IMAGERIE DES PATHOLOGIES DÉGÉNÉRATIVES DU RACHIS Présenté par : Dr ALI ZATO Zalcaw Sous la supervision : MCA Sonia ADJADAHOUN MCA D.M.M.W AKANNI OBJECTIFS Décrire les signes radiologiques des pathologies dégénératives du rachis Décrire les signes radiologiques d’une hernie discale Faire le diagnostic différentiel de certaines lésions dégénératives 2 PLAN Introduction 1. Rappels 2. Moyens d’exploration 3. Sémiologie élémentaire 4. Pathologies primitives du rachis 5. Complications Conclusion 3 INTRODUCTION Définition Arthrose : ensemble de modifications biochimiques complexes aboutissant à des modifications morphologiques et fonctionnelles des surfaces articulaires du squelette axiale Zones charnières plus touchées : D12-L1, L1-L2, L4-L5, L5-S1 Atteinte discale précoce Atteinte de l’arc postérieur plus tardive 4 INTRODUCTION Intérêt Epidémiologique : • 2nd cause d'invalidité après les maladies cardio-vasculaires et touche environ 10 % de la population de plus de 60 ans • 3,4 millions de personnes / an consultent pour arthrose en France • pathologies dégénératives du rachis lombaire : 71% à Cotonou en 2018 (Adjadohoun S.) et 81,74% à Lomé en 2017 (Amouzou et al.) 5 INTRODUCTION Intérêt Diagnostique : suspecter à la clinique et confirmer par l’imagerie, retrouvant parfois l’étiologie Thérapeutique : imagerie interventionnelle permet la réalisation de certains gestes 6 INTRODUCTION Rôle de l’imagerie médicale faire diagnostic positif apprécier retentissement sur le canal éliminer cause non dégénérative faire le bilan pré-thérapeutique surveillance thérapeutique à travers gestes interventionnels 7 1. Rappels 8 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique Rachis : superposition de vertèbres Cervical : 7 vertèbres, lordose Thoracique : 12 vertèbres, cyphose Lombaire : 5 vertèbres, lordose Sacrum : 5 vertèbres fusionnées Coccyx : 4 vertèbres fusionnées 9 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique Disques intervertébraux : constitués de annulus fibrosus : lamelles fibreuses plus larges en avant nucleus pulposus : substance gélatineuse, riche en H20. plaques cartilagineuses : entre corps vertébraux et disques 10 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique Racines nerveuses Canal central : seg. d’émergence Canal latéral : défilé disco-artic ; seg. discal Récessus latéral : seg. pédicul Canal de conjugaison : seg. foraminal 11 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique 1. Corps vertébral T1 2. Ap. Epineuse C7 3. Lame 4. Apo. Art Inf 5. Apo. Art Sup 6. Apo. Epineuse C2 7. Apo. Odontoide 8. Arc ant C1 9. Trachée Radiographie du rachis cervical incidence de profil 1 Articulations zygapophysaires 2 Face intervertébrale 3 Corps vertébral 5 Processus transverse 8 Processus articulaire supérieur 9 Processus articulaire inférieur 10 Pédicule de l’arc vertébral 11 Processus épineux Radiographie du rachis cervical incidence de face 12 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique Aspect normal du rachis thoracique en radiographie conventionnelle Radiographie du rachis thoracique incidence de face et de profil 13 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique Radiographie du rachis lombaire incidence de face Radiographie du rachis lombaire incidence de profil 14 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique Scanner cervical, coupe axiale, fenêtre osseuse, niveau foraminal Scanner cervical, coupe axiale, fenêtre parties molles, niveau foraminal 15 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique Scanner, coupe axiale foraminale (L3-L4). 1. psoas; 2. veine épidurale; 3. racine L2; 4. ligament jaune; 5. graisse épidurale; 6.aorte; 7. corps de L3; 8. foramen; 9. sac dural; TDM d’une vertèbre lombaire en coupe axiale montrant les 10. arc postérieur de L3 16 articulaires postérieurs er les encoches d’insertion capsulaire (flèches 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique Scanner lombaire, reconstruction sagittale, fenêtre osseuse Scanner lombaire, reconstruction sagittale, fenêtre 17 parties molles, 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique Mensurations normales du canal médullaire Rachis cervical le diamètre sagittal du canal osseux sur une coupe corporéo-pédiculo- lamaire passant par la moitié inférieure des pédicules (Normale de 13 à 14 mm ) 18 1. Rappels 1.1. Rappel radio-anatomique Mensurations normales du canal médullaire Rachis lombaire le diamètre sagittal du canal osseux sur une coupe corporéo-pédiculo- lamaire passant par la moitié inférieure des pédicules (Normale ≥ 15 mm ) le diamètre transversal interarticulaire sur une coupe passant par le disque d ≥ 15 mm la surface du canal osseux : s ≥ 145 mm2 19 1. Rappels 1.2. Rappel radio-anatomique Structures ligamentaires du rachis IRM acquisition sagittale du rachis cervical en pondération T2 avec les principales structures ligamentaires médianes surlignées. 20 1. Rappels 1.2. Rappel radio-anatomique IRM cervicale. Coupe sagittale pondérée en T1 21 1. Rappels 1.2. Rappel radio-anatomique IRM. Coupe axiale pondérée en T1 : 9- corps vertébraux 10- pédicule 11- processus transverse 12- articulation costo-vertébrale 13- articulation costo-transversaire 14-lgt. jaune 15- espace épidual postérieur IRM. Coupe axiale pondérée en T2 : 1- articulation costo-vertébrale 2- cote 3-facette articulaire inférieure 4- aorte 5- corps vertébral 6- espace sousarachnoidien 7- moelle thoracique 8- articulation 22 zygapophysaire 9- processus épineux 1. Rappels 1.2. Rappel radio-anatomique 23 1. Rappels 1.2. Etiopathogénie Diminution de la composition en protéoglycane du disque => déshydratation Réorganisation des fibres annulaires : apparition tissus fibreux Sclérose des plateaux vertébraux et ostéophytes Prolifération vasculaire et perte hauteur discale 24 1. Rappels 1.3. Facteurs de