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Institut américain d'aéronautique et d'astronautique
L'objectif final est de fabriquer et de tester des concepts plus novateurs qui modifient la géométrie des perforations et pourraient offrir
certains avantages en termes de réduction de la traînée. Les progrès de l'impression tridimensionnelle (3D) permettent de mener des
études paramétriques sur ces concepts afin de développer une base de données empirique sur les variations géométriques avant la
formulation de modèles analytiques de la traînée des revêtements. Il convient toutefois de faire preuve de diligence raisonnable pour
vérifier les performances acoustiques de ces revêtements imprimés, en s'assurant que les principes physiques pertinents sont bien pris en
compte. Ainsi, un objectif supplémentaire de cette étude est de comparer les spectres d'impédance prédits et déduits pour ces revêtements
conventionnels utilisant des feuilles de surface imprimées, afin de vérifier les méthodes de construction en plus des mesures
aérodynamiques.
II. Mesures de la traînée des revêtements
La traînée de la doublure peut être décomposée en deux composantes, comme le montre l'équation 1,
𝐷𝑙𝑖𝑛𝑒𝑟 =𝐷𝑠𝑘𝑖𝑛 𝑓𝑟𝑖𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 +𝐷𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑢𝑟𝑒
( 1 )
où la composante de frottement de surface est principalement due à la contrainte de cisaillement entre l'écoulement et la surface de la
gaine (feuille de surface), qui agit comme une rugosité répartie. La composante de pression est dominée par l'effet hydrodynamique de
l'écoulement entrant et sortant des cavités de la gaine et des orifices de la feuille de surface. Diverses méthodes ont été employées par le
passé pour mesurer ces grandeurs dans un écoulement rasant. Des mesures directes de la traînée totale peuvent être effectuées à l'aide
d'une approche par balance de forces, comme dans Wilkinson.4 Il existe également des méthodes indirectes qui examinent les variations
du profil de la couche limite de surface, telles que l'épaisseur d'impulsion et l'analyse de type Clauser, ou la loi de la paroi de Roberts.5
Dans le cadre de cette étude, la traînée relative de chaque configuration sera déterminée en mesurant les différences de perte de
charge statique le long de la paroi du conduit située à l'opposé de l'échantillon de revêtement. Cette méthode peut être appliquée à de
petits conduits présentant un écoulement turbulent en régime permanent et s'apparente à l'approche de Nikuradse pour l'étude de la
rugosité dans les tuyaux.6 À partir des données de pression statique et de certains paramètres d'écoulement, on peut calculer le facteur de
résistance du conduit, λ (également appelé « facteur de frottement »), donné par la formule suivante :
en utilisant le diamètre hydraulique du conduit d'écoulement
pour dh :
𝜆 = 𝑑𝑝 𝑑ℎ
𝑑𝑥 𝑞
( 2 )
et la forme compressible pour q :
𝑑ℎ
= 2𝑎𝑏
𝑎+𝑏
( 3 )
𝛾
𝑞 = 2 𝑝𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑐𝑀
( 4 )
La nature adimensionnelle de λ permet de normaliser les données de pression statique, en éliminant les effets d'une à l'autre des
séries d'essais liés aux légères variations du nombre de Mach et de la pression statique dans le conduit.
III. Expérience
L'étude expérimentale consiste à tester trois configurations de revêtement extérieur de revêtement en association avec deux âmes de
revêtement dans le tube d'impédance à écoulement rasant (GFIT) de la NASA Langley. Pour chaque combinaison revêtement
extérieur/âme, une étude de la pression statique est réalisée sur toute la longueur du GFIT, ainsi qu'une mesure plus précise de la chute de
pression statique à travers le revêtement. Un échantillon à paroi rigide (HW) est inclus pour fournir une référence de base.
A.
Construction de la feuille de revêtement
Chaque feuille présente une surface ouverte (POA) constante de 8 % et une épaisseur de 1,0 mm. Trois tailles de perforations, d'un
diamètre nominal de 1,0 mm, 0,7 mm et 0,5 mm, sont évaluées. Elles sont respectivement désignées S1, S2 et S3. La surface active de
chaque feuille de surface est nominalement de 50,8 mm x 435,2 mm, avec des dimensions hors tout de 64,0 mm x 460,8 mm. La figure 1
montre la feuille S1 placée sur l'une des cavités du noyau. La figure 2 est un gros plan des trois feuilles de surface montrant les
différences relatives de taille et d'espacement des trous. Les feuilles de surface ont été imprimées en 3D à partir de résine photopolymère
à l'aide d'un procédé de stéréolithographie (SLA), la surface d'écoulement ayant été poncée pour garantir une finition lisse.