Chers étudiants, le texte ci-dessous contient l`information sur la

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Chers étudiants, le texte ci-dessous contient l’information sur la célébration de Noêl dans les
pays européens. Après avoir lu ce texte, répondez aux questions:
 Les traditions de quel pays vous semblent les plus étonnantes ?
 Qui distribue les cadeaux dans ce pays ?
 Quels sont les plats classiques réservés à cette fête ?
COMMISSION EUROPÉENNE
Représentation Régionale en France (Marseille)
Marseille, le 20 décembre 2006
NOTE DE SYNTHESE
Objet : Noël en Europe
A l'origine, dans la religion chrétienne, la fête de Noël n'existait pas. On célébrait, en revanche,
à partir du IIème siècle la fête de l'Epiphanie. Ce n'est qu'à partir du IIIe siècle que l'Eglise
célèbre la naissance du Christ, après s'être accordé sur une date symbolique. Ainsi la date du 25
décembre fut fixée vers l'année 300 par Rome, afin de christianiser les rites issus de la culture
populaire. Avec l'expansion du christianisme, la fête de Noël s'est peu à peu répandue en
Europe. Chaque pays, de par son histoire spécifique et ses croyances religieuses, donne à la fête
de Noël une signification particulière, assortie de traditions, de légendes, de pratiques
ritualisées. La célébration de Noël dans les 25, et bientôt 27, Etats de l’Union européenne reflète
ainsi la grande diversité dans l'histoire et la culture des peuples du Vieux continent. Noël est
devenu une fête de famille dont les enfants sont au centre.
L'étude des traditions de Noël fait apparaître une grande diversité dans les célébrations, tout
comme les personnages emblématiques porteurs de présents et de cadeaux ou dans les traditions
culinaires et gastronomiques très localisées car liées aux produits du terroir.
Cette note nous permet de faire un tour rapide de quelques unes de ces traditions. Elle
n’est pas exhaustive.
1. Les traditions et célébrations de Noël
2. Les "porteurs" de présents et de cadeaux
3. Les traditions culinaires et gastronomiques de Noël.
1. Les traditions et célébrations de Noël
La célébration de Noël dans les 25, bientôt 27, Etats de l’Union européenne reflète la grande
diversité dans l'histoire et la culture des peuples du Vieux continent. Rites religieux, légendes et
superstitions se sont mélangées au fil des ans. Bien que l'on constate une certaine généralisation
des traditions, les pays européens ont toutefois conservé les particularismes qui leur sont propres.
La fête de Noël porte un nom très différent selon les pays : par exemple, le mot « Christmas »
signifie « messes du Christ », alors que « Weihnachten » en allemand signifie « nuits sacrées ».
« Frohe Weihnachten / Frohliche Weihnachten » (Joyeux Noël) - Les Allemands disent
Weinacht ou Weinachten, ce qui signifie « nuits saintes ». Toutes les familles construisent des
couronnes de l'Avent avec des branches de sapin sur un paillon. Les couronnes représentent le
soleil ou la roue de l'année et les bougies les saisons. La première semaine vers la fin novembre,
ils allument la première bougie. Puis la deuxième semaine, la deuxième bougie et ainsi de suite,
jusqu’à la dernière semaine où les quatre bougies sont allumées.
« Frohe Weihnachten » - En Autriche, le 24 décembre 1818, à l'occasion de la messe de minuit,
le chant « Stille Nacht, heilige Nacht » (« Douce nuit, sainte nuit ») s'éleva pour la première fois :
il fera ensuite le tour du monde et sera traduit en 330 langues.
« ВЕСЕЛА КОЛЕДА » (« vesela koleda ») - En Bulgarie, le soir du 24 décembre, c’est « budni
vetcher ». Sur le plancher de la salle à manger, est étendue de la paille recouverte d’une nappe
réservée au réveillon de Noël, et sur laquelle sont posés 7, 9 ou 12 plats maigres. La personne la
plus âgée, passe avec l'encens dans toutes les pièces de la maison, dans un but préventif et de
purification. A minuit commence koleda, la fête de Noël. Les jeunes filles préparent un pain
spécial, un kravaï, pour leur koledar favori. Les koledari sont des hommes : célibataires, des
jeunes ou jeunes mariés. Ce sont des chanteurs de Noël, qui visitent chaque maison du village
pour y présenter leurs voeux et recevoir des cadeaux spécialement préparés à leur intention.
Après s'être réunis une dizaine de jours avant pour étudier les chants traditionnels et choisir leur
meneur, ils vont dans les maisons de minuit au petit matin dans des habits de fête (ils portent des
parures fantaisistes qui diffèrent selon les régions), avec un bouquet sur leur chapeau. Ils ont
obligatoirement à la main la kolédarka, un grand bâton en bois de chêne sculpté.
« Glaedelig Jul ». Au Danemark, tous les jours de décembre, du 1er au 24, on fait brûler
un nombre sur une bougie-calendrier qui compte les jours restants jusqu’à Noël, graduée de 1 à
24. De plus, la tradition religieuse de l’Avent de la naissance de Jésus, implique que les quatre
derniers dimanches avant Noël, on fasse brûler quatre bougies fixées sur un chandelier, ou sur
une composition florale faite par les familles. Le premier dimanche, est brûlé un quart de la
première bougie, le second dimanche, le deuxième quart de la première et la moitié de la
deuxième bougie, le troisième dimanche, le troisième quart de la première et seconde bougie et
les trois quarts de la troisième, et le dernier dimanche avant Noël, le reste des quatre bougies.
