Chap. 1 Economie : Croissance, fluctuations et crises. PIB : indicat

Chap. 1 Economie : Croissance, fluctuations et crises.
PIB : indicateur de mesure de la production économique réalisée à l’intérieur d'un pays donné
par les agents économiques résidant à l’intérieur de ce territoire. Le PIB vise à quantifier pour
un pays et une année donnée, la valeur totale de la production de richesse.
IDH : L'Indicateur de développement humain a pour objectif de répondre aux insuffisances du
Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant comme indicateur du développement d'un pays. Il est
calculé depuis 1990 par le "Projet des Nations Unies pour le Développement" (PNUD) afin de
classer les pays selon leur développement qualitatif et pas uniquement économique. Il mesure
trois critères essentiels du développement humain : longévité, instruction et conditions de vie.
Investissement : flux qui vient accroître ou renouveler le stock de capital fixe. La mesure la
plus utilisé de l’investissement est la FBCF. Il en existe trois types, de capacité, de
remplacement et de productivité. L’investissement agit sur la demande et l’offre
Productivité globales des facteurs (ou résidu de Solow) : part inexpliquée de la croissance,
attribuée au progrès technique et plus largement à toutes les sources de croissance non prises
en compte par les deux premiers facteurs de production. rapport entre la production et
l’ensemble des facteurs (travail+capital+CI) qui ont servi à la réaliser.
Progrès technique : c’est un troisième facteur de production et l’ensemble des innovations qui
entraînent une transformation ou un bouleversement des moyens et méthodes de production,
de l’organisation du travail, des structures de l’économie.
Croissance endogène : nouvelles théories de la croissance économique qui intègrent les
facteurs explicatifs tel que les externalités, les rendements croissants, l’effort de recherche, la
formation, les dépenses publiques.
C’est l’idée que la croissance est auto-entretenue, continu car elle génère elle-même le
progrès technique, ainsi elle ne devrait pas tendre vers l’état stationnaire de l’économie.
Facteur travail (L) : l’activité humaine (rémunérée, légale, déclarée) dont le but est de
contribuer à la production de biens et services.
Facteur capital (K) : Le capital est constitué par l'ensemble des moyens de production qui
servent à la fabrication de biens et de services. On distingue le capital fixe (stock de biens
d’équipement durable acquis par une organisation productive qui sert à produire d’autres
biens et services pendant plus d’un an) et le capital circulant (consommations intermédiaires).
Rappel des notions de première.
Facteurs de production : ressource utilisée dans le processus de production et qui n’est pas
détruite ou transformée durant ce processus : dure plus d’un cycle de production. Les deux
principaux facteurs de production sont le travail et le capital, ils peuvent être substituables
ou complémentaires.
Production marchande : l’ensemble des biens et services destinés à être vendus sur un
marché avec fixation d’un prix d’échange. Une production est dite marchande quand son
prix de vente est au moins égale à ses coûts de production.
Production non marchande : gratuite ou quasi-gratuite (-de 50% du coût de production).
Valeur ajoutée : richesse crée lors du processus de production et qui va être réparti entre
les différents agents ayant participé à sa création.
VA= production-CI.
Productivité : rapport entre la production réalisée et le/s facteur/s qui ont permis de l’obtenir.
La productivité apparente du travail est le rapport entre la VA et la quantité de travail
(représentée soit par le nb de travailleurs, soit par le nb total d’heures travaillées) :
productivité horaire du travail= VA/ heures de travail.
productivité par tête : VA/ nb de travailleurs.
La productivité du capital est le rapport entre la VA et le stock de capital.
Institutions : ensemble des règles juridiques et de normes sociales organisant le
fonctionnement du marché.
Droit de propriété : droit garanti par la société de choisir les usages économiques d’un bien
(usus, fructus, abusus).
Externalité : action d’un agent éco pouvant avoir des conséquences sur un autre agent
éco et plus largement sur la collectivité, sans que cela ne donne lieu à une compensation ou à
un paiement. Une externalité peut-être positive ex : recherche, développement ou négative :
pollution.
I° La mesure de la croissance économique.
Développement : ensemble des transformations structurelles et qualitatives qui
accompagnent la croissance.
-transformations structurelles : modifient en profondeur l’Economie et entraînent des
modifications dans la société.
Ex- salarisation, exode rural, tertiarisation, féminisation.
-transformations qualitatives, ex : hausse du niveau d’éducation, de santé, de la qualité de vie.
Croissance : C’est un phénomène récent et inégalement réparti qui correspond à un
accroissement soutenu sur une longue période d’un indicateur de dimension éco. Ex : le
PIB.
La croissance moyenne est mesurée par le TCAM qui peut connaître des phases d’expansion,
ralentissement, récession.
La croissance augmente : le niveau de vie, de santé et d’éducation mais n’empêche pas
forcément les inégalités. Elle n’entraîne pas nécessairement le développement.
La croissance est possible sans développement mais le contraire ne l’est pas.
Synthèse faite en classe sur la croissance :
La croissance économique correspond à l’accroissement durable de
la production/richesse d’une économie. Elle est mesurée par l’augmentation durable
du PIB qui correspond à la somme des valeurs ajoutées produites sur un territoire durant une
année. Cependant d’autres approches sont possibles pour le calculer, par la demande ou
les revenus distribués.
Une mesure en volume permet de ne prendre en compte que l’évolution des richesses
produites en éliminant les variations de prix. La croissance moyenne de long terme est
mesurée à l’aide d’un TCAM.
