Génie génétique Pr. Aziza Kouchou 2023-2024 Plan Génie Génétique Clonage moléculaire Organisme génétiquement modifié (OGM) Evolution du génétique Applications des OGM Outils du génie génétique • Enzymes de restriction • Vecteur de clonage • Hôtes de clonage Amplification en Chaîne par Polymérase Séquençage enzymatique de Sanger Génie génétique Le génie génétique est un ensemble de techniques de biologie moléculaire permettant d'isoler des gènes spécifiques, de les reconstruire puis de les réinsérer dans des cellules ou des organismes. Ces techniques ont fourni à la médecine et à l'industrie un moyen efficace de produire en grandes quantités des protéines spécifiques, qui, auparavant, n'étaient disponibles (si elles l'étaient) qu'en quantité extrêmement faibles. Ces techniques ont permis également d'étudier la régulation de leur expression et ainsi de mieux comprendre le développement de maladies génétiques. Génie génétique Le premier apport de cette technologie à la médecine fut de rendre des protéines thérapeutiques telles : insulines, HGH (human growth hormone), disponibles en quantités suffisantes. La médecine a retiré bien d’autres bénéfices de la technologie de l’ADN recombinant, vaccins (anti hépatite, rage,….etc.), sondes (diagnostique, identification….etc.), agents thérapeutiques (acides nucléiques anti sens, thérapie génique, ….etc.) Génie génétique Cellule? Unité de base de la vie qui constitue tout organisme, animal ou végétal. Le corps humain est composé de plusieurs milliards de cellules de différents types (cellules de peau, des os, du sang…) qui, pour la plupart, se multiplient, se renouvellent et meurent. Des cellules identiques assemblées entre elles forment un tissu. Visibles au microscope, les cellules sont composées généralement d'un noyau qui contient l'ADN et d'un cytoplasme limité par une membrane. Une cellule devient cancéreuse lorsqu'elle se modifie et se multiplie de façon incontrôlée. Génie génétique Qu'est-ce que l'ADN ? L’ADN, abréviation d’acide désoxyribonucléique, se trouve dans le noyau de la plupart des types de cellules. Ils contient les instructions propres à la cellule et détermine comment les traits d’une personne seront transmis d’une génération à l’autre. Le noyau d’une cellule humaine, on compte 23 paires de chromosomes, soit 46 chromosomes en tout. Génie génétique Formation d’une molécule d’ADN: nucléotides Les mots de l’ADN sont de petites molécules appelées nucléotides. L’ADN est constitué de quatre éléments complémentaires, les nucléotides : l’adénine, la thymine, la guanine et la cytosine : A, T, G, C. Chaque nucléotide comprend une armature et une base azotée. L’armature sert à attacher les nucléotides ensemble. Clonage moléculaire • Le clonage moléculaire est une des bases du génie génétique. • Le clonage moléculaire consiste à produire des molécules d’ADN recombinant et à les utiliser pour transformer un organisme hôte, dans lequel elles sont répliquées. • Une réaction de clonage moléculaire fait généralement intervenir les deux éléments suivants : Le fragment d’ADN d’intérêt (dénommé insert) à répliquer, un vecteur plasmidique contenant tous les composants nécessaires à sa réplication dans l’organisme hôte. • Cloner un gène consiste donc à l’insérer dans un plasmide. La capacité de cloner l’ADN ouvre la voie à de nombreuses applications. Les outils du génie génétique Clonage moléculaire Clonage reproductif Clonage thérapeutique Insertion d’une séquence d’ADN dénommé insert dans un vecteur approprié puis son introduction dans une cellule-hôte afin d’en obtenir plusieurs copies. Créer un individu génétiquement identiques Créer des tissus à partir de cellules souches pour effectuer des greffes compatibles avec le receveur OGM Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme vivant - micro-organisme, végétal ou animal - ayant subi une modification, non naturelle, de ses caractéristiques génétiques initiales, par ajout, suppression ou remplacement d'au moins un gène. L'opération correspondante est dite transgénèse. Elle peut s'effectuer aussi bien sur des cellules germinales (gamètes) transmettant la modification à la descendance que sur des cellules somatiques (non reproductrices). Dans ce cas, le caractère modifié n'est pas transmissible. OGM Le principe est de transférer, dans une cellule de l'organisme receveur, un ou plusieurs gènes prélevés dans un autre organisme vivant, y compris si celui-ci n'est pas de la même espèce que “l'hôte” : une compatibilité possible grâce à l'universalité du code génétique . OGM Les gènes introduits peuvent provenir de n’importe quel organisme Plante Bactérie Champignon Animal Virus On peut modifier les êtres vivants unicellulaires et pluricellulaires Bactéries Végétaux Animaux Grâce au GENIE GENETIQUE OGM Le génie génétique permet ainsi de : ‒ modifier, ‒ supprimer, ‒ ou introduire certains caractères • La transformation peut consister selon le cas à: ‒ Apporter une fonction nouvelle ‒ Inactiver ou augmenter une fonction déjà existante Evolution du génie génétique Avant l'arrivée des OGM 8000 av. J-C. Les hommes domestiquent des plantes pour la culture et des animaux pour l'élevage. 1663 Robert Hooke découvre l'existence des cellules en observant des tissus végétaux au microscope. 1830 Les protéines sont découvertes. 1859 Charles Darwin publie son œuvre maîtresse L'Origine des espèces. La théorie de l'évolution des espèces par sélection naturelle est née. 1865 Gregor Mendel énonce les lois de l'hérédité. Il est considéré comme le père de la génétique moderne. Par ses recherches, notamment sur les pois, il démontre comment les gènes sont transmis de génération en génération. Ses découvertes ont une grande influence sur les techniques de sélection des espèces animales et végétales. 