Au Danemark, la Sainte Lucie, patronne des lumières, est célébrée dans la nuit du 12 au 13
décembre. Une jeune fille vêtue de blanc porte sur la tête une couronne de bougies. Elle dirige
une procession de demoiselles et de garçons d'honneur chantant un chant traditionnel, eux aussi
vêtus de blanc et portant une bougie à la main.
« Feliz navidad » - Pour les espagnols, Noël est avant tout une fête religieuse : c’est le
jour de la naissance de Jésus. Traditionnellement avant le dîner, les enfants vont chanter des
chants de Noël, les villancicos, de maison en maison, et demander des offrandes.
« Haid Joule, Rôômsaid Jôule » - Noël en Estonie est un mélange de traditions, de
moderne et de religion. Chaque année le 24 décembre, le président estonien déclare la trêve de
Noël, une coutume vieille de trois cent cinquante ans. Autrefois, dans les campagnes, les paysans
scrutaient les étoiles,interrogeaient la glace pour y lire le temps de l’année à venir. Ils croyaient
que cette nuit-là, les bons et les mauvais esprits se promenaient. Il fallait donc laisser de la
nourriture sur la table et du feu dans l’âtre jusqu’au matin.
« Hauskaa Joulua » - En Finlande, le grand jour, c'est le 24. Sur les douze coups de
midi, la paix de noël est officiellement proclamée à Turku, l’ancienne capitale finlandaise,
cérémonie officielle très importante retransmise à la télé et à la radio. Cette proclamation fait «
descendre la Paix de Noël » sur toute la Finlande. Le soir de Noël, chanter des chansons, aller à
l’église et au cimetière, se détendre au sauna et se réunir autour d’un dîner, sont des activités
traditionnelles.
« Eftihismena Christougenna » en Grèce, ou « Eftihismena Christougenna, Noeliniz
kutlu olsun ve yeni yili » à Chypre - En raison de la culture orthodoxe, Noël est une fête
beaucoup moins importante qu'en France par exemple, et beaucoup moins célébrée que Pâques.
Durant le mois de Décembre on voit toutefois les vitrines des magasins s'illuminer et des sapins
décorés, qui supplantent progressivement le bateau, emblème traditionnel de Noël en Grèce et à
Chypre. Le 24 Décembre, les enfants, par petits groupes, sonnent aux portes des maisons et
chantent les kalanda, et reçoivent en échange une petite pièce. Les grecs se couchent tôt pour
pouvoir assister à la messe qui commence à quatre heures du matin. A partir de noël et jusqu'au
jour des rois, il faut craindre l'arrivée de certains mauvais esprits, les Kalikantzari, qui se glissent
la nuit dans les maisons par la cheminée et font des niches désagréables. Il existe plein de rituels
pour les empêcher de s'infiltrer, comme faire du bruit en jetant du sel dans le feu, les distraire en
leur donnant à manger ou en suspendant des passoires (pendant qu'ils comptent les trous, ils ne
font pas de sottises).
« Boldog Karácsonyt » - Depuis le Moyen Âge, les Hongrois miment et jouent des
histoires de Noël avec des acteurs ou des marionnettes. La plus célèbre pantomime s’appelle le «
Jeu des bergers ». Un ange réveille les bergers endormis pour les envoyer voir l’Enfant Jésus.
« Nollaig » (qui signifie « jour de la naissance ») - En Irlande, les traditions religieuses
sont très ancrées dans les célébrations des fêtes de Noël. Les irlandais allument des bougies aux
fenêtres. A l'origine, il s'agissait d'un signe de bienvenue adressé à Marie et Joseph. C'est
pourquoi, la tradition veut que chaque bougie soit allumée par la personne la plus jeune de la
maison et ne soit soufflée que par une personne s'appelant Mary.
« Buon Natale » - La crèche est originaire d'Italie. Selon la tradition, les familles
italiennes l'installent neuf jours avant la naissance du Christ. Partout en Italie, on offre des
cadeaux de Noël au Nouvel An. Les enfants ne sont pas les seuls à être gâtés, on offre à ses
proches, ses collègues de travail, ses voisins, des douceurs, des gourmandises, des gâteaux. Cette
tradition prend certainement sa source dans une vieille tradition rurale. La nuit de Noël, tous les
enfants du village faisaient, en effet, le tour des maisons en chantant et en récitant des voeux de
bonheur, de prospérité et de bonne récolte. En échange, ils recevaient la plupart du temps des
cadeaux alimentaires comme de la farine, des oeufs et, les bonnes années, de la viande séchée.
« priecīgus Ziemassvētkus » - Lorsqu’en Lettonie les jours commencent à rallonger, et
passé le solstice d’hiver le 22 décembre, les Lettons fêtent depuis des temps très lointains le
retour du soleil, et ces traditions se mélangent à celles du Noël chrétien. Autrefois, les habitants
se promenaient dans les rues, le visage dissimulé derrière un masque d’ours, de cheval, de loup,
de chèvre, de nain ou de géant… pour effrayer les mauvais esprits.
« su Kaledoms » - Le soir du 24 décembre, les lituaniens ne s’aventurent guère loin de
leur maison : on raconte que les esprits rôdent durant la nuit de Noël. Autrefois, dans les
campagnes, on prédisait l’avenir ce soir-là. Les jeunes filles entassaient le plus de bûches
possible dans leurs bras. Si leur nombre était pair, on disait qu’elles se marieraient bientôt ;
sinon, il leur faudrait attendre l’année suivante.
« Il-Festi t-Tajba » - A Malte, il fait environ 15° au moment des fêtes de Noël. Quatre
semaines avant Noël, on plante des graines de millet qu'on va laisser pousser dans l'obscurité.