La croissance est un phénomène récent et localisé. Ce n’est qu’à partir de la fin du 18e siècle
que la croissance s’accélère avec les révolutions industrielles successives. Les pays qui ont
connu précocement ces changements forment aujourd’hui les pays développés à économie de
marché. De nouveaux pays industrialisés connaissent un rattrapage rapide. Cependant tous les
pays ne participent pas également à la croissance économique, en particulier la plupart des
pays d’Afrique, d’Amérique du sud et certains pays asiatiques.
La croissance transforme les sociétés, en augmentant le niveau de vie, de santé et d’éducation,
cependant elle n’est pas toujours synonyme de progrès et de développement. En effet elle
n’empêche pas forcément les inégalités, la détérioration de l’environnement sans toujours
améliorer l’état de santé ou le niveau d’instruction.
Le PIB : La croissance éco est mesurée par le taux de croissance du PIB.
PIB= somme des VA des unités de production marchandes et non marchandes+TVA+taxes
douanières-subventions.
Il y a 3 manières de mesurer le PIB : par la production, la demande, les revenus.
Une mesure en volume du PIB permet de voir l’évolution des richesses produites en
éliminant les variations des prix.
Volume= variable en valeur ÷ indice des prix × 100.
Les limites du PIB.
Le PIB est indicateur imparfait car :
- il ne prend pas en compte la production non marchande, ex : production domestique. Il
enregistre seulement les échanges monétaires.
-Il évalue la production des APU en fonction des coûts de production sans tenir compte de
la qualité.
-Il prend mal en compte l’économie souterraine ex : travail au noir, prostitution.
-Il ne permet pas d’effectuer des comparaisons internationales. Il faut alors recourir au
PPA, un taux de change fictif permettant la comparaison des pouvoirs d’achat des différentes
monnaies.
-Le PIB ne tient pas compte de la répartition des revenus, ce n’est donc pas un indic de
bien-être privé et collectif.
-Il ne prend pas en compte les externalités négatives liées au développement de l’économie
et à la croissance et les comptabilise comme création de richesses.
-Le PIB/hab mesure mal la qualité de vie et le développement.
Pour compléter le PIB, d’autres indicateurs ont été crées.
Synthèse faite en classe sur le PIB :
Le PIB est donc un bon indicateur de la création de richesses, mais il souffre de nombreuses
imperfections.
Pour les comparaisons internationales, il est nécessaire de recourir à la parité de pouvoir
d’achat, un taux de conversion monétaire fictif qui permet la comparaison des pouvoirs
d’achat des différentes monnaies. Cependant le PIB par habitant n’est pas forcément un
indicateur pertinent car il n’est qu’une moyenne qui ne dit rien de la répartition des richesses,
et qui ne tient pas compte des flux de revenus avec l’extérieur. La commission « Stiglitz »
préconise de mettre l’accent sur le Revenu National Brut plutôt que sur le produit intérieur.
Il ne prend pas en considération les activités domestiques ou encore l’économie souterraine,
et comptabilise des externalités négatives. Le PIB ne peut à lui seul être un indicateur
suffisant des performances économiques et du progrès social.
Pour évaluer le bien-être matériel, il faut davantage se référer aux revenus et à la
consommation mais aussi tenir compte de la répartition des richesses. Par ailleurs, la
définition du bien-être doit insister davantage sur la qualité de vie.
Le PIB doit donc être complété par l’analyse d’autres indicateurs comme l’indice de
développement humain, qui intègre le niveau de vie mais aussi le niveau de santé et
d’éducation. Il existe d’autres indicateurs complémentaires comme l’indice d’inégalité de
genre, l’indice de pauvreté ou encore l’empreinte écologique.
L’indice de développement humain.
L’IDH est une moyenne géométrique fondée sur 3 indicateurs :
- santé : l’espérance de vie à la naissance.
l’éducation : durée moyenne de scolarisation et durée attendue de scolarisation.
niveau de vie : revenu national brut par habitant
Il existe encore d’autres indicateurs complémentaires comme : l’IDHI, l’IIG et l’IPH.
II° La contribution des facteurs de production et de l’investissement à la
croissance économique.
Les facteurs de production.
La contribution des facteurs de production à la réalisation du produit est mesurée par
une fonction de production, dite fonction Cobb-Douglas. Elle est définie par une relation :
.
Le facteur travail : c’est l’activité humaine rémunérée, légale et déclarée dont le but est de
contribuer à la production de biens et services. Il peut améliorer la croissance par sa
quantité et sa qualité :
-quantité= PAO×durée effective du travail, fondé sur l’accroissement de la pop active.
-qualité : dépend du niveau de formation, de l’organisation du travail, de son intensité et
permet de réaliser des gains de productivité.
Le facteur capital : c’est le stock de biens et d’équipements durables qui sert à produire
d’autres biens et services durant plus d’un an. On distingue le capital fixe = actifs
corporels du capital circulant = CI. Une partie du capital fixe perd de sa valeur lors du
processus de production, c’est l’amortissement. Ce facteur a un effet sur l’offre et sur la
demande :
-effet sur l’offre : abondance de biens et services sur le marché, baisse des prix.
-effet sur la demande : achats en biens d’équipements durables qui entraînent des achats de
CI, une augmentation de la FBCF et des revenus.
Les combinaisons productives : une combinaison productive peut-être complémentaire ou
substituable et plus ou moins capitalistique en fonction de la prépondérance de l’un des
deux facteurs. Les entreprises tiennent compte du prix relatif des facteurs dans le choix de la
combinaison. Cette dernière est soumise à la loi des rendements décroissants et à la
contrainte technologique.
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