Telechargé par w.bremaud

Le Moteur Thermique: Généralité et Architecture

publicité
LE MOTEUR
THERMIQUE
Généralité et architecture
TFER
19/03/2026
Motorisation
Par W.Brémaud
Page 2 sur 57
INTRODUCTION
Ces moteurs peuvent être nommés :
- 2 temps ou 4 temps,
- Monocylindre, 4, 6, 8 cylindres ou plus,
- En ligne(1), en V(2), à plat(3),
- Essence, diesel ou gaz
Un mélange homogène air et carburant (Energie chimique) soumis à une forte
chaleur créé une combustion qui, par les organes du moteur, sera transformée
en mouvement circulaire (Energie mécanique).
Détailler les caractéristiques du moteur D1105 ?
Nombre de temps :
Nombres de cylindre :
Position des cylindres :
Type d’énergie :
Page 3 sur 57
FONCTION GLOBALE (ROLE)
Page 4 sur 57
LE CYCLE A QUATRE TEMPS THEORIQUE
On appelle cycle l’ensemble des opérations qui se succèdent dans le moteur,
avant qu’il se retrouve dans les conditions initiales. C’est quelque chose qui
recommence.
On appelle temps le déplacement d’une course de piston soit une rotation de
180° du vilebrequin.
Le cycle qui comporte quatre courses de piston est appelé cycle à quatre
temps. (720°)
Page 5 sur 57
LE CYCLE A 4 TEMPS DIESEL
1er temps
Afin d’obtenir une combustion, le gasoil a besoin d’être soumis à
une forte température.
Pour cela, le moteur à combustion comprime un volume d’air.
(« Si la pression augmente, la température augmente »)
Il faut donc faire pénétrer de l’air frais dans le cylindre.
C’est le rôle du premier temps, le temps admission.
La soupape d’admission (bleue) va donc s’ouvrir pour permettre
le passage de l’air et le piston va descendre afin de l’aspirer.
Soupape
admission
Ouverte
1er temps ADMISSION
Soupape
Piston
échappement
Fermée
Descend
L’air frais est
aspiré
2ème temps
Page 6 sur 57
Une fois l’air dans le cylindre, et le piston au point le plus bas
(Point Mort Bas PMB), la soupape d’admission se ferme.
L’air est enfermé dans le cylindre.
Lors de la remontée du piston vers le Point Mort Haut (PMH),
l’air est comprimé, ce qui permet l’élévation de la température.
C’est le temps compression.
Soupape
admission
Fermé
2ème temps COMPRESSION
Soupape
Piston
échappement
Fermée
Monte
L’air frais est
comprimé
3ème temps
Page 7 sur 57
Une fois la température souhaitée attente, le gasoil est pulvérisé
en fine gouttelette sur la tête du piston.
En rentrant en contact avec cette température, le gasoil s’autoenflamme quasiment instantanément. (Combustion)
Cela entraine une forte montée en pression qui pousse violement
le piston vers le bas. (Détente)
3ème temps / 1ère phase COMBUSTION (0.02 secondes)
Soupape
admission
Fermée
Soupape
échappement
Fermée
Piston
PMH
Le gasoil
s’enflamme
3ème temps / 2ème phase DETENTE
Soupape
admission
Fermée
Soupape
échappement
Fermée
Piston
Descend
Le piston est
repoussé vers
le bas
4ème temps
Page 8 sur 57
Une fois le 3ème temps terminé, le cylindre est rempli de gaz
d’échappement qu’il va falloir évacuer afin de commencer un nouveau
cycle.
Soupape
admission
Fermée
4ème temps ECHAPPEMENT
Soupape
Piston
échappement
Ouverte
Monte
Les gaz sont
évacués
IDENTIFICATION MOTEUR :
Page 9 sur 57
Le moteur comme tous les composant d’un groupe frigorifique est
équipé d’une plaque du constructeur permettant de connaitre le type et
le numéro de série du moteur.
Selon le constructeur, elle peut prendre différente forme.
Guide d'identification des moteurs Kubota
Numéros de moteur de production avant mai 2012 :
À partir de juin 2012, numéros de moteur de production :
Où trouver le numéro de série ?
Le numéro de série est marqué à l'emplacement spécifié par série de moteurs,
comme indiqué ci-dessous.
Le suffixe (séparé par un ou plusieurs tirets) précise les fonctionnalités du
moteur :
Page 10 sur 57
Code Fonctionnalité
T
Turbocompressé (sans ce code signifie à aspiration naturelle)
DI Injection directe (sans ce code signifie injection indirecte)
CR Système d'injection directe à rampe commune
I
Refroidi
Identification des moteurs Thermo King
Norme respectée
Famille de moteur
Date de fabrication
Type
Modèle
LES ORGANNES PRINCIPAUX
Tous les moteurs sont constitués de 4 organes principaux.
Page 11 sur 57
LES SOUS-SYSTEMES
Page 12 sur 57
Pour que le moteur assure son rôle sur le long terme, plusieurs sous-systèmes
sont indispensables.
ELEMENTS CONSTITUTIFS
Page 13 sur 57
L’ENCEINTE THERMIQUE (cylindrée)
Elle est formée par la chambre de combustion v et le cylindre V du bloc moteur.
Page 14 sur 57
Elle permet de comprimer un volume compris dans l’enceinte thermique
(V+v) à la chambre de combustion (v).
Cela entraine une montée en pression et température de l’air afin de
permettre la combustion du carburant.
Ce volume doit être étanche et est mesuré en cm3 et/ou en litres
(1000cm3  1L)
Quel est la cylindrée du moteur D1105 ?
____________________cm3  ____________________Litres
L’EQUIPAGE MOBILE
Page 15 sur 57
Il permet la transformation de la poussée des gaz lors de la
combustion en un mouvement circulaire.
LE PISTON
Le piston est composé d’une calotte (tête) ; partie
supérieure et d’une jupe en alliage léger ; partie inferieur.
Page 16 sur 57
Il permet de transmettre à la bielle la pression des gaz.
LES SEGMENTS
Les segments sont au nombre de trois en général ou quatre :
Page 17 sur 57
1-_______________________________ : permet l’étanchéité de la chambre de
combustion.
2-_______________________________ : évite les remontées d’huile.
3-_______________________________ : récupère l’huile sur la chemise et le
renvoi dans le piston.
Les coupes de segments doivent être placées
tous les 120° afin d’éviter la perte d’étanchéité,
c’est le phénomène de la « cheminée ».
Les segments ont un sens de montage repéré
par une frappe.
Dommages de la tête de piston
Grippage par surchauffe (concentré sur la tête du
Page 18 sur 57
piston)





