborer une stratégie « fabriqué au Canada » visant à stimuler l’adoption de la
technologie existante reposant sur l’I4.0 et l’IdOI et, selon les pratiques exemplaires à l’échelle
mondiale, accélérer le développement de la nouvelle génération de technologies reposant sur l’I4.0
et l’IdOI.
Les technologies permettent maintenant de concrétiser l’I4.0 et l’IdOI au Canada, et certaines
entreprises les ont déjà mises en œuvre; elles sont toutefois l’exception qui confirme la règle.
À mesure que la chaîne d’approvisionnement se mondialise, les manufacturiers canadiens doivent
s’efforcer d’adopter ces technologies s’ils souhaitent demeurer concurrentiels.
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Les technologies reposant sur l’I4.0 et l’IdOI pourraient mener à d’importants gains de productivité
pour l’industrie manufacturière, comme les secteurs de l’aérospatiale et de la transformation des
aliments et boissons (TAB).
De nouveaux modèles d’affaires comme les « technologies reposant sur l’I4.0 et l’IdOI comme
service » ou les « robots comme service (RaaS) » pourraient éliminer les risques liés à l’adoption et
accélérer la mise en œuvre de l’I4.0 et de l’IdOI par les manufacturiers.
Des programmes de financement novateurs, originaux et ciblés, comme un « filet de protection du
génie » ou une assurance de projet de l’I4.0 et de l’IdOI, sont nécessaires pour accélérer l’adoption
de la technologie et en éliminer le risque.
L’industrie, le milieu universitaire et le gouvernement pourraient se pencher sur la création d’une
grappe, d’une plaque tournante ou d’un réseau de fabrication numérique pour accélérer l’adoption
et le développement de la technologie reposant sur l’I4.0 et d’IdOI, au Canada.
Un programme d’accréditation lié à l’I4.0 et à l’IdOI pourrait aider à définir une méthode
permettant aux entreprises intéressées d’adopter les technologies reposant sur l’I4.0 et l’IdOI,
principalement les PME, et de faciliter leur intégration dans les chaînes d’approvisionnement
mondiales.
Le Canada doit participer aux discussions internationales sur les normes en matière de technologies
reposant sur l’I4.0 et l’IdOI, ces dernières étant nécessaires pour assurer l’intégration sûre et
efficace du matériel numérisé à l’échelle de la chaîne de valeur.
Au Canada, les conditions sont favorables à la recherche université-industrie. Contrairement aux
universités américaines, les universités canadiennes disposent d’ententes souples en matière de
propriété intellectuelle en ce qui touche la collaboration entre le milieu universitaire et l’industrie.
PROCHAINES ÉTAPES
Par la mobilisation de l’industrie, ISDE continuera à examiner les occasions liées à l’automatisation et à
la robotique au sein de l’industrie manufacturière. ISDE appuiera les travaux en cours du Group of
Experts in Automation and Robotics (GEAR) lancés l’année dernière par l’intermédiaire des
Manufacturiers et exportateurs du Canada (MEC). On utilisera les conclusions de la présente table
ronde pour informer les hauts fonctionnaires du Ministère des occasions et des défis liés à l’I4.0 et à
l’IdOI, au Canada, ainsi que de la participation du Ministère à des forums multilatéraux, comme le
G7/G20, l’Organisation de coopération et de développement économiques et le Forum économique
mondial.
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CONTEXTE
Dans le cadre de son engagement continu auprès des fournisseurs et des utilisateurs de la robotique
de pointe et de l’automatisation intelligente (RP et AI), Innovation, Sciences et Développement
économique Canada (ISDE) a tenu une table ronde portant sur les répercussions du concept de
l’Industrie 4.0 (I4.0) et de l’Internet des objets industriel (IdOI), le 4 novembre 2016, à Mississauga. Plus
de 45 représentants de l’industrie, des gouvernements provinciaux et fédéral, du milieu universitaire et
d’organisations régionales de développement économique y ont participé. Les discussions ont eu lieu
au Toronto Congress Center après la fructueuse conférence Manufacturiers intelligents Canada de
2016, organisée par SME, et elles donnaient suite aux discussions tenues le 20 novembre 2015, à
Montréal, avec 30 PDG.
La table ronde avait pour objet de comprendre et de souligner les répercussions de l’I4.0 et de l’IdOI
ainsi que des technologies connexes, comme la robotique et les mégadonnées, sur le secteur
manufacturier canadien, plus particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME). Elle a permis
d’examiner le rôle de ces technologies pour l’avenir de la fabrication et de cerner les secteurs
présentant un potentiel de croissance élevé en ce qui concerne les entreprises canadiennes de
robotique de pointe et d’automatisation intelligente (RP et AI), ainsi que les enjeux que doivent relever
les entreprises lorsqu’elles adoptent ces technologies.
Trois questions ont orienté les discussions.
1. Dans le cadre de la première séance, les participants se sont penchés sur les concepts et les
exigences de base liés à l’I4.0 et à l’IdOI, ainsi que sur la manière dont ces derniers pouvaient
renforcer la compétitivité du secteur manufacturier canadien et de sa chaîne de valeur.
2. Lors de la deuxième séance, les participants ont examiné la manière dont le Canada pourrait
développer un vaste écosystème lié à la RP et AI pour les industries manufacturières
canadiennes, en fonction d’exemples tirés du secteur de l’aérospatiale, de la transformation
des aliments, du milieu universitaire et du Conseil national de recherches du Canada (CNRC).
3. Enfin, dans le cadre de la troisième séance, les participants ont examiné les répercussions de
l’évolution rapide des technologies d’avant-garde, comme l’analyse de données et l’intelligence
artificielle, ainsi que la façon d’accélérer le développement et l’intégration de ces nouvelles
technologies dans le secteur manufacturier canadien.
CE QUE NOUS AVONS ENTENDU
OCCASION À SAISIR
La fabrication numérique, l’idée de base sur laquelle reposent l’I4.0 et l’IdOI, offre de nouvelles
occasions d’accroître la productivité des manufacturiers. À l’heure actuelle, la capacité de traitement
et la connectivité accrues permettent la numérisation de tous les éléments essentiels d’un système de
production et la création d’une représentation numérique ou d’un « jumeau numérique » de
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