ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE DE LA JEUNESSE / BURKINA FASO (OUAGADOUGOU) Master Spécialisé (M1) : Semestre 8 ANALYSE DE LA STABILITE DES PENTES Dr. KI B. Ida Josiane Enseignante chercheure/ Ingénieur Géotechnique 2023 - 2024 1 Nom: KI Prénoms: Bibalo Ida Josiane Docteur Ingénieur chercheur en géotechnique à l’Université Norbert Zongo (UNZ) Adresse: Institut Universitaire de Technologie (IUT) UNZ Tel: Email : [email protected] 2 Objectifs du cours : GÉNÉRALITÉS SPECIFIQUES • Ce cours permettra à l’étudiant de se • Comprendre et mettre en familiariser avec les calculs de la stabilité œuvre les méthodes de calcul des pentes et talus vis –à vis du glissement de stabilité des pentes et talus. par plusieurs méthodes PRE-REQUIS • Avoir une connaissance de la mécanique des sols I et II , une connaissance en Résistance des matériaux , de la géologie de l’ingénieur et des notions de physique et de mathématique 3 REFERENCES Cours de stabilité des pentes des Professeurs Feu Meissa FALL et Makhaly Ba, UFR Sciences de l’Ingénieur Université de Thiès (Sénégal) Et d’autre ouvrages 4 PLAN Chapitre 1 : Rappel : mécanique des sols et notions sur les poussées et butées Chapitre 2 : Les écrans de soutènement : Rideaux de palplanches Chapitre 3 :Analyse de la stabilité des pentes •I/ notion sur une pente infinie et une pente finie •I/ notion sur une pente infinie et une pente finie •III/ pente infinie avec ou sans écoulement CHAPITRE I (RAPPEL) : Mécanique des sols et notion de poussée et butée 6 I- NOTION DES CONTRAINTES DANS LES SOLS f est la force exercée sur la facette dS Autour du point M de normale est la contrainte sur la facette dS est la contrainte normale à la facette dS est la contrainte de cisaillement ou tangentielle à la facette dS L’intensité d’une contrainte ou de ses composantes est exprimée en Pascal. L’unité la plus commode en géotechnique est le kPa ou le MPa. 7 Convention de signe : Une contrainte dirigée selon la normal à la facette et vers la facette est une contrainte de compression, elle sera comptée positivement. Une contrainte dirigée selon la normale à la facette et vers l’extérieur de la facette est une Une contrainte dans le plan de la facette est contrainte de traction, elle sera une contrainte de cisaillement. Une comptée négativement.. convention de signe sure, est nécessaire. Cette convention est arbitraire et on admettra qu’elle sera positive lorsque cette contrainte tendra à créer un mouvement inverse à celui des aiguilles d’une montre. Ce sera l’inverse en 8 résistance des matériaux 9 La contrainte principale maximale s’appelle la contrainte principale majeure et est notée σ1 C’est encore appelé la contrainte verticale σv ou σz La contrainte principale minimale s’appelle la contrainte principale mineure et est notée σ3 C’est encore appelé la contrainte horizontale σh La contrainte sz s’exerçant sur un plan horizontal, à la profondeur zest verticale et à pour valeur : sz = sz = g . z -ÉTAT DES SOLS AU REPOS A la profondeur z sous un remblai indéfini : - la contrainte effective verticale (sur une facette horizontale) est σ’v = γ’.z - la contrainte horizontale (sur une facette verticale) est : σ’h = K0 .σ’v s’il n’y a pas de déplacement latéral, K0 étant, par définition, le coefficient de poussée du sol au repos En considérant que le sol est élastique (E module d’Young et ν coefficient de Poisson), on démontre que : Pour un sable, JAKY a montré expérimentalement que K0 = 1 - sinϕ. Pour les argiles molles et les vases, K0 = 1. Pour les argiles normalement 11 consolidées, K0 ≈ 0,5 Contraintes des couches stratifiées La contrainte sv s’exerçant sur un plan horizontal, à la profondeur z est verticale et a pour valeur : II- les différentes CONTRAINTES Du SOLS - Postulat de Terzaghi Dans le cas simple, les sols saturés sont composés de 2 phases : le squelette solide (les grains) et l’eau. Lorsqu’on applique des forces sur un massif de sol, avec en mémoire la notion de volume élémentaire représentatif, cela entraînera la création de contraintes totales, notées σ proportionnelles au poids des terres ou aux surcharges appliquées à la surface du sol. Ces contraintes en un point vont varier en fonction de l’orientation de la facette considérée, et pourront se décomposer en une composante normale σn et une composante tangentielle τ. Si l’on regarde maintenant la phase liquide du sol, il n’existe que des pressions et en un point, la pression sera identique (isotrope) sur toutes les facettes, et proportionnelle à la hauteur de l’eau libre au dessus du point considéré (eau non en mouvement). On parlera dans le sol de pression interstitielle ou pression de pore notée u ou uw. 13 Terzaghi 1883-1963 D’après le Postulat de Terzaghi, dans un massif de sol saturé, la contrainte normale totale est ingénieur civil et géologue autrichien égale à la somme de la contrainte normale effective s’ et de la pression interstitielle u. s = s’ + u Comme dans un liquide, les contraintes sont uniquement normales, s’il existe une contrainte tangentielle t : elle est entièrement reprise par les grains solide: t = t’ 14 III- Notions élémentaires sur la rupture des sols DÉFINITION Lorsqu’on procède au dimensionnement d’éléments structuraux en acier, en béton armé ou en bois, il est essentiel de connaître leur résistance aux déformations et à la rupture pour assurer la stabilité des charges qu’ils auront à supporter. Il en va de même pour les sols utilisés comme matériaux de fondation. Avant de concevoir les fondations d’un ouvrage, il faudra définir les propriétés mécaniques des sols pour que les charges qui y seront appliquées ne provoquent ni tassement excessif ni rupture. La résistance au cisaillement d’un sol est la résistance interne par unité de surface qu’un sol peut offrir pour résister à une rupture ou à un cisaillement le long d’un plan. 15 A une certaine profondeur dans un dépôt meuble, la contrainte verticale σv appliquée à un élément unitaire de sol correspondait au poids propre du sol se trouvant au-dessus, réparti sur une unité de surface horizontale. Si on applique une surcharge à la surface d’un dépôt de sol, l’augmentation de la contrainte verticale dépend de l’importance de la surcharge, de la surface d’application. Contraintes en équilibre appliquées à un élément de sol Notons que les contraintes horizontales agissant sur les deux surfaces verticales sont exprimées à l’aide de symboles différents, σhA et σhB, parce que leurs valeurs peuvent différer suivant l’anisotropie du sol . (L’anisotropie est la qualité d’un milieu dont les propriétés varient selon la direction considérée.) Contraintes en équilibre appliquées à 16 un plan de cisaillement Notions élémentaires sur la rupture des sols 17 En déterminant les forces qui s’appliquent sur le prisme nous avons F=σ*S Fx = σx * AC*cosθ * AA’ = σx * 1*cosθ *1 Fy = σy * AC*sinθ * CC’ = σy * 1*sinθ *1 AC = CC’ 18 σy σ τ θ σx Sachant que : L’équilibre du prisme s’écrit : 2 sin cos sin 2 sin 2 cos2 1 1 cos 2 2 cos2 1 cos 2 2 sin 2 Soit : 19 Les deux 2 équations permettent d’exprimer σα et τα La contrainte principale maximale s’appelle la contrainte principale majeure et est notée σ1. C’est encore appelé la contrainte verticale σv ou σz σ1 c’est la contrainte qui s’exerce sur le plan qui forme l’angle avec le plan de rupture (dans l’équation c’est σx) La contrainte principale minimale s’appelle la contrainte principale mineure et est notée σ3. C’est encore appelé la contrainte horizontale σh σ3 c’est la contrainte qui s’exerce sur le plan opposé à l’angle d’inclinaison du plan de rupture (dans l’équation c’est σ20y) 21 σ1 σ3 22 Résistance au cisaillement des sols cohérents 23 Notions élémentaires sur la rupture des sols En géotechnique, on s’intéresse d’avantage à la résistance au cisaillement, car dans la majorité des situations, la rupture dans le sol est produite par l’application de contraintes de cisaillement excessives. 24 Comportement élastoplastique des sols Augmentation des contraintes jusqu'à la rupture : • glissement des particules de sol les unes par rapport aux autres • mouvement relatif des grains sur des surfaces de glissement 25 CRITÈRE DE RUPTURE Où se produit la rupture ? Il faut distinguer entre la contrainte de cisaillement Maximale appliquée qui peut produire la rupture et la résistance au cisaillement. La contrainte appliquée qui peut causer la rupture doit être déterminée et elle est située sur un plan critique donné Cercle de Mohr Ce cercle porte le nom de cercle de Mohr, en l’honneur du scientifique Otto MOHR qui à la fin du XIXe siècle, fut le premier à proposer une représentation graphique des contraintes en équilibre agissant sur un plan de cisaillement . Ce mode de représentation n’est pas exclusif aux sols; il convient aussi bien à tout autre matériau. τ σ (8 octobre 1835 2 octobre 1918) est un ingénieur, un mécanicien et un professeur allemand 26 Au moment de la rupture d’un sol, il y a un glissement entre les particules solides, d’où le terme de résistance au cisaillement. Tout sol présente une résistance au cisaillement qui est due au frottement inter-granulaire (contact entre les grains) et aux forces d’attraction entre les particules dans le cas des sols fins ;du à la dureté des grains et à l’état de surface de contact. 27 Charles-Augustin Coulomb ( 14 juin 1736 , 23 août 1806 ) un officier, ingénieur et physicien français Au XVIIIe siècle, le physicien Charles Coulomb, qui se distingua entre autres par ses recherches sur les phénomènes électriques et magnétiques, réalisa des études sur la stabilité des sols, pour les besoins de constructions militaires. A l’aide d’une boîte de cisaillement, il réalisa des expériences qui lui permirent d’évaluer la résistance au cisaillement des sols à la rupture le long d’un plan de cisaillement. Rappelons que la rupture a lieu lorsque les contraintes appliquées au sol sont supérieures à la résistance au cisaillement et qu’un glissement de sol survient dans le plan de cisaillement 28 29 Facteurs influençant les paramètres intrinsèque du sol (c’ et φ’) On l’a dit, la résistance au cisaillement des sols est causée par le frottement, l’enchevêtrement et les forces de la cohésion entre les particules. Les facteurs qui agissent sur ces trois causes auront évidemment une grande influence sur la valeur de l’angle de frottement interne f et de la cohésion c. Ces paramètres varient d’un sol à l’autre, surtout en fonction de certaines propriétés physiques, de la compacité, de la quantité d’eau contenue dans les vides du sol et des conditions de drainage. Plus l’angle de frottement et la cohésion seront grands. Angle de frottement interne effectif f’ des sols pulvérulents secs (d’après Lambe et Whitman. 