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Dre Isabelle Dagneaux, une philosophie de la médecine
Peut-être en avez-vous rêvé, au crépuscule d’une journée de
consultations particulièrement harassante ou au sortir d’une
intervention médicale engageant le pronostic vital: suivre une
formation en philo, histoire de pouvoir puiser dans de solides
ressources quand la vie pose (trop de) questions...
Cécile Vrayenne - 2 février 2026
Isabelle Dagneaux (Brabant wallon), elle, l’a fait: docteure en médecine
générale (1997, UCLouvain), elle est également docteure en philosophie.
Peut-être l’avez-vous d’ailleurs déjà croisée à ce titre lors d’une
conférence dédiée, par exemple, à l’éthique du soin (ou aux 60 ans du
GBO, ou encore au congrès du CMG, le Collège de médecine générale).
«J’ai cependant très vite compris que la philosophie n'allait pas me
donner de réponses, mais me permettre de mieux poser les questions»
,
tempère-t-elle d’emblée. Et de questions, la jeune généraliste n’en
manque pas, en ce début, alors, des années 2000. Non pas tant sur l’IVG
ou l’euthanasie, grands débats de l’époque, mais plutôt sur l’accès aux
soins et sur l’économie de la santé, notamment autour du médicament.
Après quelques cours en dilettante puis un bac philo, Isabelle Dagneaux
mord définitivement à l’hameçon.
«Chaque année, je me disais: ‘‘Bon,
allez, encore juste un peu…’’»
, se souvient-elle. Elle enchaîne avec le
master - toujours à horaire décalé pour assurer sa pratique médicale
en parallèle -, puis s’offre la totale: une thèse de doctorat, avec un
poste d'assistante à l’unif en philo.
«J'ai arrêté temporairement la
médecine parce que mes enfants étaient tout petits, puis j’ai repris ma
pratique, et même fondé une maison médicale.»
Elle a alors 45 ans.