Quelle est la signification de l'hippocampe ? Petit poisson (syngnathidé) marin au corps cuirassé, à la tête perpendiculaire à l'axe du corps, à la bouche tubiforme et aspiratrice, à la dorsale motrice, à queue vertébrale préhensile et sans nageoire, pratiquant la nage en position verticale et l'incubation nutricielle des œufs par le mâle, dans la poche ventrale ... C'est quoi une bougie neuvaine ? La bougie de neuvaine est associée à la neuvaine chrétienne. Il s'agit d'une série de neuf jours pendant lesquels les gens prient Dieu, souvent en préparation d'une fête (par exemple, la neuvaine de Pentecôte ou de Noël) ou en mémoire d'un saint. La bougie renforce la prière. INTRODUCTION La traite negriere, également appelée traite des noirs désigne des commerces d’esclaves dont été victimes des millions de noirs africains. Elle remonte à la nuit des temps pharaonique, mais celle dont nous vous parlerons est d’une autre nature qui est le trafic des esclaves de la côte de l ’ Afrique exp é di é s vers les colonies d ’ Am é rique essentiellement pratiquée par les européens du XVIème au XIXème siècle. Il y’a eu trois traites negrieres à savoir, la traite orientale, la traite occidentale et la traite intra- Africaine. Pour ce travail, nous nous sommes intéressés plus particulièrement aux pratiques esclavagistes du XVIIIè me siècle. En effet, la traite et l’esclavage paraissent particulièrement choquants lorsqu’ils se situent à une é poque d ’ é mancipation comme le siecle des lumi è res. I. LES CAUSES DE LA TRAITE NEGRIERE. Un esclave est défini comme une personne qui est la propriété privée d’une autre personne qu’elle doit par devoir et contrainte servir sans se poser de questions. L’esclavage est la situation que vit une esclave et la traite negriere est un ensemble le processus de capture, de transport et de vente lui produit des esclaves. Ce commerce est pratiqué depuis fort longtemps dans l’ancienne Égypte et aussi en Europe par les Grecs et les Romains .C’était une pratique tout à fait normale dans le monde avant le XVIème siè cle. L’objectif de notre exposé est l’étude du commerce de noirs qui a duré du 16e jusqu’à la fin du XIXème siècle. 1. LE BESOIN DES DOMESTIQUES. Pour effectuer les travaux domestiques, les Européens et les Arabes achetaient des esclaves en Afrique car ils se refusaient d’utiliser les gens d’une même religion qu’eux et il se trouvait alors que les Africains n’étaient à l’époque ni chrétien ni musulmans .Ce manège devait après le XVIeme siècle se prolonger en Amérique du Nord et du Sud ou les nord y ont subi pendant de très longues ann é es un lendemain incertain. 2. LE COMMERCE ET LES EXLORATIONS DES PORTUGAIS. Le début de la traite negriere organisée par l’Europe date de 1441, lorsque des navigateurs portugais ramenaient les premiers esclaves nègres au Portugal. Elle avait pour but d’amasser de l’argent grâce aux travaux des esclaves dans les plantations en EUROPE ou comme domestique dans des villas et aussi de construire de belles colonies avec la sueur et le sang des captifs... 3. LE BESOIN DE MAIN D’ OEUVRES POUR LES PLANTATIONS D’AMERIQUE. Dès le début du XVIème , les Europ éens créaient en Amérique de vastes plantations et des mines pour lesquelles la main d’œuvre s’avérait insuffisante .Pensant que le climat des Amériques était similaire au climat Africain, ils vinrent donc chercher des esclaves en Afrique et aussi ils se disaient que le noir est plus robuste et mieux adapte aux travaux forcés. En plus les occidentaux prenaient la race noire comme une race inferieure qui doit se soumettre aux maitres qu ’ ils é taient. II. COMMENT FUT ORGANISEE LA TRAITE NEGRIERE. 1. APPROVISIONNEMENT EN ESCLAVES. La traite des noirs se faisait au moye d’un commerce triangulaire européen dont le point de départ était un grand port de l’Amérique de la mer du Nord(Europe-Afrique ; Afrique-Amérique ; Amérique-Europe).Les navires servant à la traite était en réalité des bâtiments polyvalents , solides et rapides appelés « navires negriers « .Dans la port d’embarquement, le navire negrier chargeait les marchandises qui avaient la faveur des intermédiaires africain; ces marchandises étaient ensuite débarquées dans l’un des ports ou elles étaient marchandées, échangées contre des esclaves ou vendues aux intermédiaire africains. 2. LA VENTE DES ESCLAVES EN AFRIQUE. Une fois l’Afrique atteinte, la traite pouvait commencer. Le negrier pouvait pratiquer la traite volante, c’est à dire aller de baie en baie pur accueillir plusieurs esclaves. Cependant cette technique prenait beaucoup de temps et comportait de nombreux risques ( attaque s d »indigènes).La traite organisée s’imposa donc. Deux formules étaient possible: dans le premier cas , les Européens établissaient sur la cote un préside avec quelques commis et quelques soldats chargés du rassemblement des esclaves .La seconde formule était un marche fixe par un contrat. A son arrivée, le capitaine s’assurait le concours d’un interprète qui rendait visite au souverain , lui offrait des cadeaux, discutait des tarifs .La vente était ouverte et les barèmes fixés, chaque qualité de noir était vot é avec soin : par exemple , la meilleur marchandise était » la pièce d’Inde », adulte male , jeune et robuste .Afin d’éviter les fraudes , les esclaves amenés de force dans les ports étaient examinés par un chirurgien de bord .Celui-ci vérifiait les yeux, la bouche et les parties sexuelles .Les malades et les vieux étaient éliminés .Notons que les esclaves venaient de toute l’Afrique et étaient réduits en servitude pour des causes diverses : les prisonniers de guerre tribales, des débiteurs qui ne pouvaient rembourser leurs dettes et qui étaient réduits à l’esclavage , des criminels ainsi que des enfants vendus par leurs parents afin de se procurer des vivres .Venait ensuite le marquage au fer et l’embarquement des captifs sur des canots jusqu’aux navires .Ceux-ci étaient à cet effet : l’entrepont était aménagé en parc à « pègres ». 