Surchauffe due à des dysfonctionnements de combustion
Gicleur d'huile déformé/bouché
Montage de mauvais pistons
Défauts dans le système de refroidissement
Réduction de jeu au niveau de la surface de glissement supérieure
Traces de chocs







Dépassement du piston trop important
Réusinage excessif de la surface portante de la culasse
Retrait de la soupape incorrect
Mauvais joint de culasse
Dépôts de calamine sur la tête du piston
Jeu de soupape trop faible
Temps de commande incorrects suite à un mauvais réglage
ou à une courroie dentée qui a sauté
Fusions






Mauvais injecteurs
Quantité d'injection incorrecte
Moment de l'injection incorrect
Compression insuffisante
Retard d'auto-allumage
Vibrations des conduites d'injection
Fissures du fond et de la cavité de fond







Injecteur défectueux ou incorrect
Moment de l'injection incorrect
Quantité d'injection incorrecte
Compression insuffisante
Refroidissement insuffisant des pistons
Mauvais pistons avec une mauvaise forme de la chambre
de combustion
Augmentation de la puissance (par exemple tuning par puce électronique)
Dommages au niveau de la jupe du piston
Page 19 sur 57
Marquage asymétrique du piston





Tige de bielle déformée/tordue
Alésage désaxé des yeux de bielle
Alésage oblique du cylindre
Montage oblique de monocylindres
uniques
Jeu du coussinet de bielle trop important
Grippage à 45°



Ajustement trop serré de l'axe de piston
Grippage dans l'oeil de bielle (manque de lubrification à la
première mise en service)
Erreur de montage bielle contractée
Friction par marche à sec/carburant





Fonctionnement du moteur avec un mélange trop riche
Dysfonctionnements de combustion (ratés d'allumage)
Compression insuffisante
Dispositif de démarrage à froid défectueux
Dilution de l'huile avec du carburant
Dommages au niveau des segments de piston
Page 20 sur 57
Érosion de matière dans la segmentation

Erreur de montage des pistons
 Excès de carburant
 Forte usure axiale de la gorge et des segments de piston
 Flottement des segments
Usure radiale par excès de carburant

Défaut de préparation du mélange
 Dysfonctionnements de combustion
 Compression insuffisante
 Mauvaise cote de dépassement du piston
Usure axiale par la crasse



