Telechargé par Celia Bouchakour

Plomberie

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TIONS SANITAIRES , GAZ ==­
u CHAUDE BR�ITS ==
I
I
. CONCEVOIR
=CONSTRUIRE
Edt.Houma
�- • --1.---J- �=-=----------=-
Canalisations - Sanitaires - Gaz - Eau chaude - Bruits
plomberie
par
Michel MATANA
Edition HOUMA 34 Lot. La Bruyère - Bouzaréah- Tel: (02) 94.19.36 et 94.41.l9
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rfnovatlon 1 • m119onn11rles
chauffage
rénovation 2 • toiture,
int"roduction
savoir faire ou faire savoir?
L'Algérie est un immense 'chantier où les intervenants sont
nombreux et divers.
Les besoins dans le domaine du logement de la population
sont d'une importance. capitale aussi bien économiquement,
socialement que politiquement.
Autrefois, on s'en remettait au bouche à l'oreille, au tour de
main, au savoir faire du spécialiste. Aujourd'hui ces notions
sont périmées. La connaissance artisanale devra se com­
pléter par unê connaissance normalisée et reglementée. SI
l'on considère comme regrettable l'abondon des traditions, il
donne en contrepartie &ù non spécialiste l'accès à une
connaissance naguère peu divulguée.
Cette connaissance qui fait intervenir de multiples acteurs
devrait aider à établir une série de normes et de règlements
qui régiraient l'acte de bâtir.
Cela relève de l'ETAT qui dans ce domaine est gravement
absent. Il ne suffit pas de concevoir des normes et des
règlements. Il faut aussi se donner les moyens de les
appliquer.
En premier, par une information· générale aussi bien après
des écoles de formation, des centres unlversltalre.s que des
APC cellules de base dans ce domaine.
En second, par une stricte observance des règles édictées.
Cette série adaptée d'une collection parue chez SYROS
concerne les artisans, les maçons, les constructeurs mals
aussi bien le grand public voulant construire, réparer ou
renover une maison avec les meilleures garanties.
sommaire
fi
généralités
La plomberie
Métier de plombier
L'art de la plomberie
Quelques déflnfflons
page 11
page 11
page 11
page 12
les branchements 1
L'eau
page 13
Branchements
page 19
Besoins en eau
Sources d'eau
Captage d'une source
Eau potable
Tarification
_Compteurs
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page
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13
15
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20
20
17
les canalisations 2
Les canalisations
page 21
Choix d'un matériau page 21
Comparaison des différents tubes page 23
Conditions d'emploi des canallsatlons page 24
Tracé.des canallsatlons page. 25
Canallaatlons cachées et apparentes page. 25
Exemples d'évacùations . page 27
Pose en encastré page 28
Assemblages et piquages page 29
DIiatation des canalisations page . 31
Les fourreaux page 31
Canallsatlons enterrées page 32
Protection contre le gel page 32
Isolation contre le bruit page 32
Sommaire
7
les tubes, tuyaux et raccords
Canalisations en plomb
Travail du plomb
Les noeuds
La soudure à l'étain et au chalumeau
Canalisations en cuivre
Raccords à souder
Collets battus
Canalisations en fonte
Canallsatlons en acier
FIiières et mandrins
Canalisations en PVC, collage
Raccordement avec les appareils
les évacuations
Les eaux à évacuer
Débits des appareils
Dimensions des chutes et ventilations
Les eaux usées
Nature des tuyaux employés
Evacuation des eaux usées en PVC
Chapeaux de ventilation, clapet anti-vlde
Pentes, pieds de chute
Les eaux pluviales
Section des gouttières et cheneaux
Siphon au pied des descentes
Epuration des eaux usées
Fosses septiques toutes eaux
Bac à graisse, épandage, puits filtrants
Micro-station d'épuration
les appareils sanitaires
et la robinetterie
Appareils sanitaires
Aires d'utilisation
Les lavabos
Les lave-mains
Les.bidets
Les baignoires
Les bacs à douche
Les WC
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_n
Sommaire
Les éviers
Lave-vaisselle, lave-linge, blocs cuisine
Aménagement d"une salle de bains
page
page
.page
Mitigeurs, mélangeurs
Systèmes d'évacuation, vidange
Bonde à clapet, bonde à grille, siphons
Réglementation
page
page
page
page
Robinetterie
Gaines techniques
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85
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88
le gaz 6
85
86
87
87
Les différents gaz
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89
Réseau de distribution
Les branchements
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page
page
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page
page
93
93
Butane, propane
Détendeurs, régulateurs, écrêteurs
Compteurs, tarifs, forfait cuisine
Réglementation
Type de raccordements
Tracé des tuyauterie!'
Raccordement des appareils
Aération des chaufferies
l'eau chaude sanitaire
Les besoins
Production Instantanée
Familles d'appareils, puissance
Chaudières murales mixtes
Chaudières à condensation
Production d'eau chàude par accumulation
Appareils à gaz, appareils électriques
Chauffe-eau à deux capacités
Alimentation par pompe à chaleur
Pose des appareils
Eau chaude et énergie solaire
Surface des capteurs
Capteurs plans, fonctionnement d"un capteur
Les différents systèmes
Régulation, protection contre le gel, pose
Réglementation
Sommaire
79
80
81
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90
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108
110
9
le bruit dans les
installations sanitaires
Termlnologle acoustique
8
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111
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115
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121
Niveau sonore, pondération
Vitesse d'écoulement dans les canalisations
Bruits des robinets
Coups de bélier
page
page
page
page
Détendeurs, fixation des appareils sanitaires
Pose antivibratile
Pose des bidets
Pose des baignoires
Pose des receveurs de douche, des éviers
Pose des chauffe-eau
Bruits de vidage
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Prévention du bruH dans les Installations
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112
113
113
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117
117
118
118
119
120
glossaire
vocabulaire de base
10
Sommaire
généralités
la plomberie
une technique très ancienne
Des civilisations très anciennes, en particulier
au Proche-Orient, connaissaient déjà l'art
d'établir des Installations sanitaires avec des
canalisations permettant l'arrivée et
révacuation de l'eau. Il y a 2000 ans environ,
les Romains avec leurs fameux thermes nous
donnaient l'exemple de techniques très
avancées.
le métier de plombier
C'est à la fin du XIXe siècle que la plomberie
devient un véritable métier, avec l'apparition
des "plombiers zingueurs" qui savaient tra­
vailler tous les métaux, poser les canalisations
mais également réparer les couvertures avec
le travail du zinc.
"l'art de la plomberie"
L'art de la plomberie consiste aujourd'hui à
créer les installations permettant d'assurer
a- une alimentation en eau, sans pollution,
à une température voulue, avec un débit
Généralités
suffisant et continu.
b- une évacuation raplcle des eaux pluvia­
les, des eaux usées et des eaux vannes.
c- une évacuation de l'air vicié provenant
des égouts ou du système d'écoulement
afin qu'il n'accède pas à l'intérieur des
locaux.
Une installation sanitaire doit avant tout
répondre aux conditions de salubrité énoncées
ci-dessus mais également être
- robuste,
• pratique,
• silencieuse,
• esthétique,
• économique.
C'est le choix Judicieux des appareils, de leur
Implantation, des matériaux ainsi que du soin..
apporté à la mise en œuvre qui permettra
d'atteindre ce résultat. Les principaux risques
de malfaçon ou nuisance dans une Installation
sanitaire sont les.suivants:
11
- la corrosion interne et externe des
ouvrages, la rupture des ouvrages due à
une mauvaise fixation,
- le bruit causé par les tuyauteries ou les
moteurs existants,
- la pollution de l'air due au désamorçage
des siphons,
- la pollutlon de l'eau (plusieurs causes pos­
sibles),
- l'incendie d0 à l'emploi de maté.riaux
inadaptés.
quelques
définitions
Voici la signification des termes importants
couramment employés en plomberie
canallsatlon enrobée :
la canalisation est noyée à l'intérieur du gros­
œuvre (b�ton généralement). ·
canallsatlon encastrée :
la canalisation est mise en place dans un
emplacement qui lui est réservé lors de
l'exécution du gros-œuvre. Le remplissage est
ensuite effectué avec un matériau de même
nature que le matériau voisin.
canallsatlon engravée :
la canalisation est installée dans une saignée
pratiquée dans un ouvrage existant. Le rem­
plissage est généralement effectué avec un
matériau de même nature que le matériau
voisin.
ravolrage:
.,ce terme désigne la forme disposée entre un
plancher porteur et le revêtement de sol, à
l'intérieur de laquelle se trouve enrobée la .
canalisation. Cette forme est le. plus souvent
réalisée en sable, gravillons, pouzzolane,
mâchefer,.souvent stabilisée par du ciment.
gainage:
c'est l'enveloppe continue non fendue, et non
solidaire de 1� tuyauterie qui permet une libre
. dilatation de celle-ci, tout en assurant son isole-
12
ment vis-à-vis de l'humidité ou d'un liquide
extérieur (conduits ICO et ICD, définis par la
norme NF C 86. 133 c,u 68. 145)
fourreau:
élément de tube qui permet aux tuyauteries de
traverser un plancher, un mur ou une cloison.
Grâce au fourreau, la tuyauterie est
désolidarisée du gros-oeuvre.
bandes adhésives :
elles assurent l'isolation électrique et chimique
des canalisations, les protégeant ainsi contre
la corrosion. Les bandes comportent en
général un film en matière plastique type PVC.
La pose s'effectue après nettoyage des
tuyauteries.
assemblage mécanique:
l'assembl�ge mécanique permet d'associer
plusieurs éléments ou accessoires de
tuyauterie sans faire intervenir ni soudure ni
brasure (vissage direct de 2 pièces, joint à
brides, etc.)
brasage:
assemblage de 2 parties métalliques à l'aide
d'un métal d'apport à l'état liquide, ayant une
température de fusion inférieure à celle des
pièces à réunir. Le métal de base ne participe
pas par fusion à la constitution du joint. ,;
Exemple : assemblage de 2 pièces en fér par
l'intermédiaire de baguettes de métal cuivreux.
Le brasage peut être caplllalre, tort ou
tendre. Il est capillaire lorsque le métal pénètre
par capillarité entre les 2 surfaces à assembler.
On parle de brasage fort si la température de
fusion du métal .d'apport est supérieure à 450
degrés, et de brasage tendre si elle est
Inférieure à 450 degrés.
soudage:
terme couramment employé pour désigner un
assemblage par une soudure à l'étain.
soudage autogène:
réunion de 2 pièces de même nature à l'aide
d'un produit d'apport dont la température de
fusion est du même ordre de grandeur que
�elle du matériau de base.
Gén�ralités
.t
chapitre 1
les branchements
l'eau
besoins en eau
Les besoins domestiques en eau varient
·suivant l'lmportano:e de l'équipement. On peut
évaluer globalement les besoins domestiques
à 100 litres par habitant et par jour.
Les éléments suivants permettent de
déterminer avec plus de précision les besoins
en eau:
-cuisine, boisson, toilette: 30 lltrés par
personne et par jour,
-w.c. avec chasse d'eau : 20 litres par
personne et par Jour,
-pour une douche : 2� litres,
-pour un bain: 120 litres,
-pour la lessive: 120 litres par personne
et par semaine.
1 - Les br�nchements
Pour une maison Jtclividuelfe, il faut tenir
compte de l'importance du jardin qui doit être
arrosé. Celui-ci peut exiger pendant certaines
périodes de l'été 6 à 8 litres par mètre carré et
par jour suivant la nature du sol et la
température extérieure.
Il faut également se méfier des fuites. U�
simple robinet qui fuit au goutte à goutte sous
une pression de réseau de 3 bars, représente
une perte annuelle d'environ 8000 litres.
Les débits de base des appareils sont donnés
par la norme,NF P41 -201.
les sources d'eau
L'eau de source jouit souvent d'un préjugé
13
1/aec. 1 �
1000
900
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700
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300
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Heure
L:ES VOLUMES D'EAU SONT CITES A TITRE D'EXEMPLE
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15 0 0 0 1--4�-+--i--l---l..;...+-+--+-�---+-+--1--1-l--+-+-+-+-+-l-+-+--+--l---l
J
F
M
A
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A
S
O
N
D
Mois
VARIATION DES CONSOMMATIONS ANNUELLES D'EAU.
14
1 - Les branchements
favorable. Celui-ci sera justifié si la source est
située loin de toute cause de pollution, qu'elle
affleure dans un sol ayant un certain pouvoir
filtrant et qu'elle se trouve éloignée des autres
habitations. Par contre, dans un sol fissuré et
dur (calcaire), l'eau peut circuler à l'intérieur de
nappes souterraines sur de grandes distances
sans subir aucune épuration. Dans ce cas, elle
a de fortes chances d'être impropre
à la con·
·
sommation.
Il est Indispensable dans ce cas de procéder à
une étude de ces caractéristiques grâce à une
analyse effectuée par un laboratoire
spécialisé. Cet examen portera sur les
caractéristiques physiques, chimiques et
bactériologiques.
captage d'une source
Lorsque la présence d'une source a été recon­
nue, Il convient de la dégager avec précaution
pour remonter à la véritable source en enlevant
la masse de terre à travers laquelle passent les
filets d'eau. Ce travail est délicat car il faut éviter
de perdre la source (éviter l'emploi d'explosifs).
Le captage est exécuté de façon à ce que la
source ne soit jamais en charge. Il est plus
facile sur des terrains en pente où affleure une
couche de terrain imperméable. Le bassin de
captage, où sera branchée la canalisation
d'aspiration, sera alors ,aménagé sur ces
couches imperméables.
SI l'écoulement est trop faible, il est possible
d'àugmenter le débit en réalisant un captage
par drain. Ces tranchées sont faites à environ
1 ou 2 mètres de profondeur, assises sur le
terrain imperméable en prenant soin de ne pas
le percer. Les drains sont constitués par des
poteries de 10 cm de diamètre ou des tuyaux
de ciment perforés. Les drains se déversent
par l'intermédiaire d'un collecteur dans un petit
bassin de captage qui reçoit la canalisation
d'aspiration. Le captage une fois réalisé, il est
indispensable de le protéger des eaux superfi­
cielles et de toutes les sources de pollution.
Capla�e d'une source
_d émergence
Noppa
CAPTAGE DES SOURCES
D'EAU SOUTERRAINES
1 - Les branchements
COUPE VERTICALE SUR UN PUITS
15
les puits
L'utilisation d'un puits est la solution la plus
souvent utilisée lorsq�•n n'existe pas de réseau
d'adduction d'eau sous pression.
Avant d'utiliser l'eau d'un vieux puits, Il convient
de nettoyer celui-cl et de procéder à une
analyse des eaux. Tous les dépôts qui se
seront accumulés au fond du puits seront
retirés. Le puits pourra également être re­
creusé en évitant de transpercer la couche ,
Imperméable sur laquelle Il peut être assis. La
maçonnerie· sera soigneusement rejointoyée
sauf à l'endroit des venues d'eau,'puls revêtue
d'un enduit étanche. Le puits pourra également
être désinfecté à l'aide de permanganate �osé
à 10 gr au m3. Le puits sera ensuite protégé à
sa partie supérieure (dalle en béton armé). Ces
mesures, si elles peuvent assainir un puits
passagèrement pollué par les dépôts, ne
peuvent rien si le puits est contaminé par des
eaux polluées et non canalisées. Dans ce cas
un dispositif d'épuration s'imposera.
La création d'un nouveau puits doit être
exécutée pàr un spécialiste. Les méthodes
d'exécution varient suivant la nature du sol et la
profondeur de l'ouvrage. Si le sol est suffisam­
ment résistant (calcaire), il sert de paroi à
l'ouvrage. Dans les autres cas, la fouille sera
blindée et les parois maçonnées.
la récupération des eaux pluviales
Dans les régions où l'on ne dispose ni d'eau
souterraine ni d'eau superficielle et où il ·
n'existe pas de réseau d'adduction d'eau sous
pression, on a recours à la collecte des eaux
pluviales à l'intérieur d'une citerne. C'est une
solution peu employée car elle est onéreuse et
offre une eau d'une qualité douteuse.
Le principal problème tient du fait que les pluies
sont irrégulières et mal réparties au cours de
l'année. Il faut également une grande surface
couverte de toiture pour disposer d'une quan­
tité d'eau suffisante (30 m2 par personne mini­
mum).
La capacité de la citerne devra correspondre
au moins à 60 jours de consommation dans les
régions défavorables. La capacité de la citerne
peut atteindre la moitié de la consommation an­
nuelle. La citerne _devra être rigoureusement
16
1
étanche, placée à proximité de la maison et
Isolée contre le froid et la chaleur. Elle pourra
être réalisée en béton armé avec un enduit
étanche Intérieur. Recouverte d'une couche de
terre de 30 cm, elle sera à l'abri des variations
de température.
La première eau qui vient de laver les toits est
impropre à la consommation. Pour cela on
utlllse un citerneau muni d'un flotteur qui dirige
le flot d'eau sur la citerne dès que le citerneau
a été rempli.
La citerne peut également être munie d'un filtre
à gravier et à charbon actiyé, mais ce dispositif
ne permet pas de recueillir l'eau des grandes
précipitations orageuses qui peut, dans cer­
taines réglons, constituer la principale source
d'alimentation.
L'eau 'de citern·e est en général peu
minéralisée. Les canalisations en plomb sont
déconseillées à cause des risques
d'intoxication.
L'eau de citerne étant fréquemment polluée, il
est prudent de la filtrer avant consommation.
Le nettoyage de la éiterne, bien que difficile à
réaliser, s'impose au moins une fois par an. Il
devra être exécuté au moment de la saison plu­
vieuse en inter:'lmpant son utilisation.
eau potable
Il n'existe pas de définition précise de l'eau
potable. Les eaux satisfaisantes pour
l'alimentation humaine peuvent être de compo­
sitions sensiblement différentes.
Par contre, pour être potable, l'eau doit être
exempte de certains défauts. Elle doit être
agréable au goût, sans couleur ni odeur et ne
pas être agressive. La concentration de cer­
tains éléments qu'elle contient est indiquée
dans le tableau ci�contre. Si l'eau a été traitée
par le chlore ou des dérivés, elle ne doit pas
laisser subsister plus de 0, 10 mg de chlore au
litre.
Une eau potable ne doit contenir aucun germe·
pathogène. Des analyses faites par des labora­
toires spécialisés agréés par le ministère de la
Santé, tant du point de vue physique que
chimique et bactériologique, donnent toutes
les indications utiles sur les qualités de l'eau.
Les analyses sont faites sur des prélèvements
effectués à la source, mais également en di-
1 - Les branchements
et en acier ordinaire sont à éviter.
Une eau acide attaque les tuyaux: L'acidité est
------. , "due à la présence d'anhydride carbonique
examens physiques de l'eau
dissout dans l'eau. L'acidité est donné par le
La température de l'eau est une caractèristique
pH. Le pH d'une solution varie de 0à 14. Le pH
importante, car toute eau un peu profonde a
7 représente la neutralifè chimique. Une soluune température sensiblement constante de
tion acide a un pH inférieur à 7.
l'ordre de 10à 12 degrés, même en été. Si cette
température se rapproche de l'air ambiant c'est ' La dureté de l'eau est due à la présence de
sels de chaux et de magnésie qui renâ l'eau
que l'eau provient d'une nappe superficielle.
impropre aux usages domestiques. On renOn apprécie la limpidité grâce à son indice de
contre souvent des eaux dures dans les sols
turbidité. Une eau anormalement chargée a
riches en nodules gypseux. La dureté est
des chances d'être polluée et de nécessiter,
matérialisé par le degré hydrautimétrique. Auavant de pouvoir être consommée, certains
delà de 60 degrés, il convient de traiter l'eau ;
�traitements.
cette opération est appelée "adoucissement".
Même après conservation prolongée de 15
jours en vase clos, une eau potable ne doit pas
analyse bactériologique
dégager d'odeur.
Une analyse bactériologique est Indispen­
j
sable. En effet une eau chimiquement accept­
examen chimique de l'eau
able, peut être bactériologiquement mauvaise
Llarialyse chi!'"ique de l'eau permet de
et réciproquement. Les échantillons doivent
déterminer son acidité et de mettre en
être prélevés avec soin ·pour éviter toute
évidence les éiéments minéraux qu'elle con­
cause accidentelle de contamination pouvant
tient. La concentration trop forte de certains
fausser les résultats. L'analyse indique la
sels rend l'eau impropre à la consommation
numérotation totale des germes (germe con­
(chlorures, nitrites et nitrates).
forme, colibacille, entérocoque, clostridium,
. Une èau contenant du plomb est interdite à la
perfrigans).
consommation. Les tuyaux en amiante-ciment·
vers points du réseau.
"-'
QUALITES
· D'UNE EAU POTABLE
1 - - Les concentrations des différents
éléments naturels suivants doivent être
inférieures aux valeurs suivantes:
Magnésium (en Mg)...............:...125 mg/I
Chlorures (en Cl)................ :.......250 mg/I
Sulfates (en SO4)........................250 mg/I
Nitrates (en N)..............................10 mg/I
2 - Les concentrations des différents
éléments toxiques suivants doivent être
Inférieures aux valeurs suivantes:
Plomb (en Pb)... : ....................:...0,05 mg/I
Fluorures (en F).........................1,01 mg/I
Arsenic (en As)..........................0,05 mg/I
Chrome..............................................Néant
Cyanures.......................................... Néant
1 - Les branchements
3 - Les concentrations des différents
é!éments indésirables suivants
doivent être inférieures aux valeurs
suivantes:
Cuivre (en Cu)...........................0,05
mg/I
Fer (en Fe)...................................o, 1
mg/I
Manganèse (en Mn)..:...............0,05
mg/I
Zinc (en Zn)...............................5,00
mg/I
Phénol................................... :.0,001
mg/I
De plus au départ de la distribution
d'eau.dans le cas ou l'eau a été traitée
par le chlore ou ses dérivés, il ne doit pas
rester plus de 0, 10 mg de chlore/litre.
17
!:!9.fil!2!:
J 2 1
l • Robinet .d'arrtt
I E F. EC 1
2 • Robinet d'euais
APPUIE ME Nt -.,;__;__;__-Ch-Dc:Ha
3 • Clapet antl-retour
4. Robinet de purae ou
d'introduction de solution
dhinlectante(,!vacuallon la prévoir)
5. Bouchon rilet,!
6 • Compteur divisionnaire
,
1 EF.�c,. 5 2 !.
a
AP PARIEMENT
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J 2 1
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-------1
◄
P!JISIGU
SDUS•SOL
Remarque. a • Toutes les antennes CE F-F.C) des, appane;,.enu, bureaux, commerces, etc.
b • Tous lei rheaux non ullllsc!s journellement (arro1a11e, lava11e, pul1a1es,
1ou1-10I, etc•••)
c • Tous 1•11 locaux la u1a1e commercial non c!qulpc!s • la livraison de l 'im­
meuble doivent ftre protlac!s respeclivement par le dlsposlllF lndiqui!.
d • Un robinet de t, 20 x "Z'/ C.onle m&le riletlè Cl-26 x 34> permellDnt
d'errectuer les or,!rallons de dlslnFecllon sera plac• 11.1 ml!ire ma•lmum
du clapet a•n,!ra du branchement.
Il y aura lieu de privolr l'.!vocua!lon de l'eau• vidanaer.
ORGANISATION D'UN BRANCHEMENT AU NIVEAU DE LA VILLE
18
1 - Les branchements
branchements
Un branchement comprend
1• le robinet de prise,
2· le robinet d'arrêt avant compteur,
3- le compteur,
4- le robinet après compteur,
5- le robinet d'essai,
6- le clapet anti-retour,
7- le robinet de purge.
demande de branchement
La demarl(Je de branchement s'effectue au
bureau local de la Compagnie générale des
eaux. Les abonnements sont signés après ac­
ceptation de la demande par le service munici­
pal de la distribution des eaux. Un contrôle
technique sanitaire .est effectué par le service
des recherches.
désinfection
La désinfection est effectuée obligatoirement
pour les installations intérieures après accord
du service de recherche. En effet, il est impor­
tant de vérifier le mode d'alimentation· et" de
vidange de tous les appareils raccordés aux
canalisations de distribution d'eau pour
s'assurer qu'il n'existe aucun dispositif du fait
de leur conception, pouvant permettre, à
l'occasion de phénomènes de refoulement ou
d'aspiration, à des matières résiduelles ou des
eaux nocives, de polluer le réseau d'eau
d'alimentation (publique ou privé).
COMPTEUR DE VOLUME A PISTON ROTATIF.
· -1- Orifice d'entrN
-2- FIitre
-3- Boite à piston
-4-Plston
-5- Or/Rœ de sortie
-6- Manivelle
-7- Train /ntermdd/alre
-8- Presse étoupe
-9- Roue de raglsgè
-10- Horlogerie
COMPTEUR DE VITESSE A TURBINE
-1- FIitre
-2- Bolle d'injection
-S- Turbine
-4- Horloge totsl/setJice
-5- Train démultlpllceleur
-6-9'che
-7-Pletlne presse-étoupe
-s- Coullfltele
1 - Les branchements
19
On distingue les compteurs de volume et les
compteurs de vitesse.
Le compteur volumétrlque est constitué par
. un moteur hydraulique fonctionnant à l'inverse
des pompes. Il enregistre le nombre de rem­
plissages d'une cavité déterminée.
Le compteur de vitesse enregistre le nombre
de tours d'une turbine dont la vitesse e�t pro­
portionnelle à celle du débit.
Les compteurs volumétriques sont en général
plus sensibles que les compteurs de vitesse.
La qualité d'un compteur dépend de plusieurs
caractéristiques vérifiées par les administra­
tions chargées de l'agrément des marques.
tarification de l'eau
La distribution de l'eau par compteur est obliga­
toire. La cession et la revente de l'eau sont In­
terdites. Un propriétaire a le droit de mettre des
compteurs divisionnaires pour ses locataires,
mais li lui est interdit de demander une rede­
vance supérieure à celle qu'il paye.
La tarific�tior1· est basée sur un prix de vente au
m3 enregistré par compteur. Les systèmes tari­
faires varient. Pour des besoins importants, il
existe des tarifications dégressives.
les compteurs
Les compteurs permettent d'enregistrer les
consommations d'eau. Leur puissance varie
en fonction de la nature du branchement. SI un
compteur s'avère insuffis,nt, il est possible
d'en installer un ou plusieurs en parallèle.
