L'ÉDUCATION QUI LIBÈRE - SANATHANA SARATHI

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L’ÉDUCATION
QUI LIBÈRE
D’après une histoire upanishadique, un père envoya son fils dans un
gurukulam
pour y être instruit. Après avoir terminé ses études, le fils rentra à la maison et il dit
à son père qu’il maîtrisait toutes les matières enseignées par son précepteur. Le père,
qui était lui-même quelqu’un d’instruit, demanda alors à son fils : ‘’Ton précepteur
t’a-t-il enseigné Cela par la connaissance duquel tout le reste devient connu ?’’ Après
que le fils ait répondu par la négative, le père dit : ‘’Dans ce cas-là, tes études sont
incomplètes.’’ Dans une histoire similaire relatée dans la Mundaka Upanishad, un
chef de famille alla rendre visite au sage Angirasa et lui demanda après lui avoir
présenté dûment ses respects : ‘’Ô maître, qu’est-ce que Cela par la connaissance
duquel tout ceci est connu ?’’ Après lui avoir donné une description détaillée des
deux types d’éducation, à savoir
Para Vidya
(la connaissance supérieure) et
Apara
Vidya
(la connaissance profane), le sage dit au questionneur que c’était par
l’entremise de
Para Vidya
que l’on pouvait connaître l’Etre suprême. Ce n’est qu’en
connaissant Cela que tout le reste devient connu.
On appelle aussi
Para Vidya Brahma
Vidya
, parce que Brahman (l’Etre
suprême) est son principal sujet. La
source principale de
Brahma Vidya
, ce
sont les Vedas qu’on appelle
srutis
, ces
textes que les sages entendirent ou
reçurent directement de l’Être suprême
dans un état d’intense illumination et de
silence et qu’ils transmirent ensuite à
leurs disciples par l’entremise d’un
excellent système d’enseignement et
d’apprentissage oral jusqu’à ce que le
sage Vyasa les compile et les classe en
quatre Vedas, à savoir le Rig Veda, le
Sama Veda, le Yajur Veda et l’Atharvana
Veda. Dieu a transmis directement à
l’homme ce précieux trésor de la
connaissance divine afin qu’il rende sa
vie noble, idéale et sublime. Cest peut-
être le plus grand don de Dieu à
l’humanité. La sagesse suprême des
Vedas constitue la philosophie éternelle
de la vie de l’homme, ainsi nommée par
Aldous Huxley. Quoiqu’elle soit
universelle et qu’elle appartienne à
l’humanité toute entière, et non pas à une religion, à une race ou à un pays
particulier, Bhârat
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a néanmoins l’auguste honneur de la préserver sous sa forme
originelle et de la propager dans les autres parties du monde.
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L’Inde
C’est un système unique d’enseignement et d’apprentissage soutenu par ce qu’on
appelle la
Guru Sishya Parampara
(la tradition maître-disciple). Cette connaissance
divine était transmise d’un maître réalisé à un disciple méritant sans aucune
considération financière. Cette tradition est restée vivante et ininterrompue en Inde,
même au cours des pires périodes de son histoire, quand le pays a été envahi et
asservi par des dirigeants étrangers. C’est ainsi que la terre sacrée de Bhârat est
restée imprégnée de
Brahma Jnana
(connaissance de Brahman) durant toute
l’histoire connue du monde et qu’elle a engendré des maîtres illustres, comme Adi
Shankara, Ramakrishna Paramahamsa et Sri Aurobindo pour en citer juste
quelques-uns. Elle a eu aussi l’insigne honneur de donner au monde des apôtres de
la paix, tels que Bouddha, Ashoka ou le Mahatma Gandhi. Bhagavan Baba dit
toujours que Bhârat est
Punya Bhumi, Thyaga Bhumi,
et
Yoga Bhumi
(le pays du
mérite, du renoncement et de la spiritualité). C’est le pays qui brille de l’éclat de la
connaissance de l’Etre suprême.