3. LA TRAVERSEE ET LAVIE DES ESCLAVES EN AMERIQUE DES LEUR ARRIVEE. La traversée qui commençait constitue alors la seconde étape du voyage triangulaire appelé » Middle Passage ».Durant ce voyage, les nourrissons, peu importe leur âge, étaient séparés de leur mère. Les hommes , séparés des femmes étaient enchainés deux par deux et alignés , couchés sur un espace de cinquante centimètre de large .L’entassement déjà insupportable se transformait en une proscuité humide et nauséeuse quand le mal de mer et le mauvais temps s’en mêlaient: l’eau s’engouffrait dans l’entrepôt, les vomissures , les déjections qui débordaient des baquets souillaient tout , faisant prospérer les maladies que les carences alimentaires, le manque d’hygiène ou la claustration engendraient déjà .Le jour , on faisait monter les noirs sur le pont pour qu’ils prennent l’air st se délassent. Le taux de mortalité s’élevait de 10 à 20%.Les bateaux finissaient enfin par atteindre leur but, l’Amérique .A son arrivée , les noirs malades et épuisés étaient rafraichis avant la vente afin de paraitre plus pré sentables. La vente était annoncées par voie d’affichage et les esclaves étaient exposés, et d étenus dans un enclos. La vente se faisait de trois manières différentes : par courtiers , à l’encan ou par lots .Quand les planteurs américains avaient besoin d’esclaves , ils donnaient leurs commissions à des courtiers qui montaient sur les navires et accaparaient tous les noirs , exceptés les malades .Ils les examinaient afin de voir si les captifs étaient constitués de manière à fournir un long travail. Si les courtiers n’ avaient pas reçus de commissions, le capitaine prenait le parti de vendre sa cargaison à l’ encan. Les esclaves étaient conduits dans un hangar e étaient mis aux enchères .Le troisième moyen que les capitaines negriers mettaient en usage pour se défaire de leur cargaison était le vente par lots .Les esclaves étaient placé dans une cour et l’instant arrivé, les portes de la cour s’ouvraient et de nombreux acheteurs s’y précipitent. Certains d’ entre eux n’ hésitent pas à se disputer violement leur proie. Ainsi les parents, les amis les compatriotes esclaves étaient pour la plupart séparés. Le navire negrier, grâce à l’échange ou la vente de captifs, amassaient des denrées tropicales ainsi que de l’ argent destinés à l’Europe , qu’ils ramait lors de son dernier voyage triangulaire de l’Am é rique vers l ’ Europe. CONCLUSION. Ce travail montre les horreurs et les nombreux effet de la traite d’ê tre humains: la vie d’un esclaves ne représentait en effet rien aux d’un maître qui, tant que dura le trafic , pouvait s’en procurer dix autres .Au XXIème siècle, l’esclavage est officiellement aboli dans tous les pays mais il existerait encore environ 100 millions d’ esclaves dans ce monde, ce qui représente probablement le plus haut chiffre jamais atteint ( source : rapport de l’Anti slavery International).On le trouve en Afrique ( Benin, Togo, Ghana ,Mauritanie …), en Amérique Centrale( Haïti, Républicaine Dominicaine …))Amérique du Sud ( Brésil et Pérou),Asie (Thaïlande ,Inde Philippines…).Les modalités et les raisons sont variées : en épurement d’une dette , en travail forcé suite à un délit ou pour mettre en valeur des terrains en fiche , comme main d'œuvre sans salaire pour les enfants pauvres , comme résultat de guerre tribales ou encore comme outils privilégié de conversion idéologique. Pratiquement chaque semaine, les journaux parlent d’êtres humains issus du Sud, victimes d ’ un trafic odieux. Leur carte d ’ identit é retir é e, sans autorisation de séjour, ces gens n’existent plus. Ils sont donc taillables à merci et ne peuvent sortir de l’enfer qui est leur quotidien. 24/09/2012 11487 visites 11 4 A dé couvrir aussi La question palestinienne L'économie de la Haute Volta Les techniques maté rielles de la peinture et de la sculpture Commentaires Poster un commentaire Laissez un message... Nom Envoyer Salmama gondes · 5 janvier 2024 TD L'arbre à palabres organisé par la Fondation MUNTU et la Banque TD Une rencontre pour les jeunes, les leaders et acteurs sociaux Dans le cadre du mois de l'histoire des noirs, La Fondation MUNTU en collaboration avec la Banque TD, vous invite à assister une des plus anciennes pratiques ancestrales du continent africain, une rencontre au pied de l'arbre à palabres. Lieu de rassemblement, l'arbre à Palabres sera reproduit à Montréal le 2 et 3 mars prochain à la Maison de l'Afrique, un espace approprié pour un évènement mélangeant art traditionnel et num érique immersif tout en incluant des conversations et des échanges avec la collectivité. En Afrique, on se réunit généralement sous le baobab pour discuter des décisions importantes à prendre pour l'avenir de la communauté il est prouvé scientifiquement que l'humanité tire son origine de la terre africaine. Nous sommes tous africains! L'arbre à palabre est donc un évé nement pour tous!», affirme Cathia Cariotte, présidente générale de la Fondation MUNTU. C'est dans cette optique que les leaders, acteurs sociaux et professionnels de toutes origines sont attendus à l'arbre à palabres qui sera suivi d'un cocktail réseautage le samedi le 2 mars de 18h à 22h. Nous serions heureux de vous compter parmi nos invités de marque. Acteur important au sein de la communauté, votre présence saura certainement faire avancer les échanges. Les billets en vente sur Eventbrite sont disponibles au prix de 10s. 2 mars 2019 COCKTAIL RÉSEAUTAGE (Activité 18 ans et plus pour professionnels et leaders) 18h00 à 19h00: Cocktail 19h00 à 20h00: Arbre à Palabres: l'identité africaine et afro descendante 20h00 à 22h00: R é seautage Programmation compl è te et Billetterie: https://arbreapalabres muntu.eventbrite.ca À propos de la Fondation Muntu MUNTU est un regroupement d'acteurs et d'actrices de changement dont le seul but est de soulager, de soutenir et d'améliorer les conditions de vie des de jeunes en difficultés d'ici et d'ailleurs. Pour ce faire, nous visons à promouvoir et à favoriser leur autonomie financière, leur intégration, leur insertion par la créativité, l'innovation, l'entrepreneuriat et l'implication sociale. Visitez notre site Web: https://www.fondationmuntu.org/ Pour demande d'informations: Jessica Lambert-Fandal: [email protected] MOISBLACK HISTORY NOIRS MONTH 1 · J'aime · Ré pondre Salmama gondes · 5 janvier 2024 Je Lesse u z ménage pour les grands froids si ils vous voulez bien passé pour moi 0 · J'aime · Répondre Sidi (visiteur) · 3 avril 2023 Laissez un message... 