Privées de chlorophylle, les pousses seront blanches, comme la barbe du Père Noël. Cette «
Gulhiena » sera exposée à la fenêtre ou à côté du sapin et de la crèche le soir du 24 décembre.
« Boze Narodzenie » (qui signifie la naissance du dieu) - En Pologne, Noël s'appelle «
Gwiazdka » ou « Petite étoile » (en souvenir de l’Etoile de Bethléem), et est très associé à la
magie. Lors de la Wigilia, le réveillon du 24, la première étoile qui apparaît dans le ciel, appelée
Gwiazdka, annonce le début de la fête.
« Boas Festas » - Il n'y a pas encore beaucoup de sapins de Noël au Portugal, mais il y a
un bois de Noël que le notable de chaque village offre aux jeunes gens. Ceux-ci doivent le
couper et le ramener dans un char tiré par des boeufs. On le bénit sur le parvis de l'église et on y
met le feu le 24 décembre pour qu'il brûle toute la nuit. Nord et Sud cultivent leurs spécificités.
Dans certains villages, la nuit du 24, les habitants chantent devant les portes. Dans d’autres, on
fait brûler un grand tronc d’arbre devant les églises et les habitants, avant et après la messe de
minuit, y restent pour se chauffer et parler entre eux. Au moment où sonnent les douze coups de
minuit, tous les fidèles se dirigent à l'église locale pour y célébrer la Missa do Galo (« la messe
du coq » : selon les croyances, un coq aurait chanté le matin du 25 décembre, célébrant à sa
façon la naissance de Jésus Christ).
En République tchèque, tout un monde de magie et de féerie s'installe dès les premiers
jours de l'Avent. Une légende veut que seuls les jeûneurs (si on ne mange rien toute la journée
sauf le soir) peuvent voir le petit cochon d'or qui se promène parmi les étoiles cette nuit-là. On y
lit aussi l'avenir grâce à quelques accessoires. Voir une étoile dans une pomme coupée en deux,
veut dire qu’on va vivre longtemps, alors qu’une croix signifie qu’on ne va pas vivre
longtemps… Lorsque vous cassez quatre noix d'affilée, si toutes sont saines, alors, la santé sera
excellente ! Par ailleurs, beaucoup de Tchèques perpétuent l’ancienne tradition de couper une
branche de cerisier et de la conserver dans un vase à l’intérieur de la maison. Si elle est fleurie
pour Noël, c’est un bon présage : l’hiver sera court et la famille heureuse.
« Sarbatori Vesele » - En Roumanie, les coutumes dépendent de chaque région. Dans
les campagnes, ont lieu des danses avec des masques et des chants en étant vêtus d’habits
traditionnels. Dans la ville également on va chanter dans les maisons des amis. Les hommes s’en
vont avec une étoile et chantent la chanson de l’étoile, pour qu’on leur donne des gâteux, ainsi
que des noix et des pommes.
« Merry Christmas » - Au Royaume-Uni, le mot Noël, « Christmas », signifie « messe
du Christ ». Ce n'est pas la naissance du Christ qui est évoquée, comme dans les langues latines,
mais la messe de la nuit de Noël comme en Allemagne. Les cartes de voeux sont d'origine anglosaxonne : chacun en envoie aux personnes qu'il connaît et, dans chaque maison, on accroche les
cartes reçues au dessus de la cheminée. Très souvent, des groupes de personnes entonnent des
chansons traditionnelles dans les rues pour recevoir de l'argent qui va pour la charité. Les
«Christmas Carols» sont les chants de Noël que les enfants entonnent dans la rue pour obtenir
quelques pièces de monnaie.
« Vesele Vianoce » - En Slovaquie on jeûne le midi du 24 décembre. Aux enfants, les
parents disaient que s'ils attendent le dîner sans manger le moindre petit morceau, le soir à minuit
ils verront le petit cochon d'or. Jusqu'à maintenant aucun enfant n'a vu ce petit cochon d'or, car
c'est difficile pour eux de jeûner du matin jusqu'à 18h00... Dans certains petits villages, femmes
et hommes chantent sous les fenêtres de leurs proches (famille, amis, voisins) en leur souhaitant
un Joyeux Noël.
« Srecen Bozic » - En Slovénie, bien avant les fêtes chrétiennes, au moment du solstice
d'hiver, on célébrait le Dieu Soleil et sa descendance, la fin de l'ancien soleil et le début d'un
nouveau cycle. C'est pourquoi perdurent aujourd'hui encore un grand nombre de légendes, de
traditions et de superstitions autour de Noël.
«God Jul» - En Suède, le quatrième dimanche avant Noël, les familles sortent le
chandelier à quatre bougies de l'Avent, et, chaque dimanche, on allume une bougie, de sorte que
la quatrième est allumée quand la première achève de se consumer. Pendant l'Avent, beaucoup
de fenêtres arborent l'étoile de l'Avent en paille ou en métal. La légende des « Tomte » veut que à
Noël, on installe des lumières et des Tomte sous le sapin. Autrefois, dans les fermes, selon la
légende, chacun avait son Tomte. Il gardait la récolte tout au long de l'année et s'assurait du
troupeau. Aujourd'hui, il surveille la maison et la famille. Pour les Suédois, les festivités de Noël
commencent le 13 décembre, le jour de la Sainte-Lucie. Le 13 au matin, l'aînée des filles de la
maison met une grande robe blanche avec une ceinture rouge, une couronne avec 4 bougies
allumées sur sa tête, et porte sur un plateau, une boisson chaude et des cookies. Les autres filles
la suivent, ainsi que les garçons habillés en blanc avec une étoile pointue sur la tête, le bonnet
pointu de mage. Elle apporte le petit déjeuner à ses parents. Il y a des défilés et des fêtes toute la
journée et même des concours de Lucie. On défile dans les rues et on se régale de brioches au
safran, les « Lussekatter ». Sainte Lucie est omniprésente dans les écoles, au travail et à la tête de
cortèges de demoiselles, garçons d'honneur et de lutins, s'avançant en chantant couronnée de
lumière. Chaque année, une Lucie nationale est couronnée au Musée en plein air de Skansen à
Stockholm.