Présence d'impuretés abrasives suite à
une filtration insuffisante
Impuretés non intégralement éliminées
lors de la rectification du moteur
(copeaux, limaille)
Particules d'abrasion produites pendant
le rodage
LA BIELLE
Page 21 sur 57
Rôle : transmettre la force reçue par le piston au vilebrequin.
Elle doit résister aux efforts et hautes températures.
Composition
Les demi-coussinets sont recouverts d’une fine couche (0.05 à 0.35
mm) de métal antifriction (régule)
LE VILEBREQUIN
Page 22 sur 57
Rôle : transformer le mouvement alternatif de la bielle en un mouvement
circulaire continu.
Afin de retenir la position des manetons et des tourillons ;
Retenez la phrase suivante :
« _____________________________________________________________ »
Pour permettre une rotation parfaite du vilebrequin sans friction, des coussinets
A sont interposés entre les tourillons et les paliers.
Des cales dites « cales de jeux latéral » B permettent de régler le jeu axial.
Positionnement des manetons (en degré) = 720° (1 cycle) / nb de
cylindres
Page 23 sur 57
Quel sera le degré de décalage sur le moteur D1105 ?
Suppression des vibrations
Afin de supprimer les vibrations dût aux chocs des combustions, on
place à l’avant du vilebrequin une masse circulaire appelé Damper.
1 poulie
3 vilebrequin
2 damper
LE VOLANT MOTEUR
Page 24 sur 57
Rôle :
__________________________________________________
Robuste, le volant moteur reçoit une couronne dentée pour le démarrage
et il reçoit l’embrayage.
Dans certain cas, il est équipé d’une roue phonique permettant d’envoyer
des informations du moteur au calculateur d’injection ou d’allumage.
Il existe également des bi-masses ce qui permet un accouplement sans àcoup lors des changements de rapport de vitesses.
LE BLOC MOTEUR
Par sa forme, le bloc moteur caractérise le moteur.
Page 25 sur 57
Le liquide de refroidissement circule à l’intérieur pour refroidir les
cylindres.
Les cylindres peuvent être fixes ou amovibles.
Afin d’assurer l’étanchéité, les chemises humides sont montées avec un
joint à leur embase.
Au montage, les chemises devront dépasser légèrement du plan de joint
pour permettre l’écrasement du joint d’étanchéité au serrage de la culasse.
Dommages au niveau de la chemise
Page 26 sur 57
Cavitation






Logement incorrect/imprécis de la chemise de cylindre
Utilisation de mauvais joints toriques
Utilisation d'un liquide de refroidissement inapproprié
Pression d'admission insuffisante dans le système de
refroidissement.
Température de service trop basse/haute
Flux du liquide de refroidissement insuffisant
Zones brillantes dans la partie supérieure du cylindre

