
soulèvent encore des difficultés sur le plan comptable et qui doivent être réglées au
moment où l'on passerait à l'harmonisation.
Le mémoire est composé de trois chapitres. Ils traitent respectivement des
comparaisons par rapport au principe du cadre conceptuel, aux états financiers (bilan
et au compte de résultat), au processus de consolidation.
Les principales notions à retenir sont celles de « Substance over form » et
d'amortissement par composants.
La première car elle est la base même des IFRS, cette notion autorise une
approche plus économique de la comptabilité, ce qui ôte tout caractère juridique
(principe ohada de comptabilisation) à la notion de propriété.
C'est précisément cette vision économique de la comptabilité qui pose
problème en Afrique, où les comptes des entreprises traduisent plus une vision
juridique et patrimoniale du bilan.
La seconde notion d'amortissement par composants est une véritable
révolution à travers le monde. Un bien amortissable n'est plus comme un seul mais
comme un tout, composé de «sous actifs» ayant eux-mêmes leur mode et durée
d'amortissement. Cela implique de nombreux retraitements et ce, tout spécialement
au regard de l'amortissement fiscal dit dégressif.
A la logique de l'amortissement par composants s'ajoute celle de la
comptabilisation des actifs à partir de leur valeur de marché (Fair value) et non plus
de leur coût historique. De nombreux retraitements seront à attendre pour le premier
exercice d'application.
Par exemple, il est nécessaire de recalculer le coût historique des composants
d'un actif, afin de redéfinir le plan d'amortissement. De plus, la durée d'usage (droit
fiscal guinéen) se révèle hautement incompatible avec la durée d'utilité, à savoir
d'utilisation prévue par l'entreprise.
Le passif ne fait pas l'objet d'une réforme profonde avec l'instauration des
normes IFRS. Le point le plus important à retenir est celui de la disparition des