1870-1910 À compter de 1870, Luther Burbank, considéré comme le père des techniques modernes de sélection des plantes, obtient par sélection plus de 800 nouvelles variétés de fruits, de légumes et de fleurs. L'une de ses premières réalisations est la pomme de terre Burbank. Le premier hybride expérimental de maïs est mis au point par William James Beal, professeur de botanique à l'Académie des sciences du Michigan. Evolution du génie génétique 1933 1944 1953 1968 1971 1973 1974 Le premier maïs hybride issu d'un croisement est disponible aux États-Unis. Oswald Theodore Avery et ses collaborateurs, les scientifiques canadiens Colin MacLeod et Maclyn McCarty, font la preuve que l’ADN contenu dans le noyau d'une cellule porte les éléments d'information nécessaires au maintien de la vie. Ils établissent ainsi les fondements de la génétique moderne et de la biologie moléculaire. James Watson et Francis Crick décrivent la structure à double hélice de l'ADN. Marshall W. Niremberg et Har Gobind Khorana se voient attribuer un prix Nobel pour avoir déchiffré le code génétique des 20 acides aminés; par la suite, les chercheurs ont pu conclure que le code génétique est universel chez toutes les créatures vivantes. Première synthèse complète d'un gène. Stanley Cohen et Herbert Boyer réalisent avec succès la première expérimentation de génie génétique en insérant un gène d'un dactylèthre africain (un amphibien) dans de l'ADN bactérien. Des scientifiques canadiens utilisent les techniques de sélection pour créer un canola hâtif à partir de la navette. L'huile de canola est caractérisée par une faible teneur en acide érucique et en glucosinolate, substances responsables de l'amertume de la navette. Le canola a été officiellement homologué à la fin des années 1970. Evolution du génie génétique L'arrivée des OGM L'arrivée des OGM peut être considérée de façon différente : en continuité ou en rupture avec ce qui se faisait auparavant. Elle soulève ainsi des questions importantes qui peuvent remettre en cause certaines représentations culturelles et spirituelles sur ce qu'est la vie et ce qu'est l'être humain. 1978 L'insuline humaine est produite pour la première fois par une bactérie transgénique. 1983 Vente autorisée au Canada du 1er produit issu du génie génétique, l'insuline humaine. 1990 La commercialisation du 1er produit alimentaire modifié par la biotechnologie, la chymosine, est approuvée au Canada et aux États-Unis en tant que substitut à la présure, utilisée pour cailler le lait. 1994-1995 Mise en vente au Canada de la 1re pomme de terre issue du génie génétique résistante au doryphore de la pomme de terre. Cette pomme de terre n'est plus commercialisée présentement. Approbations américaine et canadienne de la tomate transgénique Flavr SavrTM, à mûrissement retardé. Cette tomate n'est plus commercialisée présentement. Evolution du génie génétique 1996-1997 Premières plantes transgéniques commercialisées aux États-Unis pour tolérer un herbicide et résister aux insectes : le soja Roundup Ready et le coton Bollgard. 2003 50e anniversaire de la découverte de la structure de la double hélice de l'ADN par Watson et Crick. 2012 2020 Entrée en vigueur du Protocole de Cartagena encadrant les mouvements des OGM entre les frontières des pays membres de ce traité. Mise au point du système d’édition génomique CRISPR-Cas9 par Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna de l’Université de Californie à Berkeley. Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna remportent le prix Nobel de chimie pour la mise au point de la technologie CRISPR-Cas9. Les applications des OGM Agronomie Plantes résistantes aux stress (sécheresse, gel, chaleur) Plantes résistantes aux insectes, aux parasites et aux virus Plantes tolérantes aux herbicides Les applications des OGM Alimentation Retardement du mûrissement d'un aliment Augmentation des qualités nutritionnelles d'un (meilleure qualité ou plus grande quantité de nutriments) Réduction du pouvoir allergène de certains aliments Production d'animaux à croissance accélérée Production de lait sans lactose aliment Les applications des OGM Médecine Au cours des dernières décennies, les chercheurs ont développé un ensemble de techniques appelées biotechnologies, qui permettent de manipuler et réorganiser les gènes des divers organismes vivants (bactéries, plantes, animaux), principalement dans le but de fabriquer des médicaments. Utilisation des animaux à des fins de recherche Les applications des OGM Industrie Production à grande échelle de matériaux issus du règne animal Production de matières plastiques biodégradables Production de biocarburants Les applications des OGM De nombreux OGM ont été développés en laboratoire à diverses fins. Cependant, peu de ces organismes sont approuvés pour la commercialisation; ils servent davantage à des fins de recherche. On ne connaît pas encore toutes les répercussions à long terme des OGM sur l'environnement et sur la santé puisqu'il s'agit d'une technologie récente. Il faudra attendre encore plusieurs années pour être en mesure d'évaluer avec justesse les bienfaits et les méfaits des OGM. D'ici là, de plus en plus d'organisations réclament un étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM afin que les gens puissent faire un choix éclairé. Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction La découverte de cette technique a été une étape essentielle car, jusque là, il était difficile d'isoler précisément un gène déterminé en raison notamment de la fréquente structure en mosaïque du génome et de sa complexité. Aujourd’hui plusieurs centaines d’enzymes de restriction différentes sont disponibles commercialement. Elles font parties des outils (ciseaux moléculaires) indispensables aux biologistes moléculaires. Ces outils permettent de couper l’ADN afin d’isoler certains fragments, de construire des cartes génétiques (cartes de restriction), de créer de nouvelles combinaisons d’ADN, etc. Les enzymes de restrictions ont permis l’avènement de la biologie moléculaire. Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Lorsqu’un bactériophage infecte une bactérie, il lui « injecte » son ADN. Sans système de défense adapté, de nombreux bactériophages seront alors produits dans la bactérie qui sera finalement lysée. De manière à résister à cette infection la bactérie synthétise des enzymes de restriction qui vont fragmenter l'ADN viral étranger. Parallèlement, la bactérie possède des méthylases capables de modifier (méthyler) son propre ADN afin qu’il ne soit pas reconnu par les enzymes de restriction. Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Les enzymes de restriction sont des endonucléase qui peuvent couper un fragment d’ADN au niveau d’une séquence spécifique (4 à 6 paires de bases) appelée site de restriction. Plusieurs centaines d'enzymes de restriction sont actuellement connues, on en retrouve naturellement dans un grand nombre d'espèces de bactéries. Elles sont produites par les bactéries pour se protéger de l’ADN étranger provenant d’autres organismes. Elle constitue un mécanisme de défense contre les infections par les bactériophages, des virus spécifiques des bactéries. Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Les enzymes de restrictions appartiennent à la classe des endonucléases, c'est-à-dire des enzymes capables de cliver les liaisons phosphodiester entre deux nucléotides à l'intérieur de la chaîne d'un acide nucléique. Les endonucléases diffèrent des exonucléases, puisqu'elles peuvent cliver les brins d'acide nucléique de manière interne, alors que les exonucléases n’attaquent la molécule d'acide nucléique qu'au niveau de ses extrémités. Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Séquences reconnues par les enzymes de restriction Les séquences de nucléotides reconnues par les enzymes de restriction sont habituellement des séquences dites palindromiques. Ces séquences palindromiques sont le plus souvent constituées de 4, 5 ou 6 paires de bases Les enzymes de restriction clivent au niveau des liaisons phosphodiester. Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction • Elles coupent de manière définie et reproductible l'ADN bicaténaire. • Ce sont les enzymes permettant l'ouverture spécifique du vecteur et le découpage défini de l'ADN à cloner. • Ce sont des enzymes produites par de très nombreuses bactéries au moment des infections lysogéniques. • L'analyse de leurs coupures de l'ADN montre qu'elles se font en des sites spécifiques. • Plus de 1200 différentes enzymes de restriction ont été caractérisées Les outils du génie génétique Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Nomenclature des enzymes de restriction Les enzymes de restriction présentent une nomenclature bien précise. Leur nom comporte plusieurs lettres (3 ou 4). La première lettre de dénomination de l'enzyme est écrite en majuscule, elle correspond au genre de la bactérie d'où a été extraite l'enzyme. La seconde lettre et la troisième lettre (en minuscules) correspondent à l'espèce de la bactérie d'où l'enzyme est extraite. On peut avoir une quatrième lettre écrite en majuscule correspondant à la souche bactérienne. Enfin pour terminer, un chiffre romain indique l'ordre de caractérisation de ces enzymes. Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Nomenclature des enzymes de restriction Exemple : Enzyme de restriction EcoRI Genre: Escherichia Espèce: coli Souche:RY317 Ordre de découverte: (I) Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Notion d'isoschizomères Des enzymes de restriction différentes peuvent reconnaître des mêmes sites spécifiques, on les appelle isoschizomères. Les isoschizomères fournissent souvent après clivage enzymatique des fragments dont les extrémités sont différentes. Exemple : Soit la séquence suivante: GGTACC, cette séquence est coupée par l'enzyme Kpn I et l'enzyme Acc65 I : Kpn I: 5'-G-G-T-A-C/C-3' Ces enzymes sont des isoschizomères, elles 3'-C/ C-A-T-G-G-5' reconnaissent en effet la même séquence Acc65 I: nucléotidique GGTACC. On voit tout de suite que les extrémités des fragments obtenus 5'-G/G-T-A-C-C-3' diffèrent. 3'-C-C-A-T-G/G-5' Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Lorsqu’une endonucléase de restriction coupe un ADN, plusieurs extrémités peuvent être générées Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Extrémités franches ou bouts francs • La coupure a lieu au milieu du site de restriction. • Pas de liaison spontanée entre les fragments qui ont résulté de cette coupure. • La T4 ligase peut rétablir la ligation des deux brins d’ADN Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Extrémités cohésives ou bouts cohésifs • Les coupures sont décalées l’une par rapport à l’autre sur les deux brins. • Les parties simples brins peuvent s’apparier Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Types d’enzymes de restriction Selon la relation spatiale entre la séquence reconnue et le lieu de coupure, on distingue trois types d’enzymes de restriction: Enzymes de type I : L’enzyme reconnaît un site particulier qui n’a aucune symétrie et coupe l’ADN à environ 1000 jusqu’à 5000 nucléotides plus loin. Enzymes de type III : L’enzyme reconnaît une séquence mais coupe à une