risques Age > 50 ans (cumul des agressions mécaniques) Obésité Fréquence équivalente entre 45-55 ans. Après 55 ans, chez femmes ++ Traumatismes ou Microtraumatismes répétés Facteurs génétiques, ostéo- et chondrodysplasies, dysplasies spondyloépiphysaires 25 1. Rappels 1.3. Facteurs de risques Hyperlaxité ligamentaire Infections Antécédents d’arthrite Désordre métabolique : déficit en vitamine C et/ou D Carence oestrogénique et ménopause 26 2. Moyens d’exploration 27 2. Moyens d’exploration 2.1. Radiographie standard : 1 ère intention Intérêt : éliminer une sciatique symptomatique recherche discopathie dégénérative vérifier l’état du rachis : statique et morphologie vérifier les articulations sacro-iliaques, et du sacrum. Incidences réalisées : F/P, ¾, dynamiques 28 2. Moyens d’exploration 2.1. Radiographie standard : 1 ère intention Incidences réalisées Rachis cervical : F/P, Oblique gauche et droite, incidence bouche ouverte Rachis thoracique : F/P et dynamiques Rachis lombaire : F/P, ¾ gauche et droite; dynamique 29 2. Moyens d’exploration 2.2. Tomodensitométrie : 2ème intention En mode multi-coupes : acquisition volumique du rachis avec reconstructions fines (parallèles aux disques) aux niveaux des étages pathologiques possibilité de reconstructions multi-planaires études en fenêtre osseuse et en fenêtre parties molles 30 2. Moyens d’exploration 2.2. Tomodensitométrie Intérêt : permet de juger état du disque, degré d’atteinte articulaire postérieure, ligamentaire et graisse épidurale antérieure visualise directement moelle, fourreau dural, racines nerveuses recherche complications : évaluation précise du rétrécissement du canal rachidien étroit ou rétréci, conflit disco-radiculaires. 31 2. Moyens d’exploration 2.3. IRM Séquences : sagittale, coronale, en spin écho T1 sagittale, coronale, en spin écho T2 ; T2 STIR axiales 32 2. Moyens d’exploration 2.3. IRM Intérêt : étude de la totalité du rachis meilleure analyse de moelle, fourreau dural et racines nerveuses étude des lésions dégénératives précoces étude de l’intégrité de l’annulus postérieur IRM > TDM > Rx standard 33 2. Moyens d’exploration 2.4. Autres Myélo-scanner Myélographie délaissée, remplacée par l’IRM Saccoradiculographie : rarement réalisé. Utile en cas de conflit discoradiculaire suspecté non visualisé à la TDM ou à l’IRM IRM dynamique (flexion / extension des membres) mais insuffisante car pas de position de charge 34 2. Moyens d’exploration 2.5. Indications diagnostiques Si présentation clinique typique d’une lomboradiculalgie commune d’origine discale et sans déficit, pas d’imagerie avant 4 semaines Radiographie standard si persistance ou aggravation de la symptomatologie ou d’emblée si atypie clinique TDM ou IRM exceptionnelle en fonction du contexte clinique, après 2 mois de traitement médical bien conduit ou devant discussion pour un traitement percutané ou chirurgical et précédé de radiographie standard 35 2. Moyens d’exploration 2.5. Indications diagnostiques En cas de suspicion de radiculalgie secondaire à une infection ou une lésion tumorale, IRM est examen de référence Pas de nécessité de répéter l’examen sauf si évolution des symptômes ou pour s’assurer de l’absence de contre indications d’une thérapeutique nouvelle, ou éventuelle déclaration en maladie professionnelle (Hernie discale) Pas d’indication de myélographie ou de myéloscanner 36 2. Moyens d’exploration 2.5. Indications diagnostiques IRM et scanner étant réalisées en décubitus, ils peuvent sous estimer un rétrécissement canalaire ou un conflit disco radiculaire Saccoradiculographie bien qu’invasif est à ce titre encore indiquée lorsqu’il existe une discordance radio clinique faisant suspecter un conflit radiculaire dynamique non visible sur les examens réalisés en décubitus 37 3. Sémiologie élémentaire 3. Sémiologie élémentaire Signes cardinaux de l'arthrose sont Ostéophytose marginale ou becs de perroquet Pincement discal global Ostéocondensation Géodes sous chondrales 39 3. Sémiologie élémentaire Pincement de l’interligne articulaire Rx – TDM - IRM : rétrécissement de l’espace articulaire Ostéophytes Rx – TDM - IRM : excroissance osseuse à base d’implantation large, à orientation horizontale partant des bords des surfaces aticulaires 40 3. Sémiologie élémentaire Sclérose sous-chondrale Rx – TDM : augmentation localisée ou diffuse de la densité osseuse Géodes sous-chondrales perte de substance osseuse entrainant une cavité pathologique au voisinage du cartilage dans une articulation Rx – TDM - IRM : images lacunaires sans ou avec condensation périphérique réactionnelle 41 3. Sémiologie élémentaire Vide discal Rx : clarté aérique intersomatique de taille variable TDM : hypodensité aérique intersomatique de taille variable IRM : hyposignal en T1 et en T2 non réhaussé 42 3. Sémiologie élémentaire Epanchement intra-articulaire Rx : densification des espaces graisseux périarticulaires TDM : hypodensité liquidienne intra articulaire IRM : hyposignal en T1 et hypersignal en T2 Echographie : collection anéchogène intra articulaire 43 3. Sémiologie élémentaire Traduction sémiologique Discarthrose : atteinte du disque avec un pincement intersomatique plus marqué Spondylarthrose : présence plus marquée des ostéophytes Zygarthrose ou arthrose zygapophysaire : atteinte des articulations postérieures Uncarthrose : atteinte des unci Lombarthrose : Discarthrose + zygarthrose 44 4. Pathologies dégénératives primitives 4. Pathologies dégénératives primitives 4.1. Atteinte discale 4.2. Atteinte de l’arc postérieur 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire 46 4.1. Atteinte discale 4.1.1. Discarthrose a/ Rachis cervical Regroupe atteintes discales initialement puis secondairement celles du plateau vertébral et ou des unci Dégénérescence discale précoce car grande mobilité de ce segment Rachis cervical inférieur plus atteint, notamment étages C3 à C7 47 4.1. Atteinte discale 4.1.1. Discarthrose a/ Rachis cervical On retrouve : pincements discaux ostéophytes marginaux uncarthrose (1ère cause de NCB) perte de la lordose physiologique 48 4.1. Atteinte discale G G Rx cervical en oblique gauche montrant un aspect hypertrophié des processus unciformes rétrécissant le foramen C6-C7 droit avec diminution de la hauteur du foramen et un pincement discal associé à une condensation des articulaires postérieurs de C6-C7 Rx cervical de face montrant un aspect hypertrophié et éversé des processus unciformes 49 4.1. Atteinte discale 4.1.1. Discarthrose a/ Rachis cervical TDM du rachis cervical en coupe axiale et en reconstruction sagittale fenêtre osseuse montrant un pincement étagé avec des ostéophytes 50 4.1. Atteinte discale 4.1.1. Discarthrose b/ Rachis dorsal Phénomène de dégénérescence est très rare à cet étage du rachis à cause du faible degré de mobilité de ce segment rachidien Rx du rachis dorsal F/P d’une patiente de 95 ans montrant une anomalie de densité à type de raréfaction de la trame osseuse, un pincement étagé avec vide articulaire et des ostéophytes étagés 51 4.1. Atteinte discale 4.1.1. Discarthrose c/ Rachis lombaire Radiographie : ostéophytes avec parfois ponts ostéophytiques à un stade avancé phénomène du vide intra discal ostéocondensation sous-chondrale des plateaux vertébraux géodes sous-chondrales, rarement calcifications discales 52 4.1. Atteinte discale A/ Discarthrose Rachis lombaire Rx du rachis lombaire de profil d’un patient de 55 ans montrant un discret rétrolisthésis grade I de Meyerding de L2 sur L3, des ostéophytes étagés de L3 à L5, et un pincement intersomatique de L3-L4 et L5-S1 avec vide discal en L5-L1 53 4.1. Atteinte discale Rx lombaire de profil. On note un pincement discal avec une condensation en miroir des plateaux vertébraux, une ostéophytose marginale et phénomène du vide intra discal (flèches). Il s'y associe une arthrose zygapophysaire également pluriétagée 54 4.1. Atteinte discale 4.1.1. Discarthrose c/ Rachis lombaire Scanner : en plus des éléments sus-cités bombement discal retentissement du bombement discal et de l'ostéophytose TDM du rachis lombaire en reconstruction coronale et sagittale montrant une ostéocondensation en miroir des plateaux vertébraux L3-L4, une ostéophytose marginale étagée, antérieure, postérieure et latérale avec pincement et vide discal étagé 55 4.1. Atteinte discale 4.1. Discarthrose c/ Rachis lombaire IRM : on peut observer hyposignal T2 du complexe central pincement et un bombement du disque intervertébral fissures discales radiaires IRM du rachis lombaire en coupe sagittale en pondération T2 montrant une diminution du signal du disque L4-L5 56 4.1. Atteinte discale Aspect normal en T2 Hypersignal central et hyposignal périphérique Hypo signal central et périphérique IRM, coupes sagittale et axiale pondérée en T2 montrant une raideur lombaire, un pincement intersomatique L3-L4 et L4-L5 avec un hyposignal discal du à la déshydratation 57 4.1. Atteinte discale 4.1.1. Discarthrose c/ Rachis lombaire IRM : en dehors de la dégénérescence discale on a des modifications du signal des plateaux vertébraux avec rupture de l’os sous chondral érosions superficielles hyperostose d’extension variable IRM du rachis lombaire en coupe sagittale en pondération T1(a) et T2(b) montrant des remaniements des plateaux vertébraux (hyposignal T1 et hypersignal T2) de type Modic 2 en regard du disque L5-S1 58 4.1. Atteinte discale 4.1.1. Discarthrose c/ Rachis lombaire Lésions élémentaires de la moelle osseuse (classées en 3 stades selon Modic en T1 T2 1988) Modic 1 : fissurations focales + présence de tissu fibreux vascularisé (œdème inflammatoire) Hyposignal Hypersignal Modic 2 : involution graisseuse Hypersignal Hypersignal Modic 3 : ostéocondensation des plateaux vertébraux(sclérose) Hyposignal Hyposignal 59 4.1. Atteinte discale 4.1.1. Discarthrose c/ Rachis lombaire 60 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale C’est une saillie ou débord focal du disque intervertébral. On distingue : protrusion : débord discal focal dont la base est plus large que les autres diamètres extrusion : débord discal focal dont la base est moins large que l'un des autres diamètres exclusion : fragment de noyau pulpeux n'est plus continu avec le noyau d'origine 61 4.1. Atteinte discale 4.1.2 Hernie discale Schéma des trois types de hernie discale 62 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Peut être antérieure, postérieure ou latérale selon sa topographie. Le déplacement postérieur du matériel hernié peut être : Médian (10 % des cas) Postérolatéral (ou paramédian), le plus souvent (80 % des cas) Latéral (1 à 12 % des cas), soit foraminal (hernie dans le foramen intervertébral), soit extra-foraminal (hernie en avant du foramen) Mixte 63 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Schéma de la topographie transversale des hernies discales 64 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Imagerie Radiographie Selon les recommandations de l'ANAES, il n'y a pas lieu de demander de radiographies avant 7 semaines de traitement. Les Rx n'ont aucun intérêt si la sciatique est en voie de guérison. Elles consistent en un cliché De Sèze et un cliché de profil debout du rachis lombosacré 65 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Imagerie Radiographie permet de : • rechercher une étiologie non discale à la symptomatologie clinique (tumeur, infection, etc.), • apprécier la statique rachidienne, • rechercher une arthrose zygapophysaire, une anomalie transitionnelle de la charnière lombosacrée. 