Cours Magistral Précambrien L3 – 24-25

Telechargé par Fofana Aboubacar
CM PRECAMBRIEN L3 – 24-25
Développer une connaissance pratique de la période initiale de la Terre
Décrire l’environnement et les étapes de la structuration du Précambrien
Décrire les cycles orogéniques, la stratigraphie des terrains précambriens en Afrique et
dans le monde
de connaitre l’histoire de la structuration du précambrien ;
de maitriser les principaux événements géologiques du Précambrien;
De connaitre la distribution du précambrien sur la terre
I.GENERALITES
I.1. DEFINITION
Le Précambrien dérive du latin Précambrium qui signifie antérieur au Cambrien.
Le Précambrien est le premier Superéon de l’Histoire de la Terre
Le Précambrien est séparé du Cambrien par la Discordance Cadomienne (551 ma .)
Le Précambrien débute à l’Hadéen et se termine à la fin du Protérozoïque
Le Précambrien couvre 8/9 des temps géologiques.
Le Précambrien représente 97,5% des terrains géologiques de la Côte d’Ivoire.
L’ensemble Hadéen (4560 – 3900 m.a), Archéen (3900 -2500 m.a.) et Protérozoïque (2500-551
m.a) est appelé Précambrien
I.2. IMPORTANCE ECONOMIQUE DU PRECAMBRIEN
Le Précambrien contient 80% des Matières Premières Minérales : On appelle ainsi : l’Or
(Au), le Fer (Fe), Mn (le Manganèse (Mn), le Nickel (Ni), le Chrome (Cr).
Le Précambrien contient 100 % des Pierres Précieuses et Fines : On appelle ainsi le
Diamant, l’Emeraude, le Rubis, le Saphir, le Topaze, le Grenat.
Le Précambrien contient 100% des Matières Premières Critiques. On appelle Matières
Premières Critiques celles qui risquent de manquer sur le marché dans les 10 ans à venir.
Objectifs du cours
Compétences acquises : L’apprenant est capable :
Ce sont : Le Cuivre (Cu) (Europium (Eu), le Galium Ga), le Germanium (Ga), l’ Hélium t(He),
le Tritium (He3), l’Iridium (Ir), le Niobium (Nb), le Néodyme (Nd), l’Osmium (Os), le
Rhodium (Rh), le Tantale (Ta), le Terbium (Te), le Thorium (Th), l’Uranium (U), l'Yttrium (Y),
le Zinc (Zn).
I.3. LA CRICITE DES MATIERES PREMIERES CRITIQUES PRECAMBRIENNES
(MPC)
o Le mécanisme des prix des MPC varie d’une Matière à l’autre.
o Les causes du manque d’une MPC sont complexes et les raisons sont plurielles qui
peuvent indument subvenir quand :
o La matière première atteint son Pic d’Hubert (la baisse du nombre de découvertes
annuelles).
o L’augmentation du prix de la matière ne suffit pas à augmenter l’offre.
o La production des Matières premières devient techniquement et financièrement difficile
precambrien2.jpg (709×395)
EXEMPLES
La Crise du Cuivre
Le Cuivre est un métal malléable, bon conducteur, essentiel dans la fabrication des Leds et
des Ecrans couIeurs qui a sorti l’Humanité de l’Âge de la pierre. Il y a crise de cuivre lorsque
la production annuelle stagne à 630.000.000 t. A ce rythme les Réserves de Cuivre seront
épuisées dans les 38 prochaines années.
La Crise du couple Europium -Yttrium
Utilisé dans des applications de l’industrie électronique (domaines de la luminescence, des
lasers et de la catalyse.
La Crise de l’Antimoine
Utilisé dans l’industrie nucléaire, ce métal non renouvelable sera épuisé un jour (fabrication de
panneaux solaires)
I.4. MODELE
La bataille entre les modèles ensialique ou fixiste et Tectonique des plaques ou mobiliste.
Les Tenants du modèles Ensialique : (Kennedy (1964), Shakelton (1973), Kroner (1976)
soutiennent que les segments précambriens ont été formés sur une lithosphère continentale sans
espace océanique entre les segments. Tandis que les Mobilistes (Leblanc, Brown, Coleman
1972) soutiennent que l’ensemble du Continent africain s’est formé à partir de quelques noyaux
cratoniques anciens, desquels des chaines plissées se sont regroupées, à différentes époques de
l’histoire géologique de la Terre, en se basant sur des ophiolites (restes d’anciens océans)
découvertes au Maroc, en Algérie (dans le massif de Hoggar) et en Arabie Saoudite.