vingtaine de paires de bases plus loin Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Types d’enzymes de restriction Enzymes de type II : les plus utilisées en génie génétique. Leurs sites de restrictions sont des séquences palindromiques. Elles coupent au niveau de leurs sites de restriction. Les outils du génie génétique Les enzymes de restriction Types d’enzymes de restriction Les outils du génie génétique Autres outils enzymatiques I. Exonucléases Des enzymes qui éliminent des nucléotides un a un à partir d’une extrémité de l’ADN. Exemple : Bal31: obtenue de cultures d’Alieromonas espejana, elle élimine des nucléotides à partir des deux extrémités des deux brins. L’exonucléase 3: obtenue a partir d’E coli, elle catalyse l’hydrolyse séquentielle des nucléotides d’un ADN à partir de l’extrémité 3’ libre. Les outils du génie génétique Autres outils enzymatiques II. Endonucléases non spécifiques Des enzymes capables de rompre des liaisons phosphodiesters internes. Exemple : La DNAse 1: extraite du pancréas, coupe préférentiellement après une base pyrimidique (les principales bases pyrimidiques sont l'uracile, la thymine et la cytosine ) La nucléase S1: extraite de culture d'Aspergillus oryzae dégrade seulement les acides nucléiques monocaténaires. Les outils du génie génétique Autres outils enzymatiques III. Les polymérases Sont des enzymes qui synthétisent un nouveau brin d’ADN complémentaire à une matrice d’ADN ou ARN. Deux types de polymérases sont couramment utilisées en génie génétique : L’ADN polymérase I: Extraite d’E-coli, elle se fixe à une région monobrin et synthétise totalement le brin complémentaire. L’activité polymérasique s’effectue dans le sens 5’-3’ à partir d’une amorce 3’OH. Les outils du génie génétique Autres outils enzymatiques III. Les polymérases La transcriptase réverse: Codée par les gènes Pol des rétrovirus, elle transcrit l’ARN en ADN complémentaire. L’activité polymérasique s’effectue dans le sens 5' vers 3’ Les outils du génie génétique Autres outils enzymatiques IV. Les ligases Des enzymes qui permettent de relier deux fragments d’ADN double brins. ADN ligase: elle assure la formation des liaisons phosphodiesters entre une extrémité 3’OH et une extrémité 5’phosphate de fragments d’ADN à bout cohésifs. T4 ligase: Elle est capable d’effectuer des ligations entre deux fragments d’ADN à bouts francs. Les outils du génie génétique Expérience Les outils du génie génétique Utilités des enzymes de restriction Les enzymes de restriction peuvent être utilisées en génie génétique pour: Faire produire à des cellules hôte une protéine exogène. Les enzymes de restriction jouent un rôle crucial dans ce processus car elles permettent l’intégration d’un brin d’ADN exogène dans un plasmide dans le but de l’exprimer dans la cellule hôte. Etablir une carte génétique appelée « carte de restriction » d’une molécule d’ADN. Cette carte donne l’ordre des sites de restriction le long de cette molécule, et la taille des fragments produits. Les outils du génie génétique AATTC G Gène d’intérêt G CTTAA Les outils du génie génétique Utilités des enzymes de restriction Carte de restriction Une carte de restriction identifie dans l’ADN une suite linéaire de sites de restriction séparés par une distance réelle (en nombre de paires de bases). Ces sites correspondent à des coupures de la séquence par des enzymes de restriction. Elle permet de déterminer les positions des sites de restrictions: 1. Sur un ADN linéaire: Cartes d’ADN linéaire 2. Sur un plasmide: Cartes d’ADN circulaire Les outils du génie génétique Utilités des enzymes de restriction Carte de restriction •L’utilisation de modèles mathématiques pour constituer la carte de restriction s’appuie sur les résultats obtenus après digestion de la séquence d’ADN. •En contrôlant les conditions expérimentales, on peut réaliser soit une digestion totale ou partielle de la séquence d’ADN. •En condition de digestion totale, tous les sites de coupure sont coupés. •Dans une digestion partielle, une proportion des sites de coupures restent intactes. Les outils du génie génétique Utilités des enzymes de restriction Carte de restriction Carte de restriction: approche 1. Déterminer si l’ADN a été digéré 2. La digestion est elle complète ou partielle? 3. Nombre de coupures? 4. Les positions relatives Les outils du génie génétique Utilités des enzymes de restriction Carte de restriction 1. Déterminer si l’ADN a été digéré Comparez au témoin non digéré Quelles échantillons n’ont pas été digérés? Quelles échantillons ont été digérés? Les outils du génie génétique Utilités des enzymes de restriction Carte de restriction 1. Déterminer si l’ADN a été digéré Comparez au témoin non digéré Quelles échantillons n’ont pas été digérés? 1 et 4 Quelles échantillons ont été digérés? 2 et 3 Les outils du génie génétique Utilités des enzymes de restriction Carte de restriction 2. Type de digestion Digestion partielle Digestion totale (complète) Les outils du génie génétique Utilités des enzymes de restriction Carte de restriction 3. Nombre de coupure Le nombre de sites de restriction dépend de la nature de l’ADN. •Pour un ADN circulaire, le nombre de site de restriction=nombre de fragments ADN obtenus •Pour un ADN linéaire, le nombre de site de restriction=nombre de fragments ADN obtenus-1 Les outils du génie génétique Utilités des enzymes de restriction Carte de restriction 4. Les positions relatives La taille des fragments représente la distance entre les sites de restriction. Les outils du génie génétique Utilités des enzymes de restriction Carte de restriction Exemple carte linéaire Carte de restriction Pour une molécule d’ADN linéaire de 