66 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Imagerie Rx lombaire de face centrée sur les dernières vertèbres. Bâillement discal latéral droit en L4-L5 chez un patient présentant une hernie discale postérolatérale et foraminale droite à cet étage Rx du rachis lombaire de profil montrant une petite opacité arrondie de L4 correspondant à l’avulsion du listel marginal (a, flèche) avec une amputation du coin vertébral postérieur en regard (tête de flèche). 67 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Imagerie Scanner Type (protrusion, extrusion, exclusion), topographie transversale et migration éventuelle doivent être précisés La hernie peut être au contact de la racine sans la dévier ni la comprimer, elle peut la dévier sans la déformer ou enfin la comprimer en la déformant. 68 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale TDM du rachis lombaire en coupe axiale fenêtre discale montrant les différents types de hernies discales. 69 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Imagerie IRM Sa topographie transversale, son type, sa migration éventuelle, son exclusion et son caractère sous ligamentaire ou extraligamentaire doivent être précisées. Le signal de la hernie est identique à celui du disque d'origine en T1 mais il est plus variable en T2. Un hyposignal marqué peut, en revanche, être le témoin de la présence de calcifications ou d'air 70 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale IRM en coupes axiales pondérées en T2 montrant les topographies et types de hernie discale a. Protrusion L5-S1 postérolatérale gauche comprimant la racine S1 gauche. b. Protrusion L5-S1 foraminale et extraforaminale droite comprimant la racine L5 droite c. Extrusion L5-S1 postérolatérale droite comprimant l'émergence radiculaire S1 droite71 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Eléments à analyser en présence d’HD en imagerie Hernie (étage, type, caractère sous ou extraligamentaire, topographie transversale, caractère migratoire et exclusion) Sévérité ou non (pincement sévère ou non) Retentissement sur le sac dural et les racines nerveuses Anomalie osseuse en regard (listel postérieur, remaniement type MODIC) Autres anomalies associées (étroitesse canal lombaire… ) 72 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Saccoradiculographie exceptionnelle recherche apparition ou majoration dynamique d’hernie et pour hernie positionnelle amputation ou raccourcissement d'une gaine radiculaire Saccoradiculographie : amputation de la gaine radiculaire de S1 gauche 73 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Saccoradiculographie : élargissement de la racine en tromblon en cas de compression et d'œdème radiculaire, mieux visualisé sur les clichés de trois quarts(intérêt de la comparaison au côté controlatéral de face) Saccoradiculographie : élargissement de la racine L5 gauche en tromblon 74 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale Saccoradiculographie : empreinte extrinsèque ou une déformation angulaire du sac dural image de double contour antérieur du sac dural sur le cliché de profil en cas de hernie paramédiane obstacle complet à l'opacification du sac dural en cas de volumineuse hernie 75 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : formes particulières a. Hernie discale thoracique rare (1 à 4 % des hernies discales) affecte surtout les patients de 30 à 60 ans. origine dégénérative ou traumatique et est rarement symptomatique. On signalera qu'une hernie discale située en dessous de T7 peut parfois comprimer l'artère d'Adamkiewicz (qui naît habituellement à gauche, entre T7-T8 et L1-L2) et entraîner une souffrance médullaire ischémique complète et irréversible 76 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : formes particulières a. Hernie discale thoracique en imagerie, les hernies discales thoraciques ont pour particularité d'être souvent calcifiées et volontiers associées à des séquelles de dystrophie rachidienne de croissance. le scanner est parfois utile pour différencier une hernie discale calcifiée d'une ossification du ligament longitudinal postérieur, qui peut d'ailleurs être associée 77 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : formes particulières a. Hernie discale thoracique TDM thoracique , coupe axiale avec reconstruction sagittale : hernie discale calcifiée type extrusion, paramédiane gauche, avec migration supérieure 78 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : formes particulières b. Hernie discale intradurale Au scanner, Sac dural occupé par une masse de densité discale (80 UH) aux contours incertains, ne se rehaussant pas après injection Coupe axiale TDM en fenêtre Présence de gaz au sein du matériel herniaire osseuse Hernie discale intradurale. (notez plaide contre une origine tumorale vide intradiscal en regard 79 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : formes particulières b. Hernie discale intradurale A l’ IRM, Hernie intradurale présente des rapports aigus avec moelle adjacente ; Liseré visualisé circonférentiel de LCS Hernie discale intradurale : coupe axiale pondérée en T2. notez la parfois double composante herniaire responsable d'une compression de la moelle, plaquée contre la lame (flèche) 80 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : formes particulières b. Hernie discale intradurale A l’ IRM, Hernie présente un signal équivalent à celui du disque adjacent ou un hyposignal T2 avec Hernie discale intradurale : coupe un rehaussement annulaire évocateur du diagnostic axiale pondérée en T2. notez la périphérique, double composante herniaire responsable d'une compression de la moelle, plaquée contre la lame (flèche) 81 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : formes particulières b. Hernies intraspongieuses Également hernies de Schmorl, Se traduisent par lésion radiotransparente arrondie ou ovalaire jouxtant disque intervertébral, délimitée par liseré d'ostéosclérose Au stade aigu, liseré