2. Les porteurs de cadeaux
Si le Père Noël tend à s’imposer dans bon nombre de pays européens, un certain
nombre conserve leur porteur traditionnel de cadeaux. Saint-Nicolas, en particulier,
apporte des cadeaux et est une fête parfois considérée comme plus importante que Noël.
Certains pays européens ont également un porteur de cadeaux qui leur est propre, à
l’image de la Béfana en Italie, ou encore de Saint-Basile en Grèce et à Chypre.
Saint-Nicolas
Saint-Nicolas est né à la fin du IIIe siècle en Asie mineure et était l'évêque de Myre. Il accomplit
de nombreux miracles, sauva des matelots qui allaient se noyer, multiplia la farine pour préserver
une région de la famine, protégeait les veuves, les enfants et les gens faibles. Il fut emprisonné
puis tué aux temps des persécutions sous l'Empire Romain. Au fil des ans il est devenu le saint
patron des enfants, des marins, des marchands, des voyageurs...
Dans quelques pays européens, on fête la Saint Nicolas, le soir du 5 décembre et la
journée du 6 décembre. Dans certains, elle est même plus fêtée que Noël, et se fête différemment
selon les régions ou les pays.
En Allemagne, à côté du Santa Klaus (Saint-Nicolas), habillé en grand évêque avec un grand
manteau rouge, il y a toujours le Knecht Ruprecht (l’équivalent du père Fouettard), qui a un
grand sac et de petites baguettes de bois pour punir ceux qui n'ont pas été gentils, barbouillé de
charbon et est couvert de peaux de bêtes, et qui, parfois, peut prendre les enfants dans son sac.
Saint Nicolas a deux livres, l'un en or où sont inscrits les noms des bons élèves et un noir pour
les moins gentils et il décide avec le Ruprecht s'il donne un cadeau ou des coups de baguettes.
En Autriche, Saint Nicolas est accompagné des Krampus, qui portent une peau de bête et
un masque affreux, et qui menacent d'emmener les enfants désobéissants en enfer avec eux.
En Belgique, Saint Nicolas est le patron des écoliers pour avoir ressuscité trois petits
enfants qu'un charcutier avait transformé en chair à saucisse. C'est le Père Noël des enfants
belges (mais ils reçoivent également des cadeaux à Noël…). Saint-Nicolas vient dans la nuit du 5
au 6 décembre avec son âne chargé de jouets, et apporte les cadeaux et les bonbons. Mais les
enfants qui n'ont pas été sages reçoivent un morceau de charbon et craignent le martinet de père
fouettard. Près de la cheminée, les enfants déposent un navet et une carotte pour l'âne.
En Hongrie, Saint Nicolas est appelé « Mikulás » et passe le 6 décembre. Les enfants
mettent leurs bottes sous la fenêtre le 5 au soir. S'ils ont été gentils, ils y trouveront de bonnes
choses, des jouets et des livres. S'ils ont été méchants, une baguette avec une petite figure de
diable pour dire qu'ils vont être battus. Tous les enfants pratiquement reçoivent les deux. Mikulas
est accompagné de diablotins appelés « krampusz ».
Au Luxembourg, le 6 décembre est célébré « Nikloosdaag », la fête de Saint Nicolas.
Les enfants reçoivent des cadeaux de Kleeschen (Saint-Nicolas), symbolisé par un vieux
monsieur à barbe et cheveux blancs, et habillé en rouge. A la différence du Père Noël, SaintNicolas porte un chapeau rouge pointu (la mitre) et une sorte de bâton (la crosse). Il est
accompagné du Père Fouettard, habillé en noir, et portant des bâtonnets pour punir les enfants
qui n'auraient pas été sages. Ils arrivent en hélicoptère, train ou même en âne selon les cas…
Pendant les semaines qui précèdent, les enfants posent leurs souliers devant la cheminée pour
que Kleeschen puisse y mettre ses sucreries, notamment des « Boxemännercher » (« Bonhomme
en culotte »), brioches typiques en forme de bonhomme. La nuit du 5 au 6 décembre, près des
chaussettes de chaque enfant, des gourmandises mais aussi un verre de vin les attendent pour les
aider à prendre des forces. En échange, ils déposent les cadeaux.
Au Pays Bas, la Saint Nicolas est beaucoup plus importante que Noël. L'arrivée de
Sinterklaas (Saint Nicolas) est même diffusée à la télévision ! D'après la légende, Sinterklaas
arrive en Hollande vers le 13 novembre en bateau d'Espagne. Il y est reçu avec tout un
cérémonial. Il choisit chaque année un port d'arrivée différent. Saint Nicolas traverse alors la
ville sur son grand cheval blanc, capable de marcher sur les toits, et distribue des bonbons aux
enfants. Saint Nicolas est accompagné d'un personnage rude au visage noirci et tout noir de suie
à force de descendre dans les cheminées, et qui porte une baguette, sous le nom de Zwarte Piet
(le Père Fouettard). Les enfants mettent leurs chaussons devant la cheminée, et le lendemain
matin, ceux qui ont été sages découvrent une multitude de sucreries, de friandises et de petits
présents que Saint Nicolas a déposé. Les autres qui n’ont pas été sages, sont censés être emportés
par les swarte Pieten dans les sacs de jute en Espagne...