7Kb. La digestion avec l’enzyme HindIII permet l’obtention de 2 fragments : 4 et 3 Kb Il existe donc 1 site de restriction pour cette enzyme. Carte de restriction La digestion avec l’enzyme SalI permet l’obtention de 2 fragments : 5 et 2 Kb Il existe donc 1 site de restriction pour cette enzyme. Carte de restriction La double digestion avec HindIII et SalI permet l’obtention de 2 fragments:3 et 2Kb. Carte de restriction Les outils du génie génétique Vecteur de clonage • Vecteur de clonage: La molécule d'ADN dans laquelle on insère le fragment d'ADN à étudier. • L'ADN inséré est appelé insert ou ADN étranger ou ADN exogène. • Ces séquences nucléotidiques sont capables de s'auto-répliquer car, elles possèdent dans leur génome les signaux nécessaires à leur réplication, mais sont incapables de se multiplier seuls. Il est donc nécessaire de les introduire dans les cellules-hôtes pour réaliser une multiplication de ceux-ci. • On distingue le vecteur natif lorsqu'il ne contient que son ADN propre et le vecteur recombiné lorsqu'il a intégré un fragment d'ADN étranger. Les outils du génie génétique Vecteur de clonage • Utilité ‒ ‒ ‒ ‒ Permet de conserver une séquence d'ADN donnée. Permet de la multiplier pour en accroître la quantité. Permet de la modifier pour y introduire des mutations, délétions. Permet de la réintroduire dans des cellules. • Éléments nécessaires pour réaliser un clonage 1. Un Vecteur Circulaire Linéaire 2. Une Cellule hôte Procaryote Eucaryote 3. Un fragment d'ADN d'intérêt. ADN génomique ADNc Les outils du génie génétique Vecteur de clonage • ADN génomique est le support physique de l'ensemble des gènes de la cellule. • ADN complémentaire (ADNc) est la copie en ADN des ARNm. Les outils du génie génétique Vecteur de clonage Chaque vecteur de clonage doit contenir les éléments suivants : 1. Origine de réplication : C'est la région qui code pour le début de la synthèse d'ADN, ce qui lui donne la qualité de pouvoir se répliquer indépendamment de l'ADN chromosomique, soit dans un système bactérien soit dans un système d'expression de levure. Les outils du génie génétique Vecteur de clonage 2. Agent de sélection : Ce sont des gènes contenus dans la séquence vectorielle, qui confèrent des caractéristiques supplémentaires au système de clonage (bactéries, levures, etc.), qui permettent l'identification et la sélection de clones recombinants, c'est-à-dire des clones qui contiennent le fragment d'ADN d'intérêt. Exemples : Les gènes qui codent pour la résistance aux antibiotiques, tels que ceux pour la résistance à l'ampicilline ou à la tétracycline, ou inversement, ils peuvent être des marqueurs métaboliques tels que le gène lac Z, qui code pour la synthèse de l'enzyme bêta galactosidase. Les outils du génie génétique Vecteur de clonage 3. Site de multiclonage (polylinker) : région contenue dans les séquences des gènes qui codent pour les marqueurs, qui contiennent plusieurs sites de restriction, c'est-à-dire plusieurs sites de reconnaissance pour les enzymes de restriction, qui permettent l'insertion de fragments d'ADN à cloner dans un système. Les outils du génie génétique Les caractéristiques d'un vecteur de clonage idéal Les outils du génie génétique Catégories du vecteur Renferme une origine de réplication et permet de cloner un segment d’ADN ou un gène qui y est intégré et à amplifier le nombre de copies. Renferme un promoteur, il est destiné à transférer un gène et le faire exprimer dans une cellule hôte qui n'est pas sa cellule d'origine. Les outils du génie génétique Vecteur de clonage 4. Un promoteur, ou séquence promotrice, est une région de l'ADN située à proximité d'un gène et indispensable à la transcription de l'ADN en ARN. Le promoteur est la zone de l'ADN sur laquelle se fixe initialement l'ARN polymérase, avant de démarrer la synthèse de l'ARN. Les séquences promotrices sont en général situées en amont du site de démarrage de la transcription Les outils du génie génétique Propriétés des vecteurs de clonage 1. Réplication autonome et indépendante de l’ADN de la cellule hôte. 2. Petite taille: pour permettre l’insertion de grand fragment d’ADN étranger. 3. Présence de gènes de sélection: sélection des cellules hôtes qui ont intégré un vecteur. Les outils du génie génétique Propriétés des vecteurs de clonage 4. Présence de sites de restriction localisés dans les gènes de sélection: permet de sélectionner les cellules hôtes qui ont intégré un vecteur recombinant. 5. Stabilité: maintient sans modification dans la cellule hôte, quel que soit le nombre de division. Les outils du génie génétique Les vecteurs Propriétés d’un bon vecteur • Réplication active et autonome dans la cellule hôte • Présence d’un grand nombre de sites polylinkers localisés dans les gènes de sélection • Sa présence ne doit pas perturber la physiologie de cellule hôte et vice versa • Facile à isoler sous forme purifiée Les outils du génie génétique Types de vecteurs Plusieurs types de vecteurs sont utilisés en manipulations génétiques à savoir Vecteurs Hôte Plasmides Phages lambda Cosmide YAC (Yeast Artificial Chromosome) BAC (Bacterial Artificial Chromosome) Bactérie Bactérie Bactérie Levure Bactérie Insert (Kb) 10 25 45 1000 300 Les outils du génie génétique Les plasmides Les plasmides sont des petits éléments génétiques extrachromosomiques doués de la réplication autonome, ce sont typiquement des molécules d'ADN double brin, circulaires, Ils contiennent des gènes codants souvent pour des protéines qui donnent un ou des avantage(s) à la cellule hôte. Comme par exemple : - Résistance aux antibiotiques - Résistance aux métaux lourds - Dégradation de composés aromatiques Les outils