2 · J'aime · Répondre AKABASSI BOKO PASCAL · 10 janvier 2023 En parcourant votre article sur les causes de l'esclage, je suis inspiré d'approfondir mes recherches sur les théories du travail et leurs contradictions internes qui méritent d'entrevoir de nouvelles perspectives biocntriques. Cela exige une nouvelle vision de l'homme et 'une gé opolitique multipolaire du monde comme la maison commune à tous. L'Afrique porte en elle la synthèse de l'avenir du monde par sa démographie, sa culture de résilience, la quete de plénitude de ses religions et surtout sa vision de la dignit é de l'homme. 3 · J'aime · R é pondre Retour aux articles de la catégorie Recherches ⨯ Inscrivez-vous au blog Soyez pr évenu par email des prochaines mises à jour Rejoignez les 182 autres membres Votre nom de membre Votre adresse email Un mot de passe Inscrivez-moi Recommander ce blog | Contact | Signaler un contenu | Confidentialité | RSS | Espace de gestion Recherche dans les blogs de Blog4ever La traite orientale ou arabe-musulmane utilisait les voies commerciales des empires arabe puis ottoman : traversée du Sahara, de la Méditerranée, de la mer Noire, de la mer Rouge et le long de la côte africaine de l'océan Indien via les cités-États swahilis, qui se spécialisent dès l'Antiquité dans ce commerce. Ces routes commerciales approvisionnait leurs principaux marchés aux esclaves, dans les grandes villes d'Afrique du Nord et de la péninsule arabique, du Moyen-Orient, puis de Turquie[4]. Les régions d'importation des captifs sont le Kanem (actuel Tchad), la Nubie, l'Éthiopie, la Somalie et l'hinterland mozambicain et tanzanien[4]. Contrairement à une idée reçue, la traite orientale ne touchait pas davantage les femmes que les hommes et n'était pas particulièrement à finalité sexuelle[33]. En revanche, elle était orientée plus vers la satisfaction des besoins domestiques que vers le travail productif[4]. Elle fournissait une main-d'œ uvre servile employée à des travaux domestiques et de services (employés de maison, tâches d'entretien des palais et des infrastructures et activités sexuelles : harem, concubines, prostitution, eunuques). Les travaux des historiens Raymond Mauny, William G. L. Randies et Pierre Kalck ont établi qu'il fallait en moyenne compter trois à cinq morts, pour un esclave déporté [34]. Au Moyen Âge, une partie des esclaves terminaient leurs périples en Espagne et au Portugal, en partie sous contrôle musulman[35] avec l'Al-Andalus jusqu'au XVe siècle, ou en Sicile jusqu'au XIe siècle et dans les Balkans à compter du milieu du XIVe siècle avec les Ottomans. La traite d'esclaves noirs se poursuivit après la Reconquista espagnole, surtout vers la Sicile et les royaumes de la couronne d'Aragon. Après le Moyen Âge, quelques esclaves noirs arrivèrent jusqu'en Russie via l'Empire ottoman qui contrôlait la quasi-totalité du pourtour de la mer Noire[36]. en 1860 modifier À des é poques plus tardives, on a pu en trouver é galement dans l'agriculture[39], l'artisanat et l'extraction minière ou le métier des armes[40]. La traite orientale connut ainsi son apogée au XIXe siècle[4], notamment à travers une réorientation vers le travail productif avec l'essor de la culture du clou de girofle à Zanzibar : 100 000 esclaves, soit deux tiers de la population en 1834[4], puis 200 000 esclaves en 1860, pour une population totale de 300 000 habitants environ[22]. La plupart appartenaient à des Omanais, qui étaient moins de 5 000[22]. Seyyid Said possédait 45 plantations, dont une regroupant 6 000 à 7 000 esclaves[22]. Cette époque de récoltes abondantes de clous de girofle a « coïncidé avec une période d'exportation plus intense que jamais » d'esclaves razziés à l'intérieur de l'Afrique de l'Est[22]. D'après l'historien Cooper, de 15 000 à 20 000 transitaient par Zanzibar chaque année[22] vers 1860. Les prélèvements en Asie centrale, Empire byzantin et Europe modifier La traite orientale ne se limitait pas aux populations noires. D'autres groupes ethniques en étaient aussi victimes, notamment des Européens, mais dans des proportions moindres. Elle prélevait des populations venant des steppes turques d'Asie centrale et de l'Europe slave et suscita des razzias dans le monde chrétien (Sud de l'Europe, Empire byzantin). La présence d'esclaves en Asie modifier Par ailleurs, des inscriptions javanaises et des textes arabes montrent qu'aux IXe et Xe siècles, l'Indonésie entretenait des échanges commerciaux avec l'océan Indien et la côte est de l'Afrique. Les inscriptions parlent d'esclaves jenggi, c'est-à-dire « zengi », employés à Java ou offerts à la cour de Chine. En arabe, Zeng ou Zanj désigne à l'époque les habitants de la côte de l'Afrique de l'Est[41]. Groupes ethniques descendants de la traite orientale modifier Parmi les groupes ethniques et communautés descendants d'esclaves affranchis issus de la traite orientale, il y a, entre autres : les Akhdam au Yémen, les Afro-Saoudiens, les Afro-Palestiniens, les Afro-Syriens, les Afro-Jordaniens, les Afro-Irakiens, les Siya d'Iran ou Afro-Iraniens, les Siddis d'Inde et du Pakistan, les Jalban (Jalbane) d'Égypte, les Zenci ou Afro-Turcs de Turquie, les Haratin (Haratine) ou Chouachin (Chouachine) du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie, Azaouad et Azaouagh). sources écrites fait foi. Les esclaves sont échangés contre des armes à feu, ce qui permet à certains peuples de former des nations guerrières, comme les Ashanti du pays de l'or, au Guana, et les migrations se multiplient, désorganisant les agricultures. D'autres peuples acquièrent des armes pour se défendre et se mettent à vendre à leur tour des prisonniers afin de pouvoir se procurer ces armes. À partir de 1750, la traite intra-africaine concerne des territoires éloignés comme l'Oubangui-Chari, déjà sous la pression de la traite orientale, où les Européens procurent des armes à feu à des courtiers locaux, africains, qui acheminent les esclaves par pirogue, sur des fleuves que les navires européens ont du mal à remonter. L'existence de la traite intra-africaine, son développement au XIXe siècle, quand les débouchés vers l'Amérique sont interdits, une é poque