peut manquer; détection alors délicate et faire craindre processus malin 82 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : formes particulières b. Hernies intraspongieuses TDM du rachis lombaire en reconstruction coronale et sagittale montrant un retrolisthésis de L3 sur L4, des ostéophytes étagés de L2 à S1, un pincement étagé de L2-L4 et L5-S1 avec vide discal en L5-S1, des lacunes centro-corporéales correspondant aux nodules de Schmorl et une calcification du ligament longitudinal antérieur en regard de L2-L3 et L3-L4 83 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : diagnostics différentiels a. Kyste d'origine discale Rare et difficile à différencier du kyste du ligament longitudinal postérieur. Il représente probablement un équivalent liquidien de la bulle gazeuse épidurale Kyste discal ou kyste de Tarlov : coupes sagittales pondérées en T2 (a) et T1 après 84 injection de gadolinium (b), coupe axiale pondérée en T2 (c) 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : diagnostics différentiels b. Kyste mucoïde du ligament longitudinal postérieur Rare et s'observe essentiellement chez des sujets jeunes et sportifs Se traduit en IRM par une image arrondie ou ovalaire de signal liquidien et une relative intégrité du disque adjacent. c. Kyste arthrosynovial intracanalaire De signal très variable, sa topographie postérieure et sa continuité avec une articulation zygapophysaire typiquement dégénérative permettent habituellement de le différencier des hernies discales 85 4.1. Atteinte discale 4.1.2. Hernie discale : diagnostics différentiels d. Méningiome intradural extramédullaire Il présente une implantation souvent large sur la dure-mère et distend les espaces sous-arachnoïdiens. Il se calcifie volontiers et se rehausse de façon homogène. Les méninges adjacentes se rehaussent en «queue de comète» 86 4.1. Atteinte discale 4.1.3. Myélopathie cervicarthrosique Plus fréquente des pathologies médullaires de l'adulte Secondaire au rétrécissement dégénératif du canal cervical Radiographies : n'apportent que quelques éléments d'orientation et montre des signes de rétrécissement canalaire sur rachis dégénératif 87 4.1. Atteinte discale 4.1.3. Myélopathie cervicarthrosique Radiographies : platyspondylie acquise : élargissement antéro-postérieur des corps vertébraux projection des processus articulaires supérieurs sur les corps vertébraux remaniements dégénératifs cervicaux ossifications ligamentaires 88 4.1. Atteinte discale 4.1.3. Myélopathie cervicarthrosique TDM-IRM : scanner permet de bien préciser éléments osseux ou calcifiés mais l'imagerie de première intention est l'IRM. On recherche en pondération T2 un canal cervical étroit un rétrécissement canalaire un hypersignal intramédullaire focal des rétrécissements associés des foramens 89 4.1. Atteinte discale 4.1.3. Myélopathie cervicarthrosique Eléments à rechercher dans une myélopathie cervicathrosique à l’IRM Canal cervical étroit Rétrécissement canalaire (étage, causes, déformation, majoration dynamique en flexion ou en extension) Hypersignal intramédullaire en T2 Rétrécissements associés des foramens 90 4.1. Atteinte discale 4.1.3. Myélopathie cervicarthrosique IRM cervicale en coupe sagittal T2 montrant une plage hyperintense de la moelle en regard du disque C5-C6 avec protrusion discale IRM cervicale en coupe sagittale T2 montrant une plage fortement hyperintense de la moelle en regard du disque C5-C6, condensation et irrégularité des berges articulaires C6-C7 et géode sous 91 chondrale 4.1. Atteinte discale 4.1.4. Maladie de Baastrup Cette « arthrose inter épineuse » peut être responsable de lombalgies parfois très invalidantes Cette terminologie de maladie de Baastrup ne devrait être réservée qu'aux cas symptomatiques, la dégénérescence discale rapprochant constamment les processus épineux avec l'âge en radiographie. Elle peut également compliquer un antélisthésis 92 4.1. Atteinte discale 4.1.4. Maladie de Baastrup En radiographie, il existe un remodelage et une ostéocondensation avec parfois création d'une néo articulation. une fracture d'un processus épineux est possible. une bursite inter épineuse 93 4.1. Atteinte discale 4.1.4. Maladie de Baastrup Rx lombaire de profil montrant un pincement intersomatique étagé avec vide discal et une formation d’une néoarticulation interépineuse aux bords irréguliers pluriétagés IRM lombaire en coupe sagittale en T2 montrant un contact interépineux avec des irrégularités des corticales en L4-L5. Notons 94 un rétrécissement canalaire associée 4. Pathologies dégénératives primitives 4.1. Atteinte discale 4.2. Atteinte de l’arc postérieur 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire 95 4.2. Atteinte de l’arc postérieur 4.2.1. Arthrose zygapophysaire Favorisée par l'hyperlordose, la surcharge pondérale et la dégénérescence discale Rare au niveau thoracique Plus souvent associée à une discopathie dégénérative au même étage, mais c'est surtout l'atteinte zygapophysaire qui est incriminée dans les lombalgies présentées par les patients 96 4.2. Atteinte de l’arc postérieur 4.2.1. Arthrose zygapophysaire Imagerie : cliché de profil montre signes classiques d'arthrose aux articulations zygapophysaires, avec parfois spondylolisthésis dégénératif associé hyperlordose renversement postérieur du tronc Rx lombaire de profil centrée sur L4-L5. Aspect hypertrophique et condensé du processus articulaire inférieur de L4 et supérieur de L5 avec pincement articulaire Arthrose zygapophysaire L4-L5. Notez le rétrécissement foraminal secondaire à l'hypertrophie. 97 4.2. Atteinte de l’arc postérieur 4.2.1. Arthrose zygapophysaire a/ Rachis cervical Rx de profil du rachis cervical montrant des ostéophytes étagés de C3 à C7, un pincement intersomatique étagé de C3-C4 à C6-C7 avec pincement des articulaires postérieurs de C3-C4 et C4-C5 98 4.2. Atteinte de l’arc postérieur 4.2.1. Arthrose zygapophysaire TDM et IRM étudient retentissement sur les canaux central et latéral. signes cardinaux de l’arthrose + œdème de l'os sous-chondral, épanchement intra-articulaire phénomène du vide intra-articulaire hypertrophie articulaire globale subluxation articulaire, un kyste synovial 99 4.2. Atteinte de l’arc postérieur 4.2.1. Arthrose zygapophysaire TDM rachis lombaire en coupe axiale et en reconstruction sagittale montrant zygarthrose : a. prédominant droite avec hypertrophie osseuse, pincement de l'interligne, sclérose et géodes sous-chondrales, et ossification capsulaire associée. b. avec ostéophytose du processus articulaire supérieur de L5 venant au contact de L4 100 (flèche). En L5-S1, le foramen est rétréci, notamment en raison de la discopathie associée 4.2. Atteinte de l’arc postérieur 4.2.2. Kyste synovial Hernie de la synoviale articulaire dans le canal rachidien Compression postérieure située à proximités Surtout L4-L5 Dans la région épidurale latérale 101 4.2. Atteinte de l’arc postérieur 4.2.2. Kyste synovial TDM/IRM Masse grossièrement arrondie, bien limitée, qui soulève unilatéralement un ligament jaune ou qui jouxte son bord libre . L’asymétrie entre droite et gauche est importante à considérer pour éviter de porter par excès le diagnostic de kyste articulaire postérieur bilatéral" devant une image très fréquente de ligaments jaunes "tuméfiés, par I 'arthrose postérieure 102 4.2. Atteinte de l’arc postérieur IRM du rachis lombaire en coupe sagittale et axiale en pondération T2 montrant une lésion hyperintense arrondie, homogène jouxtant le ligament jaune correspondant a un kyste de signal liquidien volumineux (a, b) et de petite taille (c), kyste hypointense en T2 (d) 103 4. Pathologies dégénératives primitives 4.1. Atteinte discale 4.2. Atteinte de l’arc postérieur 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire 104 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire a. Muscles para vertébraux lombaires Souvent peu étudiés en imagerie Rôle essentiel dans la stabilité rachidienne Myopathie dégénérative 105 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire b. Calcifications ligamentaires (Ligament Vertébral Longitudinal et ligament inter épineux) Siège préférentiel en regard de C2 et C4, et de T4 à T8. Rx du rachis cervical de profil montrant une raideur cervicale, des ostéophytes de C5 et C6, un pincement discal C5-C6, avec calcification du LLA en regard de C5-C6 106 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire c. Calcifications des ligaments jaunes Siège thoracique distal T9 à L1 ou cervical Isolément ou en association avec des calcifications du ligament longitudinal postérieur, bien visible sur les clichés simples et à la TDM 107 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire TDM du rachis thoracique en reconstruction sagittale en fenêtre discale(a) et fenêtre osseuse(b) montrant une ostéophytose étagée avec hypertrophie et calcification du ligament jaune avec réduction du canal vertebral plus évident en T6, T10 et T11 108 TDM d’une vertèbre cervicale en coupe axiale fenêtre discale montrant un pincement de l’articulaire postérieur gauche, avec ossification isolée des ligaments jaunes TDM d’une vertèbre lombaire en coupe axiale fenêtre discale montrant un pincement des articulaires postérieurs, un bombement discal avec épaississement et calcification bilatérale des ligaments jaunes rétrécissant le canal rachidien 109 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire d. Hyperostose vertébrale Également appelée maladie de Forestier, Correspond à une coulée osseuse située le long de la face antérieure ou antérolatérale des corps vertébraux Au rachis cervical, correspond à l'ossification du ligament longitudinal antérieur et souvent associée à des ossifications du ligament longitudinal postérieur et des ligaments péri-odontoïdiens 110 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire d. Hyperostose vertébrale Imagerie : essentiellement en regard de C4 à C7. Coulée osseuse antérieure continue, régulière ou bosselée, en contact étroit avec les corps vertébraux Coulée osseuse discontinue, mimant de gros ostéophytes, mais dont la taille contraste avec la relative préservation de la hauteur des disques intervertébraux adjacents et dont la base est beaucoup plus étendue sur la face antérieure des corps vertébraux 111 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire d. Hyperostose vertébrale Rx cervicale de profil montrant une coulée opaque non continue sur la face antérieure des corps vertébraux adjacents Hyperostose vertébrale discontinue Rx cervicale de profil montrant l'ossification associée du ligament longitudinal postérieur sur une Hyperostose de la charnière 112 cervico-occipitale 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire d. Hyperostose vertébrale Rachis thoracique Plus fréquente et plus caractéristique. Face antérolatérale droite est bordée par une coulée osseuse dense, de contours nets et de forme ondulée Côté gauche relativement préservé Ossification typiquement continue, mais de fines solutions de continuité peuvent s'observer en regard des disques 113 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire d. Hyperostose vertébrale Rachis thoracique Pour Resnick, le diagnostic ne peut être retenu que si cette ossification est visible sur au moins 4 vertèbres contigus Scanner et IRM : pas d'intérêt particulier, hormis la recherche d'une complication, notamment une fracture transversale 114 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire Rx dorso-lombaire De face montrant une coulée osseuse dense, de contours nets et de forme ondulée, prédominant sur le bord droit du rachis De profil, la coulée suit le bord concave des corps vertébraux et convexe des disques (c). Chez cet autre patient (d), notez une construction osseuse arrondie (flèche) et des constructions pseudo-ostéophytiques (têtes de flèches 115 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire d. Hyperostose vertébrale Rachis lombaire se traduit par : Excroissances osseuses pointues, volontiers symétriques, présentant une base d'implantation très large (beaucoup plus large que celle des ostéophytes) Coulée osseuse volontiers discontinue (aspect le moins fréquent). 