
Cellule départementale-Terminales L & S
Fascicule d’Histoire. 2e Ed. 2021_2022 _
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PREMERE PARTIE LE MONDE CONTEMPORAIN PREMIERE PARTIE
LEÇON 1 : LES CONSEQUENCES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ET LES
REGLEMENTS DU CONFLIT
SUPPORTS SUR LES CONSEQUENCES DE LA 2NDE GUERRE MONDIALE
Document 1 : Les victimes de la seconde guerre mondiale
Pays Victimes militaires
Victimes civiles
% de la population totale
Allemagne 3 850 000 3 810 000 7
Canada 42 000 - 0,4
Chine 3 500 000 10 000 000 2,2
États-Unis 298 000 - 0,2
France 211 000 330 000 1,5
Grèce 74 000 500 000 2,4
Italie 230 000 150 000 1
Japon 1 220 000 700 000 3
Pays-Bas 10 000 200 000 2,5
Pologne 320 000 5 500 000 14
Royaume Uni 245 000 150 000 1
URSS 7 500 000 10 000 000 12
Yougoslavie 410 000 1 400 000 10
Source :Histoire Terminales, Collection J. Marseille, Nathan, 1998, p. 71
CONSIGNE
1. Montrer que la Seconde Guerre Mondiale est une hécatombe humaine.
2. Rechercher les facteurs de l’hécatombe humaine.
Document 2 : Le choc moral
« Cela n'en finissait pas de finir, et nous étions las. La prise de Berlin, celle de Hambourg, l'agonie des tyrans,
la capitulation des armées ennemies, les unes après les autres, tous les grands événements ne nous saisissaient
pas comme ils auraient dû le faire. Il est vrai les mêmes nouvelles qui nous annonçaient les progrès de la
délivrance nous révélaient d'inimaginables horreurs. Chaque pas des Alliés en Allemagne découvrait un
nouveau charnier, et il semblait que nous fussions nous-mêmes souillés par toutes ces horreurs. Si près de la
victoire, nous n'avions jamais peut-être été si près du désespoir, car ces crimes, par leur monstruosité, mettaient
en cause notre foi même en l'humanité. Plus d'un d'entre nous, ces derniers jours, aura éprouvé une sorte de
peur sacrée devant l'homme, devant ce qu'il lui fallait bien voir que l'homme peut être encore, en dépit de ses
vantardises de civilisé. Je craignais pour moi, quand sonneront les cloches, de ne pas parvenir à être assez
joyeux...
Nous savons désormais que la guerre et la paix ne sont pas comme la nuit et le jour, deux mondes tels qu'on
sortirait de l'un pour entrer dans l'autre, mais que l'une et l'autre sont là toujours, à chaque instant, comme le
bien et le mal, dans la société et dans l'individu. Un peu moins de raison dans les peuples, un peu moins de
volonté, un peu moins de présence d'esprit un peu moins de loyauté, et l'une se change dans l'autre,
insensiblement.
Source : Extrait d'un éditorial de Jean Guéhenno (1) dans « Le Populaire » (2), 8 mai 1945.
(1) Jean Guehenno est un essayiste (1890-1978), élu en 1962 à l'Académie Française.