20
1 - Les branchements
chapitre 2
les canalisations
les canalisations
choix d'un matériau
au niveau de la corrosion :
- la nature de l'eau peut interdire
l'installation de certains matériaux,
- le transport de l'eau ne doit pas être à
l'origine d'érosion des canalisations.
au niveau de l'hygiène :
- les matériaux sont susceptibles de ne pas
altérer · d'une manière quelconque les
qualités de l'eau distribuée. Par exemple le
tube en acier noir, à l'origine cfq_ sinistres
importants, est fortement déconèeillé.
-· le réseau de canalisations intérieures doit
être prévu sans traitement complémentaire
pour tous les postes d'eau, à toutes les
heures du jour et de la nuit.
Dans tous les cas, il convient de veiller à
l'adéquation des conduites à la nature de l'eau
en ce qui concerne les tuyauteries d'eau froide.
Le choix du matériau des conduites de distribu­
tion d'eau à l'intérieur des bâtiments, ainsi qu'à
l'extèrieur, est déterminé en foria:tion des
critères suivants :
>,
2 - Les canalisations
la corrosion
On distingue la corrosron absolué et la corro­
sion relative.
- la corrosion absolue se définit en
considérant une eau par rapport à un métal
donné.
21
a
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1 - Union mixte PVC/laiton
2- Bouchon
3 - Tés égaux
4 -Tés réduits
5 -Réduction
6-Coude
-- Alimentation
®
BAIGNOIRE
- Evacuation
®®
0 �20
1 - Brailchement d'appareil sanitaire - 9. Siphon évier.
10. Coude.
Coude.
11 . Culotte avec joint de dilatation.
2 - Pied de biche avec bouchon.
12- Culotte avec joint d'étanchéité et
3 � Pied de·biche.
tampon de réduction 2 trous 0 50.
4 • Douille pour écrou.
5 - Collier.
13 - Tampon de réduction.
14 • Bouchon de visite.
6 - Réduction.
15 - Embranchement.
7 - Coude à coller.
a - Siphon machine à laver.
16 - Chapeau de ventilation.
BIDET
G)
• MACHINE A LAVER
@�
0
�2
COMPARAISONS DES DIFFERENTS TUBES POUR CANALISATIONS
Nature des
matériaux
Densité
ou
poids
du dm3
(Kg)
Coeffl�
cient de
dilatatlon
AllongeConTempétralnte rature de
mentà
la
de
fusion
rupture sécurité
(CO)
à
par
exlellSlon
(%)
.Observatlons
l'ecblSiol,
(hecto- ..
bars)
Ces tubes
sont souvent
appelés
"tubes fer"
Acier doux
7,85
11
22
12
1400
Fonte
centrifugée
7,2
11,2
0,7
2,5
1225
Cuivre
écroui
8,9
17
5
4
1083
tubes droits
de 4à 6 m
Cuivre
recuit
8,9
17
30
2,2
1083
tubes en
couronnes
laiton
UZ15
8,7
18,7
40
3
1025
Plomb doux
11,30
29,2
40
0,140
325
Plomb
�ntimoiné
11,30
29,2
40
0,280
325
Polychlorure de
vinyle
1,40
60
80
0,60
325
Tubes rigides
Polyéthylène
0,92
200
510
0,30
325
Tubes
semi-rigides
2 - Les canalisations
Résistanceà
la corrosion
Dito
23
CONDITIONS D'EMPLOI DES CANALISATIONS USUELLES ( DTU 60)
Eau
froide
Eau
chaude
Eaux
vannes
Gaz
- Ecroui.........................................
X
X
X
X
- Recuit.......................................
X
X
X
X
- Intermédiaire..............................
X
X
X
X
X
X
X
Nature des canalisations
TUBES DE CUIVRE:
,.
- Gainage obligatoire.................
- Gainage obligatoire ou bandes
adhésives si risque de contact
avec lei, armatures, ou pose
sans râvoirage...........................
X
- Brasage fort prescrit suivant
spécifications pour le gaz..........
- Brasage fort recommandé.........
X
X
X
X
TUBE EN ACIER NOIR
X
- Protection obligatoire par
bandes adhésives si risque de
contact avec les armatures ......
X
TUBE EN ACIER GALVANISE
X
X
- Protection anti-corrosion............
X
-X
- Soudo-brasage en cas
d'assemblage obligé...................
X
X
X
PVC........................................................
POLYETHYLENE
- Suivant ATEC....................... :....
24
.
X
- Gaine obligatoire
X
X
X
2 - Les canalisations
• la corrosion relative est fonction des con­
ditions de circulation de l'eau dans les condu­
ites.
Il ressort que les phénomènes de corrosion
proviennent soit de la corrosion relative soit de
la corrosion absolue, soit de l'une et de l'autre
à la fois.. Pour réduire les désordres dus à la
corrosion relative, il faut examiner, en plus de
la nature des matériaux, le dimensionnement
des installations (vitesses, pressions, tempé­
ratures, etc.) ainsi que les conditions de mise .
en œuvre des canalisations d'eau sous pres­
sion.
les can�lisations
fonctions de leur utilisation
En France, les natures de tuyauterie le plus
couramment utilisées sont
• l'acier galvanisé en ce qui concerne les
conduites principales (ex. : colonnes
montantes d'un immeuble),
• le cuivre pour les distributions intérieures
des logements,
• le P.V.C. de qualité alimentaire et portant
la marque "P.F." est peu employé et
ne concerne que l'eau froide.
nature et température de l'eau
La nature et la température sont les éléments
qui interviennent dans le choix des canalisa­
tions. li est important de savoir que toutes les
eaux attaquent tous les métaux. Ce sont les
eaux minéralisées qui sont les plus.agressives.
La chaleur accélère l'ensemble de ces
phénomènes chimiques.
Les tuyaux de plomb sont particulièrement
indiqués pour les tuyaux de vidange exposés à·
recevoir des- eaux très agressives (produits
chimiques). Ces mêmes tuyaux de plomb
conviennent pour les arrivées d'eau froide mais
sont moins conseillés pour les arrivées d'eau
chaude. En effet, l'eau chaude peut dissoudre
les sels calcaires qui forment une pellicule pra­
tiquement insoluble à froid. U_ne fois cette pel:
licule dissoute, l'eau transportée dans les
tuyaux peut être dangereuse à boire.
En ce qui concerne les tuyaux de cuivre, il se
forme à l'intérieur une pellicule (carbonate de
cuivre) qui protège le· tube et qui permet le
2 - Les canalisations
transport d'eau potable.
Les tubes en acier s'oxydent, mais les sels
ferreux qui se forment ne sont pas nocifs pour
l'organisme. L'eau oxydée prend une saveur
particulière et une couleur rouge qui tache
l'émail des appareils sanitaires. Pour éviter ces
inconvénients, il est préférable d'utiliser des
tubes d'acier galvanisés à chaud.
Les canalisations en plomb et en PVC sont
déconseillées pour les arrivées d'eau chaude
(température inférieure à 60 degrés). En effet
l'eau chaude dissout les sels protecteurs du
plomb comme nous l'avons vu, mais diminue
également la résistance à la rupture (environ
30%). Au-dessus de 80 degrés, il est pré­
férable d'employer le cuivre ou le fer.
tracé des canalisations
Le tracé des canalisations tient compte de
l'emplacement du compteur ainsi que du plan
de l'habitation. Il est intéressant de grouper le
plus possible les pièces d'eau telles que cui­
sine, salle d'eau, w.c. pour éviter des trajets
trop longs surtout en ce qui concerne les canali­
sations d'eau chaude (déperdition). Il est
également intéressant de. superposer ces ·
pièces d'eau dans les étages.
La distribution d'eau doit comporter des pentes
avec des points bas munis de robinets permet­
tant de vidanger l'installation. Il faut également
veiller à ce que les tuyauteries soient à l'abri du
gel. Les tuyaux devront éviter de passer dans
les locaux non chauffés (combles, garage),
dans le cas contraire, ils devront. être
calorifugés. Un dispositif de purge permettra
de vidanger l'ensemble de l'installation.
canalisations cachées
et canalisations apparentes
Il est toujours préférable d'éviter de noyer les
canalisations dans le gros-œuvre. Cette solu­
tion séduisante du point de vue esthétique peut
avoir des conséquences graves en cas de
fuite. En effet, si la canalisation est enrobée, la
fuite sera très difficile à localiser. Dans la ma­
jorité des cas le réseau qui fuit doit être abandonné.
li est donc important, avant de noyer une ca­
nalisation à l'intérieur du gros-œuvre de
·procéder à des essais très rigoureux, pour
25
' Bâtiment neuf : Trou réservé, assemblages noyés,
. tous type admis, joints bourrés.
Bâtiment neuf : Trou réservé, assemblages noyés,
tous type admis, Joints bourrés.
BAtlment neuf : Trou réservé, 1 ou 2 coudes admis
assemblage tous types, sauf Joints bourrés.
BAtimeni ancien·: Trou réservé, 1 ou 2 coudes
admis, assemblage tous types, sauf joints bourrés.
TRAVERSEES DE PLANCHERS
coude à 30 °
+=3F--/
_ ___
LÉGENDE
ÉLÉVATION
Raccordement par CLIP
cllp·à 8
°
-'t��-7 --r'r-
_.._ -·-=r·- , Support • Libre •
- �--. ..•·,_
. � � ----! .. Support
« Point Fl'xe •
ÉLÉVATION
Montage d'un Tampon de Visite en ligne
Vue suivant f
Manchon buté ou coutsant\
\Joint Collé
TE avec Tampon de Visite incorporé
ÉLÉVATION
Traceraée da Mur Extérieur
-�
VUE en PLAN
Changement de Direction
\ Pièce d' Accès
au Regard
DETAILS DE POSE DE COLLECTEURS EU, EP.
26
2 � Les canalisations
Raccordement d'un WC
Pen:ement d'une paroi verticale
Joint lll>re, ____,,
collier serré
collier lâche
à ml-tube
J '
···-
-,
:
.J
!i
'2
:
collier serré
joint de
dllatatlon
fourreau
Détalla d8 pose des chullltl en PVC
EXEMPLES D'EVACUATIONS
2 - Les canalisations
fi
PASSAGE DES CANALISATIONS A TRAVERS LES PAROIS (DTU 60.1)
Nature des
parois
Eau avec pression
Evacuations
Assemblages
noyés
Tracé
des
tuyaux
Assem•
blages
noyés
Tracé
des
tuyaux
Trous réservés dans
planchers neufs
- Vertical ou oblique
- Partie horizontale
admise jusqu'à
.0,60 m
Interdits
sauf Joints
coulés ou
soudés
- Vertical ou oblique
- Un ou deux coudes
admis.
Percements dans
planchers neufs
- Aucun coude, ni
déviation
- Vertical ou oblique
- longueur noyée
maximale : 0,40 m.
Interdits
sauf Joints
coulés ou
soudés
- Aucun coude
- Obliquité maximale:50
- Longueur noyée
maximale : 0,40m
Tous types
admis sauf
Joints bourrés
- 2 coudes admis
- longueur noyée
maximale : 1m
Interdits
sauf Joints
coulés ou
soudés
-lJn ouâeux coudes
admis.
- Lon_gueur noyée
maximale : 0,40m
Tous types
admis sauf
Joints bourrés
Planchers anciens
..
Planchers : cas
spéciaux
WC
à
l'anglaise
Vidoir
Siège à
la turque
Siphon
de sol
Douche
Trous réservés
m'urs et cloisons
nA••vft"'
Percements dans
murs et êÏbisons
neuves
Murs et cloisons
anciennes
28
Tous types
admis sauf
Joints bourrés
Sans pipe:
profondeur du
Joint: 10cm
Joints préformés
ou mastic
Pipe rigide
Joints préformés
ou mastic
Pipe souple
Joints conprlmés
ou collés
Tubulure de
raccordement
horizontale
encastréetolérée sous
certaines
réserves
Obliquité et longueur
noyée non limitées
Interdits
sauf Joints
coulés ou
soudés
Obliquité et
longueur noyée non
limitées
- Rectiligne si
épaisseur de paroi
Inférieure à 15 cm
- Obliquité maximale
50 degrés
- longueur noyée
maximale : 0,60 m.
Interdits
sauf Joints
coulés ou
soudés
- Rectiligne si
épaisseur de paroi
Inférieure à 15 cm.
- Obliquité maximale
de 50 degré
- Longueur noyée
maximale de 60 cm
- Murs parleurs: tuyau
rectiligne et longueur
noyée maximale=1m
- Remplissage :
longueur non limitée
Interdits
sauf Joints
coulés ou
soudés
- mur porteur :
tuyau rectiligne et
longueur noyée
maximale de 1m
Tous types
admis
Joints préformés
ou mastic
Tous types
admis sauf
Joints bourrés
Tous types
admis sauf
joints bourrés
Tous types
admis sauf
Joints bourrés
2 · Les canalisations
s'assurer qu'il n'existe aucune fuite.
Ces essais s'effectuent à l'aide d'une pompe
qui introduit à l'intérieur des canalisations une
pression d'eau égale à celle du réseau, plus
50m de colonne d'eau.
canalisations dissimulées,
mais accessibles
Il est toujours possible de cacher une canalisa­
tion sans pour cela l'enrober.-Les tuyaux peu­
vent passer dans des gaines à face
démontable pour les circuits verticaux et dans
des faux plafonds visitables pour les circuits
horizontaux. Ainsi, en cas de fuite, les
réparations seront facilitées. On veillera à •
assurer une ventilation des gaines pour éviter
les phénomènes de condensation.
les différentes poses
en encastré
Il existe différentes façons qe dissimuler les
canalisations à l'intérieur des maçonneries
• canalisations enrobées : la canalisation
est posée puis enrobée dans le béton,
• canalisation encastrée : à la réalisation
du gros-œuvre on prévoit des réservations
à l'intérieur desquelles seront posées des
canalisations. Le rebouchage s'effectue
avec un matériau de même nature que celui
mis en œuvre,
• canalisation engravée : une saignée ou
rainure est pratiquée dans un ouvrage exis­
tant. Le remplissage s'effectue avec un
matériau de même nature que le matériau
voisin.
-ravolrage : ce terme désigne la forme
disposée entre le plancher porteur et le
revêtement de sol à l'intérieur de laquelle se
trouve enrobée la canalisation.
précautions de pose
pour les canalisations encastrées
Dans tous les cas en construction neuve, il est
préférable de prévoir des "réservations "au ni­
veau du gros-œuvre. Les réservations sont
indispensables dans les éléments de construc­
tion en béton armé ( planctiers, poutres, murs)
et en règle générale pour toutes les maçon­
neries d'une épaisseur supérieure à 15 cm. Si
2 - Les canalisations
la canalisation est placée dans. un élément
porteur vertical, seul l'encastrement en hori­
zontal est admis. Il est 4nterdit de poser des
canalisations par engravure dans les éléments
porteurs. Si l'élément est non porteur, la canali­
sation peut être enrobée, encastrée ou placée
dans un ravoirage.
Il est conseillé de placer les tubes encastrés
(cuivre ou acier galvanisé) à l'intérieur de
gaines plastiques PVC, pour l'eau chaude
ainsi que pour l'eau froide.
Les percements, surtout en ce qui concerne
les travaux de rénovation, ne doivent pas com­
promettre la stabilité du gros�œuvre.
assemblages et piquages
Il est déconseillé d'exécuter des piquages dans
les canalisations encastrées. Les piquages
seront exécutés eri' aérien et pourront être
dissimulés sous un meuble évier ou dans
l'habillage d'une baignoire.
Si l'on désire un assemblage dans l'intérieur
d'une maçonnerie, celui-ci devra être réalisé à
l'abrasure d'argent en ce qui concerne les
canalisations en cuivre (température de fusion
supérieure à 450 degrés avec des baguettes
contenant plus de 40% d'argent) et par soudo­
brasage en ce qui concerne les canalisations
en acier galvanisé.
Les passages au travers des murs de maçon­
nerie se feront à l'intérieur de fourreau en PVC
rigide émergeant de 3 cm. L'encastrement de
canalisation est interdit dans les cloisons en
carreaux de plâtre.
Si le tracé d'une canalisation comprend une
partie apparente entre deux parties enrobées
ou encastrées, un joint coulissant doit être
disposé sur la partie apparente si la longueur
est supérieure à 1 mètre. Une canalisation
PVC encastrée doit être ancrée grâce à deux
points fixes situés à 2 cm des sorties du tube.
les canalisations apparentes
(ou aériennes)
La pose des canalisations en aérien devra être
particulièrement soignée car elles restent visi­
bles. La pose de ces canalisations s'effectue
généralement par l'intermédaire de colliers
munis d'une protection intérieurè en·
élastomère.
29
distance entre deux supports
Pour l a pose dee canallsatlor:is apparentes l a
distance entre deu� supports es t l a suiv a nte
PourlePVC:
Dlitrlbutlon d'eau froide avec pression
-diamètreext.12à 20 mrri.................. 0,50m
-diamètreext.25à 32 mm.................. 0,65 m
-diamètreext.40 à 50 mm.................. 1,00m
-diamètreext.63 à 75mm .................. 1,30m
-diamètreext.90à 160mm ................2,00m
Chutes et évacuation d'eaux u sées
en horizontal :
-diamètreext.32à 63 mm .................. 0,50m
-diamètreext.75 à 125 mm ................ 0,80m
-dlamètreext.130 à160mm .............. 0,90m
-dlamètreext.160 à250mm .............. 1,00m
Chu tes et é v acuation d'eaux usées
en vertical :
-diamètreext.32à 63 mm.................. 2,70m
-diamètreext.75à 125 mm................ 2,70m
-diamètreext.130 à160mm .............. 2,70m
-dlamètr, ext.160 à250mm .............. 2,70m
Niveau du sol
Chutes et descentes d'eaux pluviales
en horizontal :
-diamètre ext.75 à 80 mm ................. 0,80m
· -diamètreext.100 à11omm .............. 0,80m
-dlamètreext.125 à200mm ............:. 1,00m
Chutes et descentes d'eaux plu viales
en vertlcal:
-dlamètreext.75à 80mm .:............... 1,30m
-dlamètreext .100 à110mm .............. 2,00m
-diamètreext .125 à200mm .............. 2,00m
Pour le plomb :
-tuyaux horizontaux.......................... 0,40 m
-tuyaux verticaux.......................;..... 0,50 m
Pour le cuivre:
-dlamètrelnt. 0à 20mm ..................... 1·,25m
-diamètrelnt. 20à 40mm ................... 1,80m
-dlamètrelnt. sup. 40mm ................... 2,50m
Pour racler:
-diamètrelnt. 0à 20mm ..................... 1,50 in
-diamètrelnt. 20à 40mm ................... 2,25m
- diamètre lnt. sup. � mm ................ 3,00 m
Repérage: Voliges cr.easatêes
B1iques, Tuiles
Grillage
POSE DE PLUSIEURS CANALISAT/ONS A
L'INTERIEUR D'UNE MEME FOUILLE
30
2 - Les canalisations
Pour la fonte:
- par élément de 1 m........................1 support
Pour l'amiante -ciment:
- par élément de 1 m........................1 support
dilatation des canalisations
La plupart des canalisations se dilatent dans
des proportions très faibles. Il est inutile de
prendre des précautions particulières, sauf
pour les canalisations en PVC où des joints de
dilatation doivent être prévus. Chaque tronçon
comporte un seul point fixe constitué par un
collier serré.
les fourreaux
A la traversée des planchers et des murs, les
conduites doivent être protégées par des four­
reaux.
Les fourreaux ne sont pas obligatoires pour les
canalisations de gaz en cuivre qui traversent
les murs et les cloisons. Les fourreaux sont
obligatoires en ce qui concerne la canalisation
des traversées d'eau chaude, mais ils sont
facultatifs pour les canalisations d'eau froide.
Les fourreaux doivent dépasser de 1 O cm au­
dessus de la surface des sols finis en ce qui
concerne les pièces sèches et de 30 cm en ce
qui _concerne les pièces humides. Pour les ca­
nalisations de gaz, les fou�reaux doivent
dépasser de 50 cm de la surface du sol fini.
En ce qui concerne les parois verticales, tous
les fourreaux doivent être arasés.
Pour les plafonds, ils doivent dépa�erde 5 cm.
Dans tous les cas où un fourreau n'est pas
obligatoire dans la traversée d'une paroi, les
matériaux en contact avec la canalisation
doivent être sans action chimique sur cette
canalisation. Cette prescription n'est pas obli­
gatoire pour les tuyaux en PVC.
L'espace annulaire compris entre le fourreau et
la tuyauterie est rendu étanche par la pose d'un
enduit isolant imputrescible et non hygroscopj:.
que. Le diamètre intérieur d'un fourreau doit
être plus grandd'au moins1 cm quele diamètre
extérieur du tuyau qu'il protège.
2 - Les canalisations
1- Gâche en fer plat
2- Gâche en fer plat
3- Gâche en fer plat
4- Collier démontable
5- Collier soudé
6- Collier démontable avec contrepartie
7- Crochet pour tuyau gaz
8- Demi-collier à scellement à vis
9- Demi-collier à rosace plate
10- Demi-collier à rosace d'écartement
11- Demi-collier à platine
d0
3)
COLLIERS ET SUPPORTS
( à scellement et à vis )
31
canalisations enterrées
La profondeur de la tranchée varie en fonction
du nombre de canalisations. Si l'on craint le gel,
il faudra enterrer celle-ci à 80 cm du sol fini.
Dans les régions tempérées, une profondeur
de 60 cm est suffisante. Des dispositions
particulières doivent être prises si ces canalisa­
tions supportent des charges roulantes. Par
exemple si les canalisations se trouvent sous
une allée où passent les voitures, elles seront
enterrées à au moins 1 mètre et posées à
l'intérieur d'un fourreau rigide.
Le fond de fouille sera garni d'un lit de sable de
5 à 1 O cm d'épaisseur. La canalisation est
posée sur ce lit de sable et remblayée sur une
épaisseur de 1o cm. Ce lit de sable doit être
solidement coi'npacté en couches succes- .
slves. Sur la partie haute du sable, est disposé
un grillage avertisseur permettant de repérer
ultérieurement le passage des canalisations.
Les canalisations en acier galvanisé seront
protégées de la corrosion par des bandes
bitumineuses.
- .
protection contre les
déperditions et le gel
Il est important de protéger les canalisations à
chaque fois qu'il y a des échanges de
température importants entre l'extérieur et le
fluide transporté à l'intérieur de la canalisation.
L'isolation des tuyaux permet d'éviter les
déperditions lorsque le fluide est à une
température plus élevée que la température
extérieure, ou inversement pour protéger le
transport d'un fluide froid (installation frigori­
fique), ou ,ce qui est le plus fréquent, pour
mettre l'eau des canalisations à l'abri du gel.
Les conséquences du gel sont souvent graves
pour les installations. Il entraîne la rupture des
tuyaux et des inondations.
La première précaution à prendre consiste à
éviter, au niveau du tracé des canalisations, de
faire passer celles-ci dans des locaux non
chauffés (combles, garage).
Pour se protéger des effets du gel, on peut soit
vider entièrement les tuyauteries du(ant les
périodes de non-utilisation à condition que
l'installation comporte un robinet de vidange au
point le plus bas et une purge au point le plus
haut ; soit enrober les tuyaux avec un isolant.
32
On utilise souvent un isolant constitué par des
enveloppes garnies d'aluminium qui suppri­
ment la transmission de la chaleur par rayon­
nement. Les matériaux utilisés se présentent
en général sous forme d'enduits, de coquilles
ou de bourrelets.
On prendra la précaution pour éviter
l'oxydation des tubes de les peindre au minium
avant de les enrober.
isolation contre le bruit
Une grande partie des bruits à l'intérieur des
habitations est transmise par les tuyauteries.
La fixation des tuyaux joue un rôle important
dans la propagation des bruits. Les nombreux
problèmes liés au bruit sont examinés dans un
chapitre suivant.
repérage des canalisations
Là norme NF X 08100 fixe des teintes qui
di�érencient les canalisations :
teintes de fond :
- vert jaune : eau
- gris moyen : vapeur d'eau
- marron clair : combustible
- jaune orangé : gaz
- violet pâle : acide et base
- bleu clair : air
- noir : autres liquides
teintes d'identification :
(rectangles apposés sur la teinte de fond dans
le sens de la tuyauterie et au moins égaux à
deux fois sa largeur)
- gris clair : eau potable
- noir : eau non potable
- rose : eau distillée
- bleu violet : mazout
- jaune moyen : lubrifiants
- rose : gaz combustible
- marron clair : acétylène
- blanc : oxygène
teintes d'état des fluides :
(rectangles apposés dans le sens transversal)
- orangé vH : chaud et très chaud
- violet : froid
- rose : gaz liquéfié
- marron : fluide pollué.
2 - Les canalisations
chapitre 3
les tubes, les tuyaux,
et les _raccords
canalisations
en plomb
un matériau
de moins en moins utilisé
Le plomb a été pendant très longtemps le
principal métal employé pour les alimentations
en eau. Aujourd'hui, il est de moins en moins
employé à cause de son prix élevé, de son
poids qui le rend difficile à transporter, de sa
fragilité et de son peu de résistance à
l'écrasement, et compte tenu également de la
concurrence du cuivre et de l'acier.
Le plomb couramment utilisé est généralement
pur (99,9%) ; il est parfois allié à l'antimoine
(1%) qui le rend deux fois plus dur et plus
résistant.à la pression.
dimensions courantes
Le plomb s'utilise en couronne, d'une longueur
de 1O mètres et de diamètre variant de 6 à
45mm. Les diamètres supérieurs se
· présentent sous la forme d'éléments droits de
4 mètres de long.
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
un matériau inaltérable
Le plomb résiste très bien à la corrosion due
aux agents atmosphériques. Il convient très
bien pour l'eau froide et ne nécessite aucune
protection. Au contact de l'air, la surface
s'oxyde en se recouvrant d'une couche de
sous-oxyde de plomb, d'hydrate de plomb, de
carbonate, de sulfate.
Ces couches insolubles constituent des pelli­
cules protectrices très adhérentes. L'air marin
n'attaque pas le plomb.
11 faut cependant éviter le contact du plomb
avec les éléments.suivants:
- la chaux grasse,
- la chaux hydraulique,
- certains ciments (laitier, pouzzolanes, etc.)
- les bois humides,
-certains produits bitumineux,
- les sols humides, souvent imprégnés d'acides
organiques.
Dans tous les cas, il est conseillé de mettre les
tuyaux à l'abri de l'humidité.
33
exécution des soudures
. préparation des extrémités par
évasement du bout femelle
Nœud flamand
Manchonnage Nœud sur bague
RACCORDEMENTDEDEUXTUYAUXENPLOMB
RACCORD PAR BRIDES
34
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
le travall du plomb
Le plomb, très malléable, est facile à travailler.