où les différentes traites avaient déjà plongé l'Afrique dans un chaos militaire, dé mographique et économique, ont servi souvent de prétexte à la constitution des empires coloniaux français, belges, allemand, italien et anglais. En raison des risques militaires, des maladies et des difficultés de navigation, les Européens avaient jusque-là, dans la majorité des cas, évité de pénétrer l’intérieur des terres avant le XIXe siècle, même si les Portugais ont fait des razzias à l'intérieur de l'Angola dès 1583. Malgré le boom sucrier du XVIIIe siècle, les besoins des économies européennes en matières premières et leurs moyens militaires n'étaient pas encore aussi importants que lors de la révolution industrielle, dans la seconde moitié du XIXe siècle, principale période de colonisation. La traite intérieure vue du Nigeria ou en Côte d'Ivoire modifier En juin 2009 au Nigeria, après avoir relevé que le Sénat américain a présenté des excuses pour « l'inhumanité, la cruauté, l'injustice fondamentale de l'esclavage », le Congrès des droits civiques (CRC), un collectif rassemblant des dizaines d'organisations de défense des droits de l'homme a demandé aux « chefs traditionnels africains nigérians de s'excuser pour le rôle que leurs ancêtres ont joué dans la traite des esclaves »[62]. Le CRC a proposé à cette occasion qu'en échange de ces excuses ces chefs traditionnels obtiennent une reconnaissance constitutionnelle[62], une démarche parfois jugée liée à des arrière-pensées politiques, dans un pays où le poids de ces chefs traditionnels dans une partie des villages est considéré par les é lites urbaines comme un frein à la modernité[62]. L'indignation apparaît parfois comme trop s élective et les Ivoiriens n'ont par exemple jamais organisé de manifestations pour protester contre l’esclavage toujours pratiqué au XXIe siècle en Mauritanie, remarquait en 2016 le journaliste Venance Konan, directeur du journal Fraternité Matin, à Abidjan[63 La traite négrière occidentale, appelée aussi traite atlantique, ou traite européenne[1], désigne le commerce et transport massif d'esclaves noirs, organisé depuis l'Europe ou depuis ses colonies, pour approvisionner ces dernières en main-d'œuvre servile. Elle regroupe à la fois le « commerce triangulaire » (circuit Europe-Afrique-Amérique) et la « traite en droiture » (allers-retours Afrique-Amérique, sans passer par l'Europe). Elle est responsable de la déportation d'au moins onze millions d'individus sur quatre siècles[2]. Le navire négrier américain La Amistad à New York, le 26 août 1839 Le « Commerce triangulaire », ou « traite triangulaire », qui relie trois continents (Europe, Afrique, Amériques), ne désigne qu'une partie de la traite négrière effectuée par les Européens. Grâce à l’exploration récente des archives portugaises et hollandaises, les dernières recherches attribuent à la « traite en droiture » (liaison directe Afrique-Amériques, sans passer par les ports d'Europe), 45 % du total des esclaves africains déportés vers les colonies européennes (soit environ cinq millions d’individus)[2]. Cela explique aussi pourquoi Rio de Janeiro est le premier port négrier de la traite occidentale, devant Liverpool et Nantes, exclusivement tournés vers le commerce triangulaire[4]. De plus, si la traite triangulaire culmine au XVIIIe siècle, la traite en droiture domine largement la première période (XVIe et XVIIe siècles), et à nouveau au XIXe siècle, du fait des abolitions en Europe[2]. Comment sont capturés les esclaves au 18ème siècle ? Etape 2 = traite en Afrique : Les esclaves noirs sont capturés des tribus africaines rivales qui les amènent jusqu'au forts des Européens né griers sur la côte atlantique. Les esclaves sont échangés contre des « pacotilles » (armes, alcools, tissus … ) et embarqu é s sur les navires n é griers en direction des Am é riques. https://ww2.ac-poitiers.fr La Traite négrière & le comme Quels sont les produits échangés pendant la traite négrière ? Le « commerce triangulaire » Des navires transportant des marchandises telles que des armes, de l'alcool et des chevaux quittaient les ports européens pour l'Afrique de l'Ouest, où ils échangeaient ces produits contre des Africains réduits en esclavage. Comment se passe la capture des esclaves en Afrique ? La capture et la traite sur les côtes africaines À leur arrivée sur la côte aussi appelée « Côte aux Esclaves », les négriers rendent visite au roi africain local. Les Européens négocient leur pacotille* (rhum, eau-de-vie, fusils, poudre à canon, verroterie, etc.) contre les captifs* du roi africain. Comment s'appelle le bateau qui transporte les esclaves ? Un navire négrier, ou négrier, est un bateau qui, pour une partie de son temps, transportait des esclaves noirs (dits « nègres ») pour en faire commerce. Pourquoi les Européens ont installé les comptoirs en Afrique ? Les Européens rivalisent entre eux pour implanter des postes fixes où rassembler plus facilement les captifs et pratiquer le né goce dans de meilleures conditions. Ces forts étaient quelquefois imposants comme Elmina ou Cape Coast (Cabo Cors) mais ne doivent pas faire illusion. La capture des esclaves noirs en Afrique Regarder la vidéo La capture des noirs Dans quelles conditions sont capturés les esclaves en Afrique ? Au XVIIIe siècle, les esclaves sont capturés et achetés à l’intérieur de l’Afrique par des marchands noirs, qui les conduisent de force vers la côte où se trouvent les comptoirs européens. Là, ils sont achetés (échangés) contre des produits manufacturés européens (des armes, de la poudre, du fer, des tissus) : c’est la traite n égrière. Les noirs sont capturés à cause des conflits entre tribus africaines pour les vendre aux Européens. Ils vendent surtout les prisonniers de guerre, des criminels ou des noirs endettés contre toutes sorte de choses : des cauris ou 40 barres de fer ou des armes (fusils, sabres) ou pacotilles. Lors de la vente aux Européens le Capitaine, le Capitaine en second et le chirurgien (médecin) descendent du navire pour voir l’état des noirs et achètent ceux qui sont en meilleur santé possible pour supporter le voyage de l’Atlantique. La capture des esclaves La traite négrière se fait dans le cadre du commerce