1979, et Bowles. 1984). 30 31 32 33 IV- Notions de poussée et de butée Imaginons un écran mince vertical lisse dans un massif de sable. Il est soumis par définition à la poussée au repos. En supprimant le demi massif de gauche, et en déplaçant l’écran parallèlement à lui même vers la droite, il se produit un équilibre dit de butée (ou passif). En le déplaçant vers la gauche, il se produit un équilibre de poussée (ou actif). La figure suivante représente la force horizontale F à appliquer à cet écran pour le déplacer d’une longueur ε. principe de la poussée et de la butée 34 Etat de poussée : A partir de l’état de repos on diminue σ’h en imposant une expansion (un relâchement ) du massif jusqu’à ce que le cercle atteigne la courbe intrinsèque, c’est alors l’état de poussée (rupture par expansion) : s h K as v Etat de butée : A partir de l’état de repos on augmente σ’h en imposant une compression du massif. σ’h devient égal à σ’v puis supérieur à σ’v jusqu’à ce que le cercle ait atteint la courbe intrinsèque, c’est alors l’état de butée (rupture par compression) : s h K ps v Kp = Coefficient de butée des terres, état passif Ka = Coefficient de poussée des terres, état actif Les coefficients Ka et Kp dépendent de la géométrie du massif de la rugosité de l’écran et de l’angle de frottement interne du sol. Plusieurs théories permettent de calculer les valeurs numériques des coefficients Ka et Kp. 35 Définitions Écran : interface entre un sol et un ouvrage quelconque F M Écran f Action du massif de sol sur l’écran : En un point M de l’écran contrainte exercée par le sol sur l’ouvrage, Sur tout l’écran, la somme de ces contraintes se traduit par une force concentrée F (cas plan). 36 Stabilité des murs de soutènement sous l’action de la pression latérale des terres ? Où ? Valeur ? Glissement ? Renversement ? Étude des contraintes (cour rappel) et des forces () développées dans les sols au contact d’un écran 37 Définition des forces de « poussée » et de « butée » (1) déplacement déplacement poussée H butée F force F0 Fp butée poussée Fa H 1000 déplacement H 100 38 Définition des forces de « poussée » et de « butée » (2) Les deux valeurs extrêmes de la force F, qui correspondent à la rupture du sol derrière l’écran, sont appelées : Fa (minimum) force de poussée Fp (maximum) force de butée Les forces de poussée et de butée correspondent à deux états de rupture du sol. Elles ne peuvent être mobilisées que lorsque les déplacements ont atteint une valeur suffisante. La butée nécessite un déplacement 10 fois plus grand (H/100) que la poussée (H/1000). 39 Illustration de la « poussée » et de la « butée » (3) Le coin s’affaisse Déplacement très faible de l’écran glissement f' 4 2 Rupture du sol derrière l’écran 40 Illustration de la « poussée » et de la « butée » (4) Le coin se soulève Déplacement plus important de l’écran glissement f' 4 2 Rupture du sol derrière l’écran 41 Théorie de RANKINE (1860) – . cas 1 (vue précédemment Hypothèses : massif à surface horizontale, écran à paroi verticale, frottement sol-mur nul, sol pulvérulent (non cohérent C = 0). t t = s’.tg f’ f’ s 42 Théorie de RANKINE – cas 1, résumé Hypothèses : massif à surface horizontale, écran à paroi verticale, frottement sol-mur nul, sol pulvérulent (C = 0). K Kp ≈ 4 K0 ≈ 0,5 repos Ka ≈ 0,25 Déplacement hors du massif 1 Kp Ka Déplacement vers le massif Coefficient de poussée Coefficient de butée 2 2 f' K a tg 4 2 f' K p tg 4 2 43 Contraintes de « poussée » et de « butée » des terres (1) s'v g.z (u w 0) sol homogène, sans eau, à surface horizontale non chargée. s'h K 0 .g.z Cet état de contraintes est représenté par le cercle de Mohr t = C + s’.tg f’ t o s’h Comment peut-il y avoir rupture dans le sol ? s’v s 44 Contraintes de « poussée » et de « butée » des terres (2) 1ère situation : si on permet au sol une expansion latérale s’v reste égale à (g.z) et s’h va diminuer t s’h t = C + s’.tg f’ s’v Rupture en tout point par un réseau de surfaces de glissement d’inclinaison ___ s Mode de rupture par poussée 45 Contraintes de « poussée » et de « butée » des terres (3) 2ème situation : si on impose au sol une compression latérale s’v reste égale à (g.z) et s’h va augmenter t s’h Mode de rupture par butée s’v s t = C + s’.tg f’ Rupture en tout point surfaces de glissement d’inclinaison ___ 46 Théorie de RANKINE – cas 1, résumé Hypothèses : massif à surface horizontale, écran à paroi verticale, frottement sol-mur nul, sol pulvérulent (C = 0). K Kp ≈ 4 K0 ≈ 0,5 repos Ka ≈ 0,25 Déplacement hors du massif 1 Kp Ka Déplacement vers le massif Coefficient de poussée Coefficient de butée 2 2 f' K a tg 4 2 f' K p tg 4 2 47 Théorie de RANKINE – cas 1, rupture par poussée Hypothèses : massif à surface horizontale, écran à paroi verticale, frottement sol-mur nul, sol pulvérulent (non cohérent C = 0). t t = s’.tg f’ B f 4 2 f’ O s’ha OA.sin f’ = AB f 2 s A s’v=gz s’h=K0gz 48 Théorie de RANKINE – cas 1, rupture par poussée t s'v s'ha t = s’.tg f’ OA 2 B f 4 2 f’ f 2 O A s’ha s’v=gz s'v s'ha AB 2 s OA.sin f' AB 1 sin f' 2 f' s'ha s'v tg s'v K a s'v 1 sin f' 4 2 2 f' K a tg 4 2 est le « coefficient de poussée » « a » active pressure 49 Théorie de RANKINE – cas 1, rupture par butée t t = s’.tg f’ OA B f’ O s’v=gz f 2 f AB 4 2s s'hp s'v 2 s'hp s'v 2 OA.sin f' AB A s’hp 1 sin f' 2 f' s'hp s'v tg s'v K ps'v 1 sin f' 4 2 2 f' K p tg 4 2 est le « coefficient de butée » « p » passive pressure 50 652. Théorie de RANKINE – cas 2 t f 4 2 2 f’ f 4 2 s C’ C’.cotg f’ s’ha s’v s’hp Dans les calculs du cas 1, il faut remplacer les « s’ » par « s’ + C’.cotg f’ » voir plus loin… 51 Théorie de RANKINE – cas 2 On obtient : Pour l’état de poussée s'ha K a .s'v 2.C'. K a Pour l’état de butée s'hp K p .s'v 2.C'. K p 52 définitions (Mur de soutènement) Les murs de soutènement servent à retenir le B sol lorsque les besoins d’espace sont importants, en milieu urbain notamment, ou lorsque le terrain est escarpé. La pente que suppose la construction d’un talus occasionne généralement une perte D A d’espace, que le mur vertical permet de récupérer. Le mur peut également servir de butée pour des pentes naturelles instables. Ouvrage qui transmet la poussée exercée par un massif de sol sur la face AB au sol de fondation par la face AD. 53 définitions Le mur-poids est le plus ancien et Il existe deux grandes catégories de murs de soutènement : le plus simple à construire. Ils sont majoritairement constitués Les murs poids : de pierre ou de béton (armé ou non),et présentent une semelle à la base avec ou sans talon, épaulement ou contrefort. Le poids du mur réalisés en maçonnerie ou béton non armé permet généralement d’apporter une force Les murs cantilevers : stabilisatrice et inclut parfois une masse supplémentaire de sol, réalisés en béton armé rocher ou remblai. 54 définitions Ouvrages de soutènements composites Lorsqu’un ouvrage de soutènement comporte des éléments structuraux appartenant aux deux types précédents, il entre dans cette troisième catégorie. Les batardeaux, les ouvrages en terre renforcés par des ancrages ou des géotextiles, et les parois clouées en sont des exemples courants. Bilan des forces P Fa Les différentes forces auxquelles est soumis le mur de soutènement sont : Son poids propre P La force de poussée Fa Fp Q La force de butée Fp La réaction du sol sous la base Q. 58 Calcul des différentes forces Poids propre du mur : P V.g béton P, poids propre est exprimé en N V, volume est exprimé en m3 gbéton, poids volumique du béton, par exemple 23 kN/m3. 59 Forces de poussée (1) H ' Fa sha .dz Si H est la hauteur du mur : 0 Sol pulvérulent, sans surcharge, sans nappe frottement sol-écran nul CONTRAINTES FORCES 2/3.H H Fag 1/3.H 1 2 Surface du Fag K a .g d .H triangle 2 État de rupture dû au poids propre du mur Ka.gd.H 60 Forces de poussée (2) Sol pulvérulent, avec surcharge, sans nappe frottement sol-écran nul q CONTRAINTES FORCES 1/2.H Faq H 1/2.H Ka.q État de rupture dû aux surcharges Faq Ka .q.H Surface du rectangle 61 Forces de poussée (3) + CONTRAINTES FORCES 1/2.H Faq H 1/2.H Ka.gd.H+ Ka.q 2 1 Fa .d Fag . H Faq . H 3 2 Fag 2/3.H 1/3.H 1 2 Fa Fag Faq K a g d H K a qH 2 d par rapport à la surface État de rupture dû au poids propre et aux surcharges 62 Forces de poussée (4) Sol cohérent, sans surcharge, sans nappe frottement sol-écran nul CONTRAINTES H C’.cotg f’ FORCES 1/2.H Fac Ka.C’.cotg f’ 1/2.H (Ka-1).C’.cotg f’+ Ka.gd.H Cette expression est identique à : 1 Fa K a g d H2 2C' K a H 2 Fag 2/3.H 1/3.H 1 Fa K a g d H 2 (K a 1)C' cot g(f' )H 2 On pourra montrer que = 63 Forces de poussée (5) – cas particulier d’une fouille dans un massif argileux non chargé La fouille sera stable tant que Fa sera orientée vers le sol, c-à-d : Fa ≤ 0 Hmax L’expression de Fa trouvée précédemment donne : 1 K a gH 2max (K a 1)C' cot g(f' )H max 0 2 Exemple : C’=10kPa, f’=10°, g=20kN/m3. En utilisant la relation 1 sin f' Ka 1 sin f' on obtient : Hmax = 2,38 m 64 Forces de poussée (6) – influence d’une nappe Rappel et s'ha K a .s'v avec u w g w .z s'v g sat .z u w ce qui donne : s'ha K a g sat .z g w .z K a .g sat g w .z K a .g '.z À cette contrainte horizontale, due au sol, vient s’ajouter la contrainte (pression) due à l’eau. u w shw g w .z En présence d’une nappe, la contrainte horizontale qui s’exerce sur l’écran s’écrit donc : sha Ka .g'.z g w .z 65 Forces de poussée (6) – influence d’une nappe CONTRAINTES FORCES H 2/3.H Faw Fag Ka.g’.H 1/3.H gw.H 1 1 2 2 1 2 Fa K a .g '.H .g w .H .H K a .g' g w 2 2 2 En présence d’une nappe, le sol intervient avec g’ et Ka, l’eau agit avec gw seul. L’écran reçoit la poussée du sol + la poussée de l’eau. 66 Forces de butée Si L est la hauteur du mur mobilisant la butée : L ' Fp shp .dz 0 Les calculs pour les forces de butée sont similaires aux calculs présentés pour les forces de poussée. Dans certains cas, compte tenu de la difficulté de mobiliser la force de poussée (déplacement important de l’écran), la force de butée peut être : soit négligée par rapport aux autres forces soit prise à 50% (on parle alors de demi-butée) 67 Réaction du sol L’équilibre de ces forces permet d’écrire : P Fa Qv P Fav Fpv Qh Fah Fph Fp Q 68 Poids volumiques à prendre en compte dans le calcul de la poussée remblai sec Ka.gd 1 Fag K a .g d .H 2 2 remblai avec eau de rétention Ka.