116 4.3. Atteinte du système musculo-ligamentaire d. Hyperostose vertébrale Rachis lombaire Rx lombaire F/P montrant en a, les constructions osseuses ressemblant à des ostéophytes mais leur base d'implantation se prolonge sur la face antérieure des corps vertébraux et leur taille contraste avec la préservation de la hauteur des disques intervertébraux et en b, excroissance osseuse exubérante latérale droite chez un autre patient. 117 5. Complications 5.1. Névralgie cervico-brachiale 5.2. Sténose canalaire 5.3. Scoliose dégénérative 5.4. Spondylolisthésis 118 5. Complications 5.1. Névralgie cervicobrachiale Fréquente, avec une légère prédominance masculine. Adultes en période d'activité professionnelle Facteurs de risque : origine caucasienne, tabagisme et antécédent de radiculopathie lombaire Autres : port d'objet lourd, plongeons, vibrations pendant la conduite 119 5. Complications 5.1. Névralgie cervicobrachiale Radiographie : élimine certaines étiologies non dégénératives (tumeurs, fractures, infection) et étudie l'alignement de la colonne avec recherche des remaniements dégénératifs Scanner : représente l'imagerie de choix si suspicion d’ uncodiscarthrose IRM préférée lorsque l'on recherche myélopathie associée, notamment en cas de hernie discale médiane ou postérolatérale. 120 5. Complications 5.1. Névralgie cervicobrachiale Rx cervicale de profil du rachis cervicale montrant un foramen normal et un foramen sténosé témoignant d’une névralgie cervicale chez une patiente de 56 ans 121 5. Complications 5.2. Sténose canalaire La sténose du canal central et celle du canal latéral peuvent être : constitutionnelles (étroitesse canalaire) ou acquises (rétrécissement canalaire) en raison des remaniements dégénératifs des structures adjacentes. 122 5. Complications 5.2. Sténose canalaire 5.2.1. Rachis cervical Radiographie profil Etroitesse constitutionnelle (le plus souvent) Impossibilité de placer un corps vertébral dans canal Diminution de l’espace de sécurité Rx de profil du rachis cervical montrant le canal cervical 123 5. Complications 5.2. Sténose canalaire 5.2.1. Rachis cervical TDM Diamètre antéropostérieur du canal osseux ≤ 10mm de C3 à C7 TDM cervicale en coupe axiale montrant une vertèbre cervicale 124 5. Complications Sténose canalaire cervicale acquise Rare Favorisée par étroitesse canalaire constitutionnelle (<13 mm) Facteurs : protrusion discale, ostéophytes, épaississements ligamentaires, arthrose post 125 5. Complications Sténose canalaire cervicale acquise Se traduisant par une opacité en bande de tonalité calcique en situation rétrocorporéale en C2, C3, C4, C5 126 5. Complications Sténose canalaire lombaire Scanner : le diamètre sagittal du canal osseux de L4 (sténose relative : 12–14 mm, sténose absolue ˂ 12 mm ) le diamètre transversal interarticulaire sur une coupe passant par le disque (sténose : d ≤ 15 mm) la surface du canal osseux (sténose : s ˂ 145 mm2 127 5. Complications 128 5. Complications Sténose canalaire lombaire Niveau de coupe Coupe pédiculaire (anneau osseux fermé) DAP Normal Étroitesse relative Étroitesse absolue 15 mm 13-14 mm 12 mm Coupe discale Pédiculo-lamaire ou isthmo-pédiculaire DTIA > 20 mm Surface canal osseux DAP du récessus latéral > 200 mm2 ≥5mm 150-200 mm2 < 15 mm < 145 mm2 < 5mm aspect trifolié du canal vertébral DAP : Diamètre antéro-postérieur DTIA : Diamètre transverse inter-articulaire 129 5. Complications TDM lombaire en coupe axiale, fenêtre osseuse montrant un canal lombaire étroit(patients différents). Notons la forme triangulaire (a) ou arrondie (b) du canal rachidien en coupe axiale. TDM lombaire en reconstruction sagittale, fenêtre osseuse montrant un canal lombaire étroit étendu de L2 à L4 (c). 130 5. Complications Sténose canalaire lombaire acquise Radiographie standard hypertrophie dégénérative des massifs articulaires qui apparaissent très denses. importance de la dégénérescence discale. spondylolisthésis ossifications du ligament longitudinal postérieur Rx lombaire de profil montrant un discret retrolisthésis de L3 sur L4 grade I de Meyerding avec ostéophytes étagés, condensation des plateaux vertébraux et calcification du ligament longitudinal postérieur 131 5. Complications Sténose canalaire IRM Les mesures du canal sont aussi possibles à réaliser en IRM IRM lombaire en coupes sagittales pondérées en T1 (a) et T2 (b) montrant un canal lombaire étroit de L2 à L4, discrètement rétréci par des bombements discaux en L3L4 : 132 5. Complications Scoliose dégénérative Courbure latérale du rachis avec gibbosité et rotation des corps vertébraux sur leur axe qui ne se corrige pas en position couchée Scoliose vraie : non réductible en position couchée Attitude scoliotique : courbure du rachis réductible en position couchée Par convention, le côté de la convexité définit la scoliose 133 5. Complications Scoliose dégénérative Plus souvent à l’étage lombaire, prédominance féminine Évolution simple et éventuellement aggravation au cours du vieillissement d’une scoliose juvénile Clichés de référence restent les clichés debout sur lesquels l’angle de Cobb et la lordose lombaire sont appréciés Mesures faites au scanner permettent une appréciation de ces mesures mais ne les remplacent en aucun cas 134 5. Complications Scoliose dégénérative Prévalence variable mais augmente en raison du