du génie génétique Les plasmides Composants basiques d'un vecteur plasmidique qui peut se répliqué chez E. coli. Les outils du génie génétique Les plasmides Les outils du génie génétique Les classes de plasmides a. Plasmides de première génération : Ce sont les premiers à avoir été utilisés en génie génétique. Ce sont des plasmides à l’état naturel, non modifiés au laboratoire. Il s’agit des plasmides suivants : ColE1 ; RSF 2124 et pSC 101. Ces types de plasmides n'ont pas les propriétés requises pour les manipulations génétiques. Les outils du génie génétique Les classes de plasmides b. Plasmides de deuxième génération : Les plasmides pBR • Des plasmides artificiels. • La série la plus importante de ces plasmides est la série pBR312 à pBR322. • Le plasmide pBR322 est constitué d’environ 4,4Kb. • Possède deux gènes de résistance à la tétracycline et à l’amplicilline. • Il possède 20 sites de restriction uniques dont 11 localisés sur les deux gènes de résistance Les outils du génie génétique Les classes de plasmides Les plasmides pBR L’introduction d’un ADN étranger dans l’un de ces sites se traduit donc par la perte de la résistance à l’antibiotique correspondant. Les outils du génie génétique Les classes de plasmides c. Plasmides de 3ème génération : • Des plasmides artificiels: la famille des pUC de pUC 8 à 19. • Ont une taille qui avoisine 2,6Kb. • Un plasmide pUC est un plasmide pBR dans lequel on a remplacé le gène de résistance à la tétracycline par un gène bactérien lac Z (fragment de l’opéron lactose) qui code pour l’extrémité NH₂ de la B- galactosidase. Au sein de ce gène est placée une région renfermant des sites de clonage multiple (MCS) ou site polylinker (site d’insertion de l’ADN étranger). • Les différents pUC (de pUC8 à pUC19) ne différent que par le nombre de nucléotides et l’emplacement du polylinker Les outils du génie génétique Les classes de plasmides Plasmides de 3ème génération L’interruption du gène Lac Z (par insertion de l’ADN étranger) entraîne une perte de l’activité de la protéine qui code la galactosidase. Les outils du génie génétique Les phages Les outils du génie génétique Les phages • Découvert par E.M. Lederbergen 1950. • Deux parties sont individualisées dans le phage lambda: 1. La tête du virus: Elle renferme l’ADN viral (ADN double brin de 48 kb). 2. La queue du virus: Elle permet la fixation du virus sur la cellule hôte bactérienne. • A chaque extrémité 5’ de l’ADN se trouve une région monocaténaire de 12 nucléotides l’une complémentaire à l’autre. • Leurs association donne une structure circulaire à l’ADN dans la cellule hôte. Les outils du génie génétique Les phages • Leur multiplication est rapide et le nombre de copies / cellule est élevé. • Le rendement d’une infection phagique est supérieur à ce qui est obtenu lors de la transformation par un plasmide. Les outils du génie génétique Classes des bactériophages Deux phages sont fréquemment utilisés en génie génétique: • Le phage lambda (de première génération) est un virus bactériophage qui infecte la bactérie Escherichia coli. Ce bactériophage est un virus à ADN double brin. • Le phage M13 (deuxième génération) est un phage dont la forme libre est constituée d’une membrane entourant un ADN simple brin de 6,4kb. Les outils du génie génétique Les phages • Les vecteurs phagiques les plus connus et les plus utilisés pour le clonage sont dérivés du phage lambda (λ). Celui-ci peut se multiplier selon 2 modes : selon le cycle lytique et le cycle lysogénique. • Lorsque le phage λ est utilisé comme vecteur de clonage, c’est le cycle lytique qui nous intéresse puisqu’il entraîne la production d’un grand nombre de nouveaux phages qui vont à leur tour infecter d’autres bactéries et ainsi de suite Les outils du génie génétique Les phages • L’ADN intégré se recombine avec le chromosome bactérien. • L'intégration peut ensuite entraîner soit une réponse lysogénique, soit une réponse lytique. • Lorsque la réponse lysogénique se produit, les gènes viraux responsables de la réplication virale ne sont pas exprimés. L’ADN viral est alors qualifié de prophage. La bactérie continue de se reproduire par scissiparité est dite lysogène. • Une réponse lysogénique n’a pas toujours de conséquence sur la vie de la cellule. Les outils du génie génétique Les phages •Sous l’effet d’un stress, la réponse lysogénique peut devenir lytique. •La réponse lytique consiste en la production d’un grand nombre de phages, et ensuite à l’éclatement de la bactérie infectée. Les outils du génie génétique Les phages Les outils du génie génétique Les cosmides • Vecteurs artificiels constitués de molécules d’ADN circulaires qui combinent à la fois les avantages des plasmides et des phages. • Ce sont des hybrides constitués d’un plasmide classique auquel on a ajouté les extrémités cos du phage λ. • Ils possèdent une origine de réplication plasmidique, un ou plusieurs marqueurs de sélection, une région des sites de clonage multiple MCS et un site cos (pour l’encapsidation in vitro de grands fragments d’ADN). • Ils permettent l’insertion de grands fragments d’ADN allant jusqu’à 45 Kb. Les outils du génie génétique Les cosmides Les outils du génie génétique Les cosmides Les outils du génie génétique Cosmide: Etape d’empaquetage 1.Les sites cos rendent possible l’empaquetage in vitro du plasmide porteur d’un insert dans la tête du phage lambda. 2.Les cosmides sont coupés en un site de restriction unique par l’action d’une enzyme de restriction. 3.On mélange les molécules linéarisées avec les fragments d’ADN constituant l’insert coupés avec la même enzyme. Les outils du génie génétique Cosmide: Etape d’empaquetage 4. Les cosmides et les fragments s’unissent au hasard. 