Au Mésoarchéen, la surface terrestre était probablement couverte d’une multitude de Segments,
de Protocratons, d’Iles volcaniques et d’Arcs insulaires. Les grands continents n’existaient
certainement pas encore. Il fallut attendre le Protérozoïque, pour qu’à la faveur de
l’intensification et de l’abondance des activités orogéniques, pour que les protocratons se
ressoudent le long des zones de subduction (zones mobiles) pour que se forment des Plaques
cratoniques continentales de grandes surfaces. La Tectonique des paques fut alors unanimement
reconnue comme le moteur des mouvements qui ont suturé les protocratons unitaires pour
former la Plaque Africaine. Ils proposent un modèle de collision himalayenne pour attester une
suture panafricaine entre le Togo et le Benin, ainsi que la ceinture Mozambicaine
La collision himalayenne fut alors proposée comme modèle pour expliquer l’existence de
l’orogénèse panafricaine entre le Togo et le Benin et la Ceinture du Mozambique. Plus tard
d’autres preuves furent identifiées dans le Métacraton Arabonubien, furent reconnus au
moins cinq (5) Arcs volcanoplutoniques, limités par des sutures ophiolitiques (restes d’anciens
océans) à l’Est et à l’Ouest des plaques continentales.
I.5. METHODES D’ETUDE DES ROCHES PRECAMBRIENNES
I.5.1. DATATIONS ABSOLUES
On appelle ainsi les datations qui aboutissent à un résultat chiffré, exprimée en années ;
généralement, ces méthodes utilisent la transformation physico-chimique dont la vitesse est
connue ; la mesure du degré de transformation permet de dater le début du processus considé
Méthodes basées sur les phénomènes radioactifs
On y applique la loi fondamentale de la radioactivité qui relie l’activité au nombre d’atomes
radioactifs présents qui donne directement accès à l’âge. Cette méthode nécessite de connaître
l’abondance initiale de l’isotope utilisée ; ce qui est rarement possible. Les méthodes isochrones
tentent d’éliminer cette contrainte par divers raisonnements propres à la géochimie ; les plus
usités sont les datations au C14 et la datation par Potassium –Argon. Les principales méthodes
d’études de la Croûte terrestre sont les datations isotopiques C14 et géophysiques.
Les Datations isotopiques
Elles mettent en jeu la désintégration d’un isotope Père (P) en un isotope Fils (F) non
radiogénique et stable. Elles ont permis de :
1/ dater les séquencements des évènements orogéniques et magmatiques ;
2/ dévoiler l’existence des roches archéennes en Afrique du Sud (Holmes, 1951) ;
3/définir le Panafricain en tant qu’évènement thermo-tectonique à 500 ma. (Kennedy, 1951) ;
4/ synthétiser le processus de formation de la Plaque Africain (Clifford (1970);
5/ dresser l’échelle géologique de la formation de la croûte terrestre
Les Datations basées sur les défauts cristallins
Les méthodes basées sur les phénomènes de diffusion,
Les méthodes basées sur les phénomènes cycliques et récurrents
Les Datations basées sur la Géophysique
La Sismique
Les profils sismiques réalisés
1/ dans la vallée du Limpopo (AFS) ont permis à De Beer et Stettler (1992) de confirmer la
collision qui s’est produite entre les noyaux cratoniques du Zimbabwe et de Kaapvaal à
l’Archéen (2600 ma) ;
2/ en RDC ont permis à Daly et al. (1991) de retracer la Rift Vallée (zone de déformation
orogénique panafricaine qui longe, au Sud le Craton du Congo
Le Paléomagnétisme
Les enregistrements des variations du champ magnétique réalisés sur des minéraux
ferromagnétiques ont permis à Piper (1976) et Mcmillan (1981) de confirmer qu’il n’y a pas :
1/de traces de déplacement orogéniques au Néoprotérozoïque,
2/ de courbes de migration des terranes à l’Ouest et à l’Est du Continent Africain,
3/ de traces de sutures au Panafricain dans la Ceinture du Mozambique, ce qui confirment
l’unicité du Gondwana.
Les Datations basées sur la Géophysique
La Géothermie
Elle est fondée sur les variations de la température du Globe terrestre au cours des temps
géologiques Ces variations sont déduites des proportions d’isotopes 16O et 18O de l’Oxygène.
Des relevés réalisés au Kenya montrent que les températures de -40 mWm-2 coïncident avec
les zones cratoniques où la lithosphère a une épaisseur de 250 kms, tandis que les températures
de +60mWm-2 coïncident avec les zones mobiles l’épaisseur de la lithosphère ne dépasse
guère 150 km (Chapman et Pollack (1974).
La Gravimétrie
En superposant les cartes d’anomalies de Bouger et les cartes altimétriques réalisées en
Ethiopie, Slettene et al. (1973) ont prouvé 1/ que les fortes anomalies positives (+ 620 mgal)
coïncident avec les zones marines, 2/ que les fortes anomalies négatives coïncident avec les
hauts plateaux.
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