(gd+n.Sr.gw) remblai avec nappe Ka.g’+gw 1 1 2 Fag K a .(g d nSr g w ).H Fag (K a .g ' g w ).H2 2 2 69 Stabilité des murs de soutènement Résultante de P, Fa et Fp. Stabilité au glissement Rv Rv.tg f Rh (tg f) est pris comme coefficient de frottement mur-sol de fondation où f est l’angle de frottement interne du sol. Sécurité : R v .tg f 1,5.R h Le coefficient de sécurité est donné par : La vérification au glissement consiste a s’assurer que la résultante des forces horizontales a la base de la semelle est plus faible que la force maximale qui peut être mobilisé. Cette dernière s’estime a partir de la résultante des forces verticales et du critère de Coulomb. R v .tg f Rh 70 Stabilité au renversement Fav P Fah On localise arbitrairement l’axe de rotation du mur sur l’arête extérieure de la fondation (point O). On compare les moments par rapport à cet axe : O -des forces stabilisatrices (P, Fav) -des forces « renversantes » (Fah) Sécurité si : M t / O P M t / O Fav 1,5.M t / O Fah Le coefficient de sécurité est donné par : M t / O P M t / O Fav M t / O Fah 71 Application 1 gb = 22 kN/m3 f = 28° C=0 gs = 27 kN/m3 e = 0,56 Vérifier la stabilité : -au glissement -au renversement -au poinçonnement 4 de ce mur de soutènement cantilever en béton. 1,5 0,5 0,5 O 2,5 Reprendre la vérification dans le cas où il y a présence d’une nappe. 72 Application 2 Application 3 Déterminer pour le mur montré à la figure ci-dessous la pression active et passive ainsi que la position de la résultante des forces Déterminer pour les conditions montrées à la figure ci-dessous : a) La profondeur maximum de la rupture en tension; b) Pa avant la rupture en tension; c) Pa après la rupture en tension. Chapitre 2 : Les écrans de soutènement (rideaux de palplanches) 1Définition et typologie des rideaux de palplanches 2- Conditions d’appuis d’un rideau dans le sol 3- Dimensionnement et vérification des rideaux de palplanches 1- Définition et typologie des rideaux de palplanches Mur de soutènement en palplanches ou rideau de palplanches Le mur de soutènement en palplanche s’est avéré plus qu’un outil de construction très polyvalent pour quai, digues, projet domiciliaires, culée de ponts, rampe de changement de fondation de bâtiment, régulateurs des fossés et ouvrages de protection des berges. Ils peuvent être temporaire ou permanent, Simple encastré ou Ancré . Ils sont aussi utilisés principalement pour : L’étançonnement des excavations ou Blindage de fouille sur la nappe; La construction des quais; La construction des batardeaux Autre définition Les rideaux de palplanches constituent une importante catégorie d'ouvrages de soutènement. Ils assurent la stabilité des parois d'une fouille ou d'un remblai. Ils sont principalement utilisés dans les ouvrages portuaires et dans ceux construits dans le cadre de l'aménagement des rivières et des canaux : murs de quai, bajoyers d'écluse, batardeaux, etc. Dans la plupart des cas, la hauteur des terres retenues est telle que le rideau doit être ancré en tête. Difficulté de réalisation et nature du sol de fondation exigée. - sa réalisation exige l’intervention d’une entreprise spécialisée - Le battage demande un sol meuble et sans obstacles L’étançonnement des excavations bajoyers d'écluse Rideau de palplanche L'évaluation des efforts exercés par le sol sur le rideau est généralement faite à partir des théories classiques de poussée et de butée et ne fait alors intervenir que les paramètres de cisaillement du sol, la flexibilité du rideau et la compressibilité du sol reflétée par son module de réaction n'étant pas prises en compte. Des constatations faites sur ouvrages réels et des études exhaustives sur modèles ayant mis en évidence le rôle de ces deux paramètres sur le dimensionnement des rideaux, des théories et des méthodes de calcul ont été élaborées pour en tenir compte. Après avoir rappelé les méthodes classiques de calcul, on expose les principaux résultats expérimentaux obtenus dans le domaine des rideaux ancrés et on décrit succinctement les méthodes et théories récentes. Les types d’architecture du rideau. Il existe des rideaux plans qui conduisent à des problèmes à deux dimensions ; il ne faut pas oublier que les très grandes réalisations en palplanches se présente souvent sous forme de constructions cellulaires. On distingue : - Les rideaux ancrés et - Les rideaux sans ancrages. Dans ce dernier cas, la stabilité n’est assurée que par les réactions du sol sur la partie enterrée que l’on appelle la fiche. Les rideaux ancrés au contraire doivent une part de leur stabilité à une ou plusieurs lignes de tirants qui sont reliés à des plaques d’ancrages enterrées dans le sol à quelque distance de la paroi. Ces tirants sont attachés sur le rideau dans sa moitié supérieure. Les rideaux ancrés résistent donc à la poussée des terres à la fois grâce aux efforts d’ancrages et grâce à la butée sur la fiche. Renseignement Généraux Le concept d’emboîture métal/métal assure une rétention efficace de l’eau et des sols. Les éléments s’emboîtent les uns dans les autres ce qui permet de réduire les coûts d’entreposage et d’expédition. Figure : Mur en palplanches h : hauteur libre du rideau D : profondeur en fiche du rideau qs : surcharge T : tirant La facilité de manutention et d’enfoncement sont les grands avantages de la palplanche. Deux hommes suffisent au battage dans les sols lorsqu’on dispose d’une rétrocaveuse. Dans des conditions plus exigeantes, le battage peut se faire avec un marteaupilon, marteau vibrateur ou marteau diesel 2- Conditions d'appui d'un rideau dans l e sol Sur sa face côté terre (face amont) s'applique la poussée des terres équilibrée par la réaction du sol au-dessous du fond de fouille et par la traction dans le tirant si le rideau est ancré en tête. La distribution des contraintes de poussée sur le rideau dépend de la nature du sol, de sa stratification, des conditions hydrauliques, etc., aussi étudierons-nous les conditions d'appui du rideau dans le sol en supposant pour simplifier qu'il est sollicité uniquement par une force horizontale F croissante. L'étude du rideau comporte alors les phases suivantes : — détermination d'une valeur de la fiche compatible avec la sécurité de l'ouvrage et l'économie du projet, — détermination de la force d'ancrage et dimensionnement des tirants d'ancrage, — détermination du moment fléchissant maximal et dimensionnement du rideau. Quelques exemples SYSTÈMES DE PALPLANCHES Forage et construction des tirants Foreuse installée sur une barge (Sefi intrafor) Mise en place du bloc d’ancrage et des clavettes avant mise en tension Soletanche Bachy) Clavettes en cours de mise en position ( Soletanche Bachy) Tête d’encrage instrumen tée avec protection de type P (Soletanc he Bachy) Exemple de serrure RIDEAU RIGIDE Si le rideau n'est pas ancré en tête, il subit une rotation autour d'un centre de rotation situé audessous du fond de fouille. Le moment développé par la force F est équilibré par les efforts de butée et de contre-butée mobilisés de part et d'autre du centre de rotation (fig. 1a). Si le rideau est ancré en tête, la contre-butée ne peut se développer en arrière du rideau. Seuls des efforts de butée s'exercent sur toute la hauteur en fiche. La rupture se produit par rotation autour du point d'ancrage lorsque la butée maximale est mobilisée (fig. 1b) RIDEAU FLEXIBLE ANCRÉ EN TÊTE Les conditions d'appui dans le sol sont beaucoup plus complexes que dans le cas d'un rideau rigide et l'allure de la distribution des efforts sur la partie en fiche varie considérablement suivant l'intensité de F Fig. 2 Comportement d'un rideau ancré en tête soumis à une force horizontale croissante (dans chaque cas on a représenté de gauche à droite la distribution des contraintes, la courbe des moments fléchissants et la déformée). Pour des valeurs Fl très faibles de F , la réaction du sol est proportionnelle aux déplacements du rideau et le sol se comporte comme un milieu pseudo-élastique (fig. 2 a). A partir d'une valeur F2 , la réaction du sol sur le rideau se réduit à une butée et à une contrebutée (fig. 2 b). Tant que F est inférieur à une valeur F3 il n'y a pas déplacement du pied du rideau. Lorsque F atteint la valeur F3 , le pied du rideau se déplace vers l'amont et ce déplacement mobilise la contre-butée maximale. Le moment d'encastrement passe par un maximum et l'on dit qu'il y a encastrement complet dans le sol (fig. 2 c). Lorsque F continue à croître, la butée augmente tandis que la contre-butée diminue ; le rideau est dit partiellement encastré. Enfin pour la valeur F4 la contre-butée disparaît et la butée maximale est mobilisée sur toute la hauteur en fiche. Le rideau qui est alors en équilibre limite est dit simplement buté en pied (fig. 2 d). Remarquons que la réaction du sol est la même que dans le cas d'un rideau rigide ancré en tête (fig. lb). En pratique la fiche adoptée pour un rideau flexible est généralement comprise entre la fiche correspondant à l'encastrement complet et celle correspondant à la butée simple. La théorie de la butée simple suppose le mur rigide un mécanisme de rupture en rotation autour du tirant. Après avoir étudié les distributions de moment et les déformées d'écrans expérimentaux, Blum a remarqué que pour des fiches longues ce mécanisme n'était pas acceptable et qu'il y avait plutôt encastrement