Economie 1 : Croissance, fluctuations, et crises Fiche notion : PIB

Economie 1 : Croissance, fluctuations, et crises
Fiche notion :
PIB : Produit intérieur brut : C’est un agrégat de la comptabilité nationale qui mesure la richesse produit
par un pays par an. Le terme « intérieur » signifie que le PIB ne comptabilise uniquement les valeurs
ajoutées des unités de productions qui résident sur le territoire, tandis que le terme « brut » signifie que
les valeurs ajoutées comptabilisées sont sous l’effet des taxes.
Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées (VA) augmentée de la TVA et des droits de douane nets des
subventions à ‘importation
Investissement : Opération par laquelle une entreprise acquiert des biens de production (ce qui exclut
l’achat d’actifs financiers) ; c’est un flux qui vient renouveler ou accroître le stock de capital. Il y a
l’investissement en capital fixe qui consiste en l’achat de biens durables qui sont utilisés pendant plusieurs
cycles de production pendant au moins un an, ce qui correspond à ce que la comptabilité nationale définit
comme la formation brut de capital fixe (FBCF) ; la variation de stocks, notamment la production qui n’a
pas trouvé de débouchés, est traitée comme un investissement involontaire puisque, avec la FBCF, elle
compose la formation brute de capital. Le capital fixe est un stock qui varie en fonction de deux flux
opposés : un flux positif qui est l’investissement brut, un flux négatif constitué par les déclassements ou
amortissements (mises au rebut du matériel, dues à l’usure ou à l’obsolescence). L’investissement net
correspond à la différence entre ces deux flux. Il mesure donc la variation de la capacité productive. Il y a
également d’autres classifications : les investissements de remplacement, de capacité, de modernisation
ou de productivité.
IDH : Le PIB est complété par L’IDH, indicateur de développement humain calculé chaque année depuis
1990 par le PNUD. Il prend en compte trois éléments : longévité et santé, niveau d’instruction, niveau de
vie : RNB/hab.
Progrès technique : Ensemble des innovations qui entraînent une transformation ou un bouleversement
des moyens et méthodes de production, de l’organisation du travail, des produits et des marchés, des
structures de l’économie.
Croissance endogène : Nouvelles théories de la croissance économique qui intègrent les facteurs
explicatifs tels que les externalités, les rendements croissants, l’effort de recherche, la formation, les
dépenses publiques.
Productivité globale des facteurs : Pour mesurer l’efficacité générale d’une économie, on s’aperçoit qu’il
n’est pas réaliste d’isoler la contribution de chaque facteur alors que c’est au contraire leur combinaison
qui est plus ou moins productive ; il est donc préférable de calculer la productivité globale des facteurs :
elle rapporte le volume de la production à l’ensemble des dépenses relatives aux facteurs de production,
consommations intermédiaires, travail et capital.
Facteur de production : ressources utilisées pour produire des biens et des services et qui ne sont pas
détruites au cours de la production. Pour les néoclassiques, il n’y a que deux facteurs, le travail et le
capital. Deux facteurs de production sont complémentaires quand on ne peut augmenter un facteur sans
augmenter l’autre. Ils sont substituables quand une quantité donnée de l’un peut être remplacée par une
quantité donnée de l’autre pour atteindre un même niveau de production.
Facteurs travail : Le facteur travail désigne l’ensemble des activités humaines permettant la production de
biens et/ou de services. Le travail est organisé au sein d’entités économiques et donne droit au versement
d’une rémunération : salaire ou traitement dans le cas d’une activité salariée ; bénéfices, honoraires… pour
les activités non salariées. La contribution du facteur travail à la production dépend de la quantité de
travail utilisée mais aussi de sa qualité (niveau de formation) et de sa productivité.
Facteur capital : est un facteur de production, Il est constitué par l’ensemble des biens intervenant dans le
processus de production. On parle alors de capital technique. On peut distinguer deux formes de capital
technique : le capitale fixe : désigne les moyens de production durables, qui participent à plusieurs
processus de production, sans subir de transformations. Ils sont utilisés pendant au moins un an et font
l’objet d’un amortissement économique. Le capital circulant correspond aux biens qui sont détruits ou
transformés pendant le processus de production. Ils ne servent donc qu’une seule fois. Les capitaux
circulants sont donc des consommations intermédiaires.