Un outlllage simple suffit pour réaliser les
coupes et les assemblages (compas, pointe à
tracer, burin, cisaille, marteau à garnir, batte à
dresser, maillet, mandrin, scie égoïne, râpe,
toupie, queue de cochon, lampe à souder).
Le sciage s'effectue facilement à l'aide d'une
scie ou d'une cisaille. La coupe s'obtient par
simple pliage à froid ou à chaud pour les gros
diamètres.
les noeuds : la soudure du plomb
Les soudures des tuyaux de plomb s'appellent
des nœuds. On distingue
- les noeuds de jonction qui sont des as­
semblages bout à bout de deux
éléments,
- les noeuds d'empattement qui sont des
piquagès, branchement droit ou oblique,
les noeuds de tamponnage qui
représentent la fermeture d'une
extrémité.
la soudure à l'étain
La soudure du plomb se fait à l'étain. Avant
d'effectuer la soudure, on prépare les deux
extrémités à raccorder. Une extrémité est
amincie à l'aide d'une râpe, tandis que l'autre
extrémité est évasée à l'aide d'une toupie
conique par battage. Les deux morceaux de
tuyau s'enfoncent complètement l'un dans
l'autre. On respecte le sens de l'écoulement
puis on chauffe le plomb à la lampe. Le plomb
est passé à la stéarine pour décapage et la
soudure est déposée par charges successives
durant le façonnage du nœud en forme d'olive
allongée. On prendra la précaution de ne pas
trop chauffer la soudure qui doit rester sous
forme de pâte épaisse, ne pas couler à
l'intérieur du tuyau pour pouvoir être façonnée
· en forme d'olive autour du raccord. La soudure
doit se refroidir lentement sans bouger les
tuyaux au risque de créer des fissures et des
fuites futures.
Les tuyaux de plomb peuvent également
s'assembler sur des raccords en laiton ou en
cuivre préalablement étamés.
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
soudure autogène au chalumeau
Les tuyaux de plomb peuvent· aussi être
raccordés par soudure autogène au cha­
lumeau oxyacétylénique. C'est un procédé
simple et économique appliqué pour les tuyaux
de fort diamètre. L'exécution est relativement
délicate car le plomb en fusion, très fluide, a
tendance à couler.
raccords par brides
L'assemblage par brides, autrefois très utilisé,
ne se rencontre plus que dans le cas d'une
jonction avec une canalisation en fonte et pour
le, raccord de certains appareils (compteur,
pompe, etc.), ou par mesure de sécurité dans
certaines installations de gaz où on écarte la
soudure.·Une bride se compose de 3 éléments
- une bride,
- une contre-bride,
- un joint de cuir ou de fibre comprimée.
En général une des brides est déjà incorporée
à l'appareil par le fabricant. La contre-bride est
une simple plaque métallique percée d'un trou
au diamètre de la canalisation. Une fois la
contre-bride placée sur le tuyau, on exécute un
collet sur l'extrémité du tuyau de plomb à l'aide
d'un marteau. On interpose le joint d'étanchéité
entre bride et collet et l'on serre à l'aide de
boulqns et écrous la contre-bride sur la bride.
Le raccordement se fait dans le sens
d'écoulement du liquide (emboitement en
amont et collerette en aval).
éviter l'eau chaude
Jusqu'à une température de 60 degrés le
plomb ne subit pas de dilatation importante. A
une température de'60 degrés, le tube subit un
coefficient de majoration d'épaisseur de 1,5 et
un affaiblissement de sa résistance à la traction
d'un tiers.
Le plomb ne convient pas pour les tuyauteries
d'eau chaude au-delà de 65 degrés; même si
les tuyaux ont une épaisseur suffisante, leur
importance de dilatation risquerait de nuire à la
tenue de l'installation.
35
canalisations
en cuivre
un matériau
polyvalent facile à travailler
Le tube de cuivre convient aussi bien pour l'eau
}(Olde que pour l'eau chaude.!! subit cependant
des dilatations Importantes qui seront
absorbées par des fourreaux et une.disposition
jµdlcieuse çes colliers. Le cuivre est élastique
èt Figide â Ja fois, malléable mais résistant. Il
permet d'établir des réseaux de canalisations
sans trop de difficultés.
Très lisse intérieurement, le tube de cuivre
offre moins de résistance à l'écoulement que
les tubes eo a'cier. La pose d'un tube de cuivre
se fait avec un outillage léger et peu encom­
brant.
Les avantages de l'utilisation du cuivre sont :
- sa légèreté,
- sa résistance mécanique,
-sa facilité de travail (soudage, cintrage,
coupe, raccordement),
- �on aspect agréable à l'œil qui permet des
canalisations apparentes.
cuivre écroui et cuivre recuit
Le cuivre écroui se présente sous la forme de
barres rigides de différents diamètres et de
longueur variant de 4 à 6 mètres.
Le cuivre recuit se présente sous la forme de
couronnes pour des tuyaux ayant des
diamètres maximum de 20 mm.
L'utilisation du cuivre écroui ou du cuivre recuit
dépend de la nature des travaux à effectuer.
Le cuivre écroui se cintre mal, il est plutôt utilisé
pour les parties droites, tandis que le cuivre
recuit s'utilise dans les parcours sinueux.
dimensions courantes
Les diamètres les plus couramment utilisés en
plomberie pour les tubes de cuivre sont :
36
8/10mm, 10/12 mm, 14/16 mm
(le premier chiffre indique le diamètre intérieur,
tandis que le second chiffre indique le diamètre
extérieur).
Les diamètres extérieurs. existent dans les
dimensions supérieures à 67 mm. Les tubes
d'un diamètre supérieur à 63 mm (descente
d'eau pluviale) sont o6tenus par enroulement
d'une bande soudée le long d'une génératrice.
un matériau inoxydable
Le cuivre est un matériau pratiquement
inoxydable qui peut être laissé nu et à l'air libre.
Si on désire garder les canalisations apparen­
tes, il est préférable de les vernir car elles ont
tendance à se ternir légèrement dans le temps.
Les tubes et raccords peuvent être nickelés ou
chromés.
Il est à noter que dans certains cas, des dépôts
cellulaires peuvent provoquer une corrosion du
cuivre. Mis à part ce cas, les contacts à éviter
entre le cuivre et les autres matériaux sont
rares. Comme pour les autres matériaux,
l'emploi de fourreaux est conseillé pour les
autres parois (murs et planchers). Il existe
également des cuivres isolés thermiquement.
le travail du cuivre
Le travail du cuivre est très proche du travail
des tubes en fer.
les coupes:
Les coupes s'effectuent à la scie à métaux et au
coupe-tubes à molette.
les cintrages:
Le cintrage du cuivre s'effectue soit à froid soit
à chaud. Le cintrage à froid convient surtout
aux petits diamètres jusqu'à 12 mm, tandis que
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
Croix
Coudes
Coude Union cuivre-fer
Réduction
RACCORDS A SOUDER
Tubodewivn,
Racainlfemelle
filetage intéiieur
RIICCOrd mile
filatage�
RACCORDEMENT A COLLET BATTU
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
37
le cintrage à chaud s'impose pour les gros
diamètres. Le cintrage à froid s'opère avec du
cuivre recuit. Le cuivre écroui devra être
chauffé sur la partie à cintrer avec une lampe à
souder, Le cintrage à froid est réalisé grâce à
un ressort à spires jointives que l'on enfile à
l'intérieur du tube pour éviter les plis intérieurs
et les déformations de la section. Il existe
également des outils professionnels appelés
"cintreuses". Pour le cintrage à chaud, on
remplit le tube de sable fin que l'on tasse
soigneusement à l'intérieur. Dans tous les cas,
le cintrage se fait suivant un gabarit relevé sur
l'endroit où doit être posé le cuivre. Le gabarit,
pouvant être réalisé à l'aide d'un fil de fer,
donne la forme et la dimension exactes à
réaliser.
les raccords à souder
Ce sont des raccords que l'on trouve dans le
commerce, en pièces de métal façonnées. A
chaque extrémité du raccord, est pratiquée une
rainure dans. laquelle se trouve un trou percé
dans l'épaisseur du raccord.
Le tuyau doit être décapé à la pâte décapante.
L'ensemble tube-raccord est monté à froid,
puis chauffé doucement de manière à donner
à l'ensemble une température homogène. Le fil
de soudure est alors appliqué sur le trou de
remplissage pendant que l'on continue à
chauffer. La soudure s'introduit par le trou dans
la rainure du raccord et soude les deux
éléments par capillarité. Après refroidisse­
ment, l'étanchéité est réalisée.
les collets battus
C'est un assemblage démontable dont le
mode de raccordement s'effectue par raccord
à vis. Les deux parties filetées (l'une mâle et
l'autre femelle) s'engagent aux extrémités des
tubes à raccorder ; les extrémités sont évasées
en collet aplati. Une rondelle en plastique as­
sure l'étanchéité lors du serrage.
les collets repoussés
C'est un assemblage démontable dont les
extrémités des tubes sont évasées à l'aide
d'une broche. L'écrou en serrant provoque le
Gabarit interchangeable
Poignée
Tube de cuivre
PINCE A CINTRER
QUEUE DE COCHON
38
TOUPIE ARTICULEE
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
blocage du cône du tube sur celui du raccord.
Il n'est pas besoin d'utiliser un joint plastique
pour ce type de raccord.
raccords à compression
C'est un assemblage démontable dont les
extrémités des tubes ne subissent pas de
façonnage. L'étanchéité est obtenue par com­
pression directe sur les parois d'une garniture
en matière plastique.
raccords type bague
C'est un assemblage démontable dont le ser­
rage des · manchons coniques assure une
• étanchéité parfaite et une bonne rigidité de
l'assemblage.
façonnage direct
Les deux tubes de cuivre peuvent être
assemblés bout à bout sans pièce de raccord
par l'intermédiaire d'une soudure à l'étain ou
par brasure. Le façonnage direct nécessite un
travail préparatoire délicat qui relève d'une
main-d'œuvre spécialisée. Un outillage spécial
Raccords à compression
permet d'effectuer ce travail (perçage du tube,
façonnage d'une collerette, ajustage en demi­
rond, etc.).Le brasage s'effectue par soudure
fluide (argent, cuivre, phosphore) qui ne diffère
pas des techniques classiques.
soudure directe
La soudure directe autogène par fusion des
bords sous la flamme d'un chalumeau ou d'un
arc électrique est peu employée. On distingue
les soudures avec métal d'apport (baguettes
de cuivre enrobées contenant un désoxydant),
de la soudo-brasure qui emploie des métaux
d'apport ayant un point de fusion inférieur aux
métaux à réunir.
colllers
Les supports, ou colliers, seront obligatoire­
ment en cuivre ou en laiton. La pose des canall­
sations doit être exécutée en vérifiant les points
suivants:
- joints étanches,
- attaches ne faisant pas travailler les joints,
- libre dilatation des tubes.
Raccords à collet battu
Raccords à collet repoussé
A-bague bl-œnlque en madère plastique
B -manchons coniques en métal
C-écrou
Raccords type 'BAG"
LES RACCORDS DEMONTABLES
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
39
canalisations
en fonte
canalisations de gros diamètre
Les canalisations en fonte sont surtout
réservées pour les gros diamètres destinés à
l'assainissement, aux eaux vannes, aux eaux
usées, et aux eaux de pluie. Leur installation
nécessite une main-d'œuvre qualifiée.
dimensions
Les tuyaux coulés horizontalement en fonderie
se trouvent dans toutes les dlmonsions à partir
de 60mm et d'une longueur variant de 25 à
300cm.
assemblages
Des raccords : brides, coudes, tés, cônes de
réduction, etG. permettent les assemblages,
les changements de direction et les change­
ments de section.
Les inconvénients de la mise en uvre sont
- la difficulté de réaliser une coupe,
- la difficulté de réaliser un joint,
- la difficulté de pose des supports.
En effet, la jonction de deux éléments est
relativement délicate et se fait en deux phases.
On commence par enrouler une cordelette de
chanvre goudronnée à l'intérieur de
l'évasement pour assurer l'étanchéité que l'on
arrête à 3cm du bord supérieur de la collerette,
puis cette étanchéité est protégée dans un
second temps par un mortier de ciment coulé
dans la cavité restante.
Pour réaliser un parcours donné, il convient de
dresser un plan précis pour connaître le
, nombre exact des pièces à assembler. En
effet, il est impossible de façonner soi-même
aucune des pièces mises en œuvre.
lnt collé
Plancher heut
du sous-soi
Suspente
. � ·.; ..,-,·: �..(f!W::::' serrée
nde souple
posée
Coude à 45 °
Joints collés
/
?:��l�f:;-.,�?\ r���rr
Joint collé
�----;;--Ou caoutchouc
l!\"'"'h",�>....,:•"!1!11-=�· 10rique
,;E!.
Tampon de
visite
-----------•J-1,liliiill-�•J.l.-
Collecteur de
sous-sol
PIED DE CHUTE AVEC TAMPON DE VISITE
40
3 - les tubes, les tuyaux et les raccords
les colliers
Les colliers qui supportent le tube sont
généralement scellés sur le support. Ils sont
composés de deux demi-colliers· qui
s'assemblent par boulonnage. Les canalisa­
tions fixées au plafond utilisent des suspentes
en forme de demi-collier, scellées au plafond et
munies de pattes réglables permettant de res­
pecter les pentes d'écoulement des tuyaux.
le joint fonte/porcelaine
Le joint fonte/porcelaine se rencontre lors du
raccordement d'un w.c. Le joint est réalisé à
l'aide d'un mastic de vitrier interposé entre le
raccord de la cuvette et la canalisation en fonte.
Ce mastic assure l'étanchéité et permet de
déposer ultérieurement la cuvette. Il convient
de faire attention à ne pas ébrécher la
porcelaine au contact avec la fonte.
joints souples
Les tuyaux en fonte peuvent également être
assemblés au moyen de joints en caoutchouc.
Les canalisations ainsi obtenues sont flexibles
et résistent aux vibrations et tassements de
terrain.
r CARACTERISTIQUES DES TUBES EN FONTE
1 Diamètres extérieurs
50
75
100
125
150
200
250
300
Série EU
57
83
109
135
161
-
-
-
SérleUU
57
83
109
135
161
210
274
326
50
75
100
125
150
200
250
300
Tuyaul< EU·
3,5
3,5
3,5
4
4
-
-
-
TuyauxUU
3,5
3,5
3,5
4
4
4,5
5
5,5
Raccords EU
4
4
4
4,5
5
-
-
-
RaccordsUU
4
4
4
4,5
5
5,5
6,5
7,5
Diamètre
extérieur
(mm)
Epaisseurs
Epaisseur
(mm)
'
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
41
canalisations
en acier
généralités
Les canalisations en acier sont très utilisées
dans le bâtiment : pour le chauffage et la
distribution d'eau et de gaz.
Les tubes en acier se caractérisent par :
- la qualité du métal,
- le procédé de fabrication,
- la protection.
Ces canalisations sont plus résistantes, plus
légères, plus élastiques, plus facilement
posées que les canalisations en fonte. Les
tubes d'acier ont pour avantage de résister à la
chaleur et même à l'incendie. Ils sont très
indiqués pour les servi�es d'incendies.
fabrication
Les tubes en acier sont fabriqués avec ou sans
soudure.
Les tubes soudés sont réalisés par rapproche­
ment, par recouvrement, à l'autogène ou élec-
triquement.
Les tubes sans soudure sont obtenus par éti­
rage. Ils sont très lisses intérieurement et
destinés au transport de fluides à pression
élevée.
protection
Les tubes d'acier s'oxydent facilement et
doivent être protégés. Il est déconseillé
d'utiliser des tubes en acier noir non protégés
pour les arrivées d'eau. La protection la plus
courante est la galvanisation.
La galvanisation est un dépôt de 0, 1 0 mm à
0, 15 mm de zinc obtenu par immersion dans un
bain de zinc en fusion.
Il existe d'autres procédés de protection moins
courants et répondant à des applications
spécifiques.
Lorsque l'on est en présence d'une corrosion
0
Etaux
Coupe-tube
LES OUTILS POURLE TRAVAIL DEL 'ACIER (Doc: Tube d'acier)
42
. 3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
très active (fluides acides) Il est préférable
d'utiliser des aciers inoxydables.
Dans toutes les applications courantes du
bâtiment le tube en fer galvanisé présente une
qualité suffisante.
A cause des effets de corrosion anodique, il est
préférable de ne pas mettre en contact les
canalisations en acier avec d'autres métaux
(cuivre en particulier). Le plâtre humide et le
mâchefer attaquent l'acier.
Manchon
entartrage
L'entartrage des tubes d'acier est rapide si
l'eau titre à plus de 15 degrés hydrotimétriques.
On pourra éviter ces inconvénients en plaçant
à l'origine des canalisations des épurateurs,
adoucisseurs ou décalciflcateurs. Les
désincrustants sont déconseillés car ils at­
taquent le zinc des canalisations galvanisées.
Té
tr,vall du tube
Pour travailler les tubes d'acier, il est
nécessaire de les fixer solidement sans les
détériorer. Pour cela on utilise des étaux
spéciaux dits "étaux à charnière" ou des "étaux
à chaîne" qui sont légers et peu encombrants.
Les coupes:
Les coupes s'effectuent à la scie à métaux, au
coupe-tubes, ou au chalumeau uniquement
pour les tubes en acier noir.
Il existe quatre sortes de coupe-tubes:
- le coupe-tubes à chaîne,
- le coupe-tubes à lame,
- le coupe-tubes à.rouleaux et une roulette,
- le coupe-tubes à 3 mollettes.
Le cintrage :
Le cintrage peut être exécuté à froid ou à
chaud.
Le cintrage à froid est réalisé avec une "cin­
treuse" qui est un outil à vis manœuvré à l'aide
d'un vérin.
Les diamètres de cintrage sont compris entre
quatre et huit fols le diamètre extérieur du tube.
Pour les coudes de grand rayon, le cintrage est
effectué à l'étau.
Le cintrage peut également être effectué à
chaud sur les tubes noirs uniquement. En effet,
cette opéràtion pourrait enlever la galvanisa-
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
Croix
Coudes
Bouchons
RACCORDS POUR TUBE EN ACIER
43
tion des tubes protégés. Le cintrage s'effectue
à l'étau après avoir chauffé au rouge le �ube à
la lampe ou au chalumeau.
On évite le cintrage à chaud pour les diamètres
supérieurs à 33/42 mm.
assemblages
Pour réunir deux canalisations, on utilise
1- des raccords filetés,
2- des soudures, brasages, soudo­
brasages,
3- des brides,
4- des assemblages spéciaux.
Les raccords filetés sont en fonte malléable, en
fonte grise, en fer, en acier ou en bronze..
Pour les assemblages en ligne droite, on utilise
des manchons et pour les changements de
direction des coudes. Pour assembler des
éléments de sections différentes, on utilise des
réducteurs. Les bouchons servent à obturer
l'extrémité des tubes.
Les assemblages par soudage s'exécutent au
chalumea� oxyacétylénique. On parle de sou­
dage autogène lorsqu'il y a fusion des bords
sans apport de métal. Le souda-brasage se fait
sans fusion à l'aide d'un métal d'apport dont la
température de fusion est inférieure à celle des
pièces. Le brasage assure la liaison des pièces
avec un métal d'apport fluide dont la
température de fusion est inférieure à celle des
alliages de souda-brasage. Le métal d'apport
s'introduit entre les deux pièces à assembler
par capillarité.
L'assemblage par brides présente l'avantage
d'être démontable. Les brides sont des
éléments en fonte ou en acier qui permettent de
réunir un tube à un autre tube muni également
d'une bride.
filières et mandrins
Les assemblages par accords filetés ou par
brides nécessitent un travail préliminaire des
tubes qui se fait avec les "filières".
Les filières sont des outils permettant de
réaliser un filetage à l'extrémité du tube destiné
à recevoir le raccord. L'opération s'appelle le
"taraudage".
Les mandrins sont des outils qui permettent
d'écarter l'extrémité des tubes pour réaliser un
collet.
44
FILIERES
les joints
L'étanchéité des assemblages à brides est
assurée par l'intermédiaire de joints. Pour les
assemblages à taraudage cylindrique, le joint
est réalisé en entourant les filets du tube de
filasses de chanvre imbibées d'huile de lin.
Pour les assemblages de raccords femelles à
taraudage conique, on utilise un mastic à base
de graphite. Pour les assemblages par brides,
on interpose soit de la fibre, soit un cuir gras
enduit de suif, soit de l'amiante, soit une ron­
delle de caoutchouc.
tuyaux de nature différente
Pour assembler des tubes de fer avec des
tubes de plomb, on utilise des raccords rnilMs
fer et laiton. La partie en fer reçoit le tube de fer,
tandis que la partie en laiton est soudée sur le
tube de plomb.
Pour assembler des tubes d'acier avec des
tuyaux flexibles, on utilise un raccord spécial à
amorce tubulaire cannelée permettant d'éviter
l'arrachement.
Pour assembler un tuyau de cuivre avec un
tuyau de laiton, on utilise des raccords
spéciaux appelés "raccord-union".
3 - Les tubes, les �yaux et les raccords
1,1'
canalisations
en PVC
généralités
Le PVC est une matière plastique rigide à base
de chlore et de vinyle. Il se ramollit à une
température de 80 degrés. C'est un matériau
léger dont le coefficient de dilatation est
d'environ sept fois celui de l'acier.
On trouve également du PVC allégé avec des
propriétés. mécaniques plus faibles com­
pensé es'· par une augmentation des
épaisseurs. Le DTU N. 60.33 donne toutes les
fiches techniques concernant ce matériau, la
mise en œuvre et la réglementation.
les tubes en PVC
Les spécifications techniques concernant les
tubes en PVC sont données par la norme NF T
54017.
Les dimensions les plus couramment utilisées
sont en mm:
-32,40,50,63, 75,90,100,110,125,140,
160,200,250,315,400.
Les épaisseurs sont de 3 mm pour les tuyaux
qui ne dépassent pas 160 mm de diamètre.
Les raccords peuvent être "accolés" ou à
bague d'étanchéité. L'aspect des pièces en
PVC doit être lisse,exempt de défaut,avoir une
couleur homogène et des parois opaques.
Applications recommandées
Il est interdit :
- de façonner et former à chaud des
éléments en PVC,
- d'effectuer des opérations d'usinage,sauf
la confection à la lime ou à la meule pour
réaliser des chanfreins nécessaires sur
les extrémités des tubes après coupe,
- de souder par chalumeau à air chaud avec
baguette d'apport.
. assemblage par collage
Il convient de respecter les avis techniques
concernant l'adhésif. Il est indispensable de
travailler à l'abri de la pluie ; les parties à
assembler ainsi que le pot d'adhésif ne doivent
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
Appllcatlons déconseillées
ASSEMBLAGES PAR COLLAGE
45
Chan l'llt'fl
Emboitement recommandé
recevoir aucune goutte d'eau.
Avant d'effectuer l'assemblage, on exécute un
chanfrein sur le bout mâle. La surface à
assembler est dépolie à la toile émeri et doit
être propre de toute souillure, terre et
poussière. Pour cela, il est préférable de la
nettoyer avec le décapant préconisé par le
fabricant d'adhésif ou avec du trichlorétylène.
La colle est appliquée au pinceau
exclusivement et rapidement en deux couches
minces croisées (la deuxième couche est dans
le sens longitudinal) sur toute la longueur de
l'emboiture mâle et sur l'entrée de l'emboiture
femelle. Les deux éléments sont emboités
sans tourner. Une fois ce travail terminé, il est
important de ne pas bouger l'assemblage
pendant plusieurs minutes. Pour finir, on
nettoie les bavures d'adhésif.
assemblage par bague d'étanchéité
On distingue les assemblages simples des
assemblages coulissants. Les assemblages
simples assurent l'étanchéité mais ne
permettent pas les mouvements longitudinaux
dus à la dilatation et au retrait des tubes. Les
assemblages coulissants assurent l'étanchéité
ainsi que les mouvements longitudinaux
permettant la libre dilatation des tubes.
Les parties assemblées doivent être propres.
Le bout mâle est muni d'un chanfrein, puis il est
lubrifié avec le produit préconisé par le fabri­
cant uniquement, puis enfoncé dans l'em­
boiture Jusqu'au repère préalablement tracé.
assemblages
avec d'autres canallsatlons
L'assemblage d'un tube PVC avec une
canalisation ou un raccord d'un autre matériau
est réalisé à l'aide d'un joint d'étanchéité
solidaire de l'emboîture de ce tube. Ce Joint ne
doit pas être trop épais. Si le diamètre du bout
extérieur du bout mâle de l'élément PVC n'est
pas adapté au diamètre Intérieur de
l'emboiture, il convient de bourrer l'intervalle au
mastic silicone.
Emboitement déconseillé
'ASSEMBLAGES PAR COLLAGE
46
raccordements avec les appareils
Il existe des raccords permettant de résoudre
tous les problèmes courants..
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
pose des canalisations
Les tubes PVC se posent à l'aide de colliers
scellés dans les murs ou les planchers. Ces
colliers ne doivent pas serrer le tube pour
permettre un léger glissement. Tous supports
réalisés à l'aide de crochets ou de fils
métalliques sont interdits.
L'espacement entre les colliers, pour les
canalisations horizontales est de 50 cm pour
les tubes d'un diamètre compris entre 32 et
63 mm, de 80 cm pour les tubes dont le
diamètre est compris entre 75 et 140 mm, et de
1 mètre pour !9s tubes d'un diamètre supérieur à 160 mm.
L'espacement entre colliers pour les
canalisations verticales est de 2 m 70 quel que
soit le diamètre du tube.
dllatatlon
La dilatation sous l'effet de la chaleur peut
atteindre 0,8 mm par mètre pour un écart de 1 0
degrés (allongement de 1 cm pour une
canalisation de 2 mètres dont la température
moyenne de paroi passe de 20 degrés à
80 degrés).
Le retrait peut atteindre 1% ( soit 1 cm pour
1 mètre).
Compte tenu de l'importance de ces problèmes
de dilatation et de retrait, il est indispensable de
prévoir des assemblages coulissants dans les
alignements droits pour absorber ces
variations linéaires.
Toute longueur droite de canalisation supé­
rieure à 1 mètre, comprise entre deux points
fixes, doit comporter un assemblage coulis­
sant, sauf dans le cas d'un encastrement
nécessitant une pose sans dilatation.