triangulaire : les esclaves sont capturés en Afrique et sont revendus contre des objets de faible valeur. Les esclaves sont d’abord capturés en Afrique, soit par des inconnus, des proches ou parfois même par leur propre roi et sont revendus aux négociants européens en échange de marchandises (nourriture, armes…) ou contre des objets de faible valeur (cauris...). On les dépouillait, on les dé shabillait, puis on les enchaînait et on les conduisait sur la plage, prêt à embarquer sur un bateau négrier. On les privait de leur liberté. De plus, lorsque les familles étaient capturées, elles étaient séparées. "Traite transatlantique" est le nom donné à la traite des esclaves africains pour alimenter les colonies d'Amérique. Les esclaves seront ensuite vendus aux Etats-Unis. Le commerce triangulaire désigne le commerce maritime reliant l'Europe, l'Afrique et l'Amérique, avec comme objectif la déportation d'esclaves noirs pour approvisionner les colonies en main-d'œ uvre servile. Depuis l'Europe, des navires chargés de pacotille (étoffes, armes) se rendaient sur les côtes africaines acquérir des captifs. Ceux-ci étaient ensuite transportés dans les colonies d'Amé rique, où ils étaient échangés contre les matières premières produites dans les plantations esclavagistes (sucre, café, cacao, coton, tabac). Enfin, ces denrées coloniales étaient à leur tour revendues dans les ports européens. Schéma classique du commerce triangulaire entre l'Europe, l'Afrique et les Am é riques. Plan de « stockage » du navire n é grier anglais Brookes. Le « commerce triangulaire » et la « traite en droiture » (allers-retours Afrique-Amé rique, sans passer par l'Europe) forment ensemble la traite atlantique ou traite occidentale. Organis ée par les Européens, cette « traite négrière » est responsable de la déportation massive de onze millions d'individus sur quatre siècles. En revanche, contrairement à la traite en droiture, le commerce triangulaire, qui a été le plus pratiqué par la France et le Royaume-Uni, est très concentré dans le temps : il prend de l'ampleur au XVIIIe siècle, en particulier à partir de 1705, puis chute au début du XIXe siècle, avec le développement du mouvement abolitionniste en Europe et l'interdiction de la traite (mais pas encore de l'esclavage). Le trafic d'esclaves devenu ill é gal se fait ensuite principalement en droiture. Enfin, l'abolition compl è te de l'esclavage (Royaume-Uni en 1838, France en 1848, Brésil en 1888) met un terme définitif à la traite négriè re occidentale. L'engagisme est alors relancé pour satisfaire la demande de main-d’œuvre des plantations coloniales. armement Comment s'appelle le commerce des esclaves en Afrique ? Commerce triangulaire : plus de 12 millions et demi d'Africains ont été déportés outre-Atlantique ; plus d'un million et demi de personnes ont péri pendant la traversée. Dépourvus de droits, les esclaves sont victimes de sévices par leurs maîtres qui ont tout pouvoir sur eux.24 mars 2025 Négriers arabes et leurs captifs noirs au Sahara, xix e siècle. Enfin, les trafiquants arabes, très actifs depuis des siècles dans la traite négrière, pouvaient également vendre des esclaves aux Européens, même sur la côte occidentale de l'Afrique. partir du xvie siècle, l’expansion européenne n’est pas possible sans les esclaves, dans la mesure où les Européens redoutent d’émigrer vers les régions tropicales où leur taux de mortalité est fort élevé. C’est ainsi qu’en Afrique et en Asie, les colonisateurs européens achètent sur place des esclaves. Dans le Nouveau Monde, toutefois, l’approvisionnement local en esclaves est insuffisant, alors qu’il constitue pour les puissances coloniales la première région de production de cultures tropicales destinées à l’exportation comme le sucre et le café. La demande grandissante pour ces produits en Europe incite un grand nombre de compagnies maritimes à acheter des esclaves sur la côte ouest de l’Afrique, à les faire traverser l’Atlantique sur des navires, et à les vendre à des propriétaires d’esclaves dans le Nouveau Monde. Ainsi, entre 1500 et 1870, le commerce transatlantique des esclaves représente l’une des principales migrations humaines de l’histoire, et modifie considérablement la composition ethnique de la population du Nouveau Monde. Au total, sur environ 12 millions d’Africains embarqués de force, environ 10 millions sont débarqués, en raison de la forte mortalité à bord : au Brésil (45 %) ; dans les Caraïbes britanniques, françaises, néerlandaises et danoises (37 %) ; en Amérique espagnole (10,7 %) ; et en Amérique du Nord (3,6 %). Les bateaux négriers proviennent du Portugal et du Brésil portugais (47,6 %), de Grande-Bretagne (25,5 %), de France (10,8 %), d’ Espagne et d’Amérique espagnole (8,2 %), des Pays-Bas (4,4 %), des colonies d’Amérique du Nord/États-Unis (2,3 %), du Danemark et des États baltes (0,8 %). Accueil Accueil Encyclop é die Enseignants Concours Photographies & histoire Qui sommes-nous ? French Anglais L’Europe et le monde Ajouter à votre sélection La traite n égrière atlantique Pieter EMMER La traite atlantique des esclaves, de l’Afrique au Nouveau Monde, pourrait bien voir été la plus importante migration maritime de l’histoire. Organisée par les colons européens à partir du xvie siècle, elle s’explique par la recherche de main-d’œuvre alors que la population indigène du Nouveau Monde a diminué rapidement en raison du manque d’immunité contre les maladies importées de l’Ancien Monde. Sur un total d’ environ 12 millions d’Africains embarqués de force, environ 10 millions sont débarqués, du fait de la forte mortalité à bord. Ils arrivent au Brésil (45 %), dans les Caraïbes britanniques, françaises, néerlandaises et danoises (37 %), en Amérique espagnole (11 %), et en Amérique du Nord (4 %). Malgré la demande croissante d’esclaves, et bien que florissante, la traite atlantique est abolie au cours des premières décennies du xixe siècle, sous la pression des considérations humanitaires. Aperçu de la traite d’esclaves en provenance d’Afrique. Nombre d’esclaves débarqués, classés par destination et par siècle, 1500-1900. Nombre d’esclaves débarqués, class és par destination et par siècle, 1500-1900. Source : www.slavevoyages.org