En République tchèque, la veille de sa fête, Saint Nicolas, Svaty Mikalas, se rend dans
tous les foyers de République tchèque. Le saint descend du ciel, accompagné d’un ange et d’un
diable muni d’un fouet, en s’agrippant à une corde en or. Ils font un peu peur aux enfants, mais
ils leur apportent des petits cadeaux, des fruits et des sucreries.
En Slovaquie, Saint Nicolas est accompagné de personnages masqués, son rôle principal
est de chasser la mort des habitations.
En Slovénie, il y a encore une cinquantaine d’années, saint Nicolas, Miklavz, passait dans
les villages de Slovénie, avec sa mitre et sa chasuble d’évêque, accompagné d’anges et de
diables sautillants qui faisaient grincer des chaînes. Les pères attendaient sur le pas de la porte,
les enfants serrés derrière eux. Miklavz lisait la liste des enfants sages auxquels les anges
distribuaient des fruits secs, les autres recevaient quelques petits coups d’une baguette décorée
de rubans, la miklavzeva siba. Cette coutume a presque disparu, mais les Slovènes continuent à
se passer, de maison en maison, une statue de la Vierge pour rappeler le voyage de Marie et de
Joseph jusqu’à Nazareth.
Le Père Noël
L’échange de cadeaux est pratiqué depuis longtemps par les chrétiens européens pour célébrer la
naissance du Christ, mais ce sont surtout les américains qui ont popularisé le personnage du Père
Noël en Europe.
Au Danemark, le père Noël, Julinisse, a beaucoup de lutins qui l’aident pour que tous les
cadeaux soient prêts le soir de Noël. Le père Noël habite au Groenland avec ses rennes et ses
lutins domestiques.
En Italie, le Père Noël (Babbo Natale) ou le Petit Jésus (Gesù Bambino) apportent les cadeaux le
25 décembre.
En Finlande, le soir, le père noël visite en personne chaque maison. Les enfants sont déguisés
soit en aides du Père Noël, soit en lutins rouges. Si l'on a été bien sage pendant toute l’année, le
Père Noël apporte les cadeaux, sinon, tous les enfants finlandais savent qu'il pourrait aussi
amener un martinet. Mais il n’a heureusement jamais eu besoin de s’en servir. Le père noël, qui a
beaucoup de travail et a fait un très long voyage pour venir de korvatunturi en Laponie, laisse ses
cadeaux au milieu du salon. Ce sont donc les aides qui font la distribution.
En France, les enfants sages vont ouvrir leurs cadeaux au pied du sapin le 25 au réveil ou le 24
au soir après la bûche. Le Père Noël vient du ciel en traîneau.
En Grande-Bretagne et en Irlande, Father Christmas ou Santa Claus arrive sur un traîneau tiré
par des rennes. Le bonhomme en houppelande rouge et à la barbe blanche descend par la
cheminée dans la nuit du 24 au 25 décembre pour remplir les bas de laine que les enfants ont
accrochés au pied de leurs lits.
Au Portugal, le Père Noël ou Pai Natal, apporte les cadeaux dans la nuit du 24 au 25 décembre,
ou le petit Jésus selon les traditions. Les cadeaux sont ouverts au retour de la messe.
En Lituanie, le Père Noël, Kaledu senis, vêtu d’un manteau de fourrure et portant une longue
barbe, passe de maison en maison et distribue des cadeaux aux enfants.
En Pologne, les enfants ont principalement reçu leurs cadeaux pour la Saint Nicolas, mais la
bonne étoile peut leur en déposer d’autres sous le sapin dans la nuit du 24 (déposés par un ange
ou une étoile). Lorsque les cadeaux sont déballés, les petits garçons peuvent aller chanter des
cantiques de Noël de maison en maison et reçoivent d’autres cadeaux ou de l’argent.
En Roumanie, le Père Noël, Mos Craciun, vient la nuit du 24 pour déposer ses cadeaux sous
l’arbre.
Le Christkind (l’enfant Jésus)
En Allemagne, même s’il existe Saint-Nicolas, le Christkind (l’enfant Jésus) fait également sa
distribution le 24 décembre. Son passage est signalé par une clochette.
En Autriche, dès le matin du 24 décembre et toute la journée, le salon est strictement interdit
aux enfants, car le Christkind y travaille. C'est lui qui se charge d'apporter l'arbre, de le décorer,
d'installer la crèche et de disposer les paquets autour. Au crépuscule, le Christkind et ses
compagnons s'acquittent de leur ultime tâche : allumer les bougies de l'arbre de Noël.
Saint Basile
En Grèce et à Chypre, c'est Saint Basile qui apporte des cadeaux aux enfants le 1er janvier. Le
soir, les enfants grecs vont chanter chez les voisins. En échange, ils reçoivent des friandises. Les
cadeaux des enfants sont toutefois de plus en plus reçus à Noël.
Les Rois mages
Les trois mages qui ont suivi l'étoile de Bethléem étaient probablement des prêtres venus de
Perse. Ils étaient aussi de fins astronomes, ce qui explique, en partie, leur intérêt pour l'étoile de
Bethléem. Le but de leur pèlerinage était de rendre hommage au nouveau roi du monde, l'Enfant
Jésus, et de lui apporter des présents. Ils arrivèrent à Bethléem le 6 janvier, soit 12 jours après la
naissance de Jésus. C'est pourquoi, aujourd'hui encore, nous appelons cette journée la fête des
rois ou l'Épiphanie, ce qui signifie « apparition ».