Dépôts de calamine sur le cordon de feu du piston par :
 entrée excessive d'huile dans la chambre de
combustion en raison de composants défectueux
 échappement de gaz blow-by accru avec
transfert d'huile dans le système d'aspiration
 séparation de brouillard d'huile insuffisante des
gaz blow-by
service fréquent au ralenti et sur des parcours brefs
LA CULASSE
Page 27 sur 57
Elle peut être en fonte ou en alliage léger d’aluminium.
On peut retrouver des culasses unitaires qui couvre un cylindre chacune,
des culasses complètent qui couvre la totalité des cylindres ou des culasses qui
couvre la moitié des cylindres.
Image 1-Injection indirecte
Image 2- Injection directe
Quel culasse équipe le moteur D1105 ?
Injection direct
Injection indirect
Page 28 sur 57
Afin de permettre une étanchéité parfaite de l’enceinte thermique, le plan
de joint doit être parfait, en cas de déformation, un usinage peut être effectué
(rectification).
L’étanchéité entre la culasse et le bloc moteur est assuré par le joint de
culasse.
LE JOINT DE CULASSE
Il doit être remplacé à chaque dépose de la culasse.
Lors de la mise en place du
joint neuf, vérifier le
positionnement par rapport au
repère (repère vers le haut).
Le positionnement et le serrage de
la culasse sur le bloc moteur
s’effectuent par des vis ou des
goujons et écrous.
Le serrage doit être réalisé suivant
les prescriptions du constructeur
(valeur et méthode de serrage).
Page 29 sur 57
Deux méthodes sont couramment utilisées :
L’ordre indiqué sur les revues technique sont toujours données pour
l’ordre de serrage.
Respecter l’ordre décroissant lors de la dépose et l’ordre croissant lors de
la repose.
Pour le démontage, commencez toujours de l’extérieur vers l’intérieur et
pour le remontage effectuez en sens inverse.
Page 30 sur 57
LE MOTEUR
THERMIQUE
La distribution
Page 31 sur 57
LE SYSTEME DE DISTRIBUTION
Pour un fonctionnement correct du moteur, il faut une synchronisation
parfaite entre les organes mobiles (piston, bielle…) qui recevront l’énergie et les
organes chargés de faire pénétrer l’air et l’échappement des gaz brûlés.
Avec arbre à cames en tête
Dans le cas d’arbre à came en tête, l’ouverture de la
soupape peut être assurée par un basculeur
Rôle : obtenir l’ouverture et la fermeture
des soupapes.
Le moteur D1105 est équipé
d’un arbre à came en tête ?
Page 32 sur 57
ARBRE A CAMES
Rôle : Un arbre à cames est un dispositif
mécanique permettant de transformer un
mouvement rotatif en mouvement
longitudinal.
Il est une pièce essentielle du moteur à combustion interne. L'arbre à
cames, appelé également « arbre de distribution », commande l'ouverture des
soupapes, en transformant le mouvement rotatif issu du moteur en
mouvement longitudinal actionnant les soupapes. Il s'agit d'un arbre, entrainé
par des pignons, une chaîne ou une courroie crantée.
Monté sur palier avec des bagues, il doit résister aux torsions.
La forme de la came
influence le moment et la durée
d’ouverture ou de fermeture des
soupapes.
Quel est la valeur de la hauteur
de levé sur le moteur D1105 ?
Page 33 sur 57
Réglage du jeu aux soupapes
En raison de la chaleur dégagée par le fonctionnement du moteur, les
pièces métalliques se dilate (grossisse).
Par conséquent, lorsque les culbuteurs et les soupapes vont être dilatées,
le culbuteur risque d’appuyer sur la soupape et ainsi la laisser ouverte.
Moteur froid
Moteur chaud
Quel est la valeur du jeu des soupapes le moteur D1105 ?
Pour cette raison, un jeu de
fonctionnement doit être réglé.
Il s’agit du jeu aux culbuteurs.
Bien réglé
Mal réglé
Page 34 sur 57
LE POUSSOIR
Simple godet intercalé entre la came et la tige de culbuteur dans le cas
d’arbre à cames latéral.
Il peut être placé directement sur la soupape avec un arbre à cames en tête
dans ce cas le réglage est obtenu alors par des cales ou automatiquement par des
poussoirs hydrauliques.
LES SOUPAPES
Rôle : permettre l’entrée et la sortie des gaz, et assurer l’étanchéité à la
fermeture.
A 1500 tr/min une soupape s’ouvre et se
ferme ~12 fois par seconde.
Pour cela, elle doit résister aux martèlements
ainsi qu’à la pression.
Elle doit résister à la corrosion engendrée par la
combustion et de fortes températures.
A
B
C
D
E
Clavette (demi-lune)
Guide de soupape
Coupelle
Culasse
Soupape
F
G
H
I
J
Ressort
Rondelle d’appui
Siège
Joint
Tête de soupape
Page 35 sur 57
Le nombre de soupapes dépend du choix du constructeur :
Deux soupapes : 1 ADMISSION ; 1 ECHAPPEMENT
De combien de soupapes est équipé le
moteur D1105 ?
Trois soupapes : 1 ADMISSION ; 2 ECHAPPEMENT
Quatre soupapes : 2 ADMISSION ; 2 ECHAPPEMENT
Dans tous les cas, l’orifice d’admission est toujours supérieur à l’orifice
d’échappement
Page 36 sur 57
Dommages des soupapes et leurs causes
Erreurs de montage et de réglage
Mauvais réglage du jeu de la soupape
Cause :
Le jeu de la soupape a été réglé trop serré ou les intervalles d'entretien
ont été dépassés.
Conséquence :
La soupape ne se ferme plus correctement. Les gaz de combustion qui
passent le long du siège de la soupape chauffent la face de la
soupape. La face de la soupape surchauffe et brûle dans la zone du
siège.
Erreur de montage du ressort de soupape
Cause :
Le ressort n'a pas été correctement mis en place lors du montage. La
déformation a provoqué un couple de flexion latéral (M) sur la tige de
soupape.
Conséquence :
La fatigue par flexion qui en résulte a entraîné la destruction du guide
soupape puis la rupture de la queue de la soupape.
Erreur de montage des poussoirs hydrauliques
Cause :
Le temps d'attente avant le démarrage du moteur (au moins 30 min.) n'a
pas été respecté après le montage des poussoirs. L'huile excédentaire dans
la chambre de travail des poussoirs n'a alors pas eu le temps de
s'échapper.
Conséquence :
En cas de démarrage prématuré du moteur, les soupapes butent sur le
piston, se déforment et cassent.
Page 37 sur 57
Erreur d'usinage
Désalignement du siège rapporté de soupape ou du guide soupape
Cause :
Le réusinage du siège de la soupape ou du guide est décentré.
Conséquence :
La soupape ne se ferme pas correctement, surchauffe et brûle dans la
zone du siège. La contrainte unilatérale exercée sur la face de la
soupape peut également entraîner des ruptures de fatigue au niveau du
collet.
Jeu de guidage de la soupape trop important
Cause :
Le jeu de guidage de la soupape est trop important en raison d'une forte
usure des guides soupape ou d'une trop forte abrasion de ceux-ci lors de
la réparation.
Conséquence :
Suite aux radiations incidentes des gaz brûlants, des carbonisations
importantes peuvent se produire au niveau du guidage de la tige. La soupape devient dure, ne se
ferme plus et des surchauffes (combustions, canaux d'allumage) apparaissent sur la surface de
portée.
Jeu de guidage de la soupape trop faible
Cause :
Un diamètre de guidage trop étroit a été utilisé lors du remplacement des
guides soupape.
Conséquence :
Manque de lubrification, dureté mécanique et grippage de la tige de
soupape dans le guide. Des dégâts secondaires comme des surchauffes dans la zone de la face et du
siège sont également possibles.
Page 38 sur 57
Montage de pièces usées
Utilisation de demi-cônes usés
Cause :
Des demi-cônes anciens, usés, ont été utilisés lors du remplacement des
soupapes.
Conséquence :
En cas de réutilisation de demi-cônes usés, le raccordement à pince peut se
désolidariser. Il se produit une corrosion de friction sur la tige et un
affaiblissement de la soupape dans cette zone. Des ruptures de fatigue par
vibrations peuvent en résulter.
Montage de culbuteurs détériorés
Cause :
L'initiation de la force du culbuteur est excentrée sur la surface de la
queue de la soupape.
Conséquence :
La tige et la queue de la tige s'usent unilatéralement. La sollicitation par
force transversale de la tige de soupape due à l'initiation excentrée de la
force entraîne des ruptures de fatigue au niveau du raccordement à pince.
Montage de soupapes déformées
Cause :
La déformation de la tige de soupape entraîne une portée unilatérale du
siège de la soupape sur la rondelle d'ajustage.
Conséquence :
Suite à la contrainte unilatérale, il se produit des fatigues par flexion et des
ruptures de fatigue dans le rayon du collet à la jonction avec la tige.
Dysfonctionnements de combustion Surcharge de la soupape
due à des dysfonctionnements de combustion
Cause :
Des dysfonctionnements de combustion entraînent des contraintes accrues par pression et par
température dans la chambre de combustion.
Conséquence :
La face de la soupape ne résiste pas aux contraintes thermiques et mécaniques et se
déforme vers l'intérieur. Il se produit une formation de tulipe et des ruptures dans la zone
de la face.
Page 39 sur 57
COMMANDE DE DISTRIBUTION
Le moment précis d’ouverture et de
fermeture des soupapes est déterminé par la
position du piston et donc par celle du
vilebrequin.
Pour cette raison, la distribution doit être synchronisée avec la position du
vilebrequin.
Chaque soupape d’admission et d’échappement doit s’ouvrir et se fermer
une fois par cycle.
Un cycle complet pour 1 piston correspond à 2 tours de vilebrequin, soit
720°.
Le dispositif d’entrainement transmet la rotation du vilebrequin en la
démultipliant au dispositif de commande de soupapes.
La majorité des entrainements se font par courroie.
Il est nécessaire, dans ce cas, de remplacer la courroie et les galets tendeur aux
périodes préconisées par le constructeur.
En revanche l’entrainement par chaine ou cascade de pignon ne demande
aucun entretien ; mise à part la vidange du moteur.
Page 40 sur 57
Page 41 sur 57
Page 42 sur 57
Page 43 sur 57
Page 44 sur 57
Page 45 sur 57
Page 46 sur 57
Page 47 sur 57
Page 48 sur 57
Page 49 sur 57
Page 50 sur 57
Page 51 sur 57
Page 52 sur 57
Page 53 sur 57
Page 54 sur 57
Page 55 sur 57
Page 56 sur 57
Page 57 sur 57
Téléchargement