Les supports des canalisations placés entre les
points fixes doivent guider celles-ci sans
s'opposer à leur coulissement.
Les points fixes sont constitués par un
encastrement, un scellement ou un serrage sur
le tube. Les branchements situés à plus de 2
mètres d'un point fixe devront être réalisés en
point fixe.
La distance entre deux points fixes ne doit pas
être supérieure à :
- 3 mètres pour les vidanges individuelles ou·
collection d'appareils,
- 4 mètre pour les canalisations verticales,
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
COté siphon
COté tube PVC
Siphon
(plastique
ou mètall1quel
r
Collet
t coller en PVC
RACCORDEMENTS AVEC UN
SIPHON DE WC
47
Cl Joint de dilatation
•
Point fixe
- 8 mètres pour les canalisations ou collecteurs
généraux d'allure horizontale.
Les colliers de fixation, si ce ne sont pas des
' points fixes, sont placés sur les parties droites
à une distance d'au moins20cmdescoudes ou
des tés.
pose en encastré
La pose .en encastré n'est pas autorisée dans
les éléments porteurs de la structure. Dans ce
type de pose, seuls .les assemblages par
collage sont autorisés. La dilatation des tubes
doit être bloquée par des points d'ancrage (aux
sorties des tubes, ainsi que sur leurs parcours).
L'enrobage des tubes encast�és doit avoir une
épaisseur d'au moins 2,5 c�.
traversée des murs et é:les planchers
La traversée des murs et des planchers peut
être soit:
- fixe si le tube est enrobé directement,
- libre si elle est constituée d'un passage avec
fourreau permettant une mobilité de la
canalisation par rapport à la structure du
bâtiment.
La pose d'un fourreau est généralement
conseillée.
•
POINT D'ATTACHE ET
JOINT DE DILATATION
48
� ·-canallsatlons enterrées
Si les canalisations ne sont pas situées sous
des circulations dites "lourdes" (passage de
camions.voitures, etc.), les tuyaux seront
posés au fond des tranchées sans fourreau. Le
fond des tranchées sera dressé à l'aide de
sable de telle sorte que les canalisations
reposent sur toutes leurs longueurs. Le
remblayage de la fouille est exécuté en sable
Jusqu'à 20 cm au-dessus de la tuyauterie, au­
delà le remblayage s'effectue en tout-venant
par couches successives damées.
Si ces canalisations se situent sous des
circulations lourdes, il convient d'employer des
tuyaux PVC conformes à la norme NF P 16352.
Dans ce cas-là, l'épaisseur minimale du
recouvrement est de 40cm et les assemblages
en bague sont recommandés. Il est préférable
pour ce genre de travaux de consulter
préalablement les services des voieries.
3 - Les tubes, les tuyaux et les raccords
chapitre 4
les évacuations
les eaux à
évacuer
COUPE SUR SIPHON ENS
4 - Les évacuations
Il existe trois sortes de liquides à évacuer
1- EP : eaux pluviales recueillies par les
toitures, les terrasses, les voieries, etc.
2· EV: eaux vannes provenant des w.c.,
3- EU : eaux usées ou eaux ménagères qui
proviennent de la cuisine et des salles
d'eau.
Les eaux usées et les eaux vannes sont
évacuées dans des chutes et descentes
différentes.
Les eaux pluviales sont évacuées séparément
et retrouvent les eaux usées et les eaux vannes
uniquement si l'égout public est unitaire. Dans
le cas d'un assainissement iridividûel, quand il
n'existe pas de tout-à-l'égout, seules les eaux
vannes et les eaux usées sont traitées, tandis
que les eaux pluviales sont rejetées en milieu
naturel.
49
NORMES DE DEBITS DES APPAREILS ( NF P 41 201 202 203 204)
Désignation de
l'appareil
Baignoire......................
Cabinet de douche.......
Lavabo..........................
Bidet.............................
Evier, bac à laver..........
Urinoir...........................
WC à chasse directe ....
WC à action siphonique
Débit de base (IHres)
Diamètre Intérieur
mlnlmal (mm)
40
40
30
30
40
50
80
60
par minute
parseconde
90
30
45
30
1,5
0,5
0,75
0,5
0,75
1,0
1,5
45
60
90
-
-
DIMENSIONS MINIMALES DES CHUTES ET VENTILATIONS
Désignation de
l'appareil
Chute ou descente
sana ventllatlon
secondaire
avec ventllatlon
secondaire
Colonne
de ventilatlon
secondaire
(mm)
90
100
90
100
40
50
80
80
90
100
60
80
80
90
40
40
40
50
50
60
80
90
50
50
60
80
20
20
30
40
80
90
100
80
. 80
90
30
30
40
(mm)
WC à chasse directe
- Jusqu'à 3 appareils
- plus de 3 appareils
Baignoire
- Jusqu'à 3 appareils
- de 4 à 7 appareils
- de 8 à 15 appareils
- plus de 15 appareils
Lavabo ou bidet
- Jusqu'à 3 appareils
- de 4 à 7 appareils
- de 8 à 15 appareils
- plus de 15 appareils
Evier
- Jusqu'à 3 appareils
- de 4 à 12 appareils
- plus de 12 appareils
50
(mm)
-
4 - Les évacuations
les eaux usées
les eaux usées domestiques
Les eaux usées domestiques proviennent des
évacuations :
- des lavabos,
· - des baignoires,
- des bidets,
- des douches,
- des éviers,
- des siphons de sol.
Les canalisations d'eaux usées domestiques
et d'eaux vannes sont généralement séparées
à l'intérieur des bâtiments, et reliées à
l'extérieur. Les changements de direction
s'effectuent dans des regards secs à l'intérieur
des bâtiments et dans des regards h.umides à
l'extérieur.
Il convient de respecter des pentes minimales
de 2 cm par mètre pour assurer le bon écoule­
ment des effluents.
définitions
- chute w.c.
canalisations verticales servant à l'évacuation
des w.c.
- descente d'eaux ménagères :
canalisations verticales servant à l'évacuation
des lavabos, douche, baignoire, bidet, etc.,
- chute unique :
canalisations verticales servant à l'évacuation
commune des eaux usées et des eaux vannes.
- ventllatlon primaire :
partie haute de tuyauterie prolongeant les
descentes d'eaux ménagères ou chute w.c. ou
chute unique en les mettant en communication
libre avec l'atmosphère à l'extérieur du
bâtiment au-dessus des parties les plus
élevées de la construction.
• ventilation secondaire :
tuyaux d'arrivée d'air permettant d'�viter
l'aspiration de la garde d'eau des siphons de
dépression.
4 - Les évacuations
Chapeau de ventilation déconseillé
Conduit libre favorable à une bonne ventilation
DEBOUCHE EN TOITURE
D'UNE VENTILATION
qualités d'une
Installation d'évacuation
Les principales qualités d'une installation
d'évacuation sont :
- le choix du matériau des canalisations en
fonction du type d'effluent, ·
, - une section suffisante de la conduite permet­
tant l'évacuation rapide de l'eau (pouvant con­
tenir certaines matières solides et des
mousses),
- une installation autonettoyante qui évite les
engorgements, ·
- une étanchéité parfaite qui écarte les mau�
vaises odeurs à l'intérieur des habitations,
- une installation peu bruyante (isolation
phonique).
51
INSTALLATIONS DE CLAPET ANTI-VIDE
'
V 2• solution
�i
DN
�
,,i
�
1'" solution
niveau de
débordement
��il\
Ç} 2• solution
•
1
1 11
11
1
1
1
1 :
11
/
1 1/
DN � o collecteur
1 •• solution
52
trop-plein
lavabo
4 - Les évacuations
INSTALLATIONS DE CLAPET ANTI-VIDE
/
ç(� ?
-f
ON 90
�
11
:
1 1
1 1
2• solution
\
1:
1
1
l
1
1
1
1
1
1
I 1
I 1
1 '
ON 2: o collecteur
...------,-:::lution
- - - - - - - - - - - - trop-plein
lavabo
\
4 - Les évacuations
53
les Interdictions
Il est interdit de raccorder des eaux vannes ou
des eaux usées dans les canalisations d'eaux
pluviales (article 42 du règlement sanitaire ·
départemental type).1I est interdit de déverser
dans les réseaux d'évacuation des matières
dangereuses (solides, liquides, gazeuses).
La température des effluents ne doit pas être
susceptible d'élever la température de l'eau
des égouts à plus de 30 degrés. Il est recom­
mandé de demander l'accord de l'autorité
sanitaire locale pour l'installation de procédés
d'évacuation particuliers.
natures des tuyaux employés
Pour les canalisations !-'.l'évacuation d'eaux
usées, installées en apparent ou en gaine à
l'intérieur des bâtiments, on peut employer
SCHEMA DE PRINCIPE POUR
RACCORDS DE PENETRATION AU
DROIT DES TOITURES-TERRASSES
i_, dt Hf'CA�• • moatîL
•h•llv plomb
E
l',#.!:l(III�---,- .fton<biiti
,,.____::,._;:,,...::sr-·- '"PP••t
RACCORDS DE CONDUIT DE
VENTILATION EN PVC
l
11
54
-la fonte, série EU ou UU ,
-le PVC (b),
-le PVCC,
-le PVC allégé (ATEC),
-l'amiante ciment,
-l'acier protégé ou galvanisé (NF A49150),
-le cuivre,
-le polyéthylène (P.E . suivant ATEC),
-le polypropylène (P.P. suivant ATEC),
-le plomb.
canallsatlons encastrées
Il est déconseillé d'encastrer les canalisations
d'eaux usées à l'intérieur du gros-œuvre. Il
convient de s'assurer que les ouvrages
encastrés ne peuvent pas nuire à la résistance
mécanique des éléments porteurs et non
porteurs, et qu'une réparation éventuelle
puisse se faire sans nuire à cette résistance.
Dans certains départements (Paris) ces dispo­
sitions sont interdites.
ventilation primaire et secondaire
La ventilation primaire permet d'aérer le réseau
d'évacuation, mais également de supprimer la
dépression créée au moment d'une évacuation
et d'éviter le désamorçage des siphons avec
les problèmes des mauvaises odeurs qui en
découlent.
La ventilation secondaire remplit les mêmes
4 - Les évacuations
corps
anABS
manchon
d'adap1atlon anABS
SIPHON DISCONNECTEUR
COUPE SUR CLAPET ANTI-VIDE
r
moulés
raccorc1s
EVACUATIONS DES EAUX USEES EN PVC
4·._Les évacuations
55
fonctions et est installée lorsqu'il y a plusieurs
appareils sur un même collecteur.
Il est conseillé, si l'on veut éviter la ventilation
secondaire, d'évacuer la baignoire sépa­
rément des autres appareils sanitaires. On
peut également utiliser un diamètre très large
(75 mm) qui permet lors de l'évacuation de la
baignoire d'écouler l'eau sans remplir la sec­
tion de la canalisation.
La ventilation primaire est de même diamètre
que les chutes et descentes. Il est interdit de
grouper plusieurs ventilations primaires.
chapeaux de ventilation
Les chapeaux de ventilation sont à éviter car Ils
freinent le débit èl'évàcuation. Les débouchés à
l'air libre ne doivent pas être placés à proximité
des fenêtres.
Un dispositif de protection doit être aménagé
pour éviter que les mouches et les moustiques
ne s'introduisant à l'intérieur du tuyau.
(cf. dessin)
clapets antl-vlde
En cas d'impossibilité technique pour créer une
ventilation primaire (rénovations), on utilise les
clapets anti-vlde.
Ces appareils permettent d'éviter le perçage
des toitures. Ils absorbent l'air des canalisa­
tions pendant les évacuations et évitent les
dépressions, tout en restant étanches aux re­
foulements. Les clapets anti-vide ne doivent
jamais être utilisés pour les ventilations de
fosses septiques. lis ne doivent pas être placés
à proximité des fenêtres.
pentes
Les collecteurs d'appareils doivent être
installés avec une pente d'environ 2 cm par
mètre.
conduits verticaux
Les conduits verticaux placés à l'intérieur des
bâtiments doivent être soigneusement
calfeutrés au niveau des trémies de passage
des planchers. Il est fortement déconseillé de
poser des évacuations en extérieur pour des
raisons esthétiques, pratiques et climatiques
(risques de gel). Certains règlements dépar-
56
tementaux interdisent les poses en extérieur.
Les canalisations doivent être Installées sur
une ligne rigoureusement verticale. En effet,
une chute oblique facilite le désamorçage des
siphons. Il convient d'éviter les déviations. En
cas d'impossibilité, les coudes auront un angle
inférieur à 45 degrés.
.-
Joints et fixations
Les joints doivent être étanches à l'eau et à l'air.
Les fixations se font par l'intermédiaire de col­
liers qui placent les descentes à une distance
d'au moins 2 cm des parois.
L'écartement minimal entre deux colliers est
de:
- 3 mètres pour l'acier,
- 2 m 70 pour le PVC.
A cause des problèmes d'acoustique, on évi­
tera de fixer des tuyauteries dans les cloisons.
pied de chute
Il est obligatoire de prévoir une ouverture de
nettoyage au pied de chaque chute et descente
en partie basse des évacuations. Cette ouver­
ture est appelée "té hermétique".
Une ouverture de nettoyage appelée "tampon
de visite" est placée en pied de chute et en bout
de collecteur pour permettre l'entretien des
canalisations. Les tampons de visite doivent
être facilement accessibles.
protection des canalisations
Dans les parties communes, les canalisations
en matière plastique situées à moins de 1 m 50
au-dessus du sol doivent être protégées par un
fourreau résistant aux chocs.
relevage
En général, l'évacuation des eaux usées se fait
par gravité jusqu'à l'égout grâce à la pente des
canalisations. Si les chutes des eaux vannes,
des eaux usées ou des eaux pluviales abou­
tissent sous le niveau de l'égout, il sera
nécessaire de relever ces eaux.
Dans ce cas, on aménage une fosse en partie
basse qui collectera les eaux d'évacuation en _
servant de relais à un système de pompe qlii
relèvera ces eaux au niveau de l'égout.
4 - Les évacuations
B
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A
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Le manchon en fonte permet de raccorder deux
tuyaux. Il est serré en son mllleu par un colller
métalllque.
MANCHON EN FONTE ( Doc. Pont-à-Mousson)
4 - Les évacuations
57
les eaux
pluviales
Les eaux pluviales proviennent des toitures,
des terrasses, des chaussées. Elles sont
collectées pour être évacuées vers des
exutoires naturels ou artificiels.
diamètres des tuyaux
Les diamètres des tuyaux de descente servant
à évacuer les eaux pluviales sont choisis en
fonction de la surface en plan de la toiture ou
partie de toiture desservie.
Ces diamètres sont donnés dans le tableau
(page suivante) qui n'est valable que pour la
France métropolitaine. Le diamètre minimal
est en général de 8 cm, sauf dans le cas de
balcons ou loggias (petites surfaces) où il peut
être réduit à 6 cm.
Joint Cie.
'dilatllllon
matériaux
Les matériaux utilisés pour les tuyaux sont
-la fonte, série EU ou UU,
-le PVC (b),
-le PVC C,
-le PVC allégé (ATEC),
-l'amiante ciment,
-l'acier protégé ou galvanisé (NFA49150),
-le cuivre,
- le polyéthylène (P.E. suivant ATEC),
- le zinc uniquement en extérieur,
-le plomb.
Les tuyaux de descente doivent être, pour
l'ensemble d'une installation, de même nature
de matériau. Le bimétalisme est interdit. Il est
déconseillé par exemple d'utiliser un tuyau
autre qu'en cuivre avec une couverture en
cuivre.
évacuation des toitures-terrasses
Pour l'évacuation des eaux pluviales dans le
cas des toitures-terrasses, il convient de
prévoir des entrées d'eau avec platines et
moignons. On doit également prévoir des trop­
pleins (appelés "gargouilles") qui permettent
58
Descentes d'eaux pluviales Intérieures
u .. ·
��
l:_-_:-_:-_·
7
eo111e, liche
llml-lube
..,g
..J
..,g+
..J
coNierHrr•
Descentes d'eaux pluviales extérieures
DEBOUCHE EN TOITURE
D'UNE VENTILATION
4 - Les évacuations
1
SECTION DES GOUTTIERES ET CHENEAUX
Surface en
plan des
combles
desservis
(m2)
20
30
40
50
60
70
80
90
100
110
120
130
140
150
160
170
180
200
250
300
350
400
450
500
600
Pente du conduit en mllllmètres par mètres
1
65
85
105
120
140
155
170
185
200
215
230
240
255
265
280
290
305
350
385
440
495
540
585
635
720
2
50
70
80
95
110
120
135
145
155
170
180
190
200
210
220
230
240
255
300
340
380
420
460
490
560
3
6
7
10
15
20
30
40
50
55
60
70
75
85
90
95
100
105
115
120
125
130
135
145
170
195
215
235
255
290
315
25
35
40
50
55
60
65
70
80
85
90
95
100
105
110
115
120
125
145
165
185
205
225
240
275
25
30
35
45
50
55
60
. 65
70
75
80
85
90
9.5
100
105
115
125
135
150
170
185
200
215
245
Sections en centimètres carrés
45
60
70
85
95
105
115
125
135
145
155
165
170
180
190
200
205
220
260
295
330
365
395
425
485
40
50
69
70
80
90
100
105
115
120
130
135
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150
160
165
170
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275
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80
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110
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120
130
135
140
145
150
165
190
220
245
270
290
315
360
J
4 - Les évacuations
59
d'évacuer les eaux pluviales vers l'extérieur
dans le cas d'obstruction des canalisations.
conduits verticaux
Les conduits doivent être posés suivant une
ligne rigoureusement verticale. Dans tous les
cas, on ne devra pas installer de coude dont
l'angle est supérieur à 45 degrés. Les tuyaux
posés à l'intérieur des locaux habités devront
être protégés contre les phénomènes de con­
densation. Dans les parties communes, les
canalisations en plastique situées à moins de
1,50 m au-dessus du sol doivent être
protégées par une gaine résistante aux chocs.
fixations
L'écartement entre les points de fixation sera
de 3 mètres pour l'acier et de 2 mètres pour les
PVC. Pour les tuyaux en fonte, amiante-ci­
ment, cuivre, et zinc il convient de prévoir un
support par élément de 1 mètre. Les tuyaux
doivent être écartés d'au moins 2 cm des
parois. On.évitera de fixer les tuyaux sur les
cloisons.
siphon au pied des descentes
En partie basse des descentes d'eau pluviale
doivent être aménagées des ouvertures de '
nettoyage communément appelées "té 1
hermétique". Cette disposition est obligatoire
(nor.mes NF P 241). Ces ouvertures de net­
toyage sont munies d'un avaloir ou d'un siphon
préfabriqué. La pose d'un siphon est obliga­
toire dans le cas où les entrées d'eau
débouchent à proximité de portes ou de portes­
fenêtres de locaux habités, ou sur une terrasse
où l'on peut séjourner. Le siphon a une protec­
tion anti-gel de 50 cm.
regards
Le siphon peut être remplacé par un regard
siphoïde. La dimension des regards est fonc­
tion de leur profondeur. Les regards circulaires
d'un diamètre de 40 cm, ou carrés de 40 cm de
côté, ont une profondeur de 60 cm. Les regards
en béton préfabriqué ont des épaisseurs variant entre 4 et 6 cm. La fermeture des regards
est assurée par un tampon placé au niveau du
sol. Il convient de nettoyer les ouvrages
d'évacuation en automne ( chute des feuilles).
EMPLACEMENT DES COLLIERS
POUR LES DESCENTES
PLUVIALES EXTERIEURES
Assemblages __..._-==------,-;i
fixes par bague
d'étanchéité ou
col lés (paragraphe
Point fixe
321 ou 322)
Point fix
Collier
linre
Collil!rlibre
60
1
,;.'Ji
4 - Les évacuations
cloison
0
Siphon préfabriqué
Regard slphoîde
DISPOSITION EN PIED DE DESCENTE
Flllre épurateur
classique
N
S
:
�
Egout '
ou puits littrant
\ .
.
,, ,r1r=--=­
,. ,,
Q_.{.1
Plateau absorbant : 1 m• par usager
si le plateau ne reçoit que les WC.
2 m• s'il reçoil toutes les eaux usées.
;4
1----1..--====t<>
Epandage souterrain
15 mèlres linéaires
sur 25 m• par usager
1
PRINCIPE DES DIFFERENTES INSTALLAT/ONS A PARTIR D'UNE FOSSE SEPTIQUE
4 - Les évacuations
61
épuration
des eaux usées
fosses septiques toutes eaux
L'ancierl système d'épuration composé d'une
fosse septique pour les eaux vannes et d'un
bac à graisse pour les· eaux ménagères est
abandonné. En effet, on a constaté que les
eaux ménagères, si elles sont moins
concentrées en charges organiques et
bactéries que les eaux vannes, n'en sont pas
moins polluantes.
Il est donc Imposé aujourd'hui l'installation de
fosses septiques toutes eaux, alors
qu'auparavant les eaux ménagères pouvaient
être évacuées dans le milieu naturel sans
précaution particulière. Cette disposition a
pour effet d'augmenter le volume des fosses
septiques. Ce volume est fixé réglementai­
rement à 2m3 pour un logement de 4 pièces
principales,+ 0,5m3 par pièce supplémentaire
ou 0,5m3 par deux personnes supplémen­
taires au-delà de trois.
La hauteur utile d'eau à l'Intérieur des fosses
septiques ne doit pas être inférieure à 1 mètre.
Le volume réglementaire des fosses septiques
toutes eaux peut être constitué par 2 fosses
disposées en série, chacune d'elle ayant un
. volume au moins égal à 1 m3, la plus grande
.
!-·-·
EXEMPLE DE RACCORDEMENT
DIRECTWC
62
4 - Les évacuations
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ASSAINISSEMENT INDIVIDUEL
D
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Fosse Septique
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EPANDAGE SOUTERRAIN
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sol sec
sol humide
sol gorgé d'eau
sol perméable
Longeur en m des drains
TRAITEMENT
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+-----r CD il
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2 m3
3 m3
0,5m3
1à4
5
pièce suppl
ventllalion
volume
Nb pièces
DIMENSIONS FOSSES
PRETRAITEMENT
FOSSES SEPTIQUES TOUTES EAUX d'un volume plus conséquent
( volume utile supérieur à 2 m3 ) permettant ûi, prétraitèmenf de toutes Tes eaux de l'habitation (saut les eaux de pluies).
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Le filre à sable enterré dans le sol se compose d' une couche de 30 an de
graviers en fond, 80an de sable par dessus el 20 an de graviers dans la­
quelle sont placés les drains de disper.ilon.SURFACE 10 rn2 pour 5 usagers
avec 2 m2 par usagers supplérnenlalre.
La surface du Tertre estde80 rn2jusqll à 5 usagers ( ajouter 15m2 par
usager supplémentaire).La hauteur du Tertre est de 1,30m en moyenne.
H3=��
drains de dispersion .
Dans les cas de terrain trop imperméable, de pente forte ou dans les sols
trop perméables ( fissurés) , on utilise le FILTRE A SABLE comme élément
épurateur, avec évacuation des effluents par puits filtrant de préférence
B- TRAITEMENT PAR FILTRE A SABLE
Pompe de
relevage
Lorsque la nappe d 'eau souterraine est trop proche on reconstitue au
dessus de celui-ci un épandage sous la forme d'un TERTRE constibJé de
sable et graviers rapporté au dessus du niveau du sol narurel .
A- TRAITEMENT PAR TERTRE D' INFILTRATION
des cuves se trouvant placée en amont. La
liaison entre les 2 cuves est assurée par des
joints souples qui absorbent les tassements de
terrain.
Une fosse septique doit obligatoirement être
ventilée pour pouvoir évacuer les gaz de diges­
tion. La sortie de -ventilation devra être placée
en toiture pour éviter les mauvaises odeurs.
bac à graisse
Le bac à graisse séparateur est destiné à re­
tenir les graisses contenues dans les eaux
ménagères. Il n'est pas obligatoire en amont
des fosses septiques toutes eaux. Le bac à
graisse a une capacité de 200 litres s'il traite
unlquêment les eaux provenant de la cuisine et
· de 500 litres s'il traite l'ensemble des eaux
ménagères. Ces appareils doivent être
nettoyés plusieurs fois par an.
épandage et évacuation
des effluents
La nouvelle réglementation incite à
l'évacuation par épandage souterrain en raison
de la capacité du sol à assurer les transforma­
tions d'épuration (milieu biologique riche).
If faut veiller à écarter les risques de pollution
des eaux souterraines.
épandage par tranchées filtrantes
L'épandage peut être réalisé par tranchées
filtrantes sur le sol naturel. Les tuyaux distribu­
teurs sont placés dans un ensemble de
tranchées très près de fa surface du sol. La
longueur totale des tuyaux est fonction des
possibilités d'infiltration du terrain et des
quantités d'eau à évacuer. Les tuyaux ont un
diamètre minimum de 1 O cm et sont percés de
trous de 5 mm de diamètre. La longueur des
tuyaux ne doit pas dépasser 30 mètres. Les
tranchées garnies de graviers ont une largeur
comprise entre 0,5 et 1,2 m.
La distance d'axe en axe entre deux tranchées
est égale à 1m 50:
4 - Les évacuations
Le remblai de fa tranchée est réalisé après
avoir interposé au-dessus de la couche de
graviers un feutre perméable à l'air et à l'eau.
les autres formes d'épandage
Les épandages peuvent être réalisés en
remplaçant les tranchées par une fouille
unique à fond horizontal. On parle alors d'un
fit d'épandage sur sol naturel".
Si fa perméabilité du sol est insuffisante, on
peut fui substituer des matériaux perméables
sur une épaisseur d'au moins 70 cm au fond
d'une fouille d'environ 1m 50 de profondeur. ori
parle dans ce cas d'un épandage sur sol
reconstitué.
Si la nappe phréatique est trop proche, on
réalise une butte constituée en matériaux
perméables à la partie supérieure de laquelle
est effectué l'épandage. Dans ce cas on parle
d'un épandage sur tertre d'infiltration.
Si les effluents traversent verticalement un
massif de sable à fa base duquel ifs sont repris
par un drainage qui les conduit dans un puits
d'infiltration, on parle de fit filtrant drainé à
flux vertical.
Si les effluents traversent horizontalement une
bande de 2 mètres de graviers fins, une bande
de sable de 3 mètres, puis une nouvelle bande
de graviers fins de 50 cm, on parle de lit filtrant
drainé à flux horizontal.
puits filtrant
Les épandages peuvent également être
réalisés par l'intermédiaire d'un puits filtrant.