Les origines gé ographiques des esclaves africains. Les origines géographiques des esclaves africains. Source : www.slavevoyages.org Sommaire Les fondements culturels, démographiques et économiques de la traite atlantique D’où viennent les esclaves ? L’achat d’esclaves sur la côte africaine Le « passage du milieu » Mettre un terme à la traite atlantique À partir du xvie siècle, l’ expansion européenne n’est pas possible sans les esclaves, dans la mesure où les Européens redoutent d’émigrer vers les régions tropicales où leur taux de mortalité est fort élevé. C’est ainsi qu’en Afrique et en Asie, les colonisateurs européens achètent sur place des esclaves. Dans le Nouveau Monde, toutefois, l’approvisionnement local en esclaves est insuffisant, alors qu’il constitue pour les puissances coloniales la première région de production de cultures tropicales destinées à l’exportation comme le sucre et le café. La demande grandissante pour ces produits en Europe incite un grand nombre de compagnies maritimes à acheter des esclaves sur la côte ouest de l’Afrique, à les faire traverser l’Atlantique sur des navires, et à les vendre à des propriétaires d’esclaves dans le Nouveau Monde. Ainsi, entre 1500 et 1870, le commerce transatlantique des esclaves représente l’une des principales migrations humaines de l’histoire, et modifie considérablement la composition ethnique de la population du Nouveau Monde. Au total, sur environ 12 millions d’Africains embarqués de force, environ 10 millions sont débarqués, en raison de la forte mortalité à bord : au Brésil (45 %) ; dans les Caraïbes britanniques, françaises, néerlandaises et danoises (37 %) ; en Amérique espagnole (10,7 %) ; et en Amérique du Nord (3,6 %). Les bateaux négriers proviennent du Portugal et du Brésil portugais (47,6 %), de Grande-Bretagne (25,5 %), de France (10,8 %), d’Espagne et d’Amérique espagnole (8,2 %), des Pays-Bas (4,4 %), des colonies d’Amérique du Nord/États-Unis (2,3 %), du Danemark et des États baltes (0,8 %). Les fondements culturels, démographiques et économiques de la traite atlantique Trois raisons – chacune propre à un continent – expliquent le développement du commerce des esclaves de part et d’autre de l’Atlantique. La première est la forte demande de main-d’œuvre dans le Nouveau Monde, où la population amérindienne a rapidement décliné apr ès l’arrivée des premiers explorateurs européens. En effet, les Amérindiens n’étaient pas immunisés contre les maladies communes importées de l’Ancien Monde, telles que la grippe, la scarlatine ou même un simple rhume. Selon certaines estimations, le déclin de la population amé rindienne aurait ainsi atteint 40 %. Si ce phénomène a permis aux envahisseurs européens de conquérir d’importantes étendues de terres sans grande résistance, les colonies du Nouveau Monde ne peuvent cependant générer des profits qu’avec une main-d’œuvre en quantité suffisante. Or, en ces terres tropicales, la culture de produits d’exportation comme le sucre et le tabac, destinés aux marchés européen et nord-américain, nécessite un nombre considérable de travailleurs. Pour cela, les Espagnols et les Portugais réduisent en esclavage une partie des Amé rindiens, mais ils font aussi venir des esclaves de leur pays d’origine – les esclaves africains sont monnaie courante en Espagne et au Portugal. Toutefois, leur nombre est insuffisant, alors que des pays comme la France, l’Angleterre et les Pays-Bas, qui commencent au xviie siècle à y installer eux aussi des colonies, n’en comptent aucun. La deuxième raison tient à ce que les Européens ne s’asservissent pas les uns les autres, malgré les conflits violents, les multiples guerres civiles, la grande pauvreté, et la persécutions de minorités telles que les Irlandais ou les Huguenots. Certes, des captifs de la conquête de l’Irlande par les Anglais, de la guerre civile anglaise et des guerres de religion en France sont envoyés de force en Amérique, mais en nombre insuffisant ; en outre, leurs enfants – s’ils en ont – naissent libres et ne peuvent être longtemps contraints au travail forcé. Au début des colonies anglaises, françaises et né erlandaises, il n’apparaît pas nécessaire de chercher de la main-d’œuvre hors d’Europe, dès lors qu’on en trouve par des contrats d’engagement. Dans les ports d’Angleterre, de France et des Pays-Bas, de jeunes hommes à l’esprit aventureux signent de leur plein gré un contrat par lequel ils s’engagent à travailler quelques années en échange de la gratuité du voyage vers les colonies, de nourriture et d’un logement sur place. Entre 1625 et 1660, au moins 60 000 travailleurs migrent ainsi vers les Antilles, principalement à la Barbade. Cette petite île des Caraïbes devient d’ailleurs en peu de temps la zone la plus densément peuplée du Nouveau Monde avec 77 colons par kilomètre carré alors que, durant la période précédente de la colonisation espagnole, la région des Caraïbes ne comptait pas plus d’un colon pour cent kilomè tres carrés. À partir des années 1650, le nombre d’engagés décline rapidement, quand les premiers volontaires rentrent au pays et témoignent des conditions de travail et de vie abominables, du dur labeur et de la mortalité élevée dans les sociétés de plantations par ailleurs exclusivement masculines. Or il n’est guère possible pour les gouvernements européens de contraindre leurs sujets à émigrer en ces terres. La troisième explication est à chercher en Afrique, où l’ esclavage et la traite se pratiquent depuis plusieurs siècles. Ce commerce prospère est déjà bien organisé, avec des marchés, des courtiers et une longue expérience du transfert d’esclaves d’une région à l’autre. Les Européens naviguant sur la côte occidentale de l’Afrique n’ont donc qu’ à offrir davantage que les négriers africains et arabes pour obtenir autant d’esclaves qu’ils le souhaitent. Ces trafics ne se concurrencent d’ailleurs qu’assez peu entre eux : les acheteurs europ éens recherchent des esclaves masculins, tandis que les propriétaires d’esclaves en Afrique et au Proche-Orient préfèrent acquérir des femmes, parce qu’elles peuvent être employées pour une grande variété de tâches et parce qu’elles sont à même de fournir à leurs maîtres une descendance. Les premiers