
ne peut plus s’appliquer et l’évaluation de ses biens et dettes doit être reconsidérée pour
ceux des actifs et passifs concernés par la non continuité.
OHADA et IFRS tiennent compte de ce principe de continuité dans l’élaboration des états
financiers.
Exemple : l’entreprise achète la maison où elle va exécuter son travail à 20000$ et un
logiciel de gestion à 5000$ par caisse.
Le fait que l’entreprise supporte des charges immobilisées montre que l’entreprise n’a pas
l’intention d’arrêter ses activités en ce sens que ces charges constituent un investissement
pour l’entreprise et ont une importance que si l’entreprise continue ses activités. Cela étant,
on s’attend à ce que ces actifs immobilisés soient utilisés dans plusieurs exercices jusqu’à
leur amortissement. Ce qui suppose une continuité des activités pour l’entreprise.
2. Coût historique :
En OHADA, le coût historique est le coût constaté auquel sont enregistrés, en unités
monétaires courantes, les biens à leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise. Cette
valeur n’est pas remise en cause (n’est pas modifiée) lorsque du fait de l’inflation (ou de la
déflation), ou de variations de prix spécifiques à la catégorie de biens, la nouvelle valeur
courante s’avère supérieure ou inférieure à ce coût historique. Le coût historique est l’un
des principes comptables fondamentaux retenus par le système comptable OHADA
(principe du nominalisme monétaire). Cependant, il en résulte le problème de sur-évaluation
et de sous-évaluation en ce sens qu’après une période donnée, un bien peut augmenter ou
diminuer sa valeur. D’où, l’IFRS propose l’évaluation des biens n’ont pas à leur coût
historique (coût d’acquisition) mais plutôt à leur juste valeur
c’est-à-dire leur valeur réelle à
la clôture de la période. Le coût historique est le principe le plus discuté en économie et
représente la première grande divergence entre l’OHADA et l’IFRS et les autres normes
internationales.
La juste valeur constitue la norme IFRS 13 et est le montant pour lequel un actif pourrait être
échangé ou un passif éteint entre parties bien informées, consentantes et agissant dans des
conditions de concurrence normale. On a notamment la valeur du marché et la valeur de l’utilité
(Barbe et Didelot, 2012).