5. Un clivage enzymatique aux sites cos crée des bouts collants et, en présence des composants du phage, l’empaquetage des molécules recombinantes s’effectue. 6. Après l’addition de la queue, la particule peut injecter son ADN recombinant dans une bactérie. L’ADN injecté se circularise, via les sites cos, et se réplique comme un plasmide. On peut détecter sa présence dans la cellule, par l’expression de gènes de résistance à des antibiotiques, codés par le plasmide. Les outils du génie génétique YAC : Yeast Artificial chromosome • YAK (chromosome artificiel de levure) : Les YAC sont des chromosomes de levure artificielle. • Ces chromosomes de levure artificielle permettent le clonage de gros morceaux d'ADN, allant jusqu’à 2000kb. Les outils du génie génétique YAC : Yeast Artificial chromosome • Un vecteur YAC contient: • Un centromère (CEN)et deux télomères (TEL) • Une séquence de réplication autonome (ARS) pour la prolifération dans les cellules hôtes • Des sites de restriction SmaI et BamHI • Un marqueur de sélection à l’ampicilline (AmpR) • Des gènes qui codent des enzymes nécessaires dans la synthèse d'acides aminés: u+ (Ura), t+ (Trp), h+(His)et a+(Ade). Les outils du génie génétique YAC : Yeast Artificial chromosome Human ADN YAC Vector Les outils du génie génétique YAC : Yeast Artificial chromosome • Une digestion par BamHI et EcoRI libère trois fragments : l’un contient t+, ARS et CEN ainsi qu’un télomère, le second contient u+ et un télomère et le troisième uniquement h+. • Ces fragments de tailles différentes peuvent être séparer par électrophorèse sur gel d’agarose • Les deux gros fragments sont mélangé avec les fragments d’ADN à insérer ayant des extrémités cohésives compatibles. • Après action de la ligase on obtient un minichromosome recombiné qui possède deux télomère, un centromère, la séquence ARS, AmpR et t+ et u+. Les outils du génie génétique BAC (chromosome artificiel bactérien) Un BAC est un chromosome artificiel bactérien, basé sur le plasmide de fertilité (facteur F) des bactéries. C'est le plus utilisé. Le facteur F est un plasmide à réplication indépendante qui transfère des informations génétiques lors de la conjugaison bactérienne. Les BAC sont circulaires et très stables, donc ils ne se cassent pas. La taille totale d'un BAC est d'environ 7,4 kb Les outils du génie génétique BAC (chromosome artificiel bactérien) • parA, parB and repE sont des gènes requis pour la stabilité du BAC. • OriS est une origine de réplication • CM : gène de résistance au chloramphénicol Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Pour se répliquer, un vecteur doit être incorporé dans une cellule hôte spécifique de chaque type de vecteur. Pour obtenir de grande quantité d’ADN l’hôte idéal doit: • • • • • Se développer rapidement dans un milieu de culture peu onéreux. Être non pathogène. Être capable d’incorporer l’ADN. Être stable en culture Possède des enzymes appropriées pour la réplication du vecteur. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Les hôtes répondant à ces critères sont des microorganismes eucaryotes ou procaryotes dont les génomes sont bien connus car entièrement séquencés, génétiquement manipulables. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage 1. Les hôtes bactériens Ce sont les hôtes les plus utilisés car ils se multiplient rapidement et sont faciles à manipuler. Les bactéries utilisées ne sont pas pathogènes et sont modifiées afin de diminuer les risques de dissémination accidentelle. La bactérie de choix est E. coli qui doit être : - une souche : ne produit pas des enzymes de restriction pour ne pas détruire l’ADN étranger inséré. - Incapable de recombiner l’ADN bactérien avec l’ADN inséré. - Réceptrice donc incapables de transmettre le plasmide qu’elles ont reçu ; par opposition aux souches donatrices. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage 2. Les hôtes eucaryotes Peuvent être des cellules animales en culture, des levures ou des plantes. Leur manipulation est complexe et coûteuse. Ils ne sont utilisés que : - lorsqu’on travaille avec des vecteurs ayant une origine de réplication eucaryote. - lorsqu’on veut étudier la régulation in vivo d’un gène eucaryote. - lorsqu’on veut faire exprimer une protéine qui ne peut être fonctionnelle qu’à la suite de certaines modifications posttraductionnelles (une modification chimique d'une protéine, réalisée le plus souvent par une enzyme, après sa synthèse ou au cours de sa vie dans la cellule) que la bactérie ne peut pas réaliser. Les outils du génie génétique Exemple d’hôtes de clonage Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Le processus d’intégration de l’ADN étranger est appelé: Transformation dans les cas des bactéries Transfection pour les eucaryotes Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Transformation bactérienne: Consiste à faire entrer le plasmide recombinant porteur du gène d’intérêt dans une cellule hôte où il pourra se répliquer en grande quantité Ce n’est pas un phénomène naturel donc : • Rendre les bactéries compétentes • Fragiliser la paroi bactérienne pour faciliter l’entrée du plasmide • Utilisation des méthodes physico-chimiques : choc thermique (de 0 à 42°C) ou choc électrique (électroporation) pour faire entrer l’ADN plasmidique. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Transformation bactérienne 1. Méthodes physico-chimiques Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Transformation bactérienne On insère le vecteur recombinant dans des bactéries. Attention car toutes les bactéries n’ont pas forcément intégré le gène d’intérêt. On peut avoir des bactéries vides, des bactéries avec le plasmide vide et des bactéries avec le vecteur recombinant. Seules les colonies ayant intégrées le plasmide recombinant sont intéressantes. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Transformation bactérienne Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Sélection des bactéries transformées Il est fondamental de disposer de système de sélection double capable de discriminer à la fois : Les bactéries transformées des bactéries non transformées Les bactéries transformées par un vecteur recombinant ou non recombinant. Deux méthodes de sélection des bactéries : Résistances au antibiotiques ou le Lac Z. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Sélection des bactéries transformées 1. Criblage utilisant la résistance aux antibiotiques Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Sélection des bactéries transformées 1. Criblage utilisant la résistance aux antibiotiques • La transformation d’une bactérie sensible à un antibiotique par des plasmides portant un gène de résistance au même antibiotique aboutit à l'apparition d'une résistance uniquement pour les bactéries ayant incorporé les plasmides. • Cette première étape permet de séparer les bactéries avec plasmides et les bactéries sans plasmides • Les bactéries sans plasmide sont tuées. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Sélection des bactéries transformées 1. Criblage utilisant la résistance aux antibiotiques • La deuxième étape consiste à distinguer les bactéries avec plasmides intacts des bactéries avec plasmides recombinants. • On utilise pour cela une résistance à un second antibiotique. • L’insertion du fragment d’ADN dans le plasmide doit inactiver le gène de résistance au deuxième antibiotique. • Les bactéries transformées par les plasmides recombinants sont donc résistantes au premier antibiotique et sensibles au deuxième antibiotique. Les bactéries transformées par les plasmides recombinants meurt. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Sélection des bactéries transformées 2. Criblage par α-complémentation (Criblage sur la couleur des colonies ou criblage blanc/bleu) : Tous les vecteurs qui contiennent le Lac Z’ peuvent être utilisés. Les outils du génie génétique 2. Criblage par αcomplémentation (Criblage sur la couleur des colonies ou criblage blanc/bleu) : Le milieu de culture devra donc contenir de l'ampicilline, de l'IPTG et du X-gal, entre autres composants habituels. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Sélection des bactéries transformées 2. Criblage par α-complémentation (Criblage sur la couleur des colonies ou criblage blanc/bleu) : Après incubation : • les bactéries sans plasmide ne poussent pas. • les bactéries avec plasmide non recombinant (refermé vide) donnent des colonies bleues. • les bactéries avec plasmide recombinant (bactéries recherchées) donnent des colonies blanches seront ensuite cultivées sur un milieu nutritif. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Sélection des bactéries transformées 2. Criblage par α-complémentation (Criblage sur la couleur des colonies ou criblage blanc/bleu) : • La première étape est identique à la méthode de sélection 1. • La deuxième étape consiste à utiliser un système enzymatique appartenant à l’opéron lactose à la place du second antibiotique. • L’insertion du fragment d’ADN dans le plasmide aboutit à l’inactivation du gène qui code pour la b-galactosidase. • Pour vérifier la présence ou l’absence de l’activité enzymatique bgalactosidase, on utilise un galactoside X-gal dont la couleur passe de l’incolore au bleu quand il est clivé par la bgalactosidase. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Sélection des bactéries transformées 2. Criblage par α-complémentation (Criblage sur la couleur des colonies ou criblage blanc/bleu) : • Pour pouvoir métaboliser le X-gal, la cellule doit être exposée à un inducteur le IPTG (Isopropyl-β-D-thiogalactopyranoside). • En présence d'IPTG et de X-gal, les bactéries transformées par les plasmides recombinants se présentent sous forme de colonies blanchâtres. • Par contre, les bactéries non transformées par les plasmides recombinants se présentent sous forme de colonies bleues. • La sélection visuelle des bactéries transformées par les plasmides recombinants est donc possible. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage Méthodes d'introduction de l'ADN à cloner dans la cellule hôte Il y’a plusieurs méthodes sont largement utilisées pour introduire l’ADN dans les cellules hôtes. N.B. Chez les bactéries on peut transférer l'ADN à cloner par trois méthodes: la transformation, la transduction et la conjugaison. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage 1. Électroporation : L’ADN est introduit par choc électrique. Cette technique implique l’exposition de l’hôte à des décharges électriques afin d’ouvrir les pores (temporairement) dans la membrane par lesquels, l’ADN cloné, ajouté dans le milieu, peut pénétrer sans lyse des cellules Les outils du génie génétique Hôtes de clonage 2. Un canon à particules: La transfection des cellules cibles se fait par des billes métalliques recouvertes d’acides nucléiques, en perçant parois et membranes plasmiques sans provoquer de lyse cellulaire. Les outils du génie génétique Hôtes de clonage 3. Micro-injection : Dans les cellules animales, l’ADN peut être injecté dans le noyau par micro-injection. Les outils du génie génétique Eléments nécessaires au clonage Une expérience typique de clonage nécessite les éléments suivants : • l'ADN d’intérêt, appelé également ADN étranger ou ADN exogène. • un vecteur de clonage (ou véhicule), dans l'exemple il s'agