Chez nous 2 L IIIe ANNEE 3e édition Table ronde de l’entrepreneur La santé mentale des femmes au cœur des débats Après le succès de la 2e édition de son initiative « Table ronde de l’entrepreneur », Dona Nadia Drabo, promotrice de Radis traiteur rebelotte en 2026. Pour la 3e édition qui, a eu lieu au SIAO le dimanche 8 mars del’année en cours, le thème était « Santé mentale des femmes face aux pressions sociales : comprendre, prévenir et agir », une manière pour l’organisatrice, d’apporter sa touche au bien-être de l’autre moitié du ciel et ce à l’occasion de la commémoration de la journée internationale des droits de la femme. Les animateurs de ce panel ont réfléchi sur la santé mentale des femmes face aux pressions sociales… C’ est devenu une tradition pour Dona Nadia Drabo, promotrice de Radis traiteur, de poser un débat autour d’un thème bien donné, à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des droits de la femme et ce depuis années maintenant. Cette année encore, elle n’a pas dérogé à la règle. Pour la 3e édition, les participants à la « Table ronde de l’entrepreneur » ont porté leur réflexion sur la « Santé mentale des femmes face aux pressions sociales : comprendre, prévenir et agir ». Pourquoi le choix de ce thème ? En effet, pour l’initiatrice de cette table ronde, dans nos sociétés, on apprend très tôt aux femmes à être fortes, parfois trop fortes ; à supporter, à Dona Nadia Drabo, organisatrice de cette table ronde organiser, à anticiper, à réussir, à gérer les urgences professionnelles le jour... et les urgences familiales le soir. Sauf que lorsque celle-ci dit être fatiguée, cela n’est pas toujours compréhensible comme si l’épuisement était devenu une norme ; comme si la surcharge était une preuve de valeur..., selon elle. Et pourtant, ce n’est pas normal de porter seule la charge mentale d’un foyer ; de diriger une entreprise seule et de penser toute seule en permanence à tout ce qui manque à la maison ou d’avoir peur de demander de l’aide par crainte d’être perçue comme faible, a-t-elle expliqué. Mais au-delà, en tant que femme d’affaires évoluant dans la restauration, c’est en connaissance … sous le regard attentif des participants de cause qu’elle dit parler de la pression. Partant de là, la nécessité de poser le débat sur la santé mentale de l’autre moitié du ciel, s’est imposée dans la mesure où le bien-être des femmes n’est pas une revendication isolée mais plutôt un enjeu collectif, a confié Nadia Drabo. Cela d’autant plus qu’à ses yeux, une femme épuisée, c’est une famille fragilisée, une entrepreneure à bout et une entreprise en difficulté. Par conséquent : « Prendre soin de sa santé mentale, ce n’est pas un luxe. Ce n’est pas une faiblesse. C’est une nécessité », a-t-elle soutenu. Dès lors, par ce panel, il s’est agi selon ses dires, de créer un espace où l’on peut parler sans jugement, où la réussite n’empêche pas la Pour l’occasion, il a eu une exposition L’OBSERVATEUR PAALGA N°11 535 DU MARDI 10 MARS 2026 vulnérabilité, où l’on peut dire tout simplement : « Oui, je suis forte... mais je suis aussi humaine ». Et pour débattre de ce thème, quatre personnalités ont été réunies. Il s’agit de Janny Bassolé, psychologue clinicien et psychothérapeute et du docteur Alidou Willy, psychiâtre, addictologue. La journaliste et philanthrope, Raissa Compaoré et l’entrepreneure Wendyam Léonie Kaboré étaient également des panélistes. Si en tant que spécialistes Joanny Bassolé et Alidou Willy se sont prononcés sur tous les aspects de santé mentale, Raissa Compaoré et Wendyam Léonie Kaboré pour leur part, se sont prononcés sur ce que l’autre moitié attend de la société. L’un dans l’autre, les panelistes ont recommandé, entre autres mesures, pour le bien-être des femmes : consulter un psychologue ou psychiâtre ; mener des activités qui apportent de la joie. Il faut noter qu’à cette table ronde organisée à la faveur du 8-Mars, des femmes ont présenté leurs savoir-faire à travers une exposition-vente de produits alimentaires, artisanaux et biens d’autres n Roukiétou Soma