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Cours d'Optique Géométrique : Fondements et Lois de Descartes

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1re année prépa.
Chapitre 1 : les fondements de l’optique
Objectifs
néral :
Global : introduire les notions fondamentales de l’otique géométrique
Spécifiques :
 Présenter la notion de rayon lumineux
 Introduire les lois de Descartes
1. Les phénomènes lumineux
Les phénomènes lumineux constituent l’ensemble des phénomènes auxquels l’œil est
sensible. Pour être visible, un objet doit pouvoir faire parvenir de la lumière à l’œil.
Par ailleurs, Les termes ‘optiques’ et ‘lumière’ doivent être généralisés à d’autres
récepteurs tels la plaque photographique, la peau, les radiotélescopes… qui
détectent aussi des rayonnements non visibles par l’œil : Infrarouge, Ultraviolet,
radio.
1.1.
Théories sur la nature de la lumière
1.1.1.
Théorie corpusculaire (Newton)
Newton : La lumière est un flux de particules émises par les objets lumineux. Ces
particules se déplacent en ligne droite dans un milieu donné.
Einstein : version moderne de la théorie corpusculaire
Un faisceau de lumière monochromatique de fréquence  véhicule son énergie sous
forme de grains de lumière ou photons. Les photons ne sont pas des grains de
matière, leur masse est nulle.
1.1.2.
Théorie vibratoire ou ondulatoire (Huyghens, Fresnel)
- La lumière est constituée d’ondes qui se propagent. La figure ci-dessous représente
la structure de l’onde pour un instant t donné. Elle montre que l’onde est
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caractérisée par un champ électrique et un champ magnétique perpendiculaires
entre eux. Ces champs subissent une variation sinusoïdale en fonction du temps.
Remarque 1 : La lumière a donc un double aspect :
- Aspect ondulatoire : la lumière est formée d’un trait d’ondes électromagnétiques de
fréquence  (ondes qui se propagent).
- Aspect corpusculaire : la lumière se propage sous forme de grains d’énergie appelée
photons dont l’énergie est liée à la fréquence  par la relation de Planck :
E  h
(1.1)
Où,
2
h , constante de Planck, (h =6,62607015 .10-34 J.s) ;
E, est l’énergie (en J) ;

C

la fréquence (s-1 ou Hz) où C (m/s) est la célérité de la lumière et  (m) la
longueur d’onde.
0  C  T 
C

(1.2)
La lumière est émise par les électrons des atomes excités par une température élevée.
Dans le vide, sa vitesse C = 300 000 km/s.
1.2. Sources lumineuses
On distingue deux (02) catégories de sources de lumière :
 Source primaire : elle – même émet de la lumière ;
Exemple : Soleil, lampe, bougie, lune, …
 Source secondaire : Réfléchir de la lumière
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Exemple : Miroir, télescope, phare de voiture, lampe poche, tour solaire,
antenne parabolique de télévision, rétroviseur de véhicule;
Remarque 2 : La couleur d’une radiation est fonction de sa fréquence
- Lumière monochromatique : superposition de trait d’ondes de même fréquence 
(ou de même longueur d’onde  )
- Lumière complexe : les sources lumineuses émettent le plus souvent une lumière
complexe, c’est-à-dire formée de la superposition de diverses lumières
monochromatiques.
- La lumière se propage dans un milieu transparent.
- La lumière solaire est décomposable en ondes monochromatiques qui donnent
l’impression de couleur à l’œil. La figure 1 donne le domaine de la lumière visible
par l’œil humain qui correspond aux longueurs d’onde comprises entre 0,4 µm et
0,8 µm (400 nm et 800 nm).
3
Figure 1 : spectre de la lumière
1.3.
Les types de milieux
 Milieux transparent : On voit nettement les objets.
Exemple : Air, eau, verre
Un milieu transparent est caractérisé par un nombre n , appelée indice du milieu
défini par :
n
vitesse de la lumière dans le vide
c
n
vitesse de la lumière dans le milieu
v
(1.3)
n est appelé indice absolu ou indice de réfraction.
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 Milieu opaque : on ne voit pas les objets
Exemple : Mur, bois, carton
 Milieux translucide : laisse passer la lumière mais ne permet pas de distinguer
nettement les contours ou les couleurs des objets
Exemple : papier huileux, verre dépoli translucide, brume, ciel, etc.
Remarque 3 : Comme 𝒗 ≤ 𝒄 ⇒ 𝒏 ≥ 𝟏 (n est un nombre sans unité).
Dans les milieux dispersifs, puisque v dépend de λ, n en dépend aussi. Pour de
nombreux matériaux transparents, n suit la loi de Cauchy :
𝒆
𝒏 = 𝒅 + 𝝀𝟐
(1.4)
où d et e sont des constantes. L’indice augmente donc lorsque la longueur d’onde
diminue. Le tableau 1 ci-dessous donne quelques indices de différents milieux
correspondants à une longueur d’onde moyenne du spectre visible (λ = 0,6 μm) :
VIDE
1 (PAR DEFINITION)
AIR
1,000293 (en général on prend nair = nvide)
EAU
1,33
VERRE ORDINAIRE
1,50
DIAMANT
2,40
Remarque 4 : Lorsqu’une onde se propage dans différents milieux, λ change alors
que sa fréquence ν ne change pas. En effet, ν caractérise la source mais λ est liée à
la vitesse v de propagation qui varie,
𝛌 = 𝐯𝐓 =
𝐯 𝐜/𝐧 𝛌𝟎
=
=
𝛎
𝛎
𝐧
Dans la suite du cours, nous considérons les milieux transparents, homogènes
et isotropes (T.H.I)
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1.4.
Chemin optique
Soient 1 et  2
deux surfaces d’ondes ; P1 un point de 1
qui se déplace
suivant un rayon C toujours perpendiculaire à la surface  2 .