Destruction créatrice : Processus mis en évidence par Schumpeter, pour qui le progrès technique entraîne un
mouvement simultané de création d’activités nouvelles et de destruction d’activités dépassée
Quelles sont les sources de la croissance économique ?
A-Comment définir et mesurer la croissance économique ?
La croissance économique est l’augmentation durable de la production globale d’une économie. C’est un
accroissement soutenu, pendant une période longue. Généralement, on retient le PIB à prix constants comme
indicateur de croissance. Le taux de croissance peut également être calculé à l’aide d’un outil mathématique
appelé TCAM (Taux de croissance annuel moyen).
Remarque : Ne pas confondre :
- « croissance » et « expansion » : si le cadre temporel de la croissance est le long terme, celui de
l’expansion est le court ou le moyen terme.
- « croissance » et « développement » : la croissance est un phénomène quantitatif tandis que le
développement représente l’ensemble des améliorations structurel (industrialisation, urbanisation,
salarisation, institutionnalisation…) et qualitative qui accompagne la croissance. Il est possible qu’un
pays (ex de l’Inde) ait une forte croissance sans nécessairement se développer. Au contraire, le
développement a besoin de la croissance. C’est pour cela qu’il faut un Etat de droit pour que la
croissance soutienne le développement.
D’une façon très générale, on peut énoncer comme principaux facteurs de croissance : l’augmentation de
la population active et de la qualification de la main-d’œuvre, l’accumulation du capital, les progrès de la
division et de l’organisation de travail, le progrès technique et les innovations.
PIB : Produit intérieur brut : C’est un agrégat de la comptabilité nationale qui mesure la richesse produit
par un pays par an. Le terme « intérieur » signifie que le PIB ne comptabilise uniquement les valeurs
ajoutées des unités de productions qui résident sur le territoire, tandis que le terme « brut » signifie que
les valeurs ajoutées comptabilisées sont sous l’effet des taxes.
Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées (VA) augmentée de la TVA et des droits de douane nets des
subventions à ‘importation :
PIB= somme des VA + TVA + droits de douane-subventions à l’importation
Il existe le PIB marchand, qui est calculé en enlevant aux VA l’effet des taxes, il n’inclut pas la détérioration
du capital fixe, et le PIB non-marchand, évalué aux coûts de productions.
Il y a trois approches pour calculer le PIB : selon la production, la demande ou les revenus.
Synthèse :
La croissance économique correspond à l’accroissement durable de la production d’une économie. Elle
est mesurée par l’augmentation durable du PIB qui correspond à la somme des valeurs ajoutées produites
sur un territoire durant une année. Cependant d’autres approches sont possibles pour e calculer, par la
production, la demande, ou les revenus. Une mesure en volume permet de ne prendre en compte que
l’évolution des richesses produites en éliminant les variations de prix. A croissance moyenne de long terme
est mesurée à l’aide d’un TCAM.
« Les trente glorieuses » est un terme utilisé par Jean Fourastié qui correspond à une période de 30
ans au cours de laquelle la France a connu une forte croissance. Mais pourquoi une telle croissance ? Un
gain de productivité du fait du compromis Fordisme « five dollar a day » - Un Etat interventionniste, en
effet selon Keynes l’état doit intervenir dans l’économie pour assurer le pleine emploie par les politiques
budgétaire, monétaire et conjoncturelle.
B- La croissance, un phénomène récent et inégalitaire
Quelles sont les conséquences de la croissance sur les sociétés ?
Changement de la structure socio professionnel : tertiairisation, salarisation. Augmentation du taux
d’équipements des ménages qui s’explique par une augmentation de leur revenu disponible. Urbanisation
et modernisation de la société.
La productivité est le rapport entre une quantité produite et les moyens mis en œuvre pour l’obtenir.
La productivité mesure l’efficacité des facteurs de production et l’efficacité de leur combinaison.
La productivité apparente du travail : elle se définit par le rapport entre un volume de production (Y)
réalisé et la quantité de travail employée (nombre d’heures ouvrées ou effectifs employés).
Productivité horaire du travail :
Productivité par personne occupée :
Productivité apparente du travail : Elle est dite apparente pour bien marquer que la
croissance de la production ne peut être attribuée au seul progrès de la productivité du travail.
Quelle est le lien entre productivité et croissance ?
Un gain de productivité entraine une augmentation de la production et une diminution des prix. Les
consommateurs auront d’avantage de biens et services à leur disposition, le pouvoir d’achat des ménages
va augmenter : ce qui amène à une consommation de masse et donc à la croissance du pays.
La loi d’Engel : économiste allemand du 19ème siècle
-Lorsque le revenu augmente, certaines consommations augmentent peu ou moins vite que le revenu
comme l’alimentation dont la part dans le revenu diminue.
-En revanche la part des biens non essentiels augmentent tels que la santé, les produits de luxe, les
loisirs, l’éducation : cela explique le développement du secteur tertiaire.
Synthèse : La croissance est un phénomène récent et localisé. Ce n’est qu’à partir de la fin du 18ème siècle que
la croissance s’accélère avec les deux révolutions industrielle successives. Les pays qui ont connu précocement
ces changements forment aujourd’hui les pays développés. De nouveaux pays industrialisé connaissent un
rattrapage rapide. Cependant tous les pays ne participent pas également à la croissance économique, en
particulier la plupart des pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et certains pays d’Asie. La croissance transforme
les sociétés, en augmentant le niveau de vie, de santé et d’éducation, cependant elle n’est pas toujours
synonyme de progrès et de développement. En effet elle n’empêche pas forcément les inégalités, la
détérioration de l’environnement sans toujours améliorer l’état de santé ou le niveau d’instruction.
C -Le PIB, un indicateur imparfait
En effet le PIB est un indicateur imparfait car il ne prend pas en compte certains critères :
Le PIB a été crée pendant la grande dépression, il doit mesurer la croissance de la production pour
améliorer les politiques économiques. Il souffre d’un certains nombres de limites.
Le PIB est trompeur car il ne reflète pas toujours les véritables richesses par habitants comme en
Irlande(ou les investissements étrangers font augmenté le PIB alors qu’une partie des richesses revient vers les
pays d’origines) ou au Luxembourg (où les travailleurs transfrontaliers sont nombreux) : Dans le cas de ces deux
pays le PIB sera largement supérieur au revenu national brut(RNB) par habitant donc ne nous renseignera pas
sur la véritable richesse des habitants du pays. C’est pourquoi, depuis 2009, l’Etat recommande d’utilisé le
RNB(brut) ou le RNN(Net).
RNB= PIB-revenus et transfert versés au reste du monde+revenus et transfert reçus par les résidents
en provenance du reste de monde.
L’économie domestique est mal prise en compte par le PIB. En effet lorsque l’on monétise les
activités domestiques on se retrouve devant un problème comptable : l’augmentation du PIB
entraine une augmentation fictive de la richesse.
Le PIB ne prend pas en compte l’activité souterraine : elle est seulement estimée ( cela
explique la réévaluation du PIB de la France de 4%). De même pour l’activité non-marchande,
évaluée aux coûts de production : elle peut être surestimé ou sous-estimée.
Le PIB ne nous apprend rien de sa répartition, le PIB par habitant n’est qu’une moyenne, de
plus il faut tenir compte de la croissance démographique.
Les prix ne sont pas les mêmes dans tous les pays, si bien que le pays ayant des prix élevés
connaissent une croissance plus rapide mais ont un pouvoir d’achat plus faible.
Le PIB permet aussi de changer du stock de capital qui est détruit ou usé, cependant ces
dépenses sont comptabilisées alors qu’elles ne permettent pas d’augmenter la capacité de
production mais de la conserver.
Le PIB est aveugle au fait de la destruction du patrimoine écologique, il ne prend pas en
compte ces détériorations.
La parité de pouvoir d’achat permet de comparer le pouvoir d’achat de la monnaie de différents pays.
Pour ce faire on va calculer ce que l’on peut se procurer avec une certaine quantité de monnaie dans différents
pays. La ppa(parité de pouvoir d’achat) est utilisée car les taux de changes officiels du marché ne permettent
pas une conversion efficace.
