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travail, le droit patrimonial de la famille, le droit fiscal, le droit comptable, le droit pénal des
affaires, le droit du commerce international, le droit boursier et financier, le droit de la
concurrence. Le Droit des affaires rapproche ou confond des matières juridiques dont
l’autonomie est éprouvée et les frontières dessinées.
C’est un Droit qui ratisse tellement large qu’il brouille les frontières, même entre le Droit
public et le Droit privé. Qui s’y frotte s’y perd.
C’est le cas de l’OHADA qui ambitionne, au travers de l’article 1 du Traité, d’assurer «
l'harmonisation du droit des affaires dans les États Parties par l'élaboration et l'adoption de règles
communes simples, modernes et adaptées à la situation de leurs économies, par la mise en œuvre de
procédures judiciaires appropriées, et par l'encouragement au recours à l'arbitrage pour le règlement des
différends contractuels ». En effet, le législateur OHADA rencontre aujourd’hui quelques
difficultés à contenir son domaine tant les projets d’actes uniformes tendent à explorer des
matières et disciplines juridiques qui questionnent le domaine à harmoniser. A la décharge
dudit législateur, l’article 2 du Traité, par une phrase sibylline (dont le sens est caché ou difficile
à comprendre), en l’occurrence « toute autre matière que le Conseil des ministres déciderait, à
l'unanimité, d'y inclure, conformément à l'objet du présent traité et aux dispositions de l'article 8 », a
laissé la possibilité de faire tomber les barrières en ne s’enfermant point dans l’énumération
qui précédait ».
Du droit des affaires, il est préférable de retenir le curseur, la boussole, à savoir les affaires
elles-mêmes, c’est-à-dire l’activité des acteurs économiques.
Le contentieux des affaires débarrassé, d’une part, de ce qu’il ne peut être notamment une
discipline juridique au sens originel du terme et, d’autre part, de toute ambition
d’autonomie, d’un concentré minimum de règles singulières, prend tout son sens.
Le contentieux des affaires peut être compris, appréhendé à travers sa double vocation
propre :
- d’un côté, ramener vers son centre de gravité, en l’occurrence les affaires, les règles
processuelles à l’effet de choisir celles compatibles avec les exigences des affaires ;
- de l’autre, s’intéresser au processus de naissance du litige afin de le prévenir.
En premier lieu, le contentieux des affaires est une niche du Droit processuel, du Droit
judiciaire. L’étude du contentieux des affaires est susceptible d’embrasser tous les principes
généraux de la procédure, toutes les règles relatives à l'organisation judiciaire, de la
compétence, de la procédure, des voies conservatoires, des voies d'exécution, des