1
2
Figure 1 : chemin optique

1
et  2 sont des milieux T.I. Le chemin optique (L) est donné par :
L   CdL  Cndl
(1.4)
 lorsque le milieu est homogène, n est constante et (L) = nL ; L=P1P2 est la distance
géométrique le long de C ;
 pour un milieu inhomogène, L    ndl  
C
1.5.
C
c

dl  cste
5
Principe de Fermat (il le déduit des travaux de Descartes, 1637)
Pour aller d’un point A à un point B, le rayon lumineux effectivement suivi par la
lumière est une extrémale du chemin optique (L) : l’eikonale.
On dit que (L) est extrémale ou stationnaire : soit un maximum, soit un minimum.
Dans un milieu continu on montre qu’il est minimum (même un homogène).
Le principe de Fermat est parfois considéré comme le principe de l’optique
géométrique.
Conséquences :
1) Théorème de Malus : les rayons lumineux sont normaux aux surfaces d’ondes
dans un milieu isotrope car les surfaces d’ondes sont perpendiculaires au vecteur
d’onde k .
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B
2) Retour inverse de la lumière : le chemin étant minimal L   ndl ; que la
A
lumière se déplace de A  B ou de B  A le rayon est le même. La lumière
empruntera le chemin inverse pour aller de B à A déduit de A à B. Le trajet suivi
par la lumière est indépendant du sens de propagation.
3) Pour un milieu homogène, L  n  l ; le chemin le plus court est la droite. La
propagation de la lumière est alors rectiligne. Elle met 8 minutes Soleil – Terre
(150 millions de km).
4) Lois de Snell-Descartes (voir §§ 2)
1.6. Système optique
C’est l’ensemble des milieux transparents d’indices de réfractions différents séparés
par des dioptres plan ou sphérique. La figure 1 nous présente un système optique
constitué de deux dioptres (miroir) sphérique 1 et  2
6
Figure 2 : système optique
n1, n2 et n3 sont les indices de réfraction respectivement des milieux 1, 2 et 3
1.7. Expérience en optique
On distingue essentiellement trois parties présentées par la figure 3 ci-dessous.
Figure 3 : les différentes parties d’une expérience en optique
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1.8.
Faisceaux lumineux
Un faisceau lumineux est un ensemble de rayons lumineux issus d’un même point. Il
peut être :
 parallèle si les rayons qui le constituent sont parallèles ;
 convergent si les rayons qui le constituent, convergent vers un même point ;
 divergent si les rayons qui le constituent, semblent provenir d'un même point.
Figure 4 : Faisceaux divergent, convergent et parallèle
7
Un faisceau est caractérisé par l’ouverture c’est-à-dire l’angle solide d .
Figure 5 : Angle solide
2. Lois de Snell – Descarte (conséquence du principe de Fermat)
Un rayon lumineux arrive sur une surface réfractante ou réfléchissante en un point
appelé point d’impact ; la droite perpendiculaire à la surface au niveau du point
d’impact s’appelle la normale.
Le rayon lumineux incident et la normale définissent le plan d’incidence.
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En optique géométrique, l’inclinaison d’un rayon lumineux est généralement
mesurée par l’angle entre la normale et le rayon lumineux. Cet angle est
usuellement orienté de la normale vers le rayon lumineux.
2.1.
Lois de la réflexion
Considérons un rayon lumineux SI incident sur l’interface I de deux milieux. La
lumière se réfléchit dans une seule direction, formant le rayon réfléchi IR.
Figure 6 : rayon réfléchi
L'angle d'incidence i et l'angle de réflexion i' sont respectivement les angles que
forment le rayon incident et le rayon réfléchi avec la normale à l'interface I, orientée
vers le milieu d'incidence.
1ère loi : Le rayon incident SI, le rayon réfléchi IR et la normale IN à la surface sont
dans le même plan appelé plan d'incidence.
2ème loi : Les angles d'incidence i et de réflexion i’ sont égaux.
Remarque : réflexion totale
Lorsqu’un rayon lumineux arrive sur un milieu moins réfringent, il y a risque de
réflexion
