
2
Préface du Dr Patrick Le Coz, Neurologue
(Centre Hospitalier d’Arras)
“ La sclérose en plaques constitue la première cause de handicap acquis non traumatique chez l’adulte jeune.
Depuis une vingtaine d’années, grâce à l’IRM permettant un diagnostic plus précoce et plus sensible et à
l’efficacité validée de traitements de fond, le regard des professionnels de santé sur cette affection s’est
profondément modifié, la qualité de vie des patients est placée au cœur de leurs préoccupations.
Une prise en charge globale, graduée, évolutive, pluridisciplinaire, médicale, sanitaire, médico-socio
psychologique, est de plus en plus souvent proposée aux patients dans le cadre de consultations ou
d’hospitalisations ambulatoires identifiées au sein des services de Neurologie.
Le recours à la médecine non conventionnelle (MNC ou “complementary and alternative medicine” des
Anglo-Saxons) est fréquent chez les patients atteints de sclérose en plaques.
Par son approche multifactorielle, la médecine non conventionnelle est jugée utile et complémentaire à la
prise en charge classique.
Parmi les techniques physiques, la Sophrologie a pour objectif de sauvegarder ou de rétablir un équilibre
positif entre le corps et l’esprit, mis à mal par la maladie qui menace l’intégrité physique, l’incertitude qui
caractérise la nature, l’intensité, le devenir des symptômes, l’anxiété et l’épuisement qui en résultent.
D’une totale innocuité, la Sophrologie cherche à renforcer chez le patient la confiance et l’image de soi et
à valoriser sa capacité à faire face et à s’adapter à la situation nouvelle (“coping” des Anglo-Saxons), dès
le début de la maladie et au besoin avec le recours d’une prise en charge psychologique.
La sophrologie a l’avantage d’être pratiquée par des professionnels de santé, habituellement des infirmières
spécialisées, ayant à la fois l’expérience des soins traditionnels et une bonne connaissance des bases
scientifiques de la maladie, à l’hôpital au sein d’unités de prévention, d’éducation et de réadaptation.
Des résultats encourageants, prometteurs, durables, certes non validés, sont observés sur l’amélioration
de la qualité de vie.
Ainsi la Sophrologie occupe une place dans la prise en charge de la sclérose en plaques pour soutenir et
aider les patients à rechercher le “mieux-être et le mieux vivre”, tout au cours de leur maladie, toujours
présente mais parfois invisible.
Les expériences déjà en cours méritent d’être encouragées, poursuivies, développées au sein des
consultations spécifiques mais aussi d’être évaluées par des études”.
Docteur Patrick LE COZ
1492 3218070001 Remis SEP et Sophrologie nov 14.indd 2 24/11/14 14:57