En Espagne, ce sont les Rois mages qui viennent le 6 janvier mettre les jouets dans les sabots
posés sur les balcons : Balthazar le roi noir, Gaspard avec sa barbe et ses cheveux bruns, et
Melchior, avec sa grande barbe et ses longs cheveux blancs. En effet, même si « Papa Noel » est
de plus en plus populaire en raison de l’internationalisation, ce sont traditionnellement les rois
mages qui apportent les cadeaux aux enfants.
La Befana
En Italie, c'est une vieille femme un peu grincheuse qui porte les cadeaux de Noël le 6 janvier.
Son nom, la Befana, vient du mot Épiphanie, en italien, Epiphania. Tout comme l'origine de son
nom l'indique, ce n'est pas à Noël qu'elle se glisse dans les maisons mais durant la nuit du 6
janvier. Elle dépose alors dans les souliers des enfants sages et endormis des gâteaux, des
biscuits et des jouets. Les souliers des enfants moins sages... sont remplis de charbon.
La légende veut que la Befana ait été avertie de la naissance de Jésus par les rois mages. Ceux-ci
l'invitèrent à les accompagner et à suivre l'Étoile pour rencontrer l'Enfant Roi. Ayant tardé à se
mettre en route, Befana a perdu la trace de l'Étoile. Depuis ce temps, à cheval sur son balai,
portant un grand panier rempli de gâteries, elle vole de maison en maison dans l'espoir de trouver
le petit Jésus. Par précaution, elle laisse un cadeau à chaque enfant endormi. Si c'était lui...
Le Jul Tompte
En Suède, les cadeaux sont amenés le soir de noël par Jul Tompte et son aide, la chèvre en paille.
C'est un petit homme maigrichon moitié lutin, moitié gnome, qui porte une grande barbe
blanche, un petit bonnet rouge pointu, un manteau et des sabots de bois. Jul Tompte vit dans
l'étable ou sous le plancher de la maison. On dit qu'il surveille la maison et ses membres. En
échange, il ne demande qu'un bol de pudding au riz à noël. Pour avertir qu'il est passé, il cogne
sur la porte. Le bol est vide et le sac de cadeaux est là. Les présents se nomment « juklappar »,
littéralement « coups de Noël », parce qu'ils sont offerts comme une farce.
3. Les traditions culinaires de Noël
Partager un repas en famille à Noël est d'usage dans tous les Etats membres de
l’Union européenne. Toutefois, tous les pays n'ont pas tous les mêmes coutumes culinaires.
Chaque pays a ses spécialités.
En Allemagne, le 24 au soir est un réveillon très festif et très gourmand, ce qui lui vaut
son surnom de« réveillon du ventre plein » (Vollbauchabend). Longtemps, le porc a trôné
comme plat principal, en souvenir du sanglier jadis sacrifié au dieu germain de la guerre, Wotan.
Aujourd'hui, l'oie rôtie ou farcie est cuisinée, accompagnée de multitudes d'accompagnements de
fruits et légumes épicés et précédée de charcuteries. On déguste également le stollen, gâteau aux
fruits et au rhum.
En Autriche, le repas est généralement assez simple à base de carpe, et se termine par la
dégustation des petits gâteaux de Noël, des biscuits et du pain d'épices, confectionnés par les
mères autrichiennes à partir de recettes ancestrales.
En Bulgarie, le repas est frugal et végétarien. Sept, neuf ou douze plats sont servis. Sept
correspond aux sept jours de la semaine, neuf représente les mois de la grossesse, et douze pour
les douze mois de l'année. Le pain le plus important est celui consacré à la fête appelé bogova
pita, un genre de fougasse, rond et avec des formes. Dans certaines régions de la Bulgarie, on y
insère une pièce en argent, qui apportera le bonheur à la personne qui la trouvera. Plusieurs
versions existent concernant la pita, dans laquelle on peut mettre des brins de sapins ou bien
autant de petits papiers que le nombre de participants, et sur lesquels on écrit un petit message de
voeux de bonheur et bonne santé. En Belgique et au Luxembourg, on croque les speculoos, des
biscuits en pain d'épices en en forme de personnages, comme Saint-Nicolas. Aux Pays-Bas, le 5
décembre, on déguste des biscuits semblables.
Au Luxembourg, on prépare également les Stollen, biscuits aux fruits secs et au raisin.
On se régale de sucreries ou de Gromperekichelcher, spécialité aux pommes de terres et aux
oeufs. C'est le 24 décembre après minuit que l'on mange en famille le boudin noir aux pommes et
aux pommes de terre.
A Chypre on déguste de la dinde farcie. La maman prépare le pain de Noël, en
imprimant la marque de sa main avant la cuisson pour montrer aux enfants que Jésus a marqué
ce pain en ce jour béni. Au Danemark, à la fin du repas, le soir du 24, on sert le Julegrod, un
pudding de riz au lait au sucre et à la cannelle où se cache une amande entière. Celui qui trouve
l'amande cachée reçoit en cadeau un petit cochon porte bonheur en pâte d'amande. Il sera le roi à
l'Épiphanie. Les elfes raffolent de ce plat, et c'est pourquoi, on leur sert une portion qu'on laisse
sur le foyer ou sur le pas de la porte.
En Espagne, les traditions culinaires varient d'une province à l'autre mais le plat principal
est souvent une dinde, ou un ragoût de chevreau, du dindon farci et de la dorade rose. On prépare
de la soupe aux amandes. Le plus typique reste les confiseries : notamment en dessert, le Turron
(nougat mélange de caramel et d'amandes).
