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A Traite Negreira: Causas e Organização do Comércio de Escravos

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Quelle est la signification de l'hippocampe ? Petit poisson (syngnathidé) marin au corps cuirassé,
à la tête perpendiculaire à l'axe du corps, à la bouche tubiforme et aspiratrice, à la dorsale
motrice, à queue vertébrale préhensile et sans nageoire, pratiquant la nage en position verticale et
l'incubation nutricielle des œufs par le mâle, dans la poche ventrale ...
C'est quoi une bougie neuvaine ? La bougie de neuvaine est associée à la neuvaine chrétienne.
Il s'agit d'une série de neuf jours pendant lesquels les gens prient Dieu, souvent en préparation
d'une fête (par exemple, la neuvaine de Pentecôte ou de Noël) ou en mémoire d'un saint. La
bougie renforce la prière.
INTRODUCTION
La traite negriere, également appelée traite des noirs désigne des
commerces d’esclaves dont été victimes des millions de noirs africains. Elle remonte à la nuit
des temps pharaonique, mais celle dont nous vous parlerons est d’une autre nature qui est le
trafic des esclaves de la côte de l ’ Afrique exp é di é s vers les colonies d ’ Am é rique
essentiellement pratiquée par les européens du XVIème au XIXème siècle. Il y’a eu trois traites
negrieres à savoir, la traite orientale, la traite occidentale et la traite intra- Africaine. Pour ce
travail, nous nous sommes intéressés plus particulièrement aux pratiques esclavagistes du XVIIIè
me siècle. En effet, la traite et l’esclavage paraissent particulièrement choquants lorsqu’ils se
situent à une é poque
d ’ é mancipation comme le siecle des lumi è res.
I.
LES CAUSES DE LA TRAITE NEGRIERE. Un esclave est défini comme une personne qui est
la propriété privée d’une autre personne qu’elle doit par devoir et contrainte servir sans se poser
de questions. L’esclavage est la situation que vit une esclave et la traite negriere est un ensemble
le processus de capture, de transport et de vente lui produit des esclaves. Ce commerce est
pratiqué depuis fort longtemps dans l’ancienne Égypte et aussi en Europe par les Grecs
et les Romains .C’était une pratique tout à fait normale dans le monde avant le XVIème siè
cle. L’objectif de notre exposé est l’étude du commerce de noirs qui a duré du 16e jusqu’à la
fin du XIXème siècle.
1.
LE BESOIN DES DOMESTIQUES.
Pour effectuer les
travaux domestiques, les Européens et les Arabes achetaient des esclaves en Afrique car ils
se refusaient d’utiliser les gens d’une même religion qu’eux et il se trouvait alors que les
Africains n’étaient à l’époque ni chrétien ni musulmans .Ce manège devait après le XVIeme
siècle se prolonger en Amérique du Nord et du Sud ou les nord y ont subi pendant de très
longues ann é es un lendemain incertain.
2.
LE COMMERCE
ET LES
EXLORATIONS DES PORTUGAIS. Le début de la traite negriere organisée par l’Europe date
de 1441, lorsque des navigateurs portugais ramenaient les premiers esclaves nègres au
Portugal. Elle avait pour but d’amasser de l’argent grâce aux travaux des esclaves dans les
plantations en EUROPE ou comme domestique dans des villas et aussi de construire de belles
colonies avec la sueur et le sang des captifs...
3.
LE BESOIN DE MAIN D’
OEUVRES POUR LES PLANTATIONS D’AMERIQUE. Dès le début du XVIème , les Europ
éens créaient en Amérique de vastes plantations et des mines pour lesquelles la main d’œuvre
s’avérait insuffisante .Pensant que le climat des Amériques était similaire au climat Africain,
ils vinrent donc chercher des esclaves en Afrique et aussi ils se disaient que le noir est plus
robuste et mieux adapte aux travaux forcés. En plus les occidentaux prenaient la race noire
comme une race inferieure qui doit se soumettre aux maitres qu ’ ils é taient.
II.
COMMENT
FUT
ORGANISEE
LA
TRAITE
NEGRIERE.
1.
APPROVISIONNEMENT EN ESCLAVES.
La traite des noirs se faisait au moye d’un
commerce triangulaire européen dont le point de départ était un grand port de l’Amérique
de la mer du Nord(Europe-Afrique ; Afrique-Amérique ; Amérique-Europe).Les navires
servant à la
traite était en réalité des bâtiments polyvalents , solides et rapides
appelés « navires negriers « .Dans la port d’embarquement, le navire negrier chargeait les
marchandises qui avaient la faveur des intermédiaires africain; ces marchandises étaient
ensuite débarquées dans l’un des ports ou elles étaient marchandées, échangées contre des
esclaves ou vendues aux intermédiaire africains.
2.
LA VENTE DES ESCLAVES
EN AFRIQUE.
Une fois l’Afrique atteinte, la traite pouvait commencer. Le negrier
pouvait pratiquer la traite volante, c’est à dire aller de baie en baie pur accueillir
plusieurs esclaves. Cependant cette technique prenait beaucoup de temps et comportait de
nombreux risques ( attaque s d »indigènes).La traite organisée s’imposa donc. Deux formules
étaient possible: dans le premier cas , les Européens établissaient sur la cote un préside avec
quelques commis et quelques soldats chargés du rassemblement des esclaves .La seconde
formule était un marche fixe par un contrat. A son arrivée, le capitaine s’assurait le
concours d’un interprète qui rendait visite au souverain , lui offrait des cadeaux, discutait
des tarifs .La vente était ouverte et les barèmes fixés, chaque qualité de noir était vot
é avec soin : par exemple , la meilleur marchandise était » la pièce d’Inde », adulte male ,
jeune et robuste .Afin d’éviter les fraudes , les esclaves amenés de force dans les ports
étaient examinés par un chirurgien de bord .Celui-ci vérifiait les yeux, la bouche et les
parties sexuelles .Les malades et les vieux étaient éliminés .Notons que les esclaves
venaient de toute l’Afrique et étaient réduits en servitude pour des causes diverses :
les prisonniers de guerre tribales, des débiteurs qui ne pouvaient rembourser leurs dettes et
qui étaient réduits à l’esclavage , des criminels ainsi que des enfants vendus par leurs
parents afin de se procurer des vivres .Venait ensuite le marquage au fer et l’embarquement
des captifs sur des canots jusqu’aux navires .Ceux-ci étaient à cet effet : l’entrepont était
aménagé en parc à « pègres ».