Bhagavan parle souvent de l’ancien système d’éducation de Bhârat comme du
système d’éducation idéal, au sein duquel les principes d’éthique, de moralité et de
spiritualité constituaient le cœur de l’éducation. Les anciens sages de Bhârat vivaient
conformément à ces principes et ils en faisaient la part principale de leurs
enseignements. Divisant la durée de la vie de l’homme en quatre parties de 25 ans
chacune, ils réservaient les 25 premières années à l’éducation et lui attribuaient le
nom glorifié de ‘
’brahmacharya asrama’’
. Ce terme, ‘’
brahmacharya
’’, est aujourd’hui
utilisé dans le sens étroit de ‘’célibat’’. Il signifie en fait adopter un style de vie qui
permet d’obtenir la vision de Brahman. C’est la raison pour laquelle les étudiants
menaient une vie pure et disciplinée et mettaient en pratique la connaissance des
Vedas pour atteindre cet objectif. Les maîtres qui transmettaient cette connaissance
divine à leurs étudiants étaient totalement désintéressés, car ils n’avaient pas de
désirs matériels à satisfaire. Ils étaient imprégnés des idéaux nobles de Bhârat,
comme
Loka Samasta Sukhino Bhavantu
(Puissent tous les peuples du monde être
heureux !) Non seulement la connaissance qu’ils transmettaient était de nature
universelle, mais leur vision était aussi large et éclectique. La transmission de la
connaissance était considérée comme un acte sacré, comme toute autre pratique
spirituelle. Par conséquent, la question de demander de l’argent pour un tel acte
sacré ne surgissait jamais. Cette tradition glorieuse de transmettre la sagesse divine
à la génération suivante sans aucune considération financière s’est poursuivie durant
toute la période védique. Même quand de grandes universités, comme Nalanda,
Vikramasila, Valabhi, etc. furent fondées après le début de l’ère chrétienne,
l’éducation était complètement gratuite. Pendant sa visite en Inde entre 629 et 645,
lorsque Xuanzang séjourna à Nalanda pendant cinq ans, il y avait près de 10 000
enseignants et étudiants dans cette université et certains de ces étudiants
provenaient de pays étrangers, comme le Japon, la Corée, le Tibet, le Népal et la
Chine. Et en plus des études gratuites, tous les étudiants recevaient gratuitement la
nourriture, les vêtements, le couchage et les médicaments. Comme Bhagavan le dit,
Bhârat instruit le monde depuis des lustres.
Les ruines de l’Université de Nalanda
Aujourd’hui, les Bharatiyas eux-mêmes ont oublié les traditions glorieuses de leur
pays. Les parents ne disent plus à leurs enfants que leur éducation est incomplète
sans la connaissance de Brahman. Actuellement, leur seul souci, c’est que leurs
enfants obtiennent un diplôme et trouvent un emploi lucratif. Sous l’impact de la
tendance matérialiste des temps modernes, le domaine sacré de la connaissance est
aussi commercialisé. Commentant cette tendance déplorable de l’éducation
moderne, Bhagavan Baba récite souvent un poème télougou que l’on peut
considérer comme une évaluation appropriée de ce système d’éducation. L’essentiel
du poème dit : ‘’Malgré son éducation, malgré son intelligence, l’homme ne renonce
ni à sa méchanceté ni à ses qualités négatives. Il n’a aucune connaissance du Soi.
L’éducation moderne conduit à l’argumentation et non à la sagesse globale. A quoi
bon des études matérielles, si elles ne vous conduisent pas à l’immortalité ?
Acquérez la connaissance qui vous rendra immortel !’’ L’éducation profane
dépourvue de base spirituelle saine est donc inadéquate et incomplète. Elle peut
aider l’homme à gagner sa vie et à rechercher l’influence et un statut dans la
société, mais elle ne lui permet pas de réaliser les vérités profondes de son être
intérieur. Il est donc nécessaire d’avoir un système d’éducation qui intègre
l’éducation matérielle avec la connaissance spirituelle, mais la question se pose :
comment le faire pour convenir à la société scientifiquement et technologiquement
avancée des temps modernes ?
La réponse à cette question nous a été fournie par l’Etre divin Lui-même qui, sous la
forme humaine de Bhagavan Sri Sathya Sai Baba a fondé le Sri Sathya Sai Institute
of Higher Learning à Prasanthi Nilayam, déjà bien connu dans le monde pour son
système d’éducation intégrale.
L’environnement de l’Institut est surchargé de vibrations spirituelles grâce aux
chants dévotionnels très émouvants et aux incantations védiques des étudiants.
Dans l’ambiance spirituelle de l’institut, non seulement les étudiants apprennent les
valeurs de
Sathya, Dharma, Shanti, Prema
et
Ahimsa
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, mais ils les assimilent et ils
les intériorisent pour qu'elles deviennent partie intégrante de leurs vies. Si l’on veut
voir un vrai miracle divin à l’œuvre, il suffit de voir Bhagavan Baba interagir avec
les étudiants et transformer leurs vies grâce à ses conseils affectueux. Il faut le voir
pour le croire ! Comment sous la supervision de Bhagavan, les étudiants deviennent
les incarnations de toutes les vertus et des hommes et des femmes au caractère en
or. Bénis furent les sages de jadis à qui l’Etre divin révéla la connaissance de
Brahman par l’entremise des Vedas. Immensément bénis sont ceux qui ont reçu
cette opportunité rare de recevoir
Brahma Jnana
directement du Veda Purusha lui-
même, Bhagavan Baba. Et les étudiants de cet Institut sont encore mille fois plus
bénis, puisqu’ils reçoivent cette connaissance divine directement de l’Être divin
pratiquement tous les jours…
Le Conseil National d’Evaluation et d’Accréditation a évalué cet Institut où
l’éducation est totalement gratuite comme l’une des meilleures institutions
pédagogiques du pays pour son excellence académique.
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Vérité, conduite juste, paix, amour, non-violence
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