La réglementation précise qu'ils ne peuvent re­
cevoir qu'un effluent préalablement épuré par
un des dispositifs précédents.
Il est interdit de placer un puits filtrant directe­
ment à la sortie d'une fosse septique.
micro-station d'épuration
Ces installations qui se substituent à fa fosse
septique fonctionnent suivant le même prin­
cipe que les stations d'épuration des villes ;
l'épuration est réalisée par une culture
bactérienne aérobie, entretenue par un violent
courant d'air provoqué par un aérateur. Après
vingt-quatre heures de traitement, les eaux
sont transférées dans un second _compar-
65
tlment où elles se décantent. L'eau est
évacuée, tandis que les boues sont renvoyées
au compartiment aération où elles se concen­
trent. Ces boues sont vidangées périodique­
ment. Ce dispositif a de meilleures qualités
d'épuration que les fosses septiques tradition­
nelles. En revanche, il a l'inconvénient d'im­
poser des vidanges fréquentes et des coOts
d'exploitation plus élevés. li demande un entre-
Cycle oxygénation
électro· lloculation
tien régulier (vérification obllgatolre tous les six
mols) et les pannes doivent être réparées dans
un délai de 72 heures. Pour un logement de 6
pièces principales, la réglementation Impose
une Installation d'un volume minimum de 2,5
m3. Il est Interdit (comme pour les fosses sep­
tiques) d'effectuer un rejet direct en milieu
naturel. Celui-cl doit être dirigé dans un
épandage ou un puits filtrant.
Cycle décantation
Cycle ëvacuation
des eaux clarifiées
. _Disjoncteur différentiel
Tableau
PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D'UNE FOSSE D'EPURATION (MICROSTATION)
66
4 - Les évacuations
chapitre 5
les appareils sanitaires
et la robinetterie
appareils
sanitaires
aire d'utlllsatlon
Il est nécessaire de prévoir autour de chaque
appareil un espace minimal appelé aire
d'utilisation, permettant d'utiliser facilement
chacun des appareils.
Les dimensions des aires d'utlllsatiori sont
données dans les schémas figurant sur les
· pages suivantes.
Si on utilise les appareils l'un à côté de l'autre,
il est possible de réduire ces espaces.
Les cotes indiquées correspondent à.
l'utilisation normale. Dans le cas des
rénovations où l'on dispose de peu de surface,
il est possible de réduire très légèrement ces
dimensions. Les aires d'utilisation minimales ·
sont:
- lavabo : 95 cm (profondeur) x 85 cm (larg)
-bidet
: 100 cm (profondeur) x 70 cm (larg)
-douche . : 160 cm (profondeur) x 70 cm (larg)
- baignoire: 60 cm (larg)
: 120 cm (profondeur) x 70 cm (larg)
-w.c.
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
67
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0
80
210
1
70
110
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1
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AIRES D'UT/LISA TION
68
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
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AIRES D'UTILISATION
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
69
les lavabos
Les lavabos sont <Ufinls par la norme NF D11110 et NF D11-102.
Lea différent■ lavabo■ aont :
- les lavabos simples, posés sur colonne ou
avec cache-siphon,
- les lavabos doubles, posés sur colonne ou
avec cache-siphon,
- les lavabos suspendus fixés à l'aide de tiges
filetées scellées dans le mur de la cloison,
- les lavabos posés sur console,
- les lavabos encastrés (vasques), posés sur le
plan découpé à la mesure avec un joint
mastic silicone,
- les lavabos avec plan de toll�e lntégré·(à
droite ou à gauche),
- les lavabos meubles,
�
1
!
LIGNE 1:JNIVERS
LIGNE SAPHO
axe robinetterie
bord arriere dé<;oupe
gp
VASQUE A POSER PAR
LE DESSUS
LESLAVABOS
70
VASQUE A POSER PAR
LE DESSOUS
DOC. PORCHER
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
-les lavabos aseptiques, pour hôpitaux ou
cliniques, munis. d'évacuations spéciales
pennettant d'éviter les prollfératlons de
microbes dans les canalisations.
Les dimensions courantes des lavabos
simples sont
-100x 60cm,
-100X55cm,
-80X60cm,
-80X55cm,
-75X60cm,
-75X55cm,
-70X55cm,
-65X50cm,
-60X50cm,
-55X45cm,
-50X45cm,
�
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Il')�
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LAVABO D'ANGLE
LIGNE COQUILLE
LAVABO SUR COLONNE
LESLAVABOS
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
LAVABO DOUBLE
DOC. POACHER
71
les lave-mains
les lave-mains sont des lavabos de dimensions
réduites souvent utilisés dans les w .c séparés.
400-
530
LAVE-MAINS TYPE
COQUILLE
-400-
LAVE-MAINS TYPE
ELFE
·-360
1
0
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480
530- ·
340
·-420
LAVE-MAINS TYPE
FEMINA
LAVE-MAINS TYPE
PALOMBE
l:ÀVE-MAINS TYPE
ANGLE
LAVE-MAINS TYPE
BLANC
LES LAVE-MAINS
72
îlj
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8 ot---11/---:1,;-:-!ê-
DOC. PORCHER
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
les bidets
Les bidets occupent une surface au sol com­
prise entre 50 x 35 cm et 70 x 45 cm.
On distingue
- les bidets fixés au sol par l'intermédiaire de
deux vis,
- les bidets en console,
- les bidets pivotants ou sur glissière alimentés
par une robinetterie fixée sur un support ou
un tube flexible relié à la robinetterie, et dont
l'évacuation se fait par un tube relié au pivot
et faisant siphon. Les bidets sur glissière
sont alimentés par des flexibles.
BIDET TYPE COQUILLE
BIDET TYPE FEMINA
1 f ..
88
.... ..,
LLs�.:::::---u
BIDET TYPE CALICEA
BIDET TYPE AGORA
BIDET TYPE ANTICA
BIDET PIVOTANT
LES BIDETS
5 - Les appa reils sanitaires et la robinetterie
DOC. PORCHER
73
les baignoires
Les baignoires les plus courantes sont en fonte
ou en acier émaillé d'une largeur de 70 cm et
d'une longueur variant de 140 à 170 cm. La
contenance est d'environ 200 litres pour une
baignoire de 1, 70 m de long.
On trouve également
-Des baignoires relax en forme ergo­
nornétrique qui épousent les lignes du
�
i 7
1
Ill-
'
♦
\.
B
A
N"
0815 1400 1250
0855 1500 1330
kg
80
88
litres
128
138
0845 1600 1430
91
147
1
-
-
·--A
corps humain. Elles sont munies
d'accoudoirs et de poignets qui permettent·
de sortir aisément.
-Des mini-baignoires dont la longueur
varie entre 1 m 20 et 1 m 30. Ces baignoires
sont utiles en rénovation lorsque l'on dis­
pose de peu de place. La robinetterie sera
placée de préférence sur le côté.
BAIGNOIRE STANDARD
7801--..........80-
i----900-----i
PETITE BAIGNOIRE
N° 0830
N° 0831
VIDAGE BAIGNOIRE
LES BAIGNOIRES
74
OOC. PORCHER
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
- Des baignoires-sabota qui ont en
général une longueur de 1 m1 O.
- Des baignoires à tablier qui ont un habil­
lage qui fait corps avec la baignoire. Il existe
des baignoires à tablier de face (hablllées
uniquement sur la longueur) ou à tablier
. d'angle (avec hablllage sur les deux côtés).
- Des baignoires d'angle qui sont parfois
utlles en rénovation.
- Des baignoires en matière plastique qui
sont réalisées en acrylique ou en céralite.
- Des baignoires pour handicapés phy­
siques qui sont munies d'une partie
ouvrante et d'une partie fixe. Leur encom­
brement est assez Important.
BAIGNOIRE D'ANGLE
A
I
B
1020 1150
BAIGNOIRE MULTITAILLE
LES BAIGNOIRES
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
DOC. PORCHER
75
les bacs à douche
Les dimensions courantes pour un . bac à
douche sont
-70 x 70cm
-80x 80 cm
La hauteur des receveurs varie de 7 à 23 cm.
Les bacs à douche peuvent être scellés sur le
sol et former un dénivelé avec le sol fini, ou être
encastrés dans le sol de manière à ne plus
présenter de différence de niveau avec le sol
autour du receveur. On trouve également des
receveurs de douches d'angle qui permettent
de gagner de la place.
Les receveurs profonds à siège tendent à
remplacer les baignoires-sabots.
Comme pour les bidets, on trouve des re­
ceveurs amovibles ou escamotables .
....
lo
130-
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80·
BAC à DOUCHE TYPE EMERAUDE
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BAC à DOUCHE TYPE.OCEAN
lll!part V8lllcal à doche
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SALLE DE DOUCHE
Départ horizontal ■an• raccord
I
1
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DOC. IDEALSTANDARD
D6parl horlzonlal avec raccord
BONDES DE DOUCHE
LES BACS A DOUCHE
76
DOC. PORCHER
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
les w.c.
Les caractéristiques des cuvettes de W.C. sont
données par les normes NF D11-105 et NF D
11-106.
Suivant la position de la chute d'eaux vannes
on utilise :
- une cuvette à sortie arrière,
- une cuvette à sortie arrière verticale,
� une cuvette à sortie orientable,
- une cuvette à sortie centrale.
Certains modèles dissimulent la sortie.
Les principaux systèmes de chasse d'eau sont:
- les réservoirs de chasse hauts,
- les réservoirs de chasse bas,
- les réservoirs de chasse à air comprimé,
- les robinets de chasse.
W.C. TYPE AGORA
�
1
1
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W.C. TYPE COQUILLE
W.C. TYPE ANTICA
Les W.C.
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
DOC. PORCHER
77
Les réservoirs bas ont un grand volume
d'eau. Ils ont comme avantage d'être plus
silencieux que les autres systèmes. La ca­
pacité du réservoir est comprise entre 1 0 et 15
litres.
Les cuvettes de W.C. peuvent également être
suspendues· , le réservoir pouvant être appa­
rent ou encastré à l'intérieur de la cloison.
Les réservoirs hauts sont plus bruyants mais
fonctionnent avec un volume d'eau moins
important (7 litres).
Si la pression de l'eau est insuffisante, on utilise
des réservoirs de chasse à air comprimé.
Ces réservoirs sont. peu encombrants
(diamètre: 20 cm, hauteur: 50 cm).
La plupart des systèmes sont munis d'un clapet
et d'une valve qui permettent de donner un
débit instantané important et ne pouvant fonc­
tionner que lorsque la prèssion de l'eau est
suffisante.
Les cuvettes avec broyeur incorporé n'ont
pas de réservoir de chasse et sont peu encom­
brantes. Il convient d'utiliser des pentes mini­
males pour éviter que la canalisation
d'évacuation ne se bouche. Ces systèmes sont
surtout employés en rénovation lorsqu'il
n'existe pas, de chutes d'eau vanne acces­
sibles.
CUVETTE SUSPENDUE
180
380
es·
RESERVOIR HAUT
Les W.C. chimiques sont utilisés lorsqu'il
n'existe ni tout-à-l'égout, ni fosse septique, ni
possibilité de créer une chasse d'eau. lis fonc­
tionnent par l'intermédiaire d'un agent
chimique (soude). Ils peuvent être également
transportables.
· Les W.C. biologiques fonction·nent selon le
principe d'un compost qui produit un engrais
fertilisant récupéré sous l'appareil. Ce système
permet d'avoir une habitation autonome sans
raccordement à un tout-à- l'égout ou à une
fosse septique.
Il existe également des W.C. à Incinération 1
particulièrement utiles pour les habitations qui
ne disposent pas d'eau courante.
78
COUPE SUR WC AVEC
BROYEUR INCORPORE
Les W.C
DOC. PORCHER
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
les éviers
Les éviers à poser ont en général une largeur
de 60 cm (parfois 50 cm).
Les longueurs varient de
- 80 à 120 cm pour les modèles à une cuve plus
un égouttoir,
- 140 à 220 cm pour les modèles à une cuve
plus deux égouttoirs,
-120 à 150 cm pour les modèles à deux cuves
plus un égouttoir,
-140 à 240 cm pour les modèles à deux cuves
plus deux égouttoirs.
Les éviers sont en général symétriques et
peuvent se poser indifféremment avec
l'égouttoir à droite ou à gauche.
Les éviers encastrés ont des formes et dimen­
sions très variables.
EVIER SIMPLE BAC
A ENCASTRER
EVIER DOUBLE BAC
A ENCASTRER
Les éviers peuvent être en acier inoxydable, en
acier émaillé, en grès ou en céramique. L'émail
employé résiste aux acides et aux produits do­
mestiques. lis peuvent être posés ou encastrés
sur un plan de travail.
�
EVIER CIRCULAIRE
A ENCASTRER
LES EVIERS
5 .. Les appareils sanitaires et la robinetterie
EVIER DOUBLE BAC
A POSER
DOC, PORCHER
79
lave-valsselle
Les dim·ensions d'un lave-vaisselle sont
- profondeur : 60 cm
- largeur : 50 ou 60 cm
- hauteur : 80 ou 85 cm.
L'installation d'un lave-vaisselle nécessite une
alimentatlon en eau froide et une évacuation
pour les eaux usées.
lave-linge
Les dimensions d'un lave-linge sont :
- profondeur : 60 cm
- largeur.: 40-45-50-60 cm
- hauteur : 80-85 cm
Suivant l'implantation de l'appareil, on choisir�
un chargement frontal ou par le dessus.
gq
·,
Il convient de prévoir un robinet d'arrêt sur
l'arrivée d'eau froide et un refoulement d'air sur
la vidange.
les blocs cuisine
11 existe différents modèles qui comportent
plusieurs appareils combinés ayant comme
àvantage un faible encombrement.
On trouve dans le commerce :
- des blocs évier comprenant un évieretun lave
vaisselle,
- des blocs évier comprenant un évier, un lave­
vaisselle, un réfrigérateur et des plaques de
cuisson,
�·
- des blocs évier complets co,:nprenant un
évier, des plaques de cuisson, un
réfrigérateur, un lave-vaissell'e: - ·
0 0 0 GI CJ
PLAQUE ENCASTREE
LAVE-LINGE
c:ooc:o
85
85
60
BLOC EVIER
60
100/120
MINI-CUISINE
LES APPAREILS
80
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
�
IC
�j IC
l�C �� }I l�c
�
�+ �
(Q]
EXEMPLE D'AMENAGEMENT DE SALLE DE BAINS
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
81
0
DIFFERENTES SOLUTIONS POUR L'AMENAGEMENT D'UNE SALLE DE BAINS
82
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
(
DIFFERENTES SOLUTIONS POUR L'AMENAGEMENT D'UNE SALLE DE BAINS
5 - Les aooareils sanitaires et la robinetterie
83
Dlsbibution horizontale des fluides par l'habillage
de la baignoire
En haut : bidet pivotant
En bas : bidet flxe
SOUS-ENSEMBLES DE SALLES DE BAINS
84
DOC S.A.
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
robinetterie
- a - Manette de commande
- b - Vis à tête crantée
- c - Entraîneur..
- d - Repère en creux
- e - Ecrou de blocage
- 1 - Ergot de butée
- g - Joint torique
On distingue
- les robinets de puisage,
- les mitigeurs mécaniques,
- les mitigeurs thermostatiques,
- les mélangeurs.
les mélangeurs
Les mélangeurs permettent de régler un débit
à une température donnée. On constate des
variations de température (dues aux
différences de débit provenant du réseau) qui·
obligent l'utilisateur à modifier les réglages.
Les mélangeurs peuvent être à 3 trous (robinet
d'eau froide, robinet d'eau chaude et bec
verseur) ou monotrou (un seul robinet pour
l'eau chaude, l'eau froide, le bec verseur).
e-
q
les mitigeurs
Il existe des mitigeurs permettant de fixer la
température au niveau de ·1a distribution
générale. Pour l'utilisation d'un mitigeur la
pression de distribution doit être comprise
entre 2 et 1 O bars. Le mitigeur thermostatique
maintient le mélange à une température cons­
tante, quelle que soit la pression.
Les mitigeurs sont également employés soit en
position murale avec une alimentation appa­
rente soit en encastré. Les becs verseurs peu­
vent être bas ou en col de cygne.
robinets de baignoires
Pour alimenter une baignoire, on peut utiliser
tous les types de robinets
- mélangeur mural avec bec verseur,
- mélangeur sur gorge,
- mélangeur inverseur,
- mélangeur mural apparent pour bain-douche,
- mitigeur encastré,
- mitigeur avec inverseur.
robinets de douches
Les robinets de douches peuvent être soit des
mitigeurs (qui existent en applique), soit des
mélangeurs plus économiques et plus couram­
ment utilisés. Les mélangeurs sont posés soit
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
MELANGEUR MONOTRou·
(avec système d'obturation
à plaque céramique)
Doc: PORCHER
85
-a -Cu1118111' de réglage de tempé�ture
- b - Ergot de verroulUage
-c-Cac:he
- f - Ecrou de blocage
en applique, soit encastrés. Généralement, la
robinetterie ainsi que le flexible d'alimentation
de la douche restent apparents, tandis que les
canalisations sont généralement encastrées.
-h-Camuche
robinets de lavabos
Les robinets peuvent être à allmentatlon
séparée eau chaude et eau froide. Ce type
d'alimentation peu pratique est de moins en
moins employé, sauf dans le cas d'une alimen­
tation unique (création d'un point d'eau).
robinets pour éviers
Les éviers sont en général équipés de
mélangeurs et de mitigeurs.
les systèmes d'évacuation
On appelle système d'évacuation l'ensemble
des pièces permettant de raccorder l'appareil
sanitaire à la canalisation d'évacuation.
Le système d'évacuation comprend
- la bonde,
- le conduit de trop-plein (éventuellement),
- les mécanismes de commande du clapet,
- le siphon,
- le vidage (terme souvent uilllsé par les fabricants) comprend le système
d'évacuation sans le siphon.
les vidages
Suivant la manière dont est commandé le cla­
pet qui permet d'interrompre l'évacuation de
l'eau, on distingue
- le vidage à chaînette où le clapet est main­
tenu solidaire de l'appareil par une chaîne et
dont la pose est manuelle. Ce vidage est
également appelé "vidage à bouchon",
MITIGEUR MECANIQUE
(avec systéme d'obturation
à plaque céramique)
Dao:PORCHEFI
86
- le vidage automatique où l'ouverture et la
fermeture du clapet se font à l'aide d'un levier.
La commande est placée soit sous l'appareil,
soit sur l'orifice de trop-plein, soit Incorporée à
la robinetterie. Si le câble ou les tringles sont
situés à l'Intérieur du conduit de trop-plein, on
parie de vidages intérieurs. Si les mécanismes
sont accessibles et visibles, on · parle de
vidages extérieurs.
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
bonde à clapet et bonde à grille
Si on ne désire pas conserver l'eau dans un
appareil sanitaire (receveurs de douche), le
vidage se fait par une simple bonde ne compor­
tant ni clapet d'obturation, ni trop-plein, ni or­
gane de commande.
Par contre, la bonde est équipée d'une grille
pour éviter que ne pénètrent les déchets. Sur
les éviers, cette grille est complétée par un
bouchon à chainette.
les siphons
SIPHON DEMONTABLE
Chaque appareil doit être muni d'un siphon qui
permet de créer une barrière entre l'air vicié
des canalisations et l'air des locaux habités.
Les siphons sont étudiés pour éviter les
désamorçages (aspiration de l'eau du siphon).
Ils �oivent être facilement démontables pour
pouvoir enlever les matières en dépôt. Les
principaux modèles sont
- les siphons à tube plongeur,
- les siphons en S,
- les siphons à cloison,
- les siphons à colonne de compensation
permettant d'éviter les désamorçages.
65 + 2
les bondes siphoi"des
Ces pièces associent la bonde et le siphon et
sont utilisées lorsque la hauteur disponible est
faible (baignoires et receveurs de douche).
réglementation
L'article 21 du règlement sanitaire impose que
tous les orifices des décharges des postes
d'eaux ménagères (éviers, lavabos, bai­
gnoires, etc.) doivent être pourvus d'un
système d'occlusion hydraulique avec garde
d'eau (siphon). S'il est établi des dispositifs
destinés à éviter le désamorçage de certains
siphons, ils doivent être reliés à l'atmosphère
extérieure du bâtiment. La norme NF P 41-201
impose et précise l'utilisation des siphons. Ils
sont également appelés "coupe-air'' car ils
empêchent l'air vicié des canalisations
d'évacuation de pénétrer dans les locaux
d'habitation. Le siphon doit être placé
immédiatement à la sortie de. l'appareil. La
garde d'eau doit être au minimum de 5 cm.
Les siphons non démontables doivent avoir un
SIPHON A TUBE PLONGEUR, BONDE A
CLAPET,
VIDAGE EXTERIEUR A TRINGLE
( garde d'eau de 50 mm)
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
Dac: JACOB DELAFON
bouchon de dégorgement ou un tampon
hermétique permettant le nettoyage. Les di­
mensions minima des siphons et des orifices
d'écoulement sont
- lavabos-bidets: 30 mm
- baignoires-bacs à laver, douches : 40 mm
- wc-double wc à action siphonique: 60 mm
- double wc à chasse directe : 80 mm
- gaines techniques
B
A- Siphons en S ou siphons tubulaires
B- Siphons à tube plongeur
C- Siphons à cloison ou siphons bouteilles
0- Siphons à colonne de compensation
LES SIPHONS
88
Les gaines techniques regroupent les canali­
sations de distribution et d'évacuation des flui­
des. Les gaines techniques se rencontrent
dans les immeubles d'habitation de plusieurs
niveaux, mais rarement dans les maisons
individuelles. Les gaines techniques compren­
nent:
- les alimentations d'eau froide et d'eau
chaude,
- les évacuations d'eau ménagère,
d'eau vanne ou d'eau pluviale,
- le collecteur de VMC (Ventilation
mécanique contrôlée),
- les canalisations de chauffage,
- les canalisations de gaz, d'électricité,
à l'exclusion des colonnes montantes
d'alimentation,
- le conduit de vide-ordures.
Les gaines techniques peuvent également
comporter divers équipements tels que
compteurs d'eau, réservoirs de chasse, bal­
lons d'eau chaude. Les gaines peuvent être
soit calées entre les planchers hauts et bas au
moyen de vérins, soit fixées sur le plancher
bas, ou empilées les unes sur les autres.
La dimension des gaines est variable et
dépend du nombre de tuyaux qu'elles contien­
nent, ainsi que du nombre de niveaux desser­
vis. Le rebouchage des trémies est obligatoire.
Il se fait à l'aide de mortier et de ciment ou de
dispositifs spéciaux et permet de satisfaire aux
exigences de la réglementation acoustique et
de la sécurité èontre l'incendie. Les canalisa­
tions sont entourées d'un fourreau au niveau
du passage des trémies. Les gaines sont ,
généralement enclavées dans des cloisons '
traditionnelles sèches ou maçonnées.
5 - Les appareils sanitaires et la robinetterie
chapitre 6
le ga_z
les différents
gaz
les gaz bruts
Le gaz naturel provient, comme le charbon et le
pétrole, de la transformation de différents pro­
duits sous l'action des phénomènes chimiques
et bactériologiques.
Dans les sous-sols, le gaz moins lourd se
trouve dans la partie haute des cavités ; tandis
que le pétrole se situe dans la partie moyenne
et l'èau salée dans la partie basse.
Le gaz naturel est composé de plusieurs gaz
avec en partieu lier du méthane, dont la propor­
tion varie entre 70 et 80%.
Les gaz provenant de pétroles liquéfiés sont
- le propane commercial,
- le butane commercial,
- le mélange spécial carburant liquéfié.
6 - Le gaz
les différents gaz naturels
En tenant compte des conditions d'utilisation
des appareils domestiques, on distingue
- les gaz naturels "B" dont les pouvoirs calo­
rifiques sont compris entre 9,5 et 10,5
kWhm3, et dont la pression de distribution
est de 25 millibars.
- les gaz naturels "H" dont les pouvoirs calo­
rifiques sont compris entre 10,7 et 12,8
kWh//m3, et dont la pression de distribution
est de 18 millibars.
Les pressions d'alimentation différentes per­
mettent d'obtenir un même débit calorifique
pour les appareils de cuisson.
Les autres appareils tels que chauffe-eau,
chauffe-bains nécessitent un régiage lors du
passage d'un gaz à l'autre.
Le gaz Best distribué dans la région Nord, dans
l'Est et dans une partie de la région parisienne,
tandis que le gaz Halimente les autres régions.
89
butane-propane
Dans les régions non desservies par les
réseaux de gaz, on utilise très souvent ces
hydrocarbures liquéfiés.
butane
Le butane commercial est un mélange
d'hydrocarbures, composé principalement de
butane et de butène, et contenant moins de
19% en volume de propane et de propène.
Le butane est généralement distribué· en
bouteille de 13 kg. On utilise une seule bouteille
pour alimenter un seul appareil et des bouteil­
les couplées ou urie citerne· pour alimenter
plusieurs appareils. Les bouteilles de butane
sont installées de préférence à rintérieur des
habitations. · ·
Il reste liquide dans la bouteille et il est
préférable de le placer dans des locaux chauf­
fés car il vaporise à O degré. Il convient de
ventiler le local où sont placées les bouteilles
et de les écarter des sources de chaleur (four,
poêle, etc.). Le gaz �st détendu dès la sortie.
COUPLE INVERSEUR
propane
Le propane commercial est un mélange
d'hydrocarbures, composé dans la proportion
de 90% de propane et de propène et, pour le
surplus, d'éthane, "d'éthylène, de butane et de
butène. Le propane a un pouvoir calorifique de
28,13 kWh/ma tandis que le butane commer­
cial a un pouvoir calorifique de 36,74 kWh/rn3
'Le propane est livré en bouteilles de 13 ou
25 kg pouvant être montées en batterie. Le pro­
pane est également livré dans des citernes
pouvant être installées soit à l'air libre; soit
entérrées, si la capacité est de 500 ou 1000 kg.
Les bouteilles de propane doivent être placées
à l'extérieur, car le · propane se vaporise à
moins 44 degrés.
Les bouteilles doivent être installées dans un
endroit aéré, éloigné d'au moins 1 mètre des
entrées de cave, soupiraux et points en contre­
bas. Les bouteilles en·· plein air seront
protégées des intempéries par un abri muni
d'un auvent. Si l'abri est fermé, il devra être
ventilé en partie basse et en partie haute.
.