vieillissement de la population Patients présentant des douleurs rachidiennes mécaniques prédominant dans la concavité (plus rarement dans la convexité) de la courbure Deux types de scolioses dégénératives : scoliose dégénérative primitive et celle secondaire 135 5. Complications Scoliose dégénérative secondaire Correspond le plus souvent à l'évolution d'une scoliose idiopathique de l'enfant ou de l'adolescent à l'âge adulte Full spine d’une patiente de 18 ans de face montrant une scoliose thoracolombaire dextroconvexe au niveau thoracique et lévoconvexe au niveau lombaire Rapidité de son évolution linéaire moins importante que celle de la scoliose dégénérative primitive 136 5. Complications Scoliose dégénérative secondaire Peut également être secondaire à une autre scoliose de l'enfance ou de l'adolescence, à une obliquité anormale du bassin, à une malformation de la Full spine d’une patiente de 18 ans de face montrant une scoliose thoracolombaire dextroconvexe au niveau thoracique et lévoconvexe au niveau lombaire charnière lombosacrée, et à des fractures vertébrales ostéoporotiques ou traumatiques asymétriques 137 TDM lombaire en recontruction frontale (a) avec reformation volumique (b) montrant une scoliose dégénérative à convexité gauche avec importance de l'atteinte discale et zygapophysaire (avec gaz intradiscal en L3-L4) ainsi que les ostéophytes et glissements des corps vertébraux IRM lombaire en coupe frontale pondérée en T2 montrant une scoliose dégénérative à convexité droite avec importante atteinte discale, glissements des corps vertébraux 138 5. Complications Spondylolisthésis dégénératif Correspond au glissement d'une vertèbre sur une autre. C'est la vertèbre supérieure qui glisse et qui, par conséquent, définit le sens du spondylolisthésis Peut être antérieur (antélisthésis), postérieur (rétrolisthésis) ou latéral (latérolisthésis ou dislocation) Dans l'usage courant, le terme de spondylolisthésis désigne souvent un antélisthésis 139 5. Complications Spondylolisthésis dégénératif Classification en fonction du glissement (Index de Taillard) Grade 0 : pas de glissement ou spondylolyse sans glissement Grade I : glissement inférieur à 1/3 du plateau vertébral Grade II : glissement allant de 1/3 à 2/3, bord postérieur du corps vertébral en regard du milieu du plateau sacré Grade III : glissement de plus de 2/3 Grade IV : glissement complet au-delà de la limite antérieure du plateau sous-jacent avec spondyloptose 140 5. Complications Spondylolisthésis dégénératif Classification de Meyerding Le plateau supérieur de la vertèbre sous jacente est divisé en 4 parties Grade I : glissement inférieur à 25% du plateau inférieur de L5 sur S1 Grade II : glissement compris entre 25 et 50% Grade III : glissement compris entre 50 et 75% Grade IV : glissement compris entre 75 et 100% Grade V : bascule complète de la vertèbre lysée sur le bord antérieur du sacrum (spondyloptose). 141 5. Complications Spondylolisthésis dégénératif 142 5. Complications Antélisthésis dégénératif Radiographies : antélisthésis généralement modérés (1 à 2 mm); arthrose zygapophysaire rétrécissement des foramens intervertébraux par l'ostéophytose perte de l'alignement des processus épineux 143 5. Complications Antélisthésis dégénératif Radiographies : dégénérescence discale au(x) même(s) étage(s); accentuation de la lordose lombaire. Les clichés dynamiques de profil en Rx lombaire de profil montrant un flexion/extension sont indispensables pour évaluer antélisthésis dégénératif de L4 sur L5 avec condensation des l'instabilité associée articulaires postérieurs de L4-L5 144 5. Complications Antélisthésis dégénératif Scanner peut méconnaître des antélisthésiss réduits en décubitus dorsal coupes axiales recherchent la perte de l'alignement des surfaces zygapophysaires avec rupture du cintre articulo-lamaire et découverture antérieure du processus articulaire inférieur de la vertèbre sus-jacente qui fait saillie dans le canal rachidien 145 5. Complications Antélisthésis dégénératif IRM Elle donne les mêmes informations, même si l'analyse des lésions dégénératives zygapophysaires est moins fine qu'en scanner. Les séquences pondérées en T2 informent, en revanche, sur l'état de l'hydratation des disques intervertébraux dans le cadre d'un bilan préopératoire éventuel 146 5. Complications Rétrolisthésis dégénératif Radiographies objectivent vertébral glissement le postérieur généralement modeste (en moyenne de 3 mm), le bâillement des interlignes Rx lombaire de profil montrant un discret zygapophysaires discaux et importants, des pincements généralement recul du mur vertébral postérieur de L2 par rapport à celui de L3, des ostéophytes étagés de L2 à L4, une condensation des articulaires postérieurs de L2-L3 et un pincement intersomatique L3-L4 associé. pluriétagés 147 CONCLUSION Phénomènes dégénératifs rachidiens très fréquents; Rx standard : premier bilan pour approche diagnostique. Imagerie en coupe : compléter bilan avec apport sur structures discoligamentaires, radiculaires et durales. Aspects en imagerie des différents étages du rachis parfois semblables, mais existence de différences notables 148 REFERENCES Anne Cotten. Imagerie musculosquelettique – Pathologies locorégionales. Elsevier Masson 2e édition. Paris:2013, 1 064 pages C Gilardeau, Raymond Roy-Camille, Gérard Saillant, P Antonietti. Le Rachis, Aspects Fondamentaux, Explorations, Techniques. Masson Tome 1. Paris : Dietemann JL. Imagerie du rachis et de la moelle épinière : techniques, artéfacts, variantes, pièges et difficultés diagnostiques. Sauramps médical. Paris : 2014, 238 p Isabelle Dessarts, Gérard Morvan, Yves Menu. Arthrose du rachis (EMC). Elsevier Masson SAS. Paris : 1997; 50p E.ALPERIN& R.BURNS(CCA), Pathologies mécaniques du rachis thoraco-lombaire, 2013 149 NOUS VOUS REMERCIONS 150