de la partie inférieure de la fiche, et une force de contre-butée induite dans la partie basse de la fiche. Il formule une nouvelle théorie prenant en compte ces effets en 1931. Hypothèses Blum analyse l'effet de l'allongement de la fiche sur la répartition de la pression des terres, du moment et du déplacement de l'écran. Il observe que : – les ouvrages courts sont simplement butés dans le sol ; – l'allongement de la fiche entraîne l'apparition d'un moment dit d'encastrement, et la fiche est alors encastrée dans le sol. Il remarque qu'un très grand allongement de la fiche ne produit pas d'augmentation significative de l'encastrement et estime que la longueur optimale d'encastrement est celle pour laquelle la tangente à la déformée en pied passe par le point d'ancrage. La Figure suivante résume ces observations Influence de la longueur de la fiche sur le moment et les déplacements de l’écran de soutènement d’après Blum (1931), cité par Delattre (2001) Blum propose ensuite afin de simplifier le calcul de représenter les efforts de contrebutée par une force localisée passant par le centre de rotation comme représenté dans la Figure 3.5. Cette approximation est compensée par une majoration de la fiche f0 qu'il fixe à 20 % (Figure 3.6). Levée de l'indétermination La résolution des trois inconnues requiert une troisième équation. Pour lever l'indétermination. Blum fait appel à la flexibilité de l'écran – théorie des poutres – et propose deux solutions : 1. Première approche : il estime que la longueur de fiche optimale est celle qui permet d'obtenir une tangente à la déformée en pied passant par l'ancrage. On intègre cette condition en calculant la déformée selon la théorie de la résistance des matériaux. Ce travail est fastidieux. 2. Une approche plus simple est fournie par Blum qui remarque que dans le rideau, les points de moment nul (inflexion de la déformée) et de pression des terres nulle (inflexion du moment) sont voisins : il propose de les confondre. On peut alors couper l'écran en deux poutres isostatiques (Figure 3.7) sur appui simple au niveau de ce point, et résoudre le problème : – on commence par calculer la profondeur du point de pression des terres nulle – l'équilibre de la poutre supérieure donne les valeurs de T et F – celui de la poutre inférieure les valeurs de R et zo La méthode de Blum suppose un encastrement et donc des fiches plus longues. En pratique, elle fournit en effet des valeurs de fiches plus importantes que dans le cas du rideau simplement buté, mais avec des valeurs de moments maximums moins importantes, ce qui se traduit par des profils métalliques plus légers. Cependant, cette méthode suppose que les états limites de poussée et de butée sont atteints partout. Or, cela exige des déplacements minimum du rideau qui ne sont pas toujours atteints. Par ailleurs, avec cette méthode, il est impossible de dimensionner des ouvrages avec plusieurs nappes de tirants, ni d'intégrer la chronologie de mise en œuvre du mur : elle ne rend pas compte de la différence entre un écran devant lequel on vient excaver, et un écran derrière lequel on vient remblayer. De même, la méthode est limitée si l'on emploie des lignes de tirants multiples. RIDEAU ANCRÉ SIMPLEMENT BUTÉ EN PIED La fiche du rideau est suffisamment faible pour que des efforts de contre-butée ne puissent se développer en amont du rideau et pour que le déplacement en pied permette la mobilisation de la butée maximale. Dans ces conditions la poussée limite s'exerce sur la face amont du rideau. Le diagramme des efforts agissant sur le rideau est représenté figure 3 dans le cas d'un matériau pulvérulent. Le problème est de déterminer la fiche D du rideau et la traction T dans le tirant d'ancrage. La fiche est obtenue en écrivant que le moment par rapport au point d'ancrage de l'ensemble des forces appliquées au rideau est nul. On aboutit à une équation du troisième degré en D . D étant alors connu, la poussée P et la butée B résultantes peuvent être calculées et T s'obtient en projetant sur un axe horizontal : T = P — B La méthode est également applicable aux rideaux battus dans l'argile. Suivant que l'on étudie le rideau à long terme ou à court terme, on calcule la poussée et la butée à partir des paramètres de cisaillement intergranulaire c' et f ' ou de la cohésion non drainée Cu . L a fiche ainsi calculée est celle correspondant à l'équilibre limite c'est-à-dire à un coefficient de sécurité F = 1. Il est généralement conseillé d'adopter une fiche D ' = D(2^0,5) Pour un rideau battu dans un sable ce qui revient à prendre un coefficient de sécurité un peu inférieur à 2 sur la butée. Lorsque le rideau est fiché dans un sol purement cohérent on obtient un coefficient de sécurité de 2 en doublant la fiche calculée. Remarque: Un rideau calculé en butée simple, en tenant compte d'un coefficient de sécurité de 2 sur la butée, travaille dans des conditions différentes de celles du calcul sauf s'il s'agit d'un rideau parfaitement rigide. Dans ce cas la butée mobilisée est celle représentée figure 4a. A u contraire, une contre-butée se développe en arrière d'un rideau flexible qui se comporte alors comme un rideau partiellement ou complètement encastré (fig. 4b). RIDEAU ENCASTRÉ — Rideau non ancré en tête Un rideau non ancré subit une rotation autour d'un point situé dans sa partie en fiche. La figure 5 représente les déplacements et les efforts correspondant à cette rotation. Le calcul est fait sur la base des hypothèses simplificatrices suivantes (fig. 6) : — les efforts appliqués au rideau au-dessus de l'axe de rotation correspondent à la poussée et à la butée maximales données par les théories classiques; — la hauteur sur laquelle s'exerce les efforts de contre-butée est égale à 20 % de la hauteur de butée f0 — les efforts de contre-butée peuvent être remplacés par une force C appliquée au niveau du centre de rotation O . Certains projeteurs adoptent comme hauteur de contre-butée la valeur 0,2 f ce qui conduit à une fiche un peu supérieure. 3) Dimensionnement et vérification des rideaux de palplanches Détermination de la poussée et de la butée des terrains sur un écran Décomposition des actions En rupture on distingue trois composantes principales : Celle due au poids propre Celle due aux surcharges du massif Celle due à la cohésion (théorème des états correspondants) Ces trois composantes peuvent être calculées selon les théories qui sont applicables pour les sols en petites déformations (élasticité) pour un calcul de stabilité en petites déformations, ou bien en rupture généralisée (grandes déformations) pour un calcul d’ouvrage à l’état limite de ruine. Ces trois composantes seront simplement additionnées pour former une action résultante. Ceci n’est pas rigoureux car l’allure des surfaces de glissement n’est pas la même dans chaque cas, mais c’est la seule façon simple, rapide et pratique d’obtenir une solution proche de la réalité. Certains projeteurs négligent systématiquement la butée, ce qui va dans le sens de la sécurité. Action des terres en état de rupture sur l’écran due au poids propre du milieu Diagramme des contraintes sur un écran, dues au poids propre d’un terrain en rupture généralisée. Les coefficients Kaγ et Kpγ déterminés grâce à l’une des trois théories énoncée dans les chapitres precedents permettent de déterminer les contraintes sur l’écran σ‘h(z) qui peuvent être inclinée par rapport à l’horizontale et si δ#0 Action des terres en état de rupture sur l’écran due à la cohésion du sol En vertu du théorème des états correspondants on applique sur le massif une contrainte d’intensité C/tgφ; cette contraintes est transmise sur l’écran. En butée s h C tg K pq 1 C tg K pc qui est supérieure à zéro c’est-à-dire que la cohésion pousse l’écran vers l’amont s C tg K 1 C tg K h aq ac En poussée qui est supérieure à zéro c’est-à-dire que la cohésion tire l’écran vers l’amont C/tgφ C/tgφ Les contraintes sur l’écran σ‘h peuvent être inclinées par rapport à l’horizontale si δ # 0 Dans les cas courants (écran vertical, surface libre faiblement chargée ou pas chargée) on prend généralement : Diagramme des contraintes sur écran, dues à la cohésion d’un terrain en état de rupture généralisé Ka = Kaq = Kag Kp = Kpq = Kpg Dimensionnement des RP : Méthode simplifiée Les murs en porte-à-faux ou cantilever sont généralement utilisés pour soutenir des parois d’excavation de hauteur inférieure à 5 m (économique). Rideau sans ancrage. Contre butée En dehors de présence d’eau. La méthode de calcul, due à Blum, consiste à utiliser de diagramme simplifié de la figure II-25. On suppose que le sol au dessus du point O est en équilibre limite des deux côtés du rideau, et on admet que la contre butée, qui se développe à l’arrière du rideau au dessous du point O, est équivalente à une force horizontale concentrée appliquée en O. Le problème présente deux inconnus: La hauteur de la fiche f La force de contre butée C. 1- Déterminer D1 en supposant que la résultante de la contre butée en dessous de O agit au point O. De ce fait : Mo = 0 Ceci nous permet d’exprimer D1 en fonction des autres paramètres (connus). Le calcul se fait avec Kp’ = Kp / 1,5 2- On calcule la longueur de la fiche: D = 1,2 D1 3- On trouve le moment maximum pour choisir la section de palplanche. Les propriétés des palplanches de USS sont données au tableau de la page suivante Le moment maximum se trouve au point ou l’effort tranchant est nul (V=0). Le module de section: S = Mmax / 0,67fy Le dimensionnement du rideau s’effectue alors suivant les méthodes habituelles de la résistance des matériaux : on calcule le moment fléchissant maximum dans le rideau et sa valeur détermine alors le profil à utiliser. Cas de non validité de poussée-butée Il s’agit essentiellement des cas où le déplacement n’est pas suffisant pour que l’on soit en équilibre limite , Il convient alors de composer entre l’état au repos et l’état de poussée (ou butée) pour calculer l’action des terres sur écrans. Ce cas est rencontré souvent pour la butée qui nécessite un déplacement important pour être mobilisée en totalité. K’p = K0 + x(Kp –K0) x: coefficient de mobilisation à évaluer Lorsque x = 0 on retrouve l’état au repos. La transmission des charges en surface est alors calculée avec la théorie de l’élasticité (la loi de Hooke) Le cas pratique de non validité par manque de déplacement de l’écran est celui de tranchée blindée ou de paroi moulée butonnée ou encore de batardeau. (à condition que les butonnages soient effectués avant que le relâchement du terrain s’effectue). Méthodes classiques Rideau encastré ancré en tête Le système présente trois inconnues : la fiche f, la contre-butée Fc et la force d’ancrage FT. Bien que l’hypothèse soit souvent trop forte, on admet que le diagramme de poussée-butée est identique au cas sans ancrage. Par ailleurs, cette méthode n’est applicable que dans le cas de sol pulvérulent. Méthode de la « poutre équivalente » : on considère que la position de contrainte résultante nulle est confondue avec celle du moment nul (au point d’inflexion). Le rideau peut être étudié comme deux poutres sur appuis simples. Les équations d’équilibre de la partie supérieure permette de déterminer FT et R. Celles de la partie inférieure donnent les relations Fc = 2/3 et R = Fp’ / 3 La distance f0 se déduit directement de la force Fp’ Méthode de BLUM : on considère une relation entre la position du point de moment nul, l’angle de frottement (figure 7). Le rideau peut ensuite être décomposé en deux poutres que l’on étudie séparément selon la méthode ci-dessus. Organigramme de calcul de mur en palplanches: Application Application Application Chapitre 3 : ANALYSE DE LA STABILITE DES PENTES Sommaire I. notion sur une pente infinie et une pente finie II. calcul du coefficient de sécurité III. pente infinie avec ou sans écoulement IV. Vérification de la stabilité des pentes V. Calcul de stabilité des pentes et talus suivant la méthode Fellenius et Bishop. 122 Introduction En géotechnique, on vérifie la stabilité des pentes dans les cas où les risques de glissement de terrain sont jugés élevés. Lorsque les pentes apparaissent instables à proximité d’ouvrages de génie civil, ce que peut révéler une analyse de stabilité de pentes, il faut les stabiliser. Il existe plusieurs moyens de le faire, dont la construction d’un mur de soutènement. Aspect général des glissements Les problèmes de stabilité des pentes seront systématiquement posés en conditions de déformations planes La rupture d’un massif se manifeste habituellement par un déplacement en bloc d’une partie d’un massif alors cette rupture est appelée glissement. Ce chapitre traite de la stabilité des pentes. Nous présenterons les divers types de glissement et leurs causes, les coefficients de sécurité des pentes et les méthodes de calcul les plus utilisées pour vérifier la stabilité des pentes. Introduction Toutes les méthodes de calcul de la stabilité des pentes nécessiteront de connaitre plusieurs éléments de base du calcul notamment : la géologie ; les propriétés mécaniques des terrains et/ou des discontinuités ; la géométrie en deux ou trois dimensions du talus; les conditions hydrodynamiques; surcharges statiques et dynamiques, etc.. La seule appréciation visuelle de la résistance d'un talus ne donne pas assez d'informations pour juger de sa stabilité et la marge de sécurité est inconnue (Andres et al. 1986). Cette stabilité ne peut être déterminée que par un calcul basé sur les caractéristiques géotechniques. La sécurité d'une pente ou d'un talus dépend notamment : des propriétés du terrain ; de l'inclinaison de la pente ; de la profondeur de la tranchée ou de la fouille (hauteur du talus) ; des influences météorologiques ; de la position de la nappe phréatique et des surcharges statiques et dynamiques. I- Notions de ruptures de pente La plupart du temps, la rupture de l’échantillon de sol emprunte une des trois formes illustrées a la figure suivante. La rupture fragile se caractérise par un plan de cisaillement net: l’échantillon supporte la contrainte axiale jusqu’à une valeur maximale Pmax/A facilement observable, après quoi il cède et se sépare le long du plan de cisaillement. La troisième forme de rupture combine les caractéristiques des deux premières Lorsque la rupture est plastique, l’échantillon s’applatit et prend la forme d’un tonneau, sans aucun plan de cisaillement apparent. Il devient alors très difficile de déterminer clairement la valeur maximale de la contrainte axiale, car elle progresse jusqu’à un plateau pour ensuite devenir presque constante. En fait, on considère que la rupture survient lorsque la déformation axiale atteint 15%; on désigne alors la contrainte axiale correspondante comme étant la contrainte de rupture Pmax/A. b) Rupture plastique Il existe plusieurs types d’instabilités et de rupture dans les pentes : Mouvement de fluage Phénomène très lent qui peut être détecté par des arbres ou arbustes inclinés. Erosion Très lent. Surtout superficielle. Pas de mouvement de masse Mouvement par rotation Surtout dans les sols cohérents. La surface de rupture est circulaire (soulèvement de la base) Mouvement par translation Coulée d’argile Ce sont des glissements successifs très courants dans les argiles sensibles du Québec. L’argile coule et ne se stabilise pas Il existe un plan préférentiel de glissement Langue Niche d’arrachement La rupture soudaine d'un talus peut être provoquée par des phénomènes agissant pendant une courte ou une longue durée : - phénomènes de longue durée : fluage le long d'une pente, destruction de la structure interne ou externe, eaux d'infiltration provenant des eaux de recharges d'origine quelconque ou des eaux de ruissellement. - phénomènes de courte durée: entaille au pieds du talus, érosion par le ruissellement des eaux de pluies suivant la ligne de plus grande pente, décharge du pieds du talus, charges au sommet, destruction de la structure interne du sol par des influences dynamiques, etc. Une combinaison de ces causes peut également déclencher un éboulement. Les phénomènes de courte durée doivent être au premier plan des préoccupations lors des travaux d'excavation des pentes Dans le cas de stabilité des sols préalablement étudié, on a supposé la surface libre ainsi que les différentes couches rencontrées en profondeur horizontale. L’inclinaison plus ou moins marquée de la surface libre a l’ état naturel ou après terrassement et le pendage des couches peuvent être une cause d’instabilité du milieu même si ce dernier n’est pas chargé. Photo : fouilles talutées (DTU, 2009) Photo : Glissement de terrain de l'Harmalière (actif) sur la commune de Sinard (Trièves, Isère) (Dubois, 2017) La stabilité du massif dépend: Quelle que soit leur inclinaison, toutes les pentes tendent à se déplacer vers le bas, afin que les forces qui régissent leur stabilité soient en équilibre. Pour vérifier la stabilité d’une pente, on doit analyser les forces en présence : -La force motrice, le poids du sol déstabilisant - la force stabilisatrice, la somme des forces de résistance au cisaillement du sol selon un plan de glissement défini De ces forces découlent des moments qui sont: - Des moments résistants dus a la résistance au cisaillement le long de la ligne de rupture qui tendent a stabiliser le massif - Des moments moteurs : Le poids P du massif compris au dessus de la ligne de rupture qui tendent a renverser le massif Les glissements seront donc dus a des modifications soit dans les moments résistants soit dans les moments moteurs Modifications des moments résistants: Changements des conditions hydrauliques de terrain. Modification des moments moteurs: changement de profil de la pente ou construction sur ou a proximité de la pente. Les causes du glissement L’équilibre des pentes naturelles dépend des conditions d’érosion par l’eau et les vents Toutefois, les activités humaines au pied ou sur la crête d’un talus peuvent en compromettre la stabilité. Par exemple, si l’on construit un édifice ou un remblai routier au sommet d’une pente, la charge supplémentaire ainsi appliquée risque d’entrainer la rupture du talus. La stabilité des pentes peut également être compromise par l’excavation du sol au pied du talus. Précautions a prendre pour éviter les glissements Avant d’entreprendre de tels travaux de construction ou d’excavation, il faut donc vérifier la stabilité de la pente en fonction des coefficients de sécurité appropriés. Si l’on juge que la stabilité de la pente est précaire, il faudra stabiliser celle-ci. Il existe plusieurs façons de le faire : on peut charger le pied de la pente, décharger le haut de la pente, réduire l’inclinaison de la pente, mettre en place un système de drainage afin d’abaisser le niveau de la nappe phréatique ou construire un mur de soutènement Précautions a prendre pour éviter les glissements - Eviter ou limiter les modifications des teneurs en eau dans les pentes ou au voisinage des pentes - Drainage correcte des pentes - Engazonnement qui permet de limiter l’altération superficielle du sol, de plus les végétaux absorbent une partie de l’eau d’infiltration et contribuent donc a limiter les pressions interstitielles. Les types de glissements Les sols pulvérulents ayant une structure à grains uniques, la résistance au cisaillement y est assurée par le frottement et l’enchevêtrement. Chaque particule doit donc être en équilibre pour que le talus soit complètement stable. Au contraire, dans les sois cohérents, la cohésion fait que les ruptures ne surviennent pas en surface, par cisaillement des couches superficielles, comme dans les sols pulvérulents. Elles se produisent plutôt par glissement selon des plans de cisaillement dont l’emplacement, la configuration la forme et la position dans le dépôt ne sont pas connus. MOUVEMENTS DE TERRAINS Mécanismes de ruine Ces glissements de terrain peuvent suivre des plans de cisaillement rectilignes , circulaires ou aléatoires. Les ruptures selon dont, le plan de cisaillement rejoint une couche de faible résistance, les plans de cisaillement rectilignes peuvent adopter différentes positions. Il peut y avoir glissement à flanc de talus ou au pied du talus Les ruptures selon des plans