---
DETENDEUR DECLENCHEUR
DE SECURITE
/
/
��H,0,
INSTALLATION DE BUTANE AVEC POSTE DOUBLE
90
6-Legaz
réseau de
distribution
régime de pression
On distingue
- la basse pression (BP). C'est la pression de
l'alimentation directe des appareils
d'utilisation sans interposition de détendeur
régulateur,
la basse pression A (BPA). Cette pression
est supérieure à là basse pression et au
plus égale à 50 milibars. Elle nécessite
l'emploi de limiteur de pression.
la moyenne pression A (MPA). Cette pres­
sion est supérieure à 50 milibars et au plus
égale à 0,4 bar. Cette pression nécessite
l'emploi de détendeur régulateur du type A.
la moyenne pression B (MPB). Cette pres­
sion comprise entre 0,4 et 4 bars nécessite
l'emploi de détendeur régulateur type B.
la moyenne pression C (MPC). Cette pres­
sion est comprise entre 4 et 19,5 bars.
la haute pression (HP). Cette- pression
supérieure à 19,5 bars n'est pas utilisée
' pour les alimentations domestiques.
réseau de distribution
On distingue:
• les réseaux primaires : Ils sont issus des
postes de livraison du réseau de transport
et assurent l'alimentation d'une ou plusieurs
agglomérations.
• les réseaux secondaires: Ils sont issus des
réseaux primaires par l'intermédiaire des
postes de détente. Ils assurent la desserte
des réseaux tertiaires MPB.
- les réseaux tertiaires: Ils assurent l'alimentation directe des abonnés en MP ou BP.
poste de détente
C'est le local occupé par le bloc de détente qui
groupe les appareils tels que : filtres
déclencheurs de sécurité, détendeurs
régulateurs, ainsi que toutes les pièces ayant
pour fonction de détendre un gaz d'une pres­
sion amont variable à une pression réglée à
une valeur donnée.
SECURITE PAR DETENDEUR-DECLl:NCHEUR
----
VANNE D'ARRET
LIMITEUR DE PRESSION
INSTALLAT/ON DE PROPANE PAR BATTERIE DE BOUTEILLES EXTERIEURES
6- Le çiaz
91
les branchements
branchement collectif
Pour un immeuble collectif, le branchement
comprend:
- le branchement d'immeuble reliant la canali­
sation publique à l'organe de coupure
générale de !'.immeuble,
- la conduite d'immeuble, comprenant l'organe
de coupure générale et la tuyauterie ali­
mentant les conduites montantes,
- la ou les conduites montantes desservant les
étages,
- les tuyauteries raccordant la conduite mon­
tante au compteur ou organe de coupure
des logements,
- une prise de branchement permettant le raccordement sur le réseau d'alimentation,
- un organe de coupure générale,
- une tuyauterie reliant ces deux éléments,
- les raccords nécessaires aux assemblages.
Si le réseau est alimenté en moyenne pression,
il doit comporter, en aval de l'organe de
coupure générale, un bloc de détente.
branchement particulier
et branchement individuel
Le branchement particulier est la tuyauterie
raccordant le compteur d'un abonné aux par­
ties de l'installation commune dans la desserte
de plusieurs logements.
Le branchement particulier comporte:
- un piquage sur la conduite montante,
- une partie de tuyauterie,
92
- un organe de coupure situé avant le point
d'entrée de la tuyauterie dont le logement
. est muni d'une plaque d'identification.
Le branchement individuel est constitué par
la tuyauterie qui relie une conduite de distribu­
tion au compteur d'une habitation individuelle.
Le branchement individuel peut également
être la tuyauterie qui relie les récipients
d'hydrocarbures liquéfiés au dispositif de
coupure de cette habitation.
matériaux employés
Pour la réalisation des branchements, les
matériaux utilisables sont généralement:
- le polyéthylène,
- l'acier,
- le cuivre,
- le plomb.
La fonte est utilisée pour les grosses sections,
tandis l'aluminium et l'acier inoxydable sont
réservés pour la réalisation de conduites
extérieures aux bâtiments, alimentant les
chaufferies ou cuisines collectives en terrasse.
organes de coupure
La réglementation considère comme organes
de coupure les vannes, les robinets et les
obturateurs.
Pour les immeubles collectifs de plus de dix lo­
gements, pour les établissements recevant du
public, ainsi que pour les chaufferies, l'organe
de coupure doit être à fermeture rapide (quart
de tour de seconde). Un organe de coupure
générale est suffisant pour une maison indi­
viduelle. La pression à l'intérieur du bâtiment
doit être inférieure à 400 milibars.
détendeurs, régulateurs, écrêteurs
Les détendeurs ou régulateurs sont des ap­
pareils permettant de détendre un gaz d'une
pression amont à une pression aval définie.
Les régulateurs de type A sont conçus pour
être alimentés à une pression supérieure d'au
moins 5 milibars à la BP et au plus égale à
0,4 bars. Ce régulateur se rencontre sur réseau
en MPA.
Les régulateurs de type B sorit conçus pour
être alimentés à une pression comprise entre
0, 1 et 4 bars.
6 - Le gaz
Le régulateur d'abonné est destiné à alimenter
une seule installation d'abonné, il se trouve
placé sur l'entrée du compteur. Les régulateurs
d'immeubles sont destinés à alimenter un
groupe d'installations d'abonnés.
L'écrêteur est un appareil utilisé lorsque la
pression en amont du compteur est supérieure
d'au moins .3 milibars à la pression normale
d'utilisation des appareils. Il est généralement
placé sur les entrées de compteur individuel.
les compteurs
Les utilisations individuelles, de faible ou
moyenne importance, utilisent un compteur.
Celui-ci, propriété du distributeur, est placé en
location chez le client.
Les détendeurs et écrêteurs, si existants, font
partie du branchement.
Les utilisations importantes font l'objet d'un
contrat de fourniture précisant le régime du
comptage. Les compteurs enregistrant les
consommations individuelles appartiennent
aux distributeurs qui les placent en location
chez les clients. L'entretien des compteurs est
donc à la charge du distribùteur.
les différents types de compteurs
On distingue
- les compteurs se<?5 à soufflet,
- les compteurs à piston rotatif,
- les compteurs de vitesse,
- les compteurs à tourbillon.
locallsation des compteurs
Dans uri logement individuel, le compteur est
placé de préférence en extérieur, si possible
en limite de propriété. Il peut être placé avec
l'accord du distributeur dans des locaux
intérieurs, bien ventilés et à l'abri de l'humidité
(cave, garage). Le compteur peut être dis­
simulé dans un coffret à condition qu'il per­
mette un accès facile à la lecture du cadran.
Un texte de base devrait traiter des règles
techniques et de sécurité applicables aux
installations de gaz combustible ou d'hy­
drocarbures liquefiés, situées à l'intérieur
des bâtiments d'habitation. Ce texte
définirait:
- la qualité des matériels mis en oeuvre
(tubes, tuy aux, assem bla ges,
appareils),
- la protection des conduites,
- les robinets de commande et d'alimentation,
- l'aménagement des locaux où sont
implantés des appareils à gaz,
- l'évacuation des produits de combustion,
- l'entretien des installations.
- l'aération des logements et les exigences
en ce qui concerne l'aération des loge­
ments neufs. Dans la plupart des cas,
l'aération doit être générale et perma­
nente, surtout pendant la période où la
température oblige à maintenir les fenê­
tres fermées. La circulation de l'air se fait
essentiellement des pièces principales
vers les pièces de service. Le taux moyen
de renouvellement d'air est de 0,5 fois par
heure le volume habitable du logement.
- les caractéristiques générales des con­
duits de fumée desservant les logements
(stabilité, étanchéité, résistance, mais
aussi la caractéristique des conduits à
tirage naturel.
Les DTU
Les DTU définissent les règles de l'art
concernant les installations de gaz. On
distingue:
- DTU : installations de gaz à l'intérieur des
bâtiments d'habitation,
• DTU : prescription technique relative aux
chaufferies au gaz,
DTU : travaux de fumisterie.
Norme
Une norme devrait donner les conditions
techniques minimales auxquelles doivent
6- Le gaz
93
�
<D
CO
r­
1
a,
i
r t
oui
oui
non(3)
incorporé dans les blocs cuisines
Immobilisé
autre disposition
non
non
oui (1)
oui
oui(1)
oui
oui
oui
oui
oui
oui
oui
oui
non
non
non
oui (11
non
oui
oui
oui
oui
oui
oui
oui (11
• oui
oui
oui
oui
non(3)
oui (11
oui
non
oui'
oui
oui
oui (2)
oui
oui
mfeanlqun.
(4) Un cNclencheur de HCurH• peut tlt9 muni d'un dl1po1IIII talunl office
de l'DbiMI.
(5) Solution ■ccaplN • Hire lr■flllloire pour let lfllt■ll■llona b■ue prn­
alon.
(8} Solution acceptée aou1 réaerve que le tuyau aoll vlIilable aur Ioule sa
longueur (voir anlcle 8.41).
OUI'
non
Machine mobile
non
oui
Machine fixe
autre lmmobllleallon
non
Machine mobile
oui
OUI
oui
non
oui
oui
.oui(2)
oui
non
non (3)
oui
oui(11
oui
oui
oui
oui(1)
non
non
non
oui
non
Ëi lt (b 1
Dêlendeur
de bouteille
ou robinet
(4)
(terminés par un about
annelé)
Robinet(5) ou
déclencheur
de sécurité
Par tube souple el about
annelé
(art. 8.63)
Butane
oui
�
..
Robinet ou
déclencheur
de sécurité
(art. 8'.61)
Par tube
rigide
Propane
Gaz distribués par récipients
Propane
ou butane
non(6)
::::,
;; .::-
non
non(3)
...
mm
;:;
�
i- i�
oui
Immobilisé par vis ou scellement
Sans
moteur
électrique
Machine fixe
(1) Solullon ace.pt._ • Hire lr■naltolN.
(2J S.a.dement al l'lntlallallon ne comprand qu'un NUI appareil all�nll par
un Nul r6clpfenl O. butane.
f3} Le■ appareil■ andena r■t''!OrcU■ par tube rlgkSe peuvent conurver ce
mode de r■ccordemenl nMlme l0t'8 d'une modification d'lnalall■tlon ou
d'un Uanafert lorsque l'about dll la rampe d'allmen1■11on de l'appareil
n'eel paa -_ct,iplcl d'origine au raccordement par llexlble à embouts
Réfrigérateur
Machina
à laver ou
à Béchar
Avec
moteur
électrique
Par tube(QU
tuyau)
souple al
about annelé
(art.
·
8.63)
Dispositif
Robinet
obturateur de
(muni d'un
sécurité el
about annelé
robinet
rapporté)
ou
�
oui
OUI
oui
non(6)
Robinet
Organe de commande
dù ral:cordement
Appareil de immobilisé par vis ou scellement
chauffage et
autre Immobilisation
d'eau chaude
(poids propre, ventouses, etc.)
Appareil
de
cuisine
Robinet
Par tube
rigide
(art. 8.61)
Modea de raccordement
Par tuyau flexible
à embouts mécaniques
(art. 8.62)
Gaz distribué par résaaux.
�
-f
<
""C
m
rn
C
m
:D
l>
0
0
0
:D
C
m
:s::
m
z
répondre les installations de gaz des
immeubles d'habitation.
Certificat de conformité
Avant la mise en service, un certificat de
conformité devrait obligatoirement être
présenté. Ce certificat doit être approuvé
par les administrations compétentes. Ce
certificat indique:
- la nature de l'installation,
- les passages des tuyauteries,
- les appareils gaz et leur emplacement,
- les conditions de ventilation des locaux,
- le mode d'évacuation des gaz brûlés.
Prescriptions générales
Tous le matériel employé doit être con­
forme. L'utilisation des brasures tendres
est autorisée uniquement pour les installa­
tions d'habitations individuelles alimentées
en BP et MPA.
· tracé des tuyauteries
Le tracé des tuyauteries est soumis à un certain
nombre d'interdictions telles que la traversée
- des vides sanitaires inaccessibles ou non
ventilés,
-des conduits et gaines de gaz bnllés,
-des conduits de ventilation,
-des cages d'escalier, des gaines
d'ascenseur ou de monte-charges,
-des locaux où se trouvent déposés cjes
combustibles· solides,
-des chaufferies où le gaz n'est pas utilisé,
-des locaux techniques.
Ces traversées peuvent, dans certaines condi­
tions, être autorisées si les tuyauteries de gaz
sont placées à l'intérieur de fourreaux continus
étanches avec des extrémités débouchant
dans des espaces ventilés.
. Il est obligatoire d'utiliser les tuyauteries
en acier dans les parties communes
lorsqu'elles ne sont pas proti!gées.
Norme NF M 88. 771 Ill des raccords : 20 mm
'\Ïiàs du gaz 3/4 : distribution par récipients
\
�-.... ...
Norme NF E 29.135 Ill des raccords : 15 mm ·
-pas du gaz 1/2 : dlst�bullon par rfseau public
� .de sortie Identiques
ROBINET DE COMMANDE D'APPA�E/L
6- Le gaz
95
Tube souple de" lnlérleur nominal d'embollemenl de 12 mm
• les raccordements par flexible à embout
mécanique,
- les raccordements par tuyau souple.
alimentation en air
Tube souple de" Intérieur nominal d'emboitemenl de 15 mm
µm
Tube souple de" intérieur nominal d'emboitement de 20 mm
TUBES (Norme NF D36.102)
tuyauteries encastrées
Les tuyauteries encastrées à l'intérieur des
murs, cloisons et planchers doivent être
réalisées conformément au Cahier des
charges DTU 61-1. Il est interdit de placer les
canalisations en contact direct avec les anna­
tures des murs et planchers. Les tuyauteries ne
doivent pas traverser des éléments creux, sauf
si· ceux-ci sont comblés. Le matériel de re­
couvrement qui dissimule les tuyauteries doit
avoir au moins 1 cm d'épaisseur. Les tubes en
cuivre, enrobés dans le béton armé, doivent
être protégés par une gaine en PVC continu.
raccordement des appareils
On distingue : ·
- les raccordements partube rigide pour les
appareils de cuisine incorporés dans des
blocs, les appareils de production d'eau
chaude, les appareils fixes de chauffage, les
machines à laver, etc.,
-les raccordements par tuyau souple
monté sur déclencheur de sécurité pour les
appareils alimentés au butane ou propane
commercial en récipient,
- les raccordements parflexlble à obturateur
de sécurité avec robinet incorporé pour les ap­
pareils de cuisine non incorporés dans lés
blocs, pour les appareils à chauffage mobiles,
pour les machines à laver, etc.
96
L'alimentation en air pour les appareils utilisant
le gaz doit être conforme au DTU 61-1.
Les locaux seront pourvus d'arrivées d'air frais,
soit par gaine, soit par arrivée d'air indirect.
Pour les arrivées d'air direct par passage à
travers les parois extérieures, les sections de
passage ne doivent pas être inférieures à
- 50 cm2 si la puissance de l'appareil est
inférieure à 25 kW,
- 70 cm2 si la puissance de l'appareil est .
comprise entre 25 et 70 kW,
- 100 cm2 si la sortie des gaz de combustion
s'effectue uniquement par un passage au
travers d'une paroi extérieure.
Les extrémités des passages seront protégées
à l'extérieur par une grille. Dans le cas d'arrivée
d'air indirect, les appareils seront placés dans
les pièces de service. L'air extérieur doit
pénétrer par des arrivées d'air direct dans un
ou plusieurs locaux voisins ou séparés par une
seule pièce. L'air ne doit pas transiter par un
logement voisin. L'arrivée d'air peut être
réalisée par une gaine individuelle à condition
que la longueur développée horizontale soit
aussi courte que possible.
Une gaine descendante peut être admise si le
. local desservi cpmporte un dispositif
mécanique d'extraction de l'afr vicié. La section
de la gaine aura au minimum 150 cm2, si elle ne
comporte pas plus de deux changements de
direction, et de 300 cm2 dans les autres cas.
aération des chaufferies
Les chaufferies doivent être ventilées de façon
permanente par un dispositif d'arrivée d'air
frais en partie basse et un dispositif d'évacua­
tion d'air en partie haute. Les prises d'air seront
protégées extérieurement par des grillages. La
ventilation haute débouchera soit en toiture,
soit par une ouverture pratiquée dans le mur de
la chaufferie. Si les chaufferies sont placées en
sous-sol, il faudra prévoir une aération
supplémentaire par une baie ouvrant sur
l'extérieur et de section égale à 0,40 m2.
6- Le gaz
chapitre 7
l'eau chaude
sanitaire
les besoins
besoins en volume
besoins en énergie
Le tableau de la page ci-après indique les
besoins en eau chaude pour chaque utilisateur
à une température de 70degrés.
La capacité calorifique de l'eau est de 4,185
kilojoules/lltre. Les pertes dues au stockage et
à la distribution sont de 2 0% environ.
La dépense quotidienne en énergie est donnée
par la formule
Au-delà de 70degrés, on risque des brûlures
pour les usagers, des pertes caloriques impor­
tantes et l'entartrage des canalisations.
La température d'utilisation est obtenue par
mélange d'eau froide au robinet de distribution.
7 - L'eau chaude sanitaire
W= � Qx60x4,185x 1, 2= 300 LO
w est l'énergie exprimée en kilojoules.
La est ra-somme des consommations . _
97
BESOINS EN EAU CHAUDE
Par usager et par Jour
USAGE
V
T
Q
Toilettes
20à25
40
10à12
Douches
30
32
11
Bains
150
38
70
Cuisine
5
65
5
Vaisselle
4
65
4
Gros nettoyages
( sans lessive)
2
45
1,5
Lessives
6
45
3,5
- Q: représente le volume de la production, dans l'hypothèse d'une productionà70 degrés,
- V: représente le volume utilisé; dans l'hypothèse d'une productionà70 degrés,
- t: représente la température d'utilisation.
Radialeur
à allelles
Sortie
Chambre de
combustion
Carter
m61alllque
i-s;��=;
Rampe de
brûleurs
Air
@
'e
fro��e
ft
Gaz
A se.rpenlln et
radlaleur à ailettes
Vanne
aulomatlque -,::::::;::::::!-{ \
Air/
,
,
fr:�e I
t Gaz
Air
(]) A lube enroulé en spirale
COUPE SUR APPAREIL INSTANTANE AU GAZ
98
7 - L'eau chaude sanitaire
production
instantanée
Les appareils instantanés, chauffe-eau,
chauffe-bains, fonctionnent pour la plupart au
gaz. Ils ont pour avantage d'avoir un faible
encombrement.
familles d'appareils
Les appareils sont classés selon la nature des
gaz utilisés, selon le mode d'évacuation des
produits de combustion, suivant la puissance
utile nominale, ainsi que suivant la pression de
l'eau de ser\lice.
Les gaz se classent en trois familles en fonction
de leur pouvoir calorifique et de leur densité.
L'évacuation des produits de la combustion
peut être:
- type A : appareils non raccordés à 1.,m
conduit d'évacuation,
- type B : appareils conçus pour être
raccordés à un conduit d'évacuation,
- type C : appareils à circuit de combustion
étanche (ventouse).
Les appareils d'une puissance supérieure à
17,4 kW doivent obligatoirement être
raccordés à un conduit d'évacuation, sauf dans
le cas des appareils à ventouse reliés à
l'extérieur du bâtiment par 2 tubes permettant
l'arrivée d'air frais et le refoulement des gaz de
combustion. Le conduit d'évacuation n'est pas
obligatoire si le chauffe-eau a une puissance
inférieure à 8,7 kW, à condition qu'il n'alimente
pas de douche et que la pièce ait un volume
supérieur à 8m3 pour les constructions ancien­
nes, et 15m3 pour les constructions neuves.
puissances
La puissance utile des appareils à production
instantanée est de:
- 8,7 kW pour les.chauffe-eau d'évier,
- 17,4 kW pour les petites salles de bains,
- 22,2 kW pour une salle de bains complète,
- 27,8 kW pour deux salles de bains.
pression
La pression de l'eau peut être soit
- un écoulement libre,
7 - L'eau chaude sanitaire
- une basse pression (inférieure à 2,5 bars),
- une pression normale (environ 10 bars),
- une haute pression (supérieure à 13 bars).
composition des appareils
Les appareils à production instantanée sont
constitués par :
- une rampe de brûleur constituant le foyer,
- un corps de chauffe formé par des serpen-tins en cuivre,
- un dispositif de sécurité comprenant une
valve automatique qui permet l'admission
du gaz uniquement lorsque l'eau arrive et
qui règle le débit du gaz en fonction du
débit de l'eau,
- un dispositif d'enclenchement qui permet
,..
d'ouvrir le robinet de gaz seulement après
celui de la l.(eilleuse,
- un thermo-couple qui permet d'arrêter
l'arrivée du gaz si la veilleuse s'éteint.
chaudières murales mixtes
Pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire, il
existe aujourd'hui une gamme étendue de
chaudières mixtes au gaz pour appartement
permettant la production de l'eau chaude et le
chauffage. Le système TIG associe les avan­
tages d'une réserve d'eau chaude à ceux du
chauffage cent�al par chaudière murale.
chaudières à condensation
Il s'agit d'une nouvelle génération d!appareils
plus performants. Dans une chaudière clas­
sique, il existe des pertes de chaleur importan­
tes au niveau de l'évacuation des fumées dont
la température varie entre 120 et 150 degrés.
Les chaudières à condensation récupèrent au
maximum les pertes de chaleur. Le principe de
fonctionnement est fondé sur le refroidisse­
ment des produits de combustion au-dessous
de la température de rosée (la température de
rosée est la température au-dessous de
laquelle l'eau du mélange gazeux commence à
condenser). Le rendement des chaudières à
condensation est de l'ordre de 95%, tandis que
celui d'une chaudière classique est de l'ordre
dé 80%. La chaudière à condensation individu­
elle diffère de la 'Chaudière classique par une
surface d'échange nettement plus Importante
permettant la condensation.
99
production
d'eau chaude
par accumulation
les différents types d'apparell
Les appareils à accumulation ont une réserve
d'eau importante chauffée en permanence et
permettant q'avoir de l'eau à haute te�­
pératùre. L'eau, contenue dans un réservoir
calorifugé, est portée progressivement à
température. Un thermostat coupe la chauffe
lorsque la température désirée est atteinte.
Les appareils fonctionnent au gaz ou à l'élec­
tricité. Les appareils électriques peuvent être
alimentés aux heures de nuit où la tarification
est plus avantageuse. Les appareils à accumu­
lation ont comme inconvénient d'être encom­
brants.
appareils à' gaz
Un appareil à accumulation à gaz chauffe l'eau
progressivement à l'aide d'un brûleur à faible
débit dont le rendement est accru par un corps
de chauffe à ailettes.
Ces appareils disposent des mêmes systèmes
de sécurité que ceux existant sur les chauffe­
.
eaux instantanés. Un thermostat règle le débit
du brûleur en fonction de la température de
l'eau. L'eau chaude utilisée est immédiatement
remplacée par une quantité équivalente d'eau
froide. La température intérieure du ballon
s'abaisse et le thermostat augmente le débit du
brûleur jusqu'à ce que l'eau atteigne sa
température maximum.
Les capacités les plus utilisées sont :
- 30 litres pour un évier, un lavabo et une
douche,
- 50 litres pour une petite salle de bains,
- 200 litres pour une maison.
Le temps de éhauffe varie de 2 à 6 heures
suivant l'importance du ballon. Certains ap­
pareils à chauffe rapide permettent de recons­
tituer la réserve en 1 heure.
appareils électriques
Les appareils à accumulation électrique
ressemblent aux appareils à gaz. La différence
provient du système de chauffe où le brûleur
Serpentin de préchauffage
COUPE SUR APPAREIL A ACCUMULATION A GAZ
100
DOC: GAZ DE FRANCE
7 - L'eau chaude sanitaire
est remplacé par une résistance électrique.
La résistance électrique est placée dans des
gaines isolantes en stéatite.
Ces appareils sont pourvus de dispositifs de
sécurité comportant des coupe-circuit, des
mises à la terre, etc.
Les dispositifs de sécurité comprennent égale­
ment:.
- un clapet empêchant le retour de l'eau
chaude,
- un dispositif de vidange,
- un robinet d'arrêt,
- une soupape d'expansion !imitant la pres-sion de l'eau contenue dans le chauffeeau à une valeur comprise entre 5 et 7 bars.
Les
chauffe-eau électriques ont une capacité
<,
variant de 10 à 300 litres.
L'eau est portée à température en moins de
huit heures en utilisant l'électricité aux heures
de nuit. La puissance en fonction de leur ca­
pacité est d'environ 10 W par litre.
Les petites capacités jusqu'à 30 litres convien­
nent pour un seul lavabo.
chauffe-eau à deux capacités
Les chauffe-eau à deux capacités offrent une
souplesse d'utilisation grâce à deux volumes
différents d'eau chaude permettant d'avoir
toujours la bonne température pour l'eau.
Ils comportent deux éléments chauffants dont
l'un est placé en partie basse pour la èapacité
totale, l'autre placé en partie haute pour �a
capacité réduite.
chauffe-eau à double allure
Ces appareils chauffent l'eau aux heures de
nuit avec la puissance de base, et permettent
en cas de besoin de chauffer rapidement
(2 heures) l'eau aux heures de jour avec une
puissance trois fois plus élevée.
chauffe-eau à surchauffeur
Ce dispositif permet d'obtenir rapidement de
l'eau à température élevée. Ils ont des
capacités plus faibles (10 à 100 litres), mais
leur puissance permet de renouveler la chauffe
plusieurs fois dans la journée. Ils sont moins
encombrants et coûtent plus cher à l'utilisation.
7 - L'eau chaude sanitaire
Capacité
A
d
e+e
50
-
120
160
75
100
150
250
175
230
Capacité
f
g
50
-
G 1/2
-
75
100
150
15
G3/4
440
h
+. h
DIMENSIONS COURANTES
DES CHAUFFE-EAU VERTICAUX
101
verticaux et horizontaux
Les appareils à accumulation sont généra­
lement verticaux. Compte tenu de leur poids
important, on devra les fixer solidement au
mur, après avoir vérifié la stabilité de celui-cl.
Les appareils de capacité plus importante sont
posés sur socle. Les appareils horizontaux
plus encombrants sont moins employés.
les appareils alimentés
par pompe à chaleur
Ces appareils sont relativement récents.
Le ballon est équipé d'une pompe à chaleur de
faible puissance.
La chaleur prélevée par la pompe provient soit
de l'air extrait d'une ventilation mécanique
contrôlée, soit de l'air ambiant du local.
marques NF
A: ENVELOPPE EX'leRIEURE.