En Estonie, pour le réveillon, on mange des saucisses et du chou ou du poisson, et on
boit de la bière brassée. Les desserts sont composés des biscuits de pain d’épice appelés
pipparkogid, à base de grains de poivre de la cannelle et de la poudre de cacao ou des tartes aux
fruits rouges, le tout arrosé de bière.
En Finlande, des gâteaux de pain d’épices et des tartes aux pruneaux sont cuisinés à
l'avance. Le réveillon de Noël débute par un délicieux porridge de riz dès le déjeuner. Le repas
de Noël, composé d'un jambon à l'os ou parfois de dinde en sauce, de poisson, de ragoût carélien,
de gratin de pommes de terre ou de carottes, accompagnés d’une traditionnelle salade froide
finlandaise.
En France, la « dinde aux marrons » constitue le plat de résistance traditionnel du
réveillon de Noël. Et on mange de la bûche de Noël.
En Provence, on conserve le rituel des 13 desserts, personnalisant la Cène avec Jésus et
les 12 apôtres. Composés du traditionnel pain à l'huile d'olive aromatisé aux zestes d'agrumes
appelé « pompe à l'huile », de confiseries et pâtisseries locales (comme par exemple les fameux
calissons d'Aix), de nougats noir et blanc, de fruits confits, en pâte, frais et secs (raisins,
amandes, figues, noisettes symbolisant les « quatre mendiants » par leurs couleurs sombres
associées à celles des ordres mendiants, noix, dattes, etc). On l'accompagne d'une boisson
chaude, habituellement du vin cuit.
En Alsace, on y trouve lors des fêtes de fin d'année, des gâteaux de toutes formes,
illustrant les thèmes et personnages de Noël (nouveau-né, étoile, sapin, croissant de lune, croix,
etc) : les « Christolles » représentent l'enfant Jésus enveloppé dans ses langes, le « Mannele » est
tressé comme les bretzels... Depuis le XVIème siècle, on offre toujours à Saint Nicolas du pain
d'épices, parfumé avec de la cannelle, de la cardamome, des amandes et du miel.
En Grèce, le plat traditionnel est la dinde. Les fêtes de fin d'année sont l’occasion de se
régaler de « melomakarona » (petits gâteaux au miel) et de « kourabiedes » (petits gâteaux à
base d'amandes) confectionnés par les mamans mais que l'on trouve également dans les
nombreuses boulangeries et pâtisseries. On mange également un pain spécial, le christopsomo,
dans lequel la cuisinière a imprimé la marque de sa main. Lorsqu'elle le sert elle déclare aux
enfants que c'est la marque des doigts du christ, preuve qu'il est né.
A l’occasion de la Saint-Basile le 1er Janvier et qui correspond au père Noël, on cuisine une
galette sucrée, la Vassilopita, gâteau de Saint-Basile. Une pièce d’or cachée à l’intérieur porte
bonheur pour toute l’année à celui qui la trouve.
En Hongrie, la préparation de la table de Noël est très importante : les Hongrois y posent
de la paille puis des objets tels que des peignes, des couteaux, et recouvrent le tout d’une nappe.
Sous la table, ils glissent un panier rempli d’avoine, de blé, de maïs. Autrefois, les paysans
espéraient ainsi avoir de meilleures récoltes. Le plat central du dîner de Noël est le poisson. Le
dîner commence en prenant une très belle pomme et en la coupant en autant de morceaux que de
convives. En même temps qu'on la partage, on souhaite se retrouver ensemble de nouveau
l'année suivante. Puis chacun prend une noix dans un panier et l'ouvre : si la noix est belle, signe
de bonne santé, dans le cas contraire c’est mauvais présage.
En Italie, le repas est composé de poisson. Les recettes et les gâteaux varient du Nord au
Sud. On trouve le très populaire Panettone, le gâteau typique. Les Italiens dégustent aussi le
Pandoro d'origine plus récente. En Italie du Centre, on trouvera plutôt le Panforte et les torroni.
Au Sud, on cuisinera plutôt les Struffoli.
En Lituanie, au dîner, la famille se partage des biscuits secs au pavot, les Kuciukai, des
gâteaux aux fruits rouges et des galettes d’avoine.
A Malte, le menu de Noël est le fruit de nombreuses influences méditerranéennes et
anglaises. On mange souvent de la dinde rôtie et un christmas cake en dessert. On se régale
aussi, de spécialités telles que les « gimblettes au miel ou au sésame », qui sont des gâteaux
savoureux en forme d'anneaux.
Au Portugal, le dîner, « Consoada », est composé du plat de Noël traditionnel «
Bacalhau cozido » (morue cuite avec des pommes de terre et du chou, et arrosée d'huile d'olive).
Le repas du Réveillon reste sobre jusqu'à l'entrée en scène des 13 desserts traditionnels :
notamment, « aletria » (sorte de pudding fait à base de pâtes vermicelles cuites au lait sucré et à
la cannelle), « leite creme » (lait sucré bouilli avec de la farine de blé , jaune d'oeuf et cannelle,
caramélisé sur le dessus), « sonhos » et « filhozes » (beignets frits), rabanadas (pain sec trempé
dans un mélange de lait, vin de Porto, sucre, cannelle et frits à l'huile) et le « Bolo Rei » (gâteau
aux fruits secs).
En Pologne, la « Wigilia » est un festin familial et inviter un étranger à cette nuit sacrée
est considérécomme porteur de malheur. La table est couverte d’une nappe blanche sous laquelle
on met du foin pour rappeler que Jésus est né dans une étable. Avant de commencer le repas,
tous partagent le pain azyme, « oplatek », en se souhaitant les meilleurs voeux. Les convives les
plus courageux retirent chacune un brin de paille de sous la nappe : une brindille verte prédit un
mariage, une sèche de l’attente, une jaune le célibat, une très courte une mort rapide. Sur la table,
une assiette est mise devant une place vide pour l’enfant Jésus. Dans certaines régions, les
coutumes imposent que le nombre de plats soit impair, car un nombre pair enlèverait toute
chance d’une amélioration de santé, d’avoir des enfants... Dans d’autres régions on préconise
douze plats et un nombre impair de boissons. Certains plats sont récurrents dans presque tout le
pays, tels que le « makowiec » (gâteau aux graines de pavot), le « barszcz » (soupe de betterave),
les gâteaux au pruneau ou encore les « pierogi » (pâtes fourrées au fromage blanc, aux oignons,
au choux, ou à la viande). On sert aussi souvent un « kompot » (jus obtenu à partir de fruits
macérés) de douze fruits en l’honneur des Apôtres.
En République tchèque, le repas traditionnel est composé de la carpe panée et de la
salade de pomme de terre. La tradition veut que l'on pêche, avec les enfants, la carpe de Noël !
C'est pourquoi apparaissent dans les centres des villes, pour la période de Noël, de nombreux
bacs remplis d'eau et de carpes vivantes. C'est aux enfants de choisir la carpe qui sera mangée ...
ou souvent sauvée et remise en liberté. Enfin, le dessert est composé de gâteaux traditionnels de
Noël, les cukrovi à la confiture et avec des noisettes.
En Roumanie, l’apéritif est principalement fait à base de porc, de saucisses, de fromage,
de jambon… ainsi que de salades d’aubergines, et d’une salade à base de poulet et de légumes.
La soupe de Noël est faite de poulet et de pâte, ou de légumes avec des boulettes de viande
(ciorba de perisoare). Ensuite, il y a la viande de porc, ou de poulet, cuit au four, avec des
pommes de terre. Le « sarmale », mélange de viande et de riz, roulé dans des feuilles de chou
farcies, et avec de la crème constitue le plat principal et typique. Pour le dessert, à côté des
gâteaux normaux, il y a des gâteaux spécialement faits pour Noël, appelés « cozonaci ».
Au Royaume-Uni et en Irlande, il n'y a pas de Noël sans dinde ni Christmas Pudding.
Ce dernier est un gâteau constitué d'un amalgame de fruits secs, de sucre et d'alcool recouvert
d'un glaçage blanc et arrosé d'une sauce chaude à l'alcool. Il se prépare un mois à l'avance,
suivant la tradition cinq dimanches avant Noël, avec le « Stir-up Sunday » (dimanche du
mélange), où l’on mélange les ingrédients de base. Tout un rituel accompagnait la confection du
pudding : il fallait remuer avec une cuillère en bois (en hommage à la crèche où est né Jésus),
dans le sens des aiguilles d'une montre (correspondant au voyage des Rois Mages, d'Est en
Ouest), tous les membres de la famille devaient y participer, et les yeux fermés chacun devait
faire douze voeux (un pour chaque mois de l'année) en soulevant la pâte trois fois! Ensuite on
ajoutait des objets particuliers à la préparation : une bague, une pièce de 10 shillings en or, un
bouton en argent, un dé à coudre et un petit cochon (chaque surprise avait une signification
particulière : le cochon désignait le gourmand, la pièce prédisait la fortune, la bague annonçait la
personne qui se marierait dans l'année, le dé à coudre était au contraire destiné à une vieille fille
et le bouton à un célibataire…). Enfin, on enveloppait la préparation dans un torchon pour qu'elle
repose quelques semaines jusqu'au soir de Noël.
En Slovaquie, le dîner de Noël est très traditionnel et empreint de rituels religieux.
Lorsque la cloche sonne à 18h00, on commence le repas, par des « oplatky », sortes de gaufres
plates faites dans des moules et dégustées avec du miel représentant des scènes saintes. Jadis,
dans les villages, les gaufres étaient confectionnées en une fois la veille du 13 décembre pour la
fête de Sainte Lucie. Le soir du 24 décembre, elles étaient bénies avant d'être distribuées par les
enfants à chaque famille. Ensuite, vient la soupe à la choucroute, avec les saucisses et la crème
fraîche. Puis, c'est le poisson pané (de la carpe) avec une salade de pommes de terre. En effet,
comme dans beaucoup de pays d'Europe de l'Est, le jeûne de la journée du 24 est encore très
important et on veille à ne pas manger de viande le 24 au soir.
En Slovénie, la coutume veut que l'on prépare des pains et des pâtisseries avec les trois
farines : blé, seigle et sarrasin. On prête en effet à chaque recette des propriétés un peu magiques
pour protéger et préserver l'avenir et la santé des hommes et des animaux !
En Suède, les mets traditionnels de Noël sont faits de poisson et de charcuterie, et portent les
noms de « Smörgasbord » et de « Lutfisk ». Le premier est composé de quelques variétés de
harengs marinés, de pâté de foie et de saucisses fumées, agrémentés pour l'occasion de saucisses
de porc, de porc en gelée, de cotes de porc servies froides et de pieds de porc en daube. Le
second consiste en un poisson à la lessive, un merluche ou de colin séché, trempé
alternativement dans de l'eau et de la lessive de soude. Au dessert, les Suédois se régalent d'une
sorte de riz au lait et de gâteaux aux épices. Les boissons d'accompagnement sont le Julmust, un
soda qui rappelle le coca, ou la bière de Noël. Les suédois boivent également le Glögg, un vin
chaud suédois de Noël épicé, agrémenté de sucre, d'épices, d'amandes et de raisins secs.
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Bon Nouvé
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