de cisaillement circulaires sont causées par un mouvement de rotation de la masse instable du sol. Elles peuvent se produire en trois endroits dans le dépôt, à flanc de talus, au pied du talus et au-delà du pied du talus. Dans chacun des cas , le centre du cercle de rupture peut occuper un nombre infini de positions. pi pf Les types de glissements On constate que les ruptures se font suivant des formes cylindriques. On pourra donc pour les calculs admettre que la ligne de glissement est un arc de cercle. Le glissement peut se faire de plusieurs façons: - Glissement de pente (P) - -Glissement de pied (pi) - Glissement profond (Pf) Autres appellation pour les glissement circulaire ou par rotation Centre de rotation Il existe trois (3) types de surface de glissement Cercle de pieds : la surface de glissement passe par le pieds Cercle de pente : la surface de glissement intercepte la pente au-dessus du pieds Cercle de mi-pente : le centre du rayon de la surface de glissement se situe sur une ligne verticale qui est au centre de la pente Figure : classification des mouvements de terrain (Dubois, 2017) Principes généraux pour les calculs de stabilité a- On recherchera toujours pour la pente les conditions d’ équilibre limite et on définira un coefficient de sécurité. b- On supposera que l’ équilibre limite existe au moment de la rupture le long de la surface de rupture ou de glissement. L’expérience montre que la zone en équilibre limite forme une bande assez étroite de part et d’autre de la zone de rupture. La stabilité de l’ensemble est donc (celle de la bande considérée) c- par hypothèse on admettra que, dans toute section droite de talus, la ligne de glissement ou de rupture reste un cercle. d-Les méthodes de calcul consiste a rechercher le cercle le long du quel le coefficient de sécurité soit le plus faible. Si le coefficient est inferieur a 1 (F< 1), la rupture est inévitable. A (F = 1), le massif est en équilibre limite; A supérieur a 1, le massif est en équilibre et il est estimé stable si le coefficient atteint un chiffre fixé a l’avance compte tenu de la nature de l’ouvrage et des conséquences que pourraient entrainer la rupture. e- La détermination sera aisée si le milieu est homogène. Dans le cas contraire (présence de plusieurs couches de caractéristiques différentes), le problème est beaucoup plus compliquée •II/ Notions sur une pente Une surface libre faisant un certain angle avec l’horizontal est appelée pente. La pente pourrait être naturelle (zone de relief accidenté) ou artificielle (talus des déblais ou remblais). Si la surface libre n’est pas horizontale, une composante de la gravité, en terme de poids tend à déstabiliser la masse de sol. Inclinaison, ou déclivité, d’une surface, mesurée en degrés à partir de l’horizontale (0-90) ou en pourcentage de pente (l’élévation divisée par le parcours, multipliée par 100). Une pente de 45 degrés équivaut à une pente de 100 %. Lorsque l’angle de la pente approche de la verticale (90 degrés), le pourcentage de pente se rapproche de l’infini. S’il y’a rupture de la pente, cela signifie que les force de mouvement viennent à bout de la résistance au cisaillement du sol le long de a e d (la surface de rupture) Les problèmes de stabilité de pentes se rencontrent fréquemment dans la construction des routes, des canaux, des digues et des barrages. En outre certaines pentes naturelles sont ou peuvent devenir instables. Une rupture d’un talus peut être catastrophique et provoquer des pertes en vies humaines ainsi que des dégâts naturelles considérables. L’estimation de la sécurité réelle vis-à-vis du risque de rupture est une question complexe surtout dans le domaine des données limitées ou peu connues. L’étude d’un talus comporte, outre la reconnaissance du site et le choix des caractéristiques mécaniques des sols, un calcul de stabilité pour déterminer d’une part la courbe de rupture le long de laquelle le risque de glissement est le plus élevé, d’autre part la valeur correspondante du coefficient de sécurité. Cependant une longue expérience a été acquise tant que les méthodes de calcul que dans les techniques de construction, de telle sorte que les problèmes de stabilité de pentes peuvent maintenant être résolus avec une assez bonne fiabilité. Les mouvements de terrain sont très variés, par leur nature (glissements de terrains, éboulements rocheux, coulées de boues, effondrements de vides souterrains, affaissements, gonflement ou retrait des sols, ...) et par leur dimension (certains glissements, comme celui de la Clapière dans les Alpes Maritimes, peuvent atteindre plusieurs dizaines de millions de m3). Dans leur principe, les mouvements de terrain sont bien compris: ils surviennent lorsque la résistance des terrains est inférieure aux efforts moteurs engendrés par la gravité et l'eau souterraine ou par les travaux de l'Homme; leur dynamique répond naturellement aux lois de la mécanique. Dans la pratique cependant, les choses sont très complexes, du fait des incertitudes: -sur les conditions initiales, notamment en profondeur, -sur les propriétés mécaniques des terrains, en général hétérogènes, non linéaires, anisotropes discontinus,... -sur les conditions hydrauliques: position de la nappe, phénomènes se produisant en zone non saturée. L'eau est la cause déclenchant de la plupart des mouvements; c'est un facteur variable dans le temps influence du facteur temps sur la stabilité (Dubois, 2017) VERIFICATION DE LA STABILITE DES PENTES Deux types de calculs peuvent être réalisés. Calcul avant les glissements (étude à priori) On ne connait pas, a priori, la géométrie la plus critique, ni la surface la plus défavorable dans ce cas. L'objectif du calcul va être de déterminer la surface de glissement, qui parmi l'infinité de surfaces de rupture envisageables, sera la plus critique. Le calcul va donc consister à tester le plus grand nombre de surfaces possible et à trouver par « tâtonnements » la surface la plus défavorable. Chaque surface testée fera l'objet d'un calcul de stabilité qui fournira, en général la valeur d'un coefficient de sécurité « Fs ». Fs est le coefficient de sécurité du talus par rapport à la rupture sur la surface envisagée. Le coefficient de sécurité du site sera la plus faible des valeurs de F obtenues. La surface correspondant au coefficient de sécurité le plus faible est la surface de rupture la plus probable. Calcul après les glissements (étude à posteriori) Il s'agit dans ce cas de comprendre et d'analyser le glissement (notamment pour éviter qu'il ne se reproduise d'autres glissements dans les mêmes conditions). On va chercher à améliorer la situation de manière à avoir une sécurité acceptable. Dans ce cas de figure la géométrie de la surface de rupture est connue (au moins partiellement) et, puisqu'il y a eu rupture, cela signifie que les terrains avaient atteint leur état limite à la rupture. L'analyse de stabilité, est une partie importante de la conception des remblais, des pentes, des excavations, et des barrages, etc.... BERME Le calcul de la stabilité des pentes On détermine la stabilité d’une pente en calculant son coefficient de sécurité. La complexité du calcul dépend du type de rupture qui peut survenir. Dans les pages qui suivent, nous nous attarderons uniquement aux cas les plus simples à calculer, c’est-à-dire les pentes où il y a risque de rupture le long de plans de cisaillement rectilignes ou circulaires. Le coefficient de sécurité Le coefficient de sécurité d’une pente est le rapport de la force stabilisatrice sur la force motrice, ou du moment stabilisateur sur le moment moteur. Pour une pente donnée, il est possible de calculer plusieurs plans de rupture critiques qui auront des coefficients de sécurité différents. L’important est de déterminer le plan de rupture ayant le plus faible coefficient de sécurité, celui qui permettra de juger de la stabilité de la pente. Les plans de rupture possibles étant extrêmement nombreux, il est utile de recourir à des logiciels facilitant la détermination du coefficient de sécurité minimum. Une pente dont le coefficient de sécurité est inférieur à 1,0 est jugée instable; en effet, le moment moteur est supérieur au moment stabilisateur et la rupture est probable. La pente qui a un coefficient se situant entre 1,0 et 1,2 est à la limite de la stabilité. Enfin, celle dont le coefficient de sécurité minimum est supérieur à 1,5 présente une stabilité adéquate. Méthodes de vérification de la stabilité des pentes méthodes de calcul de stabilité des pentes Plusieurs auteurs ont proposé des méthodes de calcul de la stabilité des terrains plus ou moins efficaces. Un mouvement de terrain présente différentes phases, différents mécanismes de rupture et différents matériaux. Deux aspects de ces différences sont d’ordre géométrique et doivent être connus pour pouvoir être décrits par le programme de calcul (il s’agit de la stratigraphie caractérisant le sous-sol et du régime hydraulique du site). L’étude d’un glissement nécessite donc de savoir si le problème est celui d’un instant donné ou si l’évolution est la clé de l’étude. Les données du problème vont dépendre de ce choix ; si le temps est pris en compte, le volume des données et le temps de leur acquisition vont être très importants. Le choix de la méthode appropriée au cas étudié dépend de plusieurs paramètres : les moyens disponibles, le comportement global de la pente et aussi de la possibilité d’obtenir les paramètres de calcul correspondant au modèle, Méthode d’optimisation par les Algorithmes Génétiques et par la modélisation numérique Méthodes de vérification de la stabilité des pentes par la Modélisation et méthodes numériques Méthodes continues a) Méthode des différences finies La méthode des différences finies est peut-être la plus ancienne des techniques numériques sa première application est attribuée à Runge (1908). Comme la méthode des éléments finis, elle passe par la discrétisation du domaine modélisé en éléments dont les sommets constituent les nœuds du maillage. Mais, à la différence de la méthode des éléments finis pour laquelle les