B: CALORIFUGE.
C: RESERVOIR GALVANISE.
D: GAINE DES THERMOSTATS.
E: 1\JBULURE D'ADMISSION D'EAU FROIDE.
F:GAINE DE CORPS DE CHAUFFE.
G: BRISE.JET.
H: CABLE DE CONNEXION.
1: BRIDE DEMONTABLE
J: CAPOT DE PROTECTION
K: COMMUTATEUR ( BAINS-TOILETTE)
S: 1\JBULURE DE SORTIE D'EAU CHAUDE.
CHAUFFE-EAU ELECTRIQUE
A DEUX CAPACITEScooc: A.P.E.LJ
MARQUESNF
102
La construction des appareils conduisant l'eau
chaude, à gaz ou électriques est soumise. à
une réglementation et doit satisfaire à des es­
sais pour offrir le maximum de garanties.
Ces appareils doivent comporter les estam­
pilles "NF''. (cf. dessin)
pose des appareils
La pose des appareils nécessite certaines
précautions.
Pour les appareils à gaz, il faut
- assurer une ventilation efficace du local
dans lequel est placé l'appareil,
- évacuer les gaz brOlés,
-prévoir un conduit de fumée pour les appareils à débit de gaz important ou si la prise
d'air du local a une section inférieure à
200cm2.
Pour les appareils électriques, les contraintes
de ventilation n'existent pas. Par contre, il est
indispensable de relier la masse de ces ap­
pareils au circuit général de protection (mise à
la terre).
Pour les appareils à gaz instantané, il est
indispensable de prévoir des tuyauteries de
fort diamètre.
La pose des appareils à gaz s'accompagne
obligatoirement d'une vérification et d'un
réglage du débit du gaz, de la longueur de la
flamme, de la veilleuse et du débit de l'eau.
7 - L'eau chaude sanitaire
eau chaude
et
énergie solaire
énergie solalre
L'éner gie solaire est particu lièrem ent
intéressante pour la production d'eau chaude
sanitaire. L'énergie solaire dépend essentielle­
ment de l'ensoleillement, du lieu où se trouve
implantée la construction.
La course du soleil varie au cours de la
journée et selon les saisons. En hiver, le soleil
e·
reste plus près de· l'horizon, tandis qu'il mont
7 - L'eau chaude sanitaire
à I� verticale en été. Le diagramme de la page
suivante montre les différentes positions du
solell en fonction des saisons. Il permet
d'évaluer l'angle des rayons de soleil qui vien­
dront sur le capteur, ainsi que les ombres
portées risquant de diminuer le rendement du
cap!eur(arbres, constructions voisines, etc.). li
est important de vérifier que les capteurs se­
ront bien exposés au soleil durant leur utilisa­
tion (entre 10 heures et 14 heures en hiver et
entre 9 heures et 15 heures en été).
énergie reçue
L'énergie reçue par un capteur solaire est fonction de l'inclinaison des rayons.
Si le capteur est tourné exactement vers le
soleil, il peut capter une puissance d'1 kW/m2
de surface réceptrice.
103
DIAGRAMME SOLAIRE
En principe la meilleure inclinaison pour l'eau
chaude sanitaire est comprise entre 30 et
45 degrés.
Les faibles inclinaisons (30 degrés) favorisent
le captage de l'ensoleillement d'été, tandis que
les fortes inclinaisons (70 degrés) favorisent le
captage d� l'ensoleillement d'hiver.
104
surfaces de capteurs
Le rendement d'une installation d'eau chaude
par capteur solaire est d'environ 30%. Le ren­
dement est le rapport entre l'énergie obtenue
en fin de circuit et celle reçue par les capteurs.
Un mètre carré de capteur reçoit annuellement,
en moyenne, 1400 kW/h. Compte tenu de son
rendement, 1m2 fournira500kWpar m2et par
7 - L'eau chaude sanitaire
an. Ces données nous permettent de déduire
une surface moyenne de 3 à 6 m2 de capteurs
pour la production d'eau chaude sanitaire.
Cette surface varie légèrement suivant les
régions.
capteurs plans
Le capteur plan sert à transformer l'énergie
solaire en chaleur.
La plupart des capteurs sont constitués d'un
absorbeur de couleur noire dans lequel circule
le fluide caloporteur. L'absorbeur repose sur un
matériel isolant. L'ensemble absorbeur et
isolant est enfermé dans une boite rigide dont
le dessus est fermé par un verre.
fonctionnement d'un capteur
Le rayonnement solaire parvenant sur le verre
transmet sa chaleur vers l'absorbeur.
On considère que les réflexions parasites
du soleil sur le verre sont faibles tant que
l'angle d'incidence des rayons est inférieur _à
45 degrés. Les réflexions ont lieu au niveau de
l'absorbeur, le flux de rayonnement restant est
absqrbé et transformé en chaleur.
Le rendement des capteurs plans diminue
lorsque la température s'élève. Des procédés -­
plus évolués permettent d'obtenir un meilleur
rendement.
On distingue
- les couvertures transparentes multiples
qui ont sur leur face avant un double vitrage
diminuant les pertes d'énergie et permet­
tant d'avoir des plus fôrts écarts de
température.
- le procédé des couches sélectives qui
remplacent les revêtements noirs courants,
et permettent de limiter les pertes par rayon­
nement.
- le procédé par cellule anti-rayonnante où
de nombreux tubes sont placés per­
pendiculairement à la surface de
l'absorbeur. Cette structure en nid d'abeille
permet de limiter la convection devant
l'échangeur et d'augmenter l'effet de serre.
Cadre de vitre
Vitre
Absorbeur
Isolation
1 : Caisson calorifugé
2 : Paroi vitrée
3 : Plaque absorbante
4 : Conduits de circulation
STRUCTURE D'UN CAPTEUR PLAN
7 - L'eau chaude sanitaire
105
les différents
systèmes
Lè circuit de production d'eau chaude solaire
tient compte du fait que les besoins en eau
chaude ne coïncident pas avec les périodes
d'ensoleillement (production d'eau chaude).
Les variations saisonnières de l'apport solaire
rendent indispensable une énergie d'appoint,
chaque fois que la température de l'eau solaire
est insuffisante. Il est donc impossible de con­
cevoir une production directe.
L'installation comprend
- les capteurs,
- la pompe de. circulation,
- le couplage avec une énergie d'appoint (gaz
ou électricité),
- un .ballon permettant de mettre en réserve
l'eau chaude solaire à chaque fois que le
soleil est suffisant pour en produire.
ballon sol�ire
Dans là plupart des cas, il existe un échangeur
entre le ballon solaire et les capteurs.
En effet les capteurs ont un liquide caloporteur
spécifique et il convient de séparer l'eau con­
tenue dans le ballon solaire du liquide contenu
dans les capteurs imprqpre à la consommation
(contenant de l'antigel et des additifs anticorro­
sion). L'échangeur est le plus souvent situé à
l'intérieur du ballon.
liaison capteur-échangeur
· Une installation solaire doit obligatoirement
comporter une régulation qui permet de faire
circuler l'eau des capteurs vers l'échangeur
lorsque le soleil est suffisant, en fonction de la
température du ballon.
+-·===
Eau chaude
1
2
3
4
5
8
7
8
Groupe da s6curité
Clapet anti-refoulaur
Pompe da circulation
Té de rdglage da débit
Purgeur automatique
Vase d'expansion è membrane
Soupage da sécurité avec manom6tre
Thermostat différentiel
da commanda da la pompe
l!cha_,
Tubulllr■
IIOlnlon
Thermique
Rablnllde
1 vfdango
•
PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT'\__
D'UNE INSTALLATION D'EAU CHAUDE.
PAR CAPTEURS SOLAIRES
106
7 - L'eau chaude sanitaire
systèmes à clrculateur unique
C'est le schéma le plus simple où la pompe
constitue l'organe de commande, la régulation
la mettant en service dès que l'eau des
capteurs est à une température plus élevée
que celle du stockage. Ce système a pour
Inconvénient, pendant l'arrêt du circulateur, de
donner une température de capteur mal définie
et à la mise en service, de donner des passages d'eau froide.
systèmes à clrculateur
et vannes 3 voies
Ce système plus sophistiqué permet de pallier
les inconvénients du circulateur unique. La
vanne 3 voies permet
- de boucler les capteurs sur eux-mêmes
avant le lever du soleil,
- d'envoyer vers le ballon l'eau des capteurs
suffisamment chaude.
système à double circulateur
Ce système ressemble au système à vanne
trois voies, il permet d'introduire l'eau froide du
réseau djrectement à l'entrée de l'échangeur,
ce qui permet d'abaisser sensiblement la
température moyenne de fonctionnement des
capteurs en augmentant leur rendement.
le ballon de stockage
Ces ballons sont semblables aux ballons clas­
siques d'eau chaude sanitaire. La qualité d'un
ballon est liée à celle de son isolation thermique
ainsi qu'aux dimensions de l'échangeur
lorsque celui-ci est incorporé.
énergie d'appoint
Lorsque le soleil est insuffisant, la température
de l'eau du ballon peut descendre l! des
températures trop basses (30 degrés).
Dans ce cas, il faut faire appel à une énergie
+-===�
EAU CHAUDE
-l
- =+-
Capteur so/alre
ECHANGEUR
TUBULAIRE
110111,on
1herm1Que
1: GROUPE DE SECURITE
2: THERMOSTAT DE CONTACT DE SECURITE
3: ELEMENT CHAUFFANT ELECTRIQUE
Circuit hydraulique
avec régulation
EAU FROIDE
Al1men1a11on
chauffe-eau
BALLON D'UN CHAUFFE-EAU ELECTRIQUE SOLAIRE 1ooc:SAUTERl
7 - L'eau chaude sanitaire
107
d'appoint qui représente en moyenne 30% de
la consommation d'eau chaude, inégalement
répartie dans l'année.
Le couplage peut se faire en direct avec une
chaudière à gaz ou par un échangeur situé sur
un circuit d'eau chaude à température conve­
nable. La grande variation de puissance
instantanée demandée pour un système
d'appointfait que la solution de couplage direct
est rarement adoptée.
L'appoint est le plus souvent constitué par un
apport de chaleur semi-instantané ou à accu­
mulation. Le ballon d'appoint et le ballon solaire
fournissent le réseau par l'intermédiaire d'un
mitigeur thermostatique garantissant une
température de distribution uniiorme.
Le stockage d'appoint se fait à une température
supérieure à celle de la distribution, ce .qui
permet de réduire l'encombrement du stocka­
ge. Le ballon d'appoint peut également être
branché en série avec le ballon d'eau solaire.
régulation différentielle
Pendant la journée, la température de l'eau
chaude solaire varie en fonction de plusieurs
paramètres
- ensoleillement,
- température extérieure,
- puisage,
- perte thermique.
Pour tous les systèmes, il est important
d'établir un contact direct entre la cuve et les
capteurs dès que la température de ces der­
niers est supérieure à celle de la cuve.
Inversement, il est également indispensable
de déconnecter capteurs et cuves dans le cas
contraire, car les calories accumulées dans la
cuve pourraient se trouver rejetées.
Les systèmes de régulation différentielle per­
mettent de résoudre ce problème en com­
parant les températures à divers endroits.
Les principaux matériels disponibles sont
- les thennostats à bulbe,
- les sondes à.thermistance,
- les sondes à résistance.
la protection contre le gel
Les capteurs solaires ayant une conductance
thermique élevée (9W/m2 par degré pour un
108
vitrage simple) sont très sensibles au gel.
Lorsqu'il n'y a pas de soleil, l'absorbeur du
capteur se retrouve rapidement à la
température extérieure, et risque de geler.
Pour prévenir les risques de gel on peut:
- réchauffer le capteur à l'aide de résistances
électriques,
.,
- remettre en circuit de l'eau provenant du
ballon de stockage,
- installer une purge automatique du capteur.
- utiliser des capteurs dilatables ou munis
d'une réserve de dilatation,
- introduire de l'antigel dans le fluide
caloporteur.
pose des capteurs solaires
Les principales règles à respecter pour la pose
du capteur solaire sont:
- une orientation plein sud respectée avec
une tolérance de plus ou moins 15 degrés,
- une inclinaison comprise entre 30 et 60
degrés suivant le lieu d'implantation et le
type d'utilisation (été ou hiver),
- une surface de capteur pour une maison
F4 comprise entre 4 et 6 m2 en fonction de
l'ensoleillement de là région,
- pour les quantités d'eau plus impor­
tantes, une surface moyenne de 1 m2
pour 50 litres d'eau chaude,
- des capteurs posés dans des endroits
dégagés à l'abri des ombres portées par
des obstacles naturels (arbres,
immeubles, montagnes, etc.).
catégories de capteurs
On distingue quatre catégories de capteurs
solaires:
- les capteurs indépendants posés de
façon rapportée sur les toitures, et
considérés comme des équipements,
- les capteurs semi-incorporés qui
assurent une partie du rôle de couverture
sur une toiture,
- les capteurs dits incorporés qui font
office de couverture,
- les capteurs Intégrés dont la partie trans­
parente est un élément de couverture
(exemple : tuile de verre).
Les trois derniers types de capteurs, n'étant
7 - L'eau chaude sanitaire
r
Distribution
f EAU CHAUDE
t
f EAU FROIDE
CHAUDIERE DIRECTE
Distribution
EAU CHAUDE
t
EAU FROIDE
BALLON RECHAUFFEUR
Distribution
EAU CHAUDE
t
EAU FROIDE
CHAUFFE-EAU ELECTRIQUE A ACCUMULAT/ON
7 - L'eau chaude sanitaire
ptts éônsfüt§r�s ëommè'dés équipements, font
p�itltf ë:1i;i; rl�ttis�œüvr�: i:IV bâtiment et sont
s\•füïfiit �: :ràltjarantie décennale.
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- "Recommandations aénérales de mise en
(:,;:l6!;iivH{1 H�CI c1apitMs 11solaires semii; ,llntl:6'rp�s,ilncôrpdrés ou intégrés sur une
l_, ·!Couverture pat .élémènts= discontinus", avis
él lidu :�.9; avi"Ht t979, .CSJB,Oahi�r n�1612.
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C ' E:aU)(.ieffets d'arrachement dus a u vent.
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CAPTEURS
SEMI-INCORPORES
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Dan!=i ce cas les_fixations _d evront être soit su r
_
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soit ancrées di­
M:rerriéfü( 1sur lfél�me'nt �ortellr,Ô u sur la partie
vé'rfiê;�I�! ! l!I.IHe paroi 1 :�n I béton, qU dans un
�tis�if �éîohh� reposahl $6r l féfanchéité.
1':!nl: é1'1-::i11w1 •;; t1 :: ,çl ::1:,, ï ·1 , .
1::
bt'i'pteüt§1lnèorpcfÏ'is'i: 1, ,: ,, 1
L es capteurs incorporés doivent être
raëëordes··auïc-élémériis ·ae 'coüvert u re suivant
ÏèS lbru en vig ueu r. On veillera à ce qu e la
ventilation en su rface des éléments de cou ver-·
t u re soit bien assu rée ainsi que sous le capteur.
110
CAPTEURS INTEGRES
7 - L'eau chaude sanitaire
chapitre 8
le bruit dans les
installations
terminologie
acoustique
niveau sonore ,
La perception des sons est produite par la
fluctuation périodique de la pression de l'air par
rapport à sa pression d'équilibre au niveau de
l'oreille. Le niveau sonore indique l'intensité de
cette perception qui dépend donc de
l'importance de cette fluctuation (pression
acoustique). Le tableau de la page suivante
indique les niveaux sonores fréquemment
rencontrés avec les pressions acoustiques
correspondantes.
8 - Le bruit dans les installations
pondération
L'oreille n'est pas sensible de la même façon à
toutes les fréquences. L'audibilité est plus
élevée pour les sons graves.
Pour rendre compte de la sensation sonore, il
faut tenir compte de trois réseaux de pondé­
ration qui sont:
- niveaux sonores inférieurs à 55 db,
- niveaux sonores compris entre 55 et 85 db,
- niveaux sonores supérieurs à 85 db.
NIVEAUX SONORES
Exemples
Niveau sonore
en dB
en pascals
Atelier
Moteur à l'essai
Marteau piqueur
120
20
Intérieur autobus
Klaxon voiture (à 4m)
100
2
Rue passante
Bureau avec machines
80
0,2
Conversation courante
· Poste de radio (écoute normale)
Bureau
Rue normale
60
0,02
Campagne
20
0,0002
Seuil d'audibilité de l'homme
0
0,00002
hauteur d'un son
La sensation de hauteur d'un son dépend du-­
nombre des fluctuations (ou nombre de
périodes) par unité de temps.
fréquence
· La fréquence représente le. nombre de pério­
des par seconde. Elle se mesure en hertz
(Hz).Par exemple, la sonnerie du téléphone
correspond le plus souvent à une fréquence de
400 Hz.
octavè
L'octave représente l'intervalle de hauteur qui
sépare un son d'un autre de fréquence double.
Les sons gràves sont produ1ts par des vibra­
tions de fréquence basse. Les sons aigus sont
produits par des vibrations de fréquence
élevée.
En acoustique architecturale, on a pris pour
convention les fréquences 125 et 250 Hz pour
les graves, les fréquences 500 èt 1000 Hz pour
les médiums, 2000 et 4000 Hz pour les aiguës.
112
Pression
1
bruits d'installations sanitaires
Les bruits des installations sanitaires causent
des gênes non négligeables.
En règle générale, les bruits de plomberie ne
doivent pas être supérieurs aux bruits de fond
dont le minimum est estimé à 30 dB environ.
La forme du bruit, caractérisée par son spectre
et son évolution dans le temps, ne doit pas être
trop caractéristique, donc facilement recon­
naissable.
vitesse d'écoulement
dans les canalisations
L'eau circulant dans les tuyaux peut être
source de bruit. On distingue
- les écoulements laminaires où les couches
d'eau glissent les unes sur les autres comme
une série de cylindres concentriques,
- les écoulements turbulents où les couches
internes entrainent les couches externes en
provoquant des tourbillons. Les turbulences
peuvent être provoquées non seulement par la
8 - Le bruit dans les installations
VITESSE A L'INTERIEUR DES CANALISATIONS
Appareils
Diamètre en mm
Débit
Nombre de Reynols 7000
en 1/s
Vitesse 1/s
t = 20 degrés
t = 70 degrés
Lavabo
.Bidet
Res.chasse
0,1
diamètre12
diar:nètre18
diamètre45
Evier
0,2
diamètre-16
diamètre36
diamètre 90
Douche
'0,25
diamètre18
diamètre46
diamètre114
Baignoire
0,35
diamètre22
diamètre64
diamètre 160
L' étude de l'écoulement des fluides fait Intervenir le nombre de Reynols qui tient
compte de la viscosité cinématique de l'eau, elle-même fonction de la température.
vitesse d'écoulement mais également par la
rugosité de la paroi, ainsi que par les change�
ments de section ou de direction.
On constate que d'un point de vue sonore, le
plomb (bien que peu employé de nos jours,
pour des raisons de coût et de difficultés de
mise en œuvre) est le meilleur matériau, car il
est à la fois dense et mou.
bruits des robinets
Le bruit des robinets est beaucoup plus impor­
tant que celui de l'eau circulant dans les canali­
sations. Le bruit des canalisations provient plus
des bruits véhiculés de la robinetterie que de
leur bruit propre.
Le bruit des robinets s'explique tout d'abord de
par leur forme complexe où les sections
changent sans transition, créant des turbu­
lences inévitables au niveau de l'écoulement
de l'eau. Le mouvement provoqué par la turbu­
lence s'accompagne de compression et de
dépression locale perpétuellement tluctuan-
8 - Le bruit dans les installations
tes. Ces phénomènes sont générateurs de
vibrations et de bruits. Il est donc important,
avant de choisir un robinet, de vérifier le bruit
qu'il produit.
Deux robinets très voisins peuvent provoquer
des bruits très différents.
transmission des bruits
par les canalisations
Les bruits de robinetterie sont transmis par les
canalisations elles-mêmes ainsi que par le
liquide qu'elles contiennent. Ces bruits se
propagent aux parois de la cons-truction par
l'intermédiaire des colliers de fixation (ponts
phoniques). Ces colliers ont une influence très
importante sur la transmis_sion des bruits
suivant qu'ils sont métalliques, plastiques ou ·
munis d'un anneau en caoutchouc souple
désolidarisant le collier de la canalisation.-
coup de bélier
Quand un robinet est ouvert, l'eau atteint une
certaine vitesse en fonction du débit �e l'eau et
du diamètre du tuyau.
Si l'on ferme le robinet brutalement, le liquide,
dans son élan, crée en s'arrêtant une force vive
qui provoque un choc brutal appe�é "coup de
bélier''. L'intensité du coup de bélier est propor­
tionnelle au carré de la vitesse de l'eau dans les
tuyaux. Il est donc important de prévoir des ca­
nalisations pour une vitesse de circulation
modérée. Le coup de bélier provoque des
bruits désagréables par sa soudaineté, et a des
effets néfastes sur l'installation.
trépidations
C'est un autre phénomène sensiblement
équivalent au coup de bélier. Les trépidations
se produisent dans les installations usées à
une certaine ouverture des robinets. Les
trépidations sont· bruyantes et fatiguent
,,
l'installation.
désolidarisation des appareils
et des canalisations
Le fait de désolidariser canalisations et ap­
pareils des murs et cloisons atténue sensible­
ment la transmission des bruits.
Les. supports antivibratiles permettant de ·
désolidariser les appareils de canalisation
sont:
- pour le lavabo : fixation sur console avec
tampon en caoutchouc, mastic entre le
lavabo et là cloison,
- pour la baignoire : patin en caoutchouc sous
les pieds, et mastic souple aux pourtours.
- pour le bidet : pose sur ruban de butyl,
pour les canalisations : pose avec bague de
caoutchouc entre colliers et canalisations,
- coupures élastiques par manchons souples
entre les conduites d'évacuation et les
descentes.
J
CHAMBRE
SALLE D'ECOUTE
TRANSMISSIONS DES BRUITS D'UNE PIECE AL 'AUTRE
114
8 - Le bruit dans les installations
prévention
du bruit dans
lès installations
sanitaires
La prévention du bruit dans les installations
sanitaires se fait à trois niveaux différents
A- suppression du bruit à l'origine,
8- suppression des transmissions des bruits
par l'installation,
C- suppression des transmissions des bruits
aux parois et à la structure du bâtiment.
prévention du bruit au niveau
des canallsatlons
La première disposition à prendre au niveau
des canalisations est de choisir des sections
Paroi
lourde
et rigide
...
· suffisamment importantes permettant d'ob­
tenir une vitesse ne dépassant pas 1 mètre par
seconde. Ainsi l'écoulement à l'intérieur des
canalisations peut être considéré comme lamV­
naire et peu bruyant:
Une vitesse de 2 mètres par seconde est ac­
ceptable dans les alimentations principales
situées dans les locaux annexes .(cave, ga­
rage, etc.).
Le choix du matériau de la canalisation est
moins important.
Plus le matériel est souple, moins la canalisa­
tion sera bruyante.
Le tracé de la canalisation devra être le plus
simple possible en évitant les changements de
direction brusques, cause de turbulence.
une robinetterie sllencleuse
La principale source de bruit vient de la
robinetterie. Pour choisir un robinet, il est con-
Joint de
dilatation
BRUIT
RAYONNE
FAIBLE
...
TRANSMISSION DES BRUITS
A TRAVERS LES PAROIS SiJPPORTANT LES APPAREILS
8 - Le bruit dans les installations
115
seillé de se référer aux essais d'un laboratoire.
Il convient de se méfier des robinets à ferme­
ture trop rapide qui engendre les "coups de
bélier" (robinet à poussoir, dont le frein est mal
réglé).
les détendeurs
Pour maintenir la pression de l'eau dans une
fourchette acceptable, on peut munir la cana­
lisation d'un détendeur situé en amont de
l'installation.
Le détendeur est monté entre deux manchons
souples afin qu'il ne communique pas son bruit
� la canalisation. Un robinet, pour être relative­
ment silencieux, doit être alimenté avec une
pression voisine de 1 bar.
Les pressions élevées augmentent la vitesse
de l'eau et provoquent des turbulences.
choix des appareils sanitaires
Le dessin des appareils sanitaires a u·ne in­
flue,nce sur le� bruits de remplissage. Il est
préférable que l'eau ruisselle le long des parois
des appareils:
Le remplissage d'une baignoire est souvent
long et bruyant. Il convient de prévoir des
robinets à grand débit.
Pour le remplissage des chasses d'eau, il est
possible de réduire le bruit en choisissant des
systèmes de· remplissage par l'intermédiaire
d'un tube plongeur amenant l'eau au fond de la
cuve.
FIXATION
DES CANALISATIONS
fixation des appareils sanitaires
Les appareils sanitaires transmettent les bruits
qu'ils émettent aux parois qui les supportent.
Plus ces parois sont lourdes et rigides (effet de
masse), moins elles transmettent les bruits.
Dans tous les cas, il est préférable de fixer les
appareils sur les murs porteurs plutôt que sur
les cloisons.
Suivant la nature des pièces (séjour, chambre,
etc.), il faut tenir compte de l'implantation des
équipements. Par exemple, on évitera de fixer
des appareils sanitaires sur les parois
contiguës aux pièces de séjour.
On préférera fixer ces équipements sur les
parois contiguës aux pièces de service, range­
ment, circulation, etc.
116
IMPLANTATION
DES EQUIPEMENTS SANITAIRES
8 - Le bruit dans les installations
fixation antivibratile
des canalisations
Ce sont les canalisations qui véhiculent les
bruits de la robinetterie.
Il est important pour éviter la propagation des
bruits sur les murs et cloisons de réaliser une
fixation antivibratile.
Les différentes solutions sont
- des bagues en caoutchouc placées entre les
colliers et la canalisation. Le caoutchouc
devra être épais et souple. Il convient de se
méfier des mousses caoutchouc qui ont
une mauvaise ttinue dans le temps.
des colliers métalliques liés au filetage de la
queue de cochon par un bloc de caout­
chouc.
- des colliers en matière plastique souple (polyamide).
pose antivibratile
des appareils sanitaires
Fixation souple
antivibratile
BLOC ANTIVIBRA TILE
Les appareils doivent être posés avec une
coupure antivibratile à tous les points de con­
tact avec la structure du bâtiment (murs, cloi­
sons, planchers). En ce qui concerne les ap­
pareils fixés aux parois verticales, tels que les
lavabos fixés-sur console, on utilise des tam­
pons de caoutchouc suffisamment dimen­
sionnés en s'assurant que la vis de fixation ne
crée pas un pont phonique.