Le PIB est complété par L’IDH, indicateur de développement humain calculé chaque année depuis
1990 par le PNUD. Il prend en compte trois éléments : longévité et santé, niveau d’instruction, niveau de vie :
RNB/hab. Cependant on peut voir qu’un pays peut avoir un RNB très élevé et avoir un développement faible :
c’est le cas du Qatar, ou de l’Arabie Saoudite. Il existe donc d’autres indicateurs permettant de compléter le
l’IDH : l’IDHI : qui permet de répondre aux inégalités de richesse, on va déflaté l’IDH en tenant compte des
inégalités. L’IIG : indice d’inégalité de genre tient compte des désavantages des femmes dans le monde et l’IPH
qui tient compte des carences dans la santé et l’éducation.
Synthèse :
Le PIB est donc un bon indicateur de la création de richesses, mais il souffre de nombreuses
imperfections. Pour les comparaisons internationales, il est nécessaire de recourir à la parité de pouvoir
d’achat, un taux de conversion monétaire fictif qui permet la comparaison des pouvoirs d’achats de différentes
monnaies. Cependant le PIB par habitant n’est pas forcément un indicateur pertinent car il n’est qu’une
moyenne qui ne dit rien de la répartition des richesses, et qui ne tient pas compte des flux de revenus avec
l’extérieur. La commission « Stiglitz-Sen-Fitoussi » préconise de mettre l’accent sur le RNB par habitants plutôt
que sur le produit intérieur. Il ne prend pas en considération les activités domestique ou encore l’économie
souterraine, et comptabilise des externalités négatives. Le PIB ne peut à lui seul être un indicateur suffisant des
performances économiques et du progrès social. Pour évaluer le bien-être matériel, il faut davantage se référer
aux revenus et à la consommation mais aussi tenir compte de la répartition des richesses. Par ailleurs, les
définitions du bien être doit insister davantage sur la qualité de vie. Le PIB doit donc être complété par
l’analyse d’autres indicateurs comme l’indice de développement humain qui intègre le niveau de vie mais aussi
le niveau de santé et d’instruction. Il existe d’autres indicateurs complémentaires comme l’indice d’inégalité de
genre, l’indice de pauvreté ou encore l’empreinte écologique.
D-Comment expliquer la croissance économique ?
Une première analyse, la fonction Cobb-Douglas, associe travail et capital
Fonction de production : formule qui met en relation la production obtenu et les facteurs de production que
l’on a mis en œuvre pour l’obtenir. La croissance résulterait de la quantité de travail et de capital utilisée.
Une première analyse en 1928 de Cobb et Douglas, 2 économistes américains qui associent travail et capital.
Mais la vraie formalisation vient de Robert Solow.
Cette combinaison de facteurs peut être différente : plus ou moins capitalistique : en fonction des coûts de
production de chacun des facteurs et des contraintes technologiques. Lorsqu’il faut augmenter dans les mêmes
proportions la quantité de travail et de capital : les facteurs sont complémentaires, sinon ils sont substituables.
La loi des rendements décroissants : mise au point par Ricardo dans : principe de l’économie politique et de
l’impôt en 1817. Une entreprise connait des rendements décroissants lorsqu’elle voit sa production décroitre
alors qu’elle ne cesse d’augmenter ses facteurs de production. Autrement dit, c’est lorsque la production
augmente de façons moins importante que la quantité de facteurs de production utilisé, entrainant une baisse
du rendement.
Thomas Maltus « Essai sur le principe des populations » : fin du 18ème. Il pense que la croissance de la
population est exponentielle (augmente très rapidement), alors que la croissance de la production est
arithmétique. Si bien, que l’on va arriver à l’impossibilité de nourrir tout le monde.
Capitale fixe : bien d’équipements durable qui permet de produire d’autres biens et services pendant plus d’un
an : c’est un actif corporel. Les capitales fixes sont liées aux progrès technique et aux investissements, en cas
d’innovation ils peuvent fortement augmenter la production. Nos sociétés industrielles utilisent beaucoup de K
fixe. En effet, on arrive à un seuil où il faut énormément investir pour un rendement moindre.
Comment l’accumulation de capital permet-elle la croissance ?
Le capital circulant correspond aux consommations intermédiaires. Et l’ensemble du capital d’une entreprise :
capital technique.
Les investissements correspondent à la Formation brut de capitale fixe : FBCF.
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