n é griers transatlantiques sont les Portugais, qui manquent cruellement de main-d’œuvre dans leur colonie. Les Espagnols sont confrontés à la même pé nurie, mais ne peuvent acheter des esclaves en Afrique en raison du traité de Tordesillas. Établi sous l’égide du pape en 1494, ce traité partage le monde extra-européen en deux : l’Afrique, ainsi qu’une partie de l’Amérique latine et de l’Asie sont octroyées à la couronne portugaise ; le reste – les Amériques essentiellement, à cette date partiellement découvertes – à l’ Espagne. Par conséquent, l’Espagne dépend des marchands étrangers pour approvisionner l’Am érique espagnole en esclaves. Soulignons que le Portugal n’envahit pas l’Afrique – à l’ exception de certaines parties de l’Angola – mais il érige une série de forts le long de la côte pour y pratiquer le commerce ; les produits y sont entreposés et les esclaves rassemblés avant de prendre la mer. Après 1600, les Anglais, les Français et les Néerlandais brisent le monopole ib érique dans l’Atlantique et établissent des colonies dans les zones tropicales et modérées du Nouveau Monde. Durant les premières décennies, le recours aux esclaves africains demeure nettement plus faible que dans les colonies ibériques en raison du nombre suffisant de travailleurs sous contrat. Parmi ce deuxième groupe d’envahisseurs, les Néerlandais se tournent les premiers vers l’esclavage après avoir conquis une partie du Brésil en 1630. Les Français et les Anglais suivent le mouvement, et chacun concentre le commerce d’esclaves sur une partie distincte de la côte africaine. Après 1650, les colons anglais passent de la culture du tabac à celle de la canne à sucre, dévoreuse de main-d’œuvre – en plus de l’achat de moulins coûteux–, alors qu’il devient difficile de trouver des travailleurs sous contrat. Pendant quelques années, les planteurs peuvent compter sur l’arrivée de prisonniers de guerre irlandais et royalistes, envoyés aux Antilles comme travailleurs forcés, mais l’offre se tarit après la fin de la guerre civile en 1660. Ils n’ont d’autre choix que de se tourner vers l’Afrique pour se procurer des esclaves. En réalité, pour les Anglais comme pour les Français, le trafic d’esclaves a commencé un peu plus tôt. Si l’Acte de navigation votée par le Parlement d’Angleterre en 1651 interdit aux négriers étrangers le commerce dans les colonies anglaises, c’est parce que les négriers britanniques fournissent déjà aux plantations sucrières des Caraïbes des esclaves originaires d’Afrique. De leur côté, les planteurs français s’en remettent aux esclavagistes néerlandais, qui ne peuvent plus vendre d’ esclaves au Brésil après la perte de ce dernier au profit des Portugais en 1654. C’est en 1658 qu’ une première compagnie française de traite des esclaves est constituée, la Compagnie du Cap-Vert et du Sénégal. Les Anglais créent en 1672 la Royal African Company, une compagnie bien organisée disposant du monopole sur la traite. Les Néerlandais fondent la Compagnie des Indes occidentales dès 1621. Cependant, dans l’Atlantique, les grandes compagnies monopolistiques ne sont pas nécessairement plus efficaces que les plus petites ou que les simples marchands. Si la grande Compagnie hollandaise des Indes occidentales a les moyens de s’attaquer au Brésil portugais, l’entreprise se solde néanmoins par la faillite. Les Anglais et les Français, avec leurs sociétés plus petites, financées par des marchands ou des compagnies de transport, paraissent plus efficaces et conduisent à des ré sultats plus durables. Deux circuits de traite n é griè re transatlantique coexistent. Les navires en provenance du Portugal et du Brésil portugais dominent le premier, dirigé vers l’Atlantique sud, même si certains navires venus d’Angleterre, de France et des Pays-Bas y participent en faisant entrer clandestinement des esclaves en Amérique espagnole. Le second circuit, vers les Caraïbes, est constitué de bateaux négriers originaires d’ Angleterre, de France, des Pays-Bas, mais aussi de Suède, du Brandebourg et même de Lituanie. Ces deux circuits de traite sont essentiellement séparés, mais peuvent parfois se croiser sur la côte africaine. Le second circuit connaît son apogée au xviiie siècle, avec trois millions d’esclaves dé barqués, tandis que le Brésil et l’Amérique espagnole en reçoivent en nombre similaire au siècle suivant. Ce décalage quant au besoin de main-d’œuvre résulte d’un développement différencié de l’agriculture de plantation. Dans les Caraïbes, l’expansion des plantations en nombre et en taille est plus rapide qu’au Brésil et à Cuba, où ce régime agricole n’atteint son apogée qu’au xixe siècle. Non seulement les importations d’esclaves favorisent ce développement, mais encore elles permettent de compenser le déclin naturel dû à la forte mortalité dans ces terres de plantation. L’Amérique du Nord constitue une exception : la population d’esclaves y connaît une forte croissance démographique, similaire à celle de la population libre. Vers 1800, environ 30 % de l’ensemble des esclaves du Nouveau Monde vivent aux États-Unis, alors que ce territoire n’a accueilli que 3,6 % du total d’esclaves débarqués outre-Atlantique. D’où viennent les esclaves ? Les esclaves proviennent de toutes les régions des côtes occidentales de l’Afrique, avec des disparités au fil du temps. La seule région à exporter constamment des esclaves est l’ Afrique du Centre-Ouest, qui fournit environ 40 % du nombre total d’esclaves embarqués. La côte sud-est de l’Afrique ne commence à procurer un nombre important d’esclaves pour la traite transatlantique qu’après 1800 : d’une part, parce que des navires à voiles plus rapides permettent alors de réduire le temps nécessaire pour parcourir la distance supplémentaire jusqu’ au cap de Bonne-Espérance et, d’autre part, parce que des patrouilles navales anti-esclavagistes contrôlent désormais les zones traditionnelles d’exportation le long de la côte ouest de l’ Afrique. La région la plus proche du Nouveau Monde, la Sénégambie, ne fournit qu’un nombre relativement faible d’esclaves, ce qui tient au fonctionnement du marché des esclaves en Afrique : les Africains décident du nombre d’esclaves qu’ils souhaitaient vendre, de l’endroit o ù ils