L'étanchéité avec le mur et la cloison ne doit
jamais être réalisée avec un plâtre ou du mor­
tier, mais avec un mastic qui reste souple dans
le temps (polyuréthane ou thiokol). On peut
également utiliser des joints en caoutchouc
souple collés au dos de l'appareil avant pose.
pose des bidets
CHEVILLE EXPANSIBLE EN
CAOUTCHOU9
8 - Le bruit dans les installations
Les bidets seront posés sur une semelle de
caoutchouc souple.
Il en est de même pour les cuvettes de wc.
Les vis de fixation seront munies de rondelles
en caoutchouc épais.
Les vis risquant de créer un pont phénique
seront fixées à l'intérieur de chevilles expan­
sibles en caoutchouc. Ces dispositions sont
moins importantes si le plancher de la salle
d'eau est muni d'une dalle flottante.
117
pose des baignoires
Sous les pattes de la baignoire seront
disposées des semelles souples.
Un mastic souple ou un joint en caoutchouc
collé assurera le raccord d'étanchéité avec les
parois d'adossement et la cloison de façade.
pose des éviers
Ici, l'ensemble du meuble portant l'évier et le
plan de travail pourra être désolidarisé du plan­
cher et de la cloison d'adossement.
On évitera ainsi la transmission des bruits de la
plomberie et des appareils électroménagers.
p9se des receveurs de douche
Le receveur de douche pourra être posé sur
des tampons souples, l'étanchéité aux
pourtours de l'appareil étant assurée par un
mastic souple.
En général, la robinetterie est fixée aux parois.
Elle pourra être désolidarisée des murs et
cloisons au moyen de scellements élastiques.
remarque importante:
Pour fltre efficace, une dt§solldarlsatlon
doit fltre complète. Tout point de contact
crt§e un pont phonique favorable .il la
transmission du bruit.
Joints souples
Attention aux ponts phoniques
Manchons souples sur canalisations
Supports antivibratiles
POSE DES EVIERS ET PLANS DE TRAVAIL
118
8 - Le bruit dans l�s installations
i
Joint souple porteur
Etanchéité souple
Attention au pont
phonique•
Support souple
POSE DES RECEVEURS DE DOUCHE
prévention des bruits
dans la pose des chauffe-eau
Le chauffe-eau instantané est souvent source
de bruit. Ce bruit provient des turbulences dans
le circuit d'eau .
Seule une nouvelle technologie de fabrication
pourrait diminuer ces bruits.
Si les chauffe-eaux sont naturellement
bruyants, il est important de veiller à ce que le_s
bruits émis restent dans la pièce où se trouve
l'usager de l'appareil et ne soient pas transmis
à distance par les canalisations de la paroi
porteuse.
Pour éviter la transmission par les canalisa­
tions, la coupure sera assurée par
l'intermédiaire de manchons souples.
Pour éviter la transmission aux parois,
l'appareil sera posé à l'aiâe d'une fixation anti­
vibratile ou "silent-bloc".
Lors du choix de l'appareil, il convient de
vérifier la fiche technique en ce qui concerne
les bruits émis par la combustion, par
l'allumage, ainsi que par les bruits de dilatation
causés par les différences de température
entre le serpentin et l'habillage.
8 - Le bruit dans les installations
Fi11tion
1ntivibr1ti11
Coupure
•lastique d11
c1n11i11tion1
POSE D'UN CHAUFFE-EAU
119
bruits de vidage
Les bruits d'écoulement sont toujours perçus
et ressentis de façon désagréable. Ils sont
associés à des images telles que égouts,
déchets, etc.
La gêne provient non seulement de l'intensité
du bruit, mais également de son caractère
affectif.
La cause des bruits d'écoulement provient
d'abord de la différence entre le débit du siphon
et celui de la bonde.
La turbulence provoquée par le mélange de
l'air et de l'eau est amplifiée par la tubulure de
trop-plein qui constitue une cavité résonante.
Pour pallier cet inconvénient, !a première ·
précaution consiste à choisir un clapet à longue
course et effectuer un réglage pour permettre
d'augmenter le débit de la bonde.
La deuxième solution consiste à diminuer le
débit du siphon soit en choisissant un siphon
de faible diamètre, soit en choisissant un si­
phon "bouteille".
Dans la canalisation de vidage à forte pente, le
piston d'eau qui se forme crée derrière lui une
dépression aspirant l'air qui cause un bruit
désagréable en agitant la garde d'eau du si­
phon.
Il arrive même que ce phénomène puisse
désamorcer les siphons des appareils voisins.
C'est la ventilation secondaire connue depuis
longtemps qui permet d'éviter cet
inconvénient.
Il est préférable de donner au tuyau une faible
pente du siphon à la descente (pente de 2%
environ).
L'implantation judicieuse d'un appareil par
rapport à l'autre permet de résoudre les
problèmes esthétiques liés à cette contrainte.
BONDE ET TROP-PLEIN
sections
Les sections recommandées pour les
différents éléments des appareils sanitaires
sont:
- lavabo et bidet: diamètre de la bonde 40mm,
diamètre du siphon 32 mm, diamètre du tuyau
d'évacuation 40mm,
- bac à laver, baignoire, douche, évier :
diamètre de la bonde 50 mm, diamètre du
siphon 40mm, diamètre du tuyau d'évacuation
50mm.
120
SIPHON
A COLONNE DE COMPENSATION
8 - Le bruit dans les installations
glossaire
ABAQUE:
Graphique permettant de déter­
miner la valeur numérique d'une
foncltion.
ACCELERATEUR:
Maçonnerie : "accélérateur de
prise•. Se dit d'un produit que l'on
ajoute à un mortier ou à un béton
pour en accélérer la prise.
ACCESSOIRES :
•accessoires de couverture•. Ce
sont toutes les pièces utilisées pour
effectuer les ouvrages particuliers
de couverture (laitages, arêUers,
rives, etc.).
AGGLOMERE:
Bloc préfabriqué constitué d'élé­
ments divers (agrégats) employés
seuls ou avec un liant servant à la
construction de murs ou de cloi­
sons. Les agrégats peuvent être des
roches, des sables, du liège, etc. le
liant du ciment, du plltre, etc.
AGREGAT:
Elément rentrant dans la composi­
tion d'un mortier ou d'un béton :
sables, cailloux, pierres con­
cassées, gravlllons, pouzzolane.
AISSELIER:
Charpente: pièce de bols destinée à
renforcer l'assemblage de deux
pièces de charpente en empêchant
écartement ou déformation.
ALLEGE:
Partie du mur en général moins
épaisse que lui, comprise entre le
sol de la pièce où se trouve
l'ouverture et l'appui de l'ouverture.
APPAREIL:
Maçonnerie : disposition des
matériaux entrant dans la compost-
Glossaire
lion des murs (pierres de tallle, moel­
lons, briques); appareils régullers ou
lrrégullers, ensemble de disposi­
tions, lits horizontaux, Joints verti­
caux.
APPUI:
Point sur lequel porte une poutre.
Partie haute d"une allège.
ARASE:
Maçonnerie : dernière assise d'un
mur destinée à supporter d'autres
matériaux.
ARBALETRIER
Charpente : pièce de bols d'une
ferme posée obliquement et sup­
portant les pannes. Elle est fixée en
partie buse à l'entrait, en partie
haute au poinçon.
ARETIER:
Charpente-couverture : Intersection
de deux pans de toiture formant un
angle saillant. Intersection d'une
croupe et d'un versant de toiture.
ASSAINISSEMENT:
Ensemble des opéraUons de collecte
et d'épuration des eaux et matières
usées.
ASSEMBLAGE:
Charpente-menuiserie. Manière de
relier entre elles des pièces de bols
ou de métal.
ASSISE:
Maçonnerie : nom de chaque rang
horizontal des éléments constituant
un mur en pierres, briques, moellons,
etc. limité par un Joint de Ut horizontal.
La distance entre ces deux Joints est
appelée la hauteur d'assise.
AUGET:
Maçonnerie : garnissage er plâtre
entre les solives d'un plancher.
AVANT-PROJET:
Etude préparatoire, graphique,
technique et économique d'un pro­
jet de construction.
BANCHE:
Maçonnerie : élément de coffi'age
unitaire pour le coulage du béton sur
une certaine hauteur. Les banches
sont déplacées au fur et à mesure
de l'avancement des travaux.
BANDE:
Couverture : pièce métalllque de
faible largeur utlllsée dans
l'exécuUon d'une couverture.
BANDEAU:
Maçonnerie: mince salllle horizon­
tale sur une façade dont la fonction
est d'éloigner les eaux de pluie du
parement d'un mur.
BARDAGE:
Revêtement de parties verticales
d'une construction, planches de
bols, plaques de métal, amiante,
ciment, ardoises. On appelle barda­
ge à clins, la pose horizontale de
planches de bols.
BATI:
Menuiserie : assemblage de mon­
tants et travers11s servant d'enca­
drement ou de support.
BATI DORMANT:
Cadre fixe d'une porte.
BESACE:
Maçonnerie: "apparell en besace•.
Mode d'appareil utlllsé à l'angle ou à
la Jonction des murs. Y sont
superposées altematlvement une
assise de pierres posées en boutls-
121
ses, une assise de pierres posées
en panneresse.
BLOCAGE:
Maçonnerie : mode de construction
d'un mur en moellons et mortier
placés sans ordre.
BLOCHET:
charpente : dans les combles à faux
entrait, pièce qui relie horizontale­
ment la jambe de force au pied de
l'arbalétrier pour éviter les
déformations.
BOISSEAU:
Elément manufacturé de conduit de
fumée ou de ventilation, ayant la
forme d'un corps creux à emboi­
tement.
BOUTISSE:
Maçonnerie : pierre, brique, etc.
dont la plus grande dimension est
perpendiculaire à la façade d'un
mur.
BRISIS:
pan
Charpente-couverture
Inférieur d'un comble brisé à la
Mansard.
CHAINAGE:
Ceinture métallique où en béton
armé Incorporée à l'ensemble des
murs d'une construction pour les
rendre solidaires et en éviter
l'écartement.
CHAMBRANLE:
Encadrement de bols, pierre ou
autre d'une ouverture, fenêtre ou
porte.
CHAPE:
Maçonnerie : recouvrement.
Revêtement destiné à protéger des
Infiltrations une surface quelcon-· '
que, terrasse, vo0te, etc.
CHASSIS:
Menuiserie : cadre fixe ou mobile en
bois ou en métal recevant une vitre
(tabatière : châssis en comble com­
prenant un dormant Incliné et un
abattant vitré).
CHENEAU:
Couverture : caniveau recueillant
les eaux de pluie en bas d'une pente
de toiture et les dirigeant vers les
tuyaux de descente.
CHEVETRE:
Charpente : pièce qui se place entre
deux solives dites solives
d'enchevêtrure pour ménager dans
un plancher une ouverture appelée
trémie.
CHEVRON:
Charpente : pièce de bols de mo­
yenne section placée sur les pannes
122
d'une charpente et qui supporte le
lattis ou le voligeage destiné à re­
cevoir le matériau de couverture.
CHIEN ASSIS:
Lucarne dont la toiture plate est
Inclinée vers l'arrière.
COFFRAGE:
Maçonnerie : ouvrage provisoire,
réalisé généralement en bois, per­
mettant le moulage du béton (armé
ou non).
COLOMBAGE : système de cons­
truction de murs ou de cloisons en
pans de bols dont les vides sont rem­
plis de maçonnerie.
COMBLE:
Ensemble constitué par la charpente
et la couverture d'un édifice.
CONTREVENTEMENT:
Charpente : dispositif mise en place
pour s'opposer aux déformations.
CORBEAU:
Support faisant saillie sur le nu d'un
mur destiné à recevoir une extrémité
de poutre ou d'arc.
CORNICHE:
Elément saillant couronnant un édi­
fice, soutenant l'égout de la toiture et
rejetant les eaux pluviales loin de ia
façade.
COULIS:
Maçonnerie : plâtre ou mortier suffi­
samment liquide pour remplir les
Joints d'une maçonnerie, appareillée
d'un carrelage, d'un dallage.
COUVERTURE:
Recouvrement étanche de la partie
supérieure d'un édifice.
COUVRE-JOINT:
Elément fixé sur un joint pour le
cacher.
COYAU:
Petite pièce de bols rapportée au
devant d'un chevron pour réduire la
pente en partie basse d'un comble.
CREPI:
Maçonnerie : couche grossière de
mortier ou de plâtre que l'on applique
sur la maçonnerie pour préparer les
surfaces à recevoir la couche
d'enduit définitive. D'aspect grenu, Il
peut rester apparent.
CROISEE:
Menuiserie : châssis vitré fermant
une baie extérieure. Synonyme de
fenêtre.
CROUPE:
Couverture : versant de la toiture
raccordant deux longs pans d'un
comble.
DANS-OEUVRE :
Se dit des mesures prises à la face
Intérieure des murs ou d'une fouille
(opposé à hors-oeuvre).
DEBLAI:
Enlèvement des terres par excava­
tion (feuille en déblai).
DECOFFRAGE :
Opération consistant à retirer les
coffrages ayant servi à mouler des
éléments de béton après durcisse­
ment suffisant de celui-cl.
DEGRADATION:
Maçonnerie : dégradation des
Joints. Opération qui consiste à en­
lever superficiellement le mortier de
pose garnissant les joints d'une
maçonnerie avant de refaire ceux-cl
(rejointoyer).
DESCENTE:
Canalisation évacuant verticale­
ment les eaux de pluie.
DORMANT:
Châssis fixe de porte ou fenêtre
destiné à recevoir les parties
ouvrantes.
DOUBLIS:
Double rang de tuiles ou d'ardoises
formant l'égout d'une couverture.
DRAIN:
Fondation : dispositif d'assè­
chement servant à capter les eaux
souterraines.
ECHANTIGNOLE
Charpente : tasseau fixé sur l'arba­
létrier d'une ferme au droit des
pannes pour les empêcher de glis­
ser.
ECHIFFRE:
Escalier : mur supportant les
marches d'un escalier.
EFFLORESCENCE :
Tache sur les murs provenant de la
dissolution des sels minéraux con­
tenus dans les matériaux.
EGOUT:
Couverture : partie basse d'une
couverture où s'écoulent les eaux
pluviales.
EMBREVEMENT :
Charpente : entaille faite dans un
assemblage à tenon et mortaise
afin de le renforcer.
EMMARCHEMENT:
Escalier : longueur de la marche
d'un limon au mur.
ENTRAIT:
Charpente : pièce horizontale
placée à la base d'une ferme.
Glossaire
ENTRETOISE :
Pièce d'une charpente servant à
raidir et à liaisonner d'autres pièces.
ENTREVOUS:
Maçonnerie : espace entre les soli­
ves d'un plancher. Maçonnerie de
remplissage entre les solives.
EQUARRIR:
Ensemble des dispositifs réalisés
pour éviter la pénétration de l'eau,
en couverture, fondation, etc.
FAIENCAGE:
Petites craquelures apparaissant
sur la surface d'un enduit.
FAITAGE:
Charpente-couverture : pièce de
bols formant le sommet de la char­
pente d'un comble (panne faitière).
Elément de couverture de la panne
faitière.
FERME:
Assemblage de pièces de char­
pente triangulées, placées de dis­
tance en distance pour supporter la
couverture d'un bâtiment.
FERRAILLAGE :
Ensemble des armatures de fer
dans le béton armé. Fabrication et
pose des armatures.
FEUILLURE:
Maçonnerie : entaille pratiquée
dans les montants des baies pour y
loger le bâti.
FISSURE:
Maçonnerie : fente, crevasse dans
un mur, un en�ult, Indiquant un
désordre dans l'édifice.
FLECHE:
Amplitude de la courbe que prend
une pièce de charpente sous une
charge.
. FONDATION:
Ensemble des travaux nécessaires
pour constituer l'assl� d'une cons­
truction sur le sol et en assurer la
stabillté.
FORME:
Pavage-carrelage-étanchéité
couche préparatoire de béton, sable
ou gravillons de support servant à la
répartition des charges et à
l'égalisation de la surface avant la
pose d'un revêtement.
FOUILLE:
Fond.!tion : préparation du terrain
de fondation par creusement.
Fouille en pleine masse : terrasse­
ment général de la surface à cons­
truire dont la profondeur est limitée à
un niveau déterminé (sol des caves
par exemple).
Glossaire
FOUILLE EN RIGOLE:
Tranchées de largeur minimum
0,40m destinées à recevoir les
maçonneries, les fondations et les
canalisations.
GACHER:
Maço"nerle : délayer du plâtre, de la
chaux, du ciment, du mortier.
GAINE:
Enveloppe de canalisation, conduit
de ventilation.
GOUTTIERE:
Couverture : canal métallique placé à
la base d'une toiture pour recevoir les
eaux pluviales.
GROS-OEUVRE :
Désigne l'ensemble des ouvrages
formant l'ossature d'un bâtiment et
en assurant la stabilité et la
résistance (fondation, murs porteurs,
planchers, etc.).
HERISSON:
Fondations : pierres de gros calibre
posées sur le sol pour asseoir les
fondations d'une construction.
Dallage sur hérisson.
HORS-OEUVRE:
Mesures prises au dehors opposé à
"dans-œuvre".
HOURDER:
Maçonnerie : maçonner, ller les
matériaux au moyen de plâtre ou de
mortier.
HOURDIS:
manufacturé
élément
Tout
(céramique, plâtre, béton, etc.) placé
entre solives ou poutrelles pour for­
mer la sous-face d'un plancher.
HUISSERIES:
Menuiserie : encadrement fixe en
bols ou en métal d'une porte dans
une cloison, composé de deux mon­
tants et d'une traverse.
IGNIFUGE:
Retarde, empêche la combustion de
matériaux combustibles.
IMPOSTE:
Menuiserie : partie fixe ou moblle,
vitrée ou non, au-dessus d'une porte
ou d'une fenêtre. Cellè-cl étant moins
haute que la baie.
ISOLANT:
Matériau destiné à la protection
contre la chaleur ou le froid, contre le
bruit, l'humldlté, etc.
JAMBE:
Jambe de force : pièce de ferme re­
liant obliquement l'arbalétrier au po­
teau ou au mur de soutien.
JOINT:
Vide séparant des matériaux
Juxtaposés dont Il convient
d'assurer la liaison ( Joint au mortier
pour les maçonneries de pierres, de
briques, d'agglomérés, etc.)
JOINTOIEMENT :
Maçonnerie: remplissage des Joints
d'une maçonnerie avec un matériau
de liaison : plâtre, mortier de chaux
ou de ciment.
JOUR:
Escalier : espace vide autour duquel
se développe l'escalier.
LAMBRIS:
Menuiserie : panneaux de bols
assemblés pour constituer des
portes, volets, cloisons, etc.
LATTE:
Couverture: petite pièce de bols
employée pour la fixation des tulles
ou des ardoises.
LATTIS:
Couverture : ensemble de lattes .
fixées sur les chevrons du toit pour
recevoir le matériau de couverture.
LIANT:
Maçonnerie : on nomme liants les
produits employés dans la construc­
tion pour lier, agglomérer certains
matériaux entre eux.
LINTEAU:
Traverse horizontale au-dessus
d'une ouverture. Peut être en bols,
en fer, en pierre ou en béton armé et
s'appuie sur les deux Jambages de
la baie.
MENEAU:
Montant ou traverse fixe divisant la
surface d'une baie.
MONTANT
Menuiserie : pièce vertlcale d'un
ouvrage assemblé.
MORTAISE:
Charpente-menuiserie : entaille
pratiquée dans une pièce de bols
pour y engager le tenon d'un assem­
blage dit à tenon et mortaise.
NIVELLEMENT:
Egalisation d'un sol pour le rendre
plan.
NOUE:
Charpente-couverture: angle res­
tant fermé par la rencontre de deux
pans de toiture.
NUE:
Surface plane d'un mur ou d'un
123
ouvrage utilisée comme repère pour
mesurer les salllles ou les retralls.
OUTEAU:
Couverture : petites ouvertures
disposées sur les versants d'un
comble pour assurer une ventilation
constante du comble.
PAN DE BOIS:
Ossature en bols remplaçant un mur
porteur. Partie d'un mur ou d"une
toiture.
PANNE:
Charpente : pièce placée horizon­
talement sur les arbalétriers des fer­
mes et portant les chevrons.
PANNETONNAGE :
Couverture: fixation par le dessus
des tulles d'une couverture exposée
à des grands vents.
PAREMENT:
Toute surface apparente d'un
ouvrage.
PLAN:
Tracé graphique représentant en
projection horizontale les différen­
tes parties d'un édifice à une échelle
donnée.
PONT THERMIQUE:
Partie d'une construction présentant
un défaut d'isolation et provoquant à
cet endroit une perte de chaleur.
PUISARD:
Type de puits absorbant creusé
dans le sol pour recevoir les eaux
pluviales ou usées.
REFOUILLEMENT:
Maçonnerie : évidement pratiqué
dans un Joint de maçonnerie.
REGARD:
Cavité pratiquée dans le sol pour
atteindre une canallsatlon.
·REJOINTOYER:
Maçonnerie: dégamlr les Jolnls de
pose, puis les regamlr de mortier
après mouillage et nettoiement.
REMBLAI:
Terrassement : masse de terre
rapportée pour élever le niveau d' un
terrain.
RETRAIT:
Diminution de volume d'un corps
après séchage (mortier, ciment,
bols...).
RIGOLE:
Terrassement : petite tranchée
pratiquée dans le sol pour établir
une fondation plus profonde.
RIVE:
Bord latéral d'une toiture.
124
RADIER:
Fondation : ouvrage en maçonnerie
reposant directement sur le sol.
Radier général : dalle en béton armé
couvrant entièrement la surface d'un
bâtiment au niveau du sol de fonda­
tion.
RAGREER:
Terminer complètement un travail en
supprimant les Irrégularités qui peu­
vent subsister.
RAMPANT:
Désigne une surface Inclinée. Bord
· Incliné d'un pignon, d'un escalier.
RECOUVREMENT :
Couverture : partie haute d'un
élément de couverture en ardoise ou
en tulle. Non visible et ne recevant
Jamais d'eau de pluie,
SABLAGE:
Décapage des surfaces par l'actlon
d'un Jet de sable.
SABLIERE:
Charpentes : pièce horizontale, dans
laquelle s'assemblent les poteaux.
SECOND ŒUVRE
Ensemble des ouvrages complétant
une construction.
SEMELLE:
Fondation : élément de fondation
répartissant les charges sur le sol.
SOLIN:
Gamlssage en_,mortier exécuté sur
une couverture le long des murs ou
des souches de conduits de fumée,
pour assurer !'étanchéité.
SOLIVE:
Charpentes: pièce horizontale sup­
portant le plancher et placée sur des
poutres, des sablières; des saillies
dans le mur.
SOUBASSEMENT:
Partie basse d'une construction.
SOUCHE:
Elément en maçonnerie placé au­
dessus des combles et renfermant
un ou plusleurs conduits de fumée.
SOUS-FACE:
Face horizontale Inférieure.
SOUS-TOITURE :
Revêtement de la face Inférieure
d'une toiture.
SOUTENEMENT :
Construction résistant à la poussée
des terres.
TABLEAU:
Joue verticale (ouverture en façade).
TALOCHAGE:
Finissage à la taloche de la surface
du béton.
TAPEE:
Pièce rapportée vertlcalement sur
la face extérieure des montants des
dormants de croisée ou de porte
pour fixer des persiennes.
TENON:
Partie d'assemblage entrant dans la
mortaise.
TERRASSON:
Partie plate ou peu Inclinée d'un
comble.
TRAVERSE:
Pièce constituant un des côtés hori­
zontaux des portes et fenêtres.
TRAVERTIN:
Calcaire compact à nombreuses
cavités vermlculalres.
TRUMEAU:
Partie de mur entre deux ouver­
tures.
TREMIE:
Vide dans un plancher.
VANNE:
Robinet de grande dimension.
VANTAIL:
Chaque partie mobile d'une porte,
d'une croisée, d'une persienne, etc.
VASISTAS:
Petite ouverture fermée par un
châssis vitré ou un volet mobile.
VERMICULITE
Roche feuilletée susceptlble
d'acquérir une grande légèreté par
expansion à chaud.
VERSANT:
Chaque pente d'un comble.
VIDE-SANITAIRE :
Vide continu et ventilé de 20 cm au
minimum, entre les planchers bas
de rez-de-chaussée et le sol, dans
· les Immeubles ne comportant pas
de caves ou de sous-sol.
VOLIGE:
Planche mince utilisée comme latte,
normalement de 11 x 1 0 à 18 mm de
section.
VOUSSOIR:
Chacune des pierres formant le
cintre d'un arc, d'une vo0te ou d'une
arcade.
VOUSSURE:
Raccord courbe entre plafond et
mur ou corniche.
VOUTAIN:
Petite vo0te généralement en bri­
que et surbaissée, s'appuyant sur
des poutrelles,
Glossaire
[]
LAPHOM/C
7, Aue Colonel Haouas - Alger
Tél. 61.90.90-63.89. 75
Achevé d'imprimer sur les presses de
l'imprimerie Algérienne de Revues et Journaux
58, Lotissement La Bruyère
Bouzaréah • ALGER
Tet , 94 . 19. 36
94. 17 . 75
79.83.24
NOTES
NOTES
NOTES
CONCEVOIR ET CONSTRUIRE
MACONNERIE 1
" -.11•,U:
MACONNERIE 2
CHARPENTES
• CiiEMINEES
ES • OSSAli, E
ELECTRICITE
ASSAIN15SEMENT
FONDAllO�lS
DE TEP.P.E
t\CUITS
PLA11CliERS
DOIS
0ISJONCTt•JRS
ESCAllERS
MOIHAGES
CIRCUITS
PLOMBERIE
LES PLANS DE VOTRE MAISON
TOITURES
')f�ES
ISOLATION
MENUISERIES
IUILES PLAIES
�1:11�
z1 C
MRDEAUX
VITR.O.GES
V/il ITT • PARQIJ�TS • LAMaRIS
CHAUFFAGE ELECTRIQUE
Il
TU �S CANALS
�IIIRS • PLANCHERS • TOl'URES
PERMIS DE CONSTRUIRE
ru
1ABLIR DES P:.AI,: DE MAISON
'u\lTE
PERMIS Dt DtMOLIR
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TAXES
A CHALEUR
L..L Q 1
BETON ARME
ESCALlt11�
ES
POTEAUX
POllîRES
PLANCtlERS
!ALCONS
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