variables d'espace (contraintes et déplacements) varient à travers chaque élément au moyen d'une fonction d'interpolation, dans la méthode des différences finies, ces variables ne sont définies qu'aux nœuds du maillage. Quant à la technique de résolution utilisée pour résoudre l'ensemble des équations algébriques constituées, la méthode des différences finies ne construit pas une matrice globale de rigidité du système, mais procède à une résolution locale pas à pas, concernant un élément et ses proches voisins, d'équations jugées indépendantes dans la mesure ou le pas de calcul (pas de temps) est suffisamment petit pour que la conséquence d'un résultat ne puisse physiquement pas se propager d'un élément a un autre, durant ce pas de calcul. b) Méthode des éléments finis La méthode des éléments finis est une méthode mathématique qui permet la résolution d'équations différentielles. Elle a été développée dans les années 60 et permet de décrire le comportement global d'une structure complexe à partir de fonctions simples et paramètres définies pour chaque zone du modèle. La méthode des éléments finis repose sur un découpage de l'espace selon un maillage. D'habitude l'on choisit un maillage carré ou triangulaire mais rien n'interdit de choisir des maillages plus complexes. Cette méthode consiste à résoudre de manière discrète une équation aux dérivées partielles dont on cherche une solution approchée. Elle comporte des conditions aux limites permettant d'assurer l'existence et l'unicité de la solution. La discrétisation du problème consiste à vérifier les équations de base en un nombre limité de points (nœud). Ainsi, on obtient une formulation algébrique du problème initial. c) Méthodes des éléments frontières Cette méthode est plus récente que les deux méthodes précédentes. On l'utilise pour analyser les problèmes linéaire, statique, dynamique et thermique. Elle simule également le milieu continu et le calcul s'effectue au moyen d'équations différentielles partielles, ce qui n'est pas le cas des autres méthodes. La méthode requiert des systèmes d'équations beaucoup plus simples que celles des éléments finis et n'exige pas de temps de calcul importants. L'introduction des données et la sortie des résultats sont d'un emploi facile. Elle est particulièrement efficace et économique pour déterminer les réponses du comportement aux frontières que l'on a définies. Toutefois cette méthode ne considère qu'une loi de comportement linéaire. Et nous avons aussi les méthodes discontinues comme ”extended finite element method” (XFEM), “numerical manifold method” (NMM), “discontinuum deformation , analysis“ (DDA), et “discrete element method“ (DEM). Méthode discontinue La méthode des éléments discrets Les modèles numériques basés sur la DEM “discrete element method“ se composent d’un ensemble de grains virtuels pouvant s’interpénétrer au voisinage des contacts. Ils constituent des assemblages assimilables à des milieux granulaires réels. Ces modèles ont donc l’avantage de pouvoir reproduire les caractéristiques physiques ou géométriques des matériaux à simuler. Cette partie présente des résultats et des observations collectées de la littérature. Elle touche aussi sur les difficultés que peut présenter la modélisation du comportement mécanique d’un milieu granulaire et plus particulièrement les sols pulvérulent. Les modèles d’éléments discrets intéressent des disciplines variées. Pour la plus grande partie, ils ont été développés à l’origine dans le but de résoudre des problèmes faisant intervenir des phénomènes non cohésifs. Il serait intéressant d'analyser leur évolution. Dans la seconde moitié du 20ème siècle, de nombreuses méthodes numériques discrètes ont été développées pour étudier le comportement des milieux granulaires. La première présentation a été faite par Cundall, (1971), pour l’étude de stabilité de joints rocheux de grande taille, représentés par des éléments virtuels bidimensionnels polygonaux. Il simule les interactions au niveau des contacts dont les déplacements sont régis par le principe fondamental de la dynamique Glissement quelconque Beaucoup d’autres méthodes d’équilibre limite ont été développées pour une surface de rupture potentielle de forme quelconque et chacune d’elles a des hypothèses spécifiques. Les méthodes des tranches élargies pour n’importe quelle forme de surface de rupture sont par exemple celles de Jambu, Spencer, Morgenstern-Price, Sarma, et la méthode d’équilibre limite généralisée notée dans ce qui suit GLE, … La méthode de Jambu Hypothèses: • la méthode suppose une surface de glissement quelconque (non circulaire) • elle suppose que les forces entre les tranches sont horizontales. La méthode de Jambu vérifie l'équilibre des forces horizontales et verticales tout en négligeant l'équilibre des moments, ce qui aboutit à l'équation suivante : Et si on projette parallèlement à la base de la tranche, cette équation équivaut à: Ce coefficient de sécurité 𝐹𝑓 est corrigé par un facteur 𝐹0 dépendant de l'allure de la courbe de rupture et des propriétés du sol : 𝐹′𝑚 =𝑓0. 𝐹𝑓. Méthode Suédoise Modifiée, U.S. Army Corps of Engineers Hypothèses : • la méthode suppose également une surface de glissement quelconque (non circulaire) • contrairement à la méthode de Jambu, elle suppose que les forces entre les tranches sont inclinées parallèlement à la pente moyenne (figure. 2.8). Comme la méthode de Janbu, elle vérifie l'équilibre horizontal et vertical des forces, mais elle néglige l'équilibre des moments. Cette méthode est moins précise qu'une solution avec l'équilibre complet des forces et dépend de l'hypothèse faite sur l'inclinaison des forces entre les tranches. Méthode de Spencer, Morgenstern-Price Hypothèses : • la méthode suppose une surface de glissement non circulaire. • elle suppose que les forces entre les tranches sont parallèles entre elles afin de rendre le problème déterminé (figure. 2.9). • elle suppose aussi que la force normale N agit au centre de la base de chaque tranche Cette méthode vérifie l'équilibre horizontal et vertical des forces, l'équilibre des moments en un point quelconque; et détermine également l'inclinaison des forces entre les tranches, ce qui donne une inconnue supplémentaire. Cette méthode est précise et elle est applicable à toutes les géométries et types de sol. Méthode de Raulin, Rouques et Toubol Méthode des Perturbations, 1974 : La méthode des Perturbations est une méthode globale qui vérifie les trois équations de la statique. Elle permet de calculer le coefficient de sécurité, mais également le lobe des contraintes normales le long de la surface de rupture potentielle. Elle est particulièrement utilisée pour le calcul de la stabilité en rupture quelconque d’un milieu stratifié avec une présence d’eau. Elle inspire son nom du fait que la contrainte s’appliquant sur une facette portée par la courbe de rupture est une perturbation de la contrainte de Fellenius On suppose connaître le long de la courbe de rupture une répartition de la contrainte normale 𝜎 suivant l'expression suivante : Avec s0 : valeur initiale approchée de la contrainte; d, k : Deux scalaires inconnus que le calcul définira; c : paramètre de perturbation Limitations des méthodes d'équilibre limite : 1. La difficulté de toutes ces méthodes d'équilibre limite est qu'elles sont fondées sur l'hypothèse de la division de la masse susceptible de glisser en tranches et ceci implique des hypothèses supplémentaires sur les forces entre tranches et par conséquent sur l'équilibre. Pour toutes les méthodes qui satisfont à toutes les conditions d'équilibre, FREDLUND et al. montrent que les hypothèses faites n'ont aucun effet significatif sur le coefficient de sécurité ; par contre, dans les méthodes qui satisfont uniquement l'équilibre des forces, le coefficient de sécurité est affecté d'une façon significative par l'inclinaison supposée des forces entre tranches. C'est pourquoi ces méthodes sont moins utilisées par rapport aux méthodes qui satisfont à toutes les conditions d'équilibre. 2. Dans l'analyse de la stabilité par les méthodes d'équilibre limite, le comportement du sol est supposé rigide parfaitement plastique, donc elles ne donnent aucune informations sur les déplacements. Limitations des méthodes d'équilibre limite : 3. Le coefficient de sécurité Fs est supposé identique en chaque point du plan de glissement. Or nous voyons sur la figure. 2.11 que la résistance au cisaillement ultime n'est pas nécessairement mobilisée simultanément le long de la surface de glissement. 4. Pour des géométries complexes, il peut y avoir un minimum local qui reste non détecté et des surfaces de rupture complexes (non circulaires) peuvent être difficilement détectables. Méthodes de vérification de la stabilité des pentes par les Méthodes d'équilibre limite et leurs hypothèses Il existe de nombreuses méthodes pour déterminer la surface critique d'une pente et le facteur de sécurité qui lui est associé. Toutes ces méthodes dites d'équilibre limite ont en commun la même difficulté qui est de trouver à la fois : 1 la surface critique ; 2 les contraintes normales et tangentielles le long de cette surface ; et 3 le facteur de sécurité (sur le critère de rupture) en partant des équations d'équilibre. Quand on étudie la stabilité d'un massif, deux cas de figure peuvent se présenter 1 Soit il n'y a pas de surface de glissement préférentielle, c'est le cas des sols relativement homogènes ne présentant pas de discontinuités géologiques, la surface sur laquelle il pourrait y avoir rupture n’est pas connue. Elle est alors définie sur la base d’un coefficient de sécurité minimal et d’une rupture cinématiquement possible. Afin de préciser la surface de rupture la plus critique et le coefficient de sécurité qui lui est associé, on utilise généralement des méthodes à l’équilibre limite itérées de nombreuses fois. 2 Soit la masse rigide en glissement se déplace le long d’une surface de géométrie bien définie, c’est le cas des massifs rocheux fracturés, pour lesquels la cinématique du mouvement est conditionnée par les discontinuités et leur orientation