totale. Il y a réfraction si l’angle d’incidence est inférieur à une valeur limite
correspondant à un angle de réfraction π/2 :
𝜋
𝑛
𝑛1 𝑠𝑖𝑛(𝑖1max ) = 𝑛2 𝑠𝑖𝑛 ( 2 ) ⟹ 𝑖1𝑚𝑎𝑥 = 𝑎𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 (𝑛2 )
1
(1.5)
Dans ce cas, le rayon s’éloigne de la normale.
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Mais si 𝑖1 > 𝑖1𝑚𝑎𝑥 , le rayon est réfléchi suivant les lois de la réflexion. C’est le
phénomène de réflexion totale. Cela est illustré par la figure ci-dessous :
Figure 7 : (n1 > n2) si l’angle d’incidence est trop grand, l’angle de réfraction n’est plus
défini
2.2. Lois de la réfraction
Si un rayon lumineux SI tombe sur une surface P séparant deux milieux transparents,
une partie de la lumière est transmise du milieu d'incidence (1) au second milieu (2)
en déviant.
9
Figure 8 : rayon réfracté
Le rayon IR dans le second milieu est le rayon réfracté.
i1 : est le rayon d'incidence.
i2 : est le rayon de réfraction.
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1ère loi : Le rayon incident, le rayon réfracté et la normale à la surface sont dans le
même plan (plan d'incidence).
2ème loi : l'angle d'incidence et l'angle de réfraction sont liés par la loi se SnellDescartes :
n sin i  n sin i
1
1
2
2
(1.6)
Remarque : réfraction limite
Lorsqu’un rayon lumineux arrive sur un milieu plus réfringent, il le traverse toujours
et se rapproche de la normale.
L’angle de réfraction reste alors inférieur à une valeur limite correspondant à un angle
d’incidence π/2 (figure 9)
𝜋
𝑛
𝑛1 𝑠𝑖𝑛 ( 2 ) = 𝑛2 𝑠𝑖𝑛𝑖2𝑚𝑎𝑥 ⟹ 𝑖2𝑚𝑎𝑥 = 𝑎𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 (𝑛1 )
2
(1.7)
Un milieu est dit, par exemple, très réfringent s’il a un indice élevé. Cet adjectif
s’emploie surtout pour comparer des milieux : un milieu est plus réfringent qu’un
autre. L’indice est généralement compris entre 1 et 3.
Figure 9 : Angle limite de réfraction (𝑛1 < 𝑛2 ) lorsque l’angle d’incidence devient
grand
3. Angle de déviation D
Dans de nombreux exercices classiques, vous devrez calculer l’angle de déviation
d’un rayon lumineux à la traversée d’un système complexe (prisme, goutte d’eau,
etc). Cet angle est défini comme l’angle entre le rayon incident et le rayon
émergent, en général orienté de l’incident vers l’émergent.
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a. Réflexion
b. Réfraction
Figure 10 : Angle de déviation
Application : Prismes à réflexion totale permettant de dévier à angle droit ou de
redresser une image. Utilisés dans les jumelles ou les appareils photos dits reflex.
𝐧
𝟏
Exemple : n1= 1,5 ; n2= 1 ⇒ 𝐬𝐢𝐧 𝐢𝓵 = 𝐧𝟐 = 𝟏,𝟓 = 𝟎, 𝟔𝟔𝟔 ⇒ 𝐢𝓵 = 𝟒𝟏, 𝟖°.
𝟏
Dans les cas ci-dessous i vaut 45° et est donc supérieur à iℓ, il y a réflexion totale.
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ASTUCES :
Manipuler les lois de Snell-Descartes
1. N’oubliez jamais la première partie de ces lois : le rayon réfléchi ou
réfracté appartient au plan d’incidence !
2. Dans le cas d’une réfraction, comparez toujours les indices optiques.
Vous devez pouvoir dire sans hésitation que :
 Si n1 < n2, le rayon traverse toujours et se rapproche de la normale.
L’angle de réfraction ne peut jamais atteindre π/2 (réfraction
limite).
 Si n1 > n2, il y a risque de réflexion totale : la réfraction n’a lieu
que si i1 < i1max.
La fonction arcsin n’accepte que des arguments entre −1 et 1, cela
doit vous guider pour écrire le rapport des indices optiques dans le
bon sens.
3. Les angles d’incidence, de réfraction et de réflexion sont pris entre
le rayon lumineux et la normale au dioptre ou au miroir !
Calculer l’angle de déviation D
1. Comme la lumière se propage en ligne droite entre deux réflexions
ou réfractions, la déviation totale subie par un rayon pendant la
traversée d’un dispositif optique est la somme des déviations subies
le long du chemin.
2. Identifiez les diverses réflexions et réfractions subies par le rayon
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