veulent le faire, ainsi que des catégories d’âge et de sexe. Les Européens préfèrent acquérir des hommes adultes à même de travailler dans le Nouveau Monde, mais doivent se conformer aux normes et aux valeurs africaines les obligeant à acheter davantage de femmes et d’enfants. Leur nombre est donc proportionnellement plus important que celui des femmes et enfants chez les migrants libres du Nouveau Monde. Environ 70 % des femmes et 90 % des enfants qui entrent dans le Nouveau Monde entre 1500 et 1800 sont ainsi originaires d’Afrique et sont réduits en esclavage. La mortalité parmi les captifs à travers l’Atlantique est élevée, mais elle diminue avec le temps, en particulier sur les navires en provenance d’Angleterre. Elle varie aussi selon le port d’embarquement sur la côte africaine, ce qui suggère que la condition physique des esclaves est très variable. Avec la hausse des prix, étendre la zone de capture devient rentable. Or, quand les esclaves arrivent de régions plus éloignées à l’intérieur des terres, le nombre de jours à pied jusqu’à la côte augmente, et leur condition physique s’en trouve considérablement affecté e. De plus, en période de sécheresse et de disette, les propriétaires d’esclaves sont amenés à en vendre certains, ceux dont la condition physique est plus mauvaise. La présence à bord d’un mé decin réduit quelque peu la mortalité, dont le taux remonte néanmoins au cours du xixe siècle ; une grande part des esclaves est désormais transportée par des négriers clandestins sans sélection physique préalable et sans les services d’un médecin pendant le voyage. L’achat d’esclaves sur la côte africaine L’achat des esclaves se fait de plusieurs façons. Lorsqu’un navire négrier d’ Europe, du Brésil ou bien d’ Amérique du Nord arrive sur la côte africaine, il peut naviguer vers l’un des forts de la côte, de préférence sous le même pavillon. Le commandant du fort, de même que les marchands africains à proximité, détiennent généralement un lot d’esclaves permettant au capitaine du navire de se procurer rapidement la quantité souhaitée. Toutefois, la méthode est coûteuse car une part importante des marchandises apportées depuis l’Europe sont versées en guise de commission à ces intermédiaires. Une seconde méthode consiste à louer au souverain local un terrain sur la rive pour y construire une sorte d’entrepôt temporaire, qui sert d’une part au stockage des marchandises commerciales, et d’autre part au marché où les négociants africains conduisent leurs esclaves. À la fin de chaque journée, les esclaves achetés sont transportés sur le bateau et logés dans la cale. La méthode la plus utilisée par les navires européens est de naviguer le long de la côte et d’inviter les négociants à monter à bord avec leurs esclaves. Les transactions se déroulent généralement sur le pont, où le négociant choisit parmi un assortiment de marchandises telles que des armes, des textiles, des boissons alcoolisées et des articles mé nagers, tandis que le médecin du navire inspecte l’état physique des esclaves en examinant leurs dents, leur peau, leur couleur de cheveux et leur condition générale. Le plus souvent, les né gociants africains ne montent qu’avec quelques esclaves, si bien qu’il faut au capitaine plus d’ une ann é e sur la côte pour rentabiliser la travers é e avec un nombre suffisant d ’ esclaves. Comme ces derniers ne sont pas des passagers consentants, environ une expédition sur dix connaît une rébellion majeure, qui se produit habituellement lorsque le bateau est encore à proximité de la côte africaine. C’est d’ailleurs pour cette raison que les bateaux négriers transportent un équipage plus nombreux et davantage d’armes que pour d’autres activités de commerce. Le développement de la traite négrière en est ralentit, puisque ces coûts plus élevés signifient aussi des prix plus élevés et donc moins d’acheteurs. En outre, ces soulèvements influent sur la composition ethnique des esclaves, dès lors que les navires négriers de la côte de Sé négambie, de la Côte-au-Vent et du Sierra Leone connaissent davantage de rébellions que les navires provenant d’autres régions africaines. Le « passage du milieu » Dans une grande partie de la littérature ancienne, le trajet de l’Afrique vers le Nouveau Monde est généralement d écrit comme la partie la plus mortelle du voyage. Les esclaves sont détenus dans des conditions insalubres dans la cale du navire et ne peuvent passer qu’une courte période sur le pont, enchaîné s et si le temps le permet. L’expédition transatlantique, appelée « passage du milieu », peut prendre six à huit semaines. Les esclaves les plus faibles couraient un risque élevé de mourir, comme les femmes enceintes, les enfants, et les nourrissons. Pour autant, le passage du milieu n’ est qu’une étape d’une épreuve beaucoup plus longue. En effet, la plupart des esclaves doivent d’abord marcher jusqu’à la côte, sur une distance qui s’allonge au fil du temps. Le taux de mortalité augmente d’autant, et l’état des esclaves à leur arrivée à bord se détériore. De la m ême manière, la mortalité de l’équipage s’aggrave, car les bateaux négriers naviguent de plus en plus longtemps le long des côtes, ce qui accroît l’exposition aux maladies tropicales. Finalement, la faible condition physique des esclaves et de l’équipage explique le fait qu’il n’y ait pas eu davantage de rébellions à bord des navires. Mettre un terme à la traite atlantique À la fin du xviiie siècle, les arguments abolitionnistes se font entendre, en particulier en Grande-Bretagne et aux États-Unis, où de nouvelles communautés religieuses telles que les quakers, les baptistes et les méthodistes militent pour interdire la traite et l’esclavage. Malgré les avantages économiques de la traite des esclaves, leur combat aboutit en 1806, lorsque la majorité des deux chambres du Parlement britannique vote en faveur d’une loi visant à rendre la traite illégale pour les sujets de la Couronne à partir du 1er mars 1808. Cependant la traite des esclaves se poursuit jusqu’à la fin du xixe siècle sous le drapeau de pays qui ne l’ont pas interdite ou en contournant son interdiction. Afin de mettre fin à la traite illégale des esclaves, la Grande-Bretagne, la France et les Ét