spatiale. C’est aussi le cas pour les sols lorsqu’il peut y avoir mouvement le long d’une surface de glissement préexistante. Dans les deux cas, le comportement du géomatériaux est supposé suivre la loi de Mohr-Coulomb, qui donne la résistance au cisaillement à la rupture : τ = c' +σ ' tan φ '. Les méthodes dites à l’équilibre limite sont très appropriées car on peut écrire facilement les équations qui relient les variables Rupture plane Dans la mesure où certains glissements de pentes naturelles se produisent le long de discontinuité plane, des méthodes simples fréquemment utilisées permettent l’analyse de ce type de problèmes. En faisant l’équilibre des forces s’exerçant sur le coin susceptible de glisser, on obtient le coefficient de sécurité et la hauteur critique Hcr. Pente finie avec une surface de rupture plane L’analyse de ce cas est basée sur le fait que la rupture survient lorsque la contrainte de cisaillement qui cause le glissement est plus grande que la résistance au cisaillement du sol. notion sur une pente finie Pente Finie Quand la valeur de Hcr approche la hauteur de la pente, on doit considérer cette pente comme Finie. Par simplification, en considérant le cas de l’étude de la stabilité de pente finie dans un sol homogène, on a besoin d’intégrer la forme générale de la surface de rupture. Mais les forces considérée dans la masse de sol au dessus de la surface de rupture peuvent être étudiées et les facteurs de sécurité évalués. L’expérience montre que les Ruptures surviennent sur des surfaces courbes, CULMAN (1875) a donné une forme approchée de ces surfaces sous forme plane. Les approches de CULMAN sont elles que les approximations restent bien valables pour des pentes sub-verticales à verticales. En 1886 il émet une autre méthode basée sur les hypothèses que la surface de rupture est plane et que le milieu est homogène, sans présence d’eau. Apres 1920 et d’après d’autres travaux de recherches, il est bien connu que les surfaces de ruptures sont mieux indiquées par des cercles (arc de cercle). Pente ou talus de dimensions finies Lorsque les dimensions du massif en mouvement sont finies, il convient de réaliser un équilibre global. Ainsi, des efforts de poussée Fa et de butée Fp peuvent participer a l’ équilibre (cf. figure .3) Figure .3 :glissement plan d’un massif aux dimensions finies On note respectivement F’a et F’p les composantes des efforts de poussée F’a et butée F’p suivant la direction de la pente. La résultante des forces de pression sur la longueur L est notée U. Le bilan des forces motrices et résistantes permet de déterminer le coefficient de sécurité suivant: c l W cos U tan F Tres F Tmot p W sin Fa Calcul de la hauteur critique d’une pente de longueur finie Cette expression est dérivée pour la surface de rupture AC. Pour déterminer le plan de rupture critique, on peut utiliser le principe du maxima et du minima (pour une valeur de fd donnée) pour déterminer l’angle où la cohésion la maximum est développée. Donc la première dérivée de cd par rapport à est égale 0. En résolvant cette équation on obtient : La hauteur maximum de la pente où l’équilibre est critique : notion sur une pente infinie Principes de base • Une partie mobile du sol glisse sur une partie fixe • Le frottement est défini par la loi de Coulomb • Les forces motrices sont celles de la pesanteur • La surface de rupture est la clé pour l’interprétation et la compréhension du phénomène • Les équations sont basées sur l’équilibre d’un bloc posé sur un plan incliné notion sur une pente infinie Force Résistante: C L W cos uL . tan f Equation du plan incliné Une pente c’est une inclinaison d’une surface Pente de longueur infinie α=β Le facteur de sécurité défini précédemment nous permet d’écrire : Lorsqu'il n’y a pas de cohésion c=0, le facteur de sécurité devient indépendant de la hauteur du talus et égal à tanf/tan. Ceci indique que dans les sols granulaire la pente est stable si < f. l’angle f est appelé PENTE DE LONGUEUR INFINIE – Avec nappe Pente ou talus de dimensions infinies La projection de cette force P sur la surface de glissement donne une force normale N et une force tangentielle motrice T = Tmot d’expression: T W sin N W cos et On peut également définir les contraintes correspondantes a ces deux efforts qui se repartissent sur une surface d’aire 1x b/cos n s cos g i hi 2 0 n et t mot sin cos g i hi 0 La pression interstitielle u en tout point de la surface s’exprime u g w hw cos 2 Pente ou talus de dimensions infinies Le critère de Coulomb permet de définir la contrainte de cisaillement maximale que peut subir l’interface : Tres c s tan Avec : . c: cohésion le long du plan de glissement (c’ en drainé, cu en non drainé) . : angle de frottement le long du plan de glissement (’ en drainé, et u en non drainé. Ceci permet donc de calculer le coefficient de sécurité a long terme, en condition drainé, et a court terme en condition non drainé. n c g i hi g w hw cos 2 tan T t 0 F res res n Tmot t mot sin cos g i hi 0 Le coefficient de sécurité d’une pente diminue lorsque le niveau de la nappe augmente. Singh (1970) a fait les calculs pour les courbes d’égale Fs selon des pentes variables. La méthode de taylor est utilisée avec une considération u=0 CALCUL DE STABILITÉ Glissement rotationnel CALCUL DE STABILITÉ Glissement rotationnel CALCUL DE STABILITÉ Glissement rotationnel CALCUL DE STABILITÉ Glissement rotationnel Ainsi le coefficient de sécurité F, a long terme, s’exprime: c l N U tan m F j 1 i j j j Fellenius m T j 1 j Concernant les efforts latéraux, deux hypothèses sont couramment définies: H j H j 1 et . Hypothèses de Fellenius: V j V j 1 . Hypothèse de Bishop: V j V j 1 La méthode des tranches de Fellenius ou méthode suédoise (1936) La méthode des tranches (figure 14.6) consiste à diviser la zone à l’intérieur de la surface de rupture étudiée en n tranches verticales dont chacune agit indépendamment. Chaque tranche a ses propriétés, soit un poids W1 et un bras de levier e1 par rapport au centre du cercle de rupture. L’avantage de cette méthode est qu’elle facilite le calcul de la résistance au cisaillement τ1. Le long du plan de cisaillement, on applique la résistance au cisaillement moyenne soit en fonction de la contrainte effective dans des conditions drainées, soit en fonction de Cu dans les conditions non drainées. La force stabilisatrice de chaque tranche équivaut à la résistance au cisaillement moyenne multipliée par la longueur de l’arc de la tranche. Etant donnée qu’il s’agit d’une rupture circulaire . Le bras de levier des forces stabilisatrices est constant d’une tranche à l’autre et égal au rayon du cercle R. Le moment stabilisateur est égal à la somme des forces stabilisatrices des tranches multipliée par le bras de levier R. Dans le cas des pentes excavées, comme le drainage n’a pas le temps de s’effectuer, on calcule la stabilité au moyen des paramètres de la résistance au cisaillement non drainé Cu, laquelle varie avec la profondeur. Dans les pentes naturelles, le drainage suit les lignes d’écoulement naturelles jusqu’au bas de la pente. On utilise donc la résistance au cisaillement drainé τ’ dans le calcul de la stabilité. Les méthodes simplifiées que nous avons présentées visaient à illustrer le principe de la stabilité des pentes. Dans la pratique, on doit tenir compte d’un plus grand nombre de facteurs. Les ingénieurs en géotechnique utilisent donc des méthodes plus élaborées, telles que la méthode de Bishop, simplifiée et modifiée pour les ruptures circulaires, et la méthode de Janbu pour les ruptures sur un plan quelconque. Méthode simplifiée de BISHOP Hypothèses : • la méthode suppose une surface de glissement circulaire • elle néglige les forces verticales entre les tranches (figure. 2.7). Figure 2.7 Forces appliquées sur une tranche dans la méthode de Bishop simplifiée La méthode de Bishop vérifie l'équilibre des moments ainsi que l'équilibre vertical pour chaque tranche, mais elle néglige l'équilibre horizontal des force. Méthode simplifiée de BISHOP Nous constatons que le coefficient de sécurité FS (dû à l'équilibre moment) se retrouve dans les deux membres de l'équation, et donc, la résolution passe par des techniques itératives. Généralement, on prend la valeur du coefficient obtenue avec la méthode de Fellenius comme point de départ de cette itération. Cette méthode est plus précise que celle de Fellenius et le calcul se prête particulièrement bien au traitement par ordinateur. Toutefois, cette dernière va dans le sens de la sécurité en donnant des coefficients de sécurité plus faibles. On notera que d’autres méthodes plus récentes existent et notamment les méthodes aux éléments finis qui s’adaptent bien au géométries complexes qui ont été cités en haut. Récapitulatif T j W j sin j N j W j cos j U j g w hw cos j 2 l j b j / cos j m est le nombre de tranches Projet stabilité Ce projet est relatif à l’étude de la stabilité d’un remblai routier de 6 m de hauteur avec un talus présentant une pente de 50% sur l’horizontal. Le matériau de remblai est caractérisé par : g = 21 kN/m3 ; f = 30° et c = 0. Le sol d’assise est constitué d’une couche de limon de 2 m d’épaisseur : g = gsat = 19 KN/m3 ; f = 27° et c = 10 kPa, qui repose elle-même sur un substratum rocheux. Pour cette étude, nous allons utiliser deux méthodes : la méthode de Fellenius et la méthode de Bishop. Pour la méthode de Fellenius nous ferons un calcul en considérant des tranches de deux (02) mètres de largeur dessinées sur un papier millimétré et un calcul avec l’outil informatique (dessin sur Autocad et calcul avec Excel) avec des tranches d’un (01) mètre de largeur. Les calculs se feront en absence et en présence de pression interstitielle. Pour la méthode de Bishop, nous utiliserons les données obtenues à partir du logiciel Autocad (avec des tranches d’un (01) mètre de largeur)pour la détermination du coefficient de sécurité. Les calculs se feront en absence et en présence de pression interstitielle. L'unité de masse couramment utilisée est la livre (pound, en abrégé lbs), égale à 0,453 592 37 k 1ft = 0,3048 m Application