
Synthèse : La croissance est un phénomène récent et localisé. Ce n’est qu’à partir de la fin du 18ème siècle que
la croissance s’accélère avec les deux révolutions industrielle successives. Les pays qui ont connu précocement
ces changements forment aujourd’hui les pays développés. De nouveaux pays industrialisé connaissent un
rattrapage rapide. Cependant tous les pays ne participent pas également à la croissance économique, en
particulier la plupart des pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et certains pays d’Asie. La croissance transforme
les sociétés, en augmentant le niveau de vie, de santé et d’éducation, cependant elle n’est pas toujours
synonyme de progrès et de développement. En effet elle n’empêche pas forcément les inégalités, la
détérioration de l’environnement sans toujours améliorer l’état de santé ou le niveau d’instruction.
C -Le PIB, un indicateur imparfait
En effet le PIB est un indicateur imparfait car il ne prend pas en compte certains critères :
Le PIB a été crée pendant la grande dépression, il doit mesurer la croissance de la production pour
améliorer les politiques économiques. Il souffre d’un certains nombres de limites.
Le PIB est trompeur car il ne reflète pas toujours les véritables richesses par habitants comme en
Irlande(ou les investissements étrangers font augmenté le PIB alors qu’une partie des richesses revient vers les
pays d’origines) ou au Luxembourg (où les travailleurs transfrontaliers sont nombreux) : Dans le cas de ces deux
pays le PIB sera largement supérieur au revenu national brut(RNB) par habitant donc ne nous renseignera pas
sur la véritable richesse des habitants du pays. C’est pourquoi, depuis 2009, l’Etat recommande d’utilisé le
RNB(brut) ou le RNN(Net).
RNB= PIB-revenus et transfert versés au reste du monde+revenus et transfert reçus par les résidents
en provenance du reste de monde.
L’économie domestique est mal prise en compte par le PIB. En effet lorsque l’on monétise les
activités domestiques on se retrouve devant un problème comptable : l’augmentation du PIB
entraine une augmentation fictive de la richesse.
Le PIB ne prend pas en compte l’activité souterraine : elle est seulement estimée ( cela
explique la réévaluation du PIB de la France de 4%). De même pour l’activité non-marchande,
évaluée aux coûts de production : elle peut être surestimé ou sous-estimée.
Le PIB ne nous apprend rien de sa répartition, le PIB par habitant n’est qu’une moyenne, de
plus il faut tenir compte de la croissance démographique.
Les prix ne sont pas les mêmes dans tous les pays, si bien que le pays ayant des prix élevés
connaissent une croissance plus rapide mais ont un pouvoir d’achat plus faible.
Le PIB permet aussi de changer du stock de capital qui est détruit ou usé, cependant ces
dépenses sont comptabilisées alors qu’elles ne permettent pas d’augmenter la capacité de
production mais de la conserver.
Le PIB est aveugle au fait de la destruction du patrimoine écologique, il ne prend pas en
compte ces détériorations.
La parité de pouvoir d’achat permet de comparer le pouvoir d’achat de la monnaie de différents pays.
Pour ce faire on va calculer ce que l’on peut se procurer avec une certaine quantité de monnaie dans différents
pays. La ppa(parité de pouvoir d’achat) est utilisée car les taux de changes officiels du marché ne permettent
pas une conversion efficace.
Le PIB est complété par L’IDH, indicateur de développement humain calculé chaque année depuis
1990 par le PNUD. Il prend en compte trois éléments : longévité et santé, niveau d’instruction, niveau de vie :
RNB/hab. Cependant on peut voir qu’un pays peut avoir un RNB très élevé et avoir un développement faible :
c’est le cas du Qatar, ou de l’Arabie Saoudite. Il existe donc d’autres indicateurs permettant de compléter le
l’IDH : l’IDHI : qui permet de répondre aux inégalités de richesse, on va déflaté l’IDH en tenant compte des