3.
LA TRAVERSEE ET LAVIE DES ESCLAVES EN
AMERIQUE DES LEUR ARRIVEE.
La traversée qui commençait constitue
alors la seconde étape du voyage triangulaire appelé » Middle Passage ».Durant ce voyage,
les nourrissons, peu importe leur âge, étaient séparés de leur mère. Les hommes , séparés
des femmes étaient enchainés deux par deux et alignés , couchés sur un espace de
cinquante centimètre de large .L’entassement déjà insupportable se transformait en une
proscuité humide et nauséeuse quand le mal de mer et le mauvais temps s’en mêlaient:
l’eau s’engouffrait dans l’entrepôt, les vomissures , les déjections qui débordaient des
baquets souillaient tout , faisant prospérer les maladies que les carences alimentaires, le
manque d’hygiène ou la claustration engendraient déjà .Le jour , on faisait monter les noirs
sur le pont pour qu’ils prennent l’air st se délassent. Le taux de mortalité s’élevait de
10 à 20%.Les bateaux finissaient enfin par atteindre leur but, l’Amérique .A son arrivée ,
les noirs malades et épuisés étaient rafraichis avant la vente afin de paraitre plus pré
sentables. La vente était annoncées par voie d’affichage et les esclaves étaient exposés, et d
étenus dans un enclos. La vente se faisait de trois manières différentes : par courtiers ,
à l’encan ou par lots .Quand les planteurs américains avaient besoin d’esclaves , ils
donnaient leurs commissions à des courtiers qui montaient sur les navires et
accaparaient tous les noirs , exceptés les malades .Ils les examinaient afin de voir si
les captifs étaient constitués de manière à fournir un long travail. Si les courtiers n’
avaient pas reçus de commissions, le capitaine prenait le parti de vendre sa cargaison à l’
encan. Les esclaves étaient conduits dans un hangar e étaient mis aux
enchères .Le
troisième moyen que les capitaines negriers mettaient en usage pour se défaire de
leur cargaison était le vente par lots .Les esclaves étaient placé dans une cour et
l’instant arrivé, les portes de la cour s’ouvraient et de nombreux acheteurs s’y précipitent.
Certains d’
entre eux n’
hésitent pas à se disputer violement leur proie. Ainsi les parents,
les amis les compatriotes esclaves étaient pour la plupart séparés. Le navire negrier, grâce
à l’échange ou la vente de captifs, amassaient des denrées tropicales ainsi que de l’
argent destinés à l’Europe , qu’ils ramait lors de son dernier voyage triangulaire de l’Am
é
rique
vers
l
’
Europe.
CONCLUSION.
Ce travail montre les horreurs et les nombreux effet de la traite d’ê
tre humains: la vie d’un esclaves ne représentait en effet rien aux d’un maître qui, tant
que dura le trafic , pouvait s’en procurer dix autres .Au XXIème siècle, l’esclavage est
officiellement aboli dans tous les pays mais il existerait encore environ 100 millions d’
esclaves dans ce monde, ce qui représente probablement le plus haut chiffre jamais
atteint ( source : rapport de l’Anti slavery International).On le trouve en Afrique ( Benin, Togo,
Ghana ,Mauritanie …), en Amérique Centrale( Haïti, Républicaine Dominicaine …))Amérique
du Sud ( Brésil et Pérou),Asie (Thaïlande ,Inde Philippines…).Les modalités et les raisons
sont variées : en épurement d’une dette , en travail forcé suite à un délit ou pour mettre
en valeur des terrains en fiche , comme main d'œuvre sans salaire pour les enfants
pauvres , comme résultat de guerre tribales ou encore comme outils privilégié de
conversion idéologique. Pratiquement chaque semaine, les journaux parlent d’êtres humains
issus du Sud, victimes d ’ un trafic odieux. Leur carte d ’ identit é retir é e, sans
autorisation de séjour, ces gens n’existent plus. Ils sont donc taillables à merci et ne peuvent
sortir de l’enfer qui est leur quotidien.
24/09/2012 11487 visites 11 4
A dé
couvrir aussi La question palestinienne L'économie de la Haute Volta Les techniques maté
rielles de la peinture et de la sculpture
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Salmama gondes · 5 janvier 2024 TD L'arbre à palabres
organisé par la Fondation MUNTU et la Banque TD Une rencontre pour les jeunes, les leaders et
acteurs sociaux Dans le cadre du mois de l'histoire des noirs, La Fondation MUNTU en
collaboration avec la Banque TD, vous invite à assister une des plus anciennes pratiques
ancestrales du continent africain, une rencontre au pied de l'arbre à palabres. Lieu de
rassemblement, l'arbre à Palabres sera reproduit à Montréal le 2 et 3 mars prochain à la
Maison de l'Afrique, un espace approprié pour un évènement mélangeant art traditionnel et num
érique immersif tout en incluant des conversations et des échanges avec la collectivité. En
Afrique, on se réunit généralement sous le baobab pour discuter des décisions importantes à
prendre pour l'avenir de la communauté il est prouvé scientifiquement que l'humanité tire son
origine de la terre africaine. Nous sommes tous africains! L'arbre à palabre est donc un évé
nement pour tous!», affirme Cathia Cariotte, présidente générale de la Fondation MUNTU. C'est
dans cette optique que les leaders, acteurs sociaux et professionnels de toutes origines sont
attendus à l'arbre à palabres qui sera suivi d'un cocktail réseautage le samedi le 2 mars de 18h à
22h. Nous serions heureux de vous compter parmi nos invités de marque. Acteur important au
sein de la communauté, votre présence saura certainement faire avancer les échanges. Les billets
en vente sur Eventbrite sont disponibles au prix de 10s. 2 mars 2019 COCKTAIL
RÉSEAUTAGE (Activité 18 ans et plus pour professionnels et leaders) 18h00 à 19h00:
Cocktail 19h00 à 20h00: Arbre à Palabres: l'identité africaine et afro descendante 20h00 à
22h00: R é seautage Programmation compl è te et Billetterie: https://arbreapalabres
muntu.eventbrite.ca À propos de la Fondation Muntu MUNTU est un regroupement d'acteurs et
d'actrices de changement dont le seul but est de soulager, de soutenir et d'améliorer les conditions
de vie des de jeunes en difficultés d'ici et d'ailleurs. Pour ce faire, nous visons à promouvoir et à
favoriser leur autonomie financière, leur intégration, leur insertion par la créativité, l'innovation,
l'entrepreneuriat
et
l'implication
sociale.
Visitez
notre
site
Web:
https://www.fondationmuntu.org/ Pour demande d'informations: Jessica Lambert-Fandal:
[email protected] MOISBLACK HISTORY NOIRS MONTH
1 · J'aime · Ré
pondre
Salmama gondes · 5 janvier 2024 Je Lesse u z ménage pour les grands froids si ils
vous voulez bien passé pour moi
0 · J'aime · Répondre
Sidi (visiteur) · 3 avril
2023 Laissez un message...
2 · J'aime · Répondre
AKABASSI BOKO PASCAL · 10
janvier 2023 En parcourant votre article sur les causes de l'esclage, je suis inspiré d'approfondir
mes recherches sur les théories du travail et leurs contradictions internes qui méritent d'entrevoir
de nouvelles perspectives biocntriques. Cela exige une nouvelle vision de l'homme et 'une gé
opolitique multipolaire du monde comme la maison commune à tous. L'Afrique porte en elle la
synthèse de l'avenir du monde par sa démographie, sa culture de résilience, la quete de plénitude
de ses religions et surtout sa vision de la dignit é de l'homme.
3 · J'aime · R é
pondre Retour aux articles de la catégorie Recherches ⨯ Inscrivez-vous au blog Soyez pr
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La traite orientale ou arabe-musulmane utilisait les voies commerciales des empires arabe puis
ottoman : traversée du Sahara, de la Méditerranée, de la mer Noire, de la mer Rouge et le long de
la côte africaine de l'océan Indien via les cités-États swahilis, qui se spécialisent dès l'Antiquité
dans ce commerce. Ces routes commerciales approvisionnait leurs principaux marchés aux
esclaves, dans les grandes villes d'Afrique du Nord et de la péninsule arabique, du Moyen-Orient,
puis de Turquie[4].
Les régions d'importation des captifs sont le Kanem (actuel Tchad), la
Nubie, l'Éthiopie, la Somalie et l'hinterland mozambicain et tanzanien[4].
Contrairement à
une idée reçue, la traite orientale ne touchait pas davantage les femmes que les hommes et n'était
pas particulièrement à finalité sexuelle[33]. En revanche, elle était orientée plus vers la
satisfaction des besoins domestiques que vers le travail productif[4]. Elle fournissait une main-d'œ
uvre servile employée à des travaux domestiques et de services (employés de maison, tâches
d'entretien des palais et des infrastructures et activités sexuelles : harem, concubines, prostitution,
eunuques).
Les travaux des historiens Raymond Mauny, William G. L. Randies et Pierre Kalck
ont établi qu'il fallait en moyenne compter trois à cinq morts, pour un esclave déporté
[34].
Au Moyen Âge, une partie des esclaves terminaient leurs périples en Espagne et au
Portugal, en partie sous contrôle musulman[35] avec l'Al-Andalus jusqu'au XVe siècle, ou en
Sicile jusqu'au XIe siècle et dans les Balkans à compter du milieu du XIVe siècle avec les
Ottomans.
La traite d'esclaves noirs se poursuivit après la Reconquista espagnole, surtout vers
la Sicile et les royaumes de la couronne d'Aragon. Après le Moyen Âge, quelques esclaves noirs
arrivèrent jusqu'en Russie via l'Empire ottoman qui contrôlait la quasi-totalité du pourtour de la
mer Noire[36].
en 1860 modifier À des é poques plus tardives, on a pu en trouver é galement dans
l'agriculture[39], l'artisanat et l'extraction minière ou le métier des armes[40]. La traite orientale
connut ainsi son apogée au XIXe siècle[4], notamment à travers une réorientation vers le travail
productif avec l'essor de la culture du clou de girofle à Zanzibar : 100 000 esclaves, soit deux
tiers de la population en 1834[4], puis 200 000 esclaves en 1860, pour une population totale de
300 000 habitants environ[22]. La plupart appartenaient à des Omanais, qui étaient moins de 5
000[22]. Seyyid Said possédait 45 plantations, dont une regroupant 6 000 à 7 000 esclaves[22].
Cette époque de récoltes abondantes de clous de girofle a « coïncidé avec une période
d'exportation plus intense que jamais » d'esclaves razziés à l'intérieur de l'Afrique de l'Est[22].
D'après l'historien Cooper, de 15 000 à 20 000 transitaient par Zanzibar chaque année[22] vers
1860.
Les prélèvements en Asie centrale, Empire byzantin et Europe modifier La traite
orientale ne se limitait pas aux populations noires. D'autres groupes ethniques en étaient aussi
victimes, notamment des Européens, mais dans des proportions moindres. Elle prélevait des
populations venant des steppes turques d'Asie centrale et de l'Europe slave et suscita des razzias
dans le monde chrétien (Sud de l'Europe, Empire byzantin).
La présence d'esclaves en
Asie modifier Par ailleurs, des inscriptions javanaises et des textes arabes montrent qu'aux IXe
et Xe siècles, l'Indonésie entretenait des échanges commerciaux avec l'océan Indien et la côte est
de l'Afrique. Les inscriptions parlent d'esclaves jenggi, c'est-à-dire « zengi », employés à Java ou
offerts à la cour de Chine. En arabe, Zeng ou Zanj désigne à l'époque les habitants de la côte de
l'Afrique de l'Est[41].
Groupes ethniques descendants de la traite orientale modifier Parmi
les groupes ethniques et communautés descendants d'esclaves affranchis issus de la traite orientale,
il y a, entre autres : les Akhdam au Yémen, les Afro-Saoudiens, les Afro-Palestiniens, les
Afro-Syriens, les Afro-Jordaniens, les Afro-Irakiens, les Siya d'Iran ou Afro-Iraniens, les Siddis
d'Inde et du Pakistan, les Jalban (Jalbane) d'Égypte, les Zenci ou Afro-Turcs de Turquie, les
Haratin (Haratine) ou Chouachin (Chouachine) du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye,
Mauritanie, Azaouad et Azaouagh).
sources écrites fait foi. Les esclaves sont échangés contre des armes à feu, ce qui permet à
certains peuples de former des nations guerrières, comme les Ashanti du pays de l'or, au Guana, et
les migrations se multiplient, désorganisant les agricultures. D'autres peuples acquièrent des armes
pour se défendre et se mettent à vendre à leur tour des prisonniers afin de pouvoir se procurer
ces armes.
À partir de 1750, la traite intra-africaine concerne des territoires éloignés comme
l'Oubangui-Chari, déjà sous la pression de la traite orientale, où les Européens procurent des
armes à feu à des courtiers locaux, africains, qui acheminent les esclaves par pirogue, sur des
fleuves que les navires européens ont du mal à remonter. L'existence de la traite intra-africaine,
son développement au XIXe siècle, quand les débouchés vers l'Amérique sont interdits, une é
poque où les différentes traites avaient déjà plongé l'Afrique dans un chaos militaire, dé
mographique et économique, ont servi souvent de prétexte à la constitution des empires
coloniaux français, belges, allemand, italien et anglais. En raison des risques militaires, des
maladies et des difficultés de navigation, les Européens avaient jusque-là, dans la majorité des
cas, évité de pénétrer l’intérieur des terres avant le XIXe siècle, même si les Portugais ont fait
des razzias à l'intérieur de l'Angola dès 1583. Malgré le boom sucrier du XVIIIe siècle, les
besoins des économies européennes en matières premières et leurs moyens militaires n'étaient
pas encore aussi importants que lors de la révolution industrielle, dans la seconde moitié du XIXe
siècle, principale période de colonisation.
La traite intérieure vue du Nigeria ou en Côte
d'Ivoire modifier En juin 2009 au Nigeria, après avoir relevé que le Sénat américain a présenté
des excuses pour « l'inhumanité, la cruauté, l'injustice fondamentale de l'esclavage », le Congrès
des droits civiques (CRC), un collectif rassemblant des dizaines d'organisations de défense des
droits de l'homme a demandé aux « chefs traditionnels africains nigérians de s'excuser pour le
rôle que leurs ancêtres ont joué dans la traite des esclaves »[62]. Le CRC a proposé à cette
occasion qu'en échange de ces excuses ces chefs traditionnels obtiennent une reconnaissance
constitutionnelle[62], une démarche parfois jugée liée à des arrière-pensées politiques, dans un
pays où le poids de ces chefs traditionnels dans une partie des villages est considéré par les é
lites urbaines comme un frein à la modernité[62].
L'indignation apparaît parfois comme trop s
élective et les Ivoiriens n'ont par exemple jamais organisé de manifestations pour protester contre
l’esclavage toujours pratiqué au XXIe siècle en Mauritanie, remarquait en 2016 le journaliste
Venance Konan, directeur du journal Fraternité Matin, à Abidjan[63
La traite négrière occidentale, appelée aussi traite atlantique, ou traite européenne[1], désigne le
commerce et transport massif d'esclaves noirs, organisé depuis l'Europe ou depuis ses colonies,
pour approvisionner ces dernières en main-d'œuvre servile. Elle regroupe à la fois le « commerce
triangulaire » (circuit Europe-Afrique-Amérique) et la « traite en droiture » (allers-retours
Afrique-Amérique, sans passer par l'Europe). Elle est responsable de la déportation d'au moins
onze millions d'individus sur quatre siècles[2].
Le navire négrier américain La Amistad à
New York, le 26 août 1839
Le « Commerce triangulaire », ou « traite triangulaire », qui relie trois continents (Europe, Afrique,
Amériques), ne désigne qu'une partie de la traite négrière effectuée par les Européens. Grâce à
l’exploration récente des archives portugaises et hollandaises, les dernières recherches attribuent
à la « traite en droiture » (liaison directe Afrique-Amériques, sans passer par les ports d'Europe),
45 % du total des esclaves africains déportés vers les colonies européennes (soit environ cinq
millions d’individus)[2]. Cela explique aussi pourquoi Rio de Janeiro est le premier port négrier
de la traite occidentale, devant Liverpool et Nantes, exclusivement tournés vers le commerce
triangulaire[4].
De plus, si la traite triangulaire culmine au XVIIIe siècle, la traite en droiture
domine largement la première période (XVIe et XVIIe siècles), et à nouveau au XIXe siècle, du
fait des abolitions en Europe[2].
Comment sont capturés les esclaves au 18ème siècle ? Etape 2 = traite en Afrique : Les esclaves
noirs sont capturés des tribus africaines rivales qui les amènent jusqu'au forts des Européens né
griers sur la côte atlantique. Les esclaves sont échangés contre des « pacotilles » (armes, alcools,
tissus … ) et embarqu é s sur les navires n é griers en direction des Am é
riques. https://ww2.ac-poitiers.fr La Traite négrière & le comme
Quels sont les produits échangés pendant la traite négrière ? Le « commerce triangulaire
»
Des navires transportant des marchandises telles que des armes, de l'alcool et des chevaux
quittaient les ports européens pour l'Afrique de l'Ouest, où ils échangeaient ces produits contre
des Africains réduits en esclavage.
Comment se passe la capture des esclaves en Afrique ? La capture et la traite sur les côtes
africaines
À leur arrivée sur la côte aussi appelée « Côte aux Esclaves », les négriers rendent
visite au roi africain local. Les Européens négocient leur pacotille* (rhum, eau-de-vie, fusils,
poudre à canon, verroterie, etc.) contre les captifs* du roi africain.
Comment s'appelle le bateau qui transporte les esclaves ? Un navire négrier, ou négrier, est un
bateau qui, pour une partie de son temps, transportait des esclaves noirs (dits « nègres ») pour en
faire commerce.
Pourquoi les Européens ont installé les comptoirs en Afrique ?
Les Européens rivalisent entre
eux pour implanter des postes fixes où rassembler plus facilement les captifs et pratiquer le né
goce dans de meilleures conditions. Ces forts étaient quelquefois imposants comme Elmina ou
Cape Coast (Cabo Cors) mais ne doivent pas faire illusion.
La capture des esclaves noirs en Afrique Regarder la vidéo La capture des noirs
Dans
quelles conditions sont capturés les esclaves en Afrique ? Au XVIIIe siècle, les esclaves sont
capturés et achetés à l’intérieur de l’Afrique par des marchands noirs, qui les conduisent de
force vers la côte où se trouvent les comptoirs européens. Là, ils sont achetés (échangés) contre
des produits manufacturés européens (des armes, de la poudre, du fer, des tissus) : c’est la traite n
égrière.
Les noirs sont capturés à cause des conflits entre tribus africaines pour les vendre aux
Européens. Ils vendent surtout les prisonniers de guerre, des criminels ou des noirs endettés contre
toutes sorte de choses : des cauris ou 40 barres de fer ou des armes (fusils, sabres) ou pacotilles.
Lors de la vente aux Européens le Capitaine, le Capitaine en second et le chirurgien (médecin)
descendent du navire pour voir l’état des noirs et achètent ceux qui sont en meilleur santé
possible pour supporter le voyage de l’Atlantique.
La capture des esclaves La traite négrière se fait dans le cadre du commerce triangulaire : les
esclaves sont capturés en Afrique et sont revendus contre des objets de faible valeur.
Les
esclaves sont d’abord capturés en Afrique, soit par des inconnus, des proches ou parfois même
par leur propre roi et sont revendus aux négociants européens en échange de marchandises
(nourriture, armes…) ou contre des objets de faible valeur (cauris...). On les dépouillait, on les dé
shabillait, puis on les enchaînait et on les conduisait sur la plage, prêt à embarquer sur un bateau
négrier. On les privait de leur liberté. De plus, lorsque les familles étaient capturées, elles étaient
séparées.
"Traite transatlantique" est le nom donné à la traite des esclaves africains pour
alimenter les colonies d'Amérique. Les esclaves seront ensuite vendus aux Etats-Unis.
Le commerce triangulaire désigne le commerce maritime reliant l'Europe, l'Afrique et l'Amérique,
avec comme objectif la déportation d'esclaves noirs pour approvisionner les colonies en main-d'œ
uvre servile. Depuis l'Europe, des navires chargés de pacotille (étoffes, armes) se rendaient sur les
côtes africaines acquérir des captifs. Ceux-ci étaient ensuite transportés dans les colonies d'Amé
rique, où ils étaient échangés contre les matières premières produites dans les plantations
esclavagistes (sucre, café, cacao, coton, tabac). Enfin, ces denrées coloniales étaient à leur tour
revendues dans les ports européens.
Schéma classique du commerce triangulaire entre
l'Europe, l'Afrique et les Am é riques.
Plan de « stockage » du navire n é grier anglais
Brookes. Le « commerce triangulaire » et la « traite en droiture » (allers-retours Afrique-Amé
rique, sans passer par l'Europe) forment ensemble la traite atlantique ou traite occidentale. Organis
ée par les Européens, cette « traite négrière » est responsable de la déportation massive de onze
millions d'individus sur quatre siècles. En revanche, contrairement à la traite en droiture, le
commerce triangulaire, qui a été le plus pratiqué par la France et le Royaume-Uni, est très
concentré dans le temps : il prend de l'ampleur au XVIIIe siècle, en particulier à partir de 1705,
puis chute au début du XIXe siècle, avec le développement du mouvement abolitionniste en
Europe et l'interdiction de la traite (mais pas encore de l'esclavage). Le trafic d'esclaves devenu ill
é gal se fait ensuite principalement en droiture. Enfin, l'abolition compl è te de l'esclavage
(Royaume-Uni en 1838, France en 1848, Brésil en 1888) met un terme définitif à la traite négriè
re occidentale. L'engagisme est alors relancé pour satisfaire la demande de main-d’œuvre des
plantations coloniales.
armement
Comment s'appelle le commerce des esclaves en Afrique ? Commerce triangulaire : plus de 12
millions et demi d'Africains ont été déportés outre-Atlantique ; plus d'un million et demi de
personnes ont péri pendant la traversée. Dépourvus de droits, les esclaves sont victimes de sévices
par leurs maîtres qui ont tout pouvoir sur eux.24 mars 2025
Négriers arabes et leurs captifs noirs au Sahara, xix e siècle. Enfin, les trafiquants arabes, très
actifs depuis des siècles dans la traite négrière, pouvaient également vendre des esclaves aux
Européens, même sur la côte occidentale de l'Afrique.
partir du xvie siècle, l’expansion européenne n’est pas possible sans les esclaves, dans la mesure
où les Européens redoutent d’émigrer vers les régions tropicales où leur taux de mortalité est
fort élevé. C’est ainsi qu’en Afrique et en Asie, les colonisateurs européens achètent sur place
des esclaves. Dans le Nouveau Monde, toutefois, l’approvisionnement local en esclaves est
insuffisant, alors qu’il constitue pour les puissances coloniales la première région de production
de cultures tropicales destinées à l’exportation comme le sucre et le café. La demande
grandissante pour ces produits en Europe incite un grand nombre de compagnies maritimes à
acheter des esclaves sur la côte ouest de l’Afrique, à les faire traverser l’Atlantique sur des
navires, et à les vendre à des propriétaires d’esclaves dans le Nouveau Monde. Ainsi, entre
1500 et 1870, le commerce transatlantique des esclaves représente l’une des principales
migrations humaines de l’histoire, et modifie considérablement la composition ethnique de la
population du Nouveau Monde. Au total, sur environ 12 millions d’Africains embarqués de force,
environ 10 millions sont débarqués, en raison de la forte mortalité à bord : au Brésil (45 %) ;
dans les Caraïbes britanniques, françaises, néerlandaises et danoises (37 %) ; en Amérique
espagnole (10,7 %) ; et en Amérique du Nord (3,6 %). Les bateaux négriers proviennent du
Portugal et du Brésil portugais (47,6 %), de Grande-Bretagne (25,5 %), de France (10,8 %), d’
Espagne et d’Amérique espagnole (8,2 %), des Pays-Bas (4,4 %), des colonies d’Amérique du
Nord/États-Unis (2,3 %), du Danemark et des États baltes (0,8 %).
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Pieter EMMER
La traite atlantique des esclaves, de l’Afrique au
Nouveau Monde, pourrait bien voir été la plus importante migration maritime de l’histoire.
Organisée par les colons européens à partir du xvie siècle, elle s’explique par la recherche de
main-d’œuvre alors que la population indigène du Nouveau Monde a diminué rapidement en
raison du manque d’immunité contre les maladies importées de l’Ancien Monde. Sur un total d’
environ 12 millions d’Africains embarqués de force, environ 10 millions sont débarqués, du fait
de la forte mortalité à bord. Ils arrivent au Brésil (45 %), dans les Caraïbes britanniques,
françaises, néerlandaises et danoises (37 %), en Amérique espagnole (11 %), et en Amérique du
Nord (4 %). Malgré la demande croissante d’esclaves, et bien que florissante, la traite atlantique
est abolie au cours des premières décennies du xixe siècle, sous la pression des considérations
humanitaires.
Aperçu de la traite d’esclaves en provenance d’Afrique. Nombre d’esclaves
débarqués, classés par destination et par siècle, 1500-1900. Nombre d’esclaves débarqués, class
és par destination et par siècle, 1500-1900. Source : www.slavevoyages.org Les origines gé
ographiques des esclaves africains. Les origines géographiques des esclaves africains. Source :
www.slavevoyages.org Sommaire Les fondements culturels, démographiques et économiques
de la traite atlantique D’où viennent les esclaves ? L’achat d’esclaves sur la côte africaine Le
« passage du milieu » Mettre un terme à la traite atlantique À partir du xvie siècle, l’
expansion européenne n’est pas possible sans les esclaves, dans la mesure où les Européens
redoutent d’émigrer vers les régions tropicales où leur taux de mortalité est fort élevé. C’est
ainsi qu’en Afrique et en Asie, les colonisateurs européens achètent sur place des esclaves. Dans
le Nouveau Monde, toutefois, l’approvisionnement local en esclaves est insuffisant, alors qu’il
constitue pour les puissances coloniales la première région de production de cultures tropicales
destinées à l’exportation comme le sucre et le café. La demande grandissante pour ces produits
en Europe incite un grand nombre de compagnies maritimes à acheter des esclaves sur la côte
ouest de l’Afrique, à les faire traverser l’Atlantique sur des navires, et à les vendre à des
propriétaires d’esclaves dans le Nouveau Monde. Ainsi, entre 1500 et 1870, le commerce
transatlantique des esclaves représente l’une des principales migrations humaines de l’histoire, et
modifie considérablement la composition ethnique de la population du Nouveau Monde. Au total,
sur environ 12 millions d’Africains embarqués de force, environ 10 millions sont débarqués, en
raison de la forte mortalité à bord : au Brésil (45 %) ; dans les Caraïbes britanniques, françaises,
néerlandaises et danoises (37 %) ; en Amérique espagnole (10,7 %) ; et en Amérique du Nord
(3,6 %). Les bateaux négriers proviennent du Portugal et du Brésil portugais (47,6 %), de
Grande-Bretagne (25,5 %), de France (10,8 %), d’Espagne et d’Amérique espagnole (8,2 %), des
Pays-Bas (4,4 %), des colonies d’Amérique du Nord/États-Unis (2,3 %), du Danemark et des
États baltes (0,8 %).
Les fondements culturels, démographiques et économiques de la traite
atlantique Trois raisons – chacune propre à un continent – expliquent le développement du
commerce des esclaves de part et d’autre de l’Atlantique. La première est la forte demande de
main-d’œuvre dans le Nouveau Monde, où la population amérindienne a rapidement décliné apr
ès l’arrivée des premiers explorateurs européens. En effet, les Amérindiens n’étaient pas
immunisés contre les maladies communes importées de l’Ancien Monde, telles que la grippe, la
scarlatine ou même un simple rhume. Selon certaines estimations, le déclin de la population amé
rindienne aurait ainsi atteint 40 %. Si ce phénomène a permis aux envahisseurs européens de
conquérir d’importantes étendues de terres sans grande résistance, les colonies du Nouveau
Monde ne peuvent cependant générer des profits qu’avec une main-d’œuvre en quantité
suffisante. Or, en ces terres tropicales, la culture de produits d’exportation comme le sucre et le
tabac, destinés aux marchés européen et nord-américain, nécessite un nombre considérable de
travailleurs. Pour cela, les Espagnols et les Portugais réduisent en esclavage une partie des Amé
rindiens, mais ils font aussi venir des esclaves de leur pays d’origine – les esclaves africains
sont monnaie courante en Espagne et au Portugal. Toutefois, leur nombre est insuffisant, alors que
des pays comme la France, l’Angleterre et les Pays-Bas, qui commencent au xviie siècle à y
installer eux aussi des colonies, n’en comptent aucun.
La deuxième raison tient à ce que les
Européens ne s’asservissent pas les uns les autres, malgré les conflits violents, les multiples
guerres civiles, la grande pauvreté, et la persécutions de minorités telles que les Irlandais ou les
Huguenots. Certes, des captifs de la conquête de l’Irlande par les Anglais, de la guerre civile
anglaise et des guerres de religion en France sont envoyés de force en Amérique, mais en nombre
insuffisant ; en outre, leurs enfants – s’ils en ont – naissent libres et ne peuvent être
longtemps contraints au travail forcé.
Au début des colonies anglaises, françaises et né
erlandaises, il n’apparaît pas nécessaire de chercher de la main-d’œuvre hors d’Europe, dès lors
qu’on en trouve par des contrats d’engagement. Dans les ports d’Angleterre, de France et des
Pays-Bas, de jeunes hommes à l’esprit aventureux signent de leur plein gré un contrat par lequel
ils s’engagent à travailler quelques années en échange de la gratuité du voyage vers les
colonies, de nourriture et d’un logement sur place. Entre 1625 et 1660, au moins 60 000
travailleurs migrent ainsi vers les Antilles, principalement à la Barbade. Cette petite île des
Caraïbes devient d’ailleurs en peu de temps la zone la plus densément peuplée du Nouveau
Monde avec 77 colons par kilomètre carré alors que, durant la période précédente de la
colonisation espagnole, la région des Caraïbes ne comptait pas plus d’un colon pour cent kilomè
tres carrés. À partir des années 1650, le nombre d’engagés décline rapidement, quand les
premiers volontaires rentrent au pays et témoignent des conditions de travail et de vie abominables,
du dur labeur et de la mortalité élevée dans les sociétés de plantations par ailleurs exclusivement
masculines. Or il n’est guère possible pour les gouvernements européens de contraindre leurs
sujets à émigrer en ces terres.
La troisième explication est à chercher en Afrique, où l’
esclavage et la traite se pratiquent depuis plusieurs siècles. Ce commerce prospère est déjà bien
organisé, avec des marchés, des courtiers et une longue expérience du transfert d’esclaves d’une
région à l’autre. Les Européens naviguant sur la côte occidentale de l’Afrique n’ont donc qu’
à offrir davantage que les négriers africains et arabes pour obtenir autant d’esclaves qu’ils le
souhaitent. Ces trafics ne se concurrencent d’ailleurs qu’assez peu entre eux : les acheteurs europ
éens recherchent des esclaves masculins, tandis que les propriétaires d’esclaves en Afrique et au
Proche-Orient préfèrent acquérir des femmes, parce qu’elles peuvent être employées pour une
grande variété de tâches et parce qu’elles sont à même de fournir à leurs maîtres une
descendance.
Les premiers n é griers transatlantiques sont les Portugais, qui manquent
cruellement de main-d’œuvre dans leur colonie. Les Espagnols sont confrontés à la même pé
nurie, mais ne peuvent acheter des esclaves en Afrique en raison du traité de Tordesillas. Établi
sous l’égide du pape en 1494, ce traité partage le monde extra-européen en deux : l’Afrique,
ainsi qu’une partie de l’Amérique latine et de l’Asie sont octroyées à la couronne portugaise ;
le reste – les Amériques essentiellement, à cette date partiellement découvertes – à l’
Espagne. Par conséquent, l’Espagne dépend des marchands étrangers pour approvisionner l’Am
érique espagnole en esclaves. Soulignons que le Portugal n’envahit pas l’Afrique – à l’
exception de certaines parties de l’Angola – mais il érige une série de forts le long de la côte
pour y pratiquer le commerce ; les produits y sont entreposés et les esclaves rassemblés avant de
prendre la mer.
Après 1600, les Anglais, les Français et les Néerlandais brisent le monopole ib
érique dans l’Atlantique et établissent des colonies dans les zones tropicales et modérées du
Nouveau Monde. Durant les premières décennies, le recours aux esclaves africains demeure
nettement plus faible que dans les colonies ibériques en raison du nombre suffisant de travailleurs
sous contrat. Parmi ce deuxième groupe d’envahisseurs, les Néerlandais se tournent les premiers
vers l’esclavage après avoir conquis une partie du Brésil en 1630. Les Français et les Anglais
suivent le mouvement, et chacun concentre le commerce d’esclaves sur une partie distincte de la
côte africaine. Après 1650, les colons anglais passent de la culture du tabac à celle de la canne à
sucre, dévoreuse de main-d’œuvre – en plus de l’achat de moulins coûteux–, alors qu’il
devient difficile de trouver des travailleurs sous contrat. Pendant quelques années, les planteurs
peuvent compter sur l’arrivée de prisonniers de guerre irlandais et royalistes, envoyés aux Antilles
comme travailleurs forcés, mais l’offre se tarit après la fin de la guerre civile en 1660. Ils n’ont
d’autre choix que de se tourner vers l’Afrique pour se procurer des esclaves.
En réalité, pour
les Anglais comme pour les Français, le trafic d’esclaves a commencé un peu plus tôt. Si l’Acte
de navigation votée par le Parlement d’Angleterre en 1651 interdit aux négriers étrangers le
commerce dans les colonies anglaises, c’est parce que les négriers britanniques fournissent déjà
aux plantations sucrières des Caraïbes des esclaves originaires d’Afrique. De leur côté, les
planteurs français s’en remettent aux esclavagistes néerlandais, qui ne peuvent plus vendre d’
esclaves au Brésil après la perte de ce dernier au profit des Portugais en 1654. C’est en 1658 qu’
une première compagnie française de traite des esclaves est constituée, la Compagnie du Cap-Vert
et du Sénégal. Les Anglais créent en 1672 la Royal African Company, une compagnie bien
organisée disposant du monopole sur la traite. Les Néerlandais fondent la Compagnie des Indes
occidentales dès 1621. Cependant, dans l’Atlantique, les grandes compagnies monopolistiques ne
sont pas nécessairement plus efficaces que les plus petites ou que les simples marchands. Si la
grande Compagnie hollandaise des Indes occidentales a les moyens de s’attaquer au Brésil
portugais, l’entreprise se solde néanmoins par la faillite. Les Anglais et les Français, avec leurs
sociétés plus petites, financées par des marchands ou des compagnies de transport, paraissent plus
efficaces et conduisent à des ré sultats plus durables.
Deux circuits de traite n é griè re
transatlantique coexistent. Les navires en provenance du Portugal et du Brésil portugais dominent
le premier, dirigé vers l’Atlantique sud, même si certains navires venus d’Angleterre, de France
et des Pays-Bas y participent en faisant entrer clandestinement des esclaves en Amérique
espagnole. Le second circuit, vers les Caraïbes, est constitué de bateaux négriers originaires d’
Angleterre, de France, des Pays-Bas, mais aussi de Suède, du Brandebourg et même de Lituanie.
Ces deux circuits de traite sont essentiellement séparés, mais peuvent parfois se croiser sur la côte
africaine. Le second circuit connaît son apogée au xviiie siècle, avec trois millions d’esclaves dé
barqués, tandis que le Brésil et l’Amérique espagnole en reçoivent en nombre similaire au siècle
suivant. Ce décalage quant au besoin de main-d’œuvre résulte d’un développement différencié
de l’agriculture de plantation. Dans les Caraïbes, l’expansion des plantations en nombre et en
taille est plus rapide qu’au Brésil et à Cuba, où ce régime agricole n’atteint son apogée qu’au
xixe siècle. Non seulement les importations d’esclaves favorisent ce développement, mais encore
elles permettent de compenser le déclin naturel dû à la forte mortalité dans ces terres de
plantation. L’Amérique du Nord constitue une exception : la population d’esclaves y connaît une
forte croissance démographique, similaire à celle de la population libre. Vers 1800, environ 30 %
de l’ensemble des esclaves du Nouveau Monde vivent aux États-Unis, alors que ce territoire n’a
accueilli que 3,6 % du total d’esclaves débarqués outre-Atlantique.
D’où viennent les
esclaves ? Les esclaves proviennent de toutes les régions des côtes occidentales de l’Afrique,
avec des disparités au fil du temps. La seule région à exporter constamment des esclaves est l’
Afrique du Centre-Ouest, qui fournit environ 40 % du nombre total d’esclaves embarqués. La
côte sud-est de l’Afrique ne commence à procurer un nombre important d’esclaves pour la traite
transatlantique qu’après 1800 : d’une part, parce que des navires à voiles plus rapides
permettent alors de réduire le temps nécessaire pour parcourir la distance supplémentaire jusqu’
au cap de Bonne-Espérance et, d’autre part, parce que des patrouilles navales anti-esclavagistes
contrôlent désormais les zones traditionnelles d’exportation le long de la côte ouest de l’
Afrique.
La région la plus proche du Nouveau Monde, la Sénégambie, ne fournit qu’un
nombre relativement faible d’esclaves, ce qui tient au fonctionnement du marché des esclaves en
Afrique : les Africains décident du nombre d’esclaves qu’ils souhaitaient vendre, de l’endroit o
ù ils veulent le faire, ainsi que des catégories d’âge et de sexe. Les Européens préfèrent acquérir
des hommes adultes à même de travailler dans le Nouveau Monde, mais doivent se conformer
aux normes et aux valeurs africaines les obligeant à acheter davantage de femmes et d’enfants.
Leur nombre est donc proportionnellement plus important que celui des femmes et enfants chez
les migrants libres du Nouveau Monde. Environ 70 % des femmes et 90 % des enfants qui entrent
dans le Nouveau Monde entre 1500 et 1800 sont ainsi originaires d’Afrique et sont réduits en
esclavage.
La mortalité parmi les captifs à travers l’Atlantique est élevée, mais elle diminue
avec le temps, en particulier sur les navires en provenance d’Angleterre. Elle varie aussi selon le
port d’embarquement sur la côte africaine, ce qui suggère que la condition physique des esclaves
est très variable. Avec la hausse des prix, étendre la zone de capture devient rentable. Or, quand
les esclaves arrivent de régions plus éloignées à l’intérieur des terres, le nombre de jours à
pied jusqu’à la côte augmente, et leur condition physique s’en trouve considérablement affecté
e. De plus, en période de sécheresse et de disette, les propriétaires d’esclaves sont amenés à en
vendre certains, ceux dont la condition physique est plus mauvaise. La présence à bord d’un mé
decin réduit quelque peu la mortalité, dont le taux remonte néanmoins au cours du xixe siècle ;
une grande part des esclaves est désormais transportée par des négriers clandestins sans sélection
physique préalable et sans les services d’un médecin pendant le voyage.
L’achat d’esclaves
sur la côte africaine L’achat des esclaves se fait de plusieurs façons. Lorsqu’un navire négrier
d’
Europe, du Brésil ou bien d’
Amérique du Nord arrive sur la côte africaine, il peut naviguer vers
l’un des forts de la côte, de préférence sous le même pavillon. Le commandant du fort, de même
que les marchands africains à proximité, détiennent généralement un lot d’esclaves permettant
au capitaine du navire de se procurer rapidement la quantité souhaitée. Toutefois, la méthode est
coûteuse car une part importante des marchandises apportées depuis l’Europe sont versées en
guise de commission à ces intermédiaires. Une seconde méthode consiste à louer au souverain
local un terrain sur la rive pour y construire une sorte d’entrepôt temporaire, qui sert d’une part au
stockage des marchandises commerciales, et d’autre part au marché où les négociants africains
conduisent leurs esclaves. À la fin de chaque journée, les esclaves achetés sont transportés sur le
bateau et logés dans la cale. La méthode la plus utilisée par les navires européens est de naviguer
le long de la côte et d’inviter les négociants à monter à bord avec leurs esclaves. Les
transactions se déroulent généralement sur le pont, où le négociant choisit parmi un assortiment
de marchandises telles que des armes, des textiles, des boissons alcoolisées et des articles mé
nagers, tandis que le médecin du navire inspecte l’état physique des esclaves en examinant leurs
dents, leur peau, leur couleur de cheveux et leur condition générale. Le plus souvent, les né
gociants africains ne montent qu’avec quelques esclaves, si bien qu’il faut au capitaine plus d’
une ann é e sur la côte pour rentabiliser la travers é e avec un nombre suffisant d ’
esclaves.
Comme ces derniers ne sont pas des passagers consentants, environ une expédition
sur dix connaît une rébellion majeure, qui se produit habituellement lorsque le bateau est encore à
proximité de la côte africaine. C’est d’ailleurs pour cette raison que les bateaux négriers
transportent un équipage plus nombreux et davantage d’armes que pour d’autres activités de
commerce. Le développement de la traite négrière en est ralentit, puisque ces coûts plus élevés
signifient aussi des prix plus élevés et donc moins d’acheteurs. En outre, ces soulèvements
influent sur la composition ethnique des esclaves, dès lors que les navires négriers de la côte de Sé
négambie, de la Côte-au-Vent et du Sierra Leone connaissent davantage de rébellions que les
navires provenant d’autres régions africaines.
Le « passage du milieu » Dans une grande
partie de la littérature ancienne, le trajet de l’Afrique vers le Nouveau Monde est généralement d
écrit comme la partie la plus mortelle du voyage. Les esclaves sont détenus dans des conditions
insalubres dans la cale du navire et ne peuvent passer qu’une courte période sur le pont, enchaîné
s et si le temps le permet. L’expédition transatlantique, appelée « passage du milieu », peut
prendre six à huit semaines. Les esclaves les plus faibles couraient un risque élevé de mourir,
comme les femmes enceintes, les enfants, et les nourrissons. Pour autant, le passage du milieu n’
est qu’une étape d’une épreuve beaucoup plus longue. En effet, la plupart des esclaves doivent
d’abord marcher jusqu’à la côte, sur une distance qui s’allonge au fil du temps. Le taux de
mortalité augmente d’autant, et l’état des esclaves à leur arrivée à bord se détériore. De la m
ême manière, la mortalité de l’équipage s’aggrave, car les bateaux négriers naviguent de plus en
plus longtemps le long des côtes, ce qui accroît l’exposition aux maladies tropicales. Finalement,
la faible condition physique des esclaves et de l’équipage explique le fait qu’il n’y ait pas eu
davantage de rébellions à bord des navires.
Mettre un terme à la traite atlantique À la fin
du xviiie siècle, les arguments abolitionnistes se font entendre, en particulier en Grande-Bretagne
et aux États-Unis, où de nouvelles communautés religieuses telles que les quakers, les baptistes et
les méthodistes militent pour interdire la traite et l’esclavage. Malgré les avantages économiques
de la traite des esclaves, leur combat aboutit en 1806, lorsque la majorité des deux chambres du
Parlement britannique vote en faveur d’une loi visant à rendre la traite illégale pour les sujets de
la Couronne à partir du 1er mars 1808. Cependant la traite des esclaves se poursuit jusqu’à la
fin du xixe siècle sous le drapeau de pays qui ne l’ont pas interdite ou en contournant son
interdiction. Afin de mettre fin à la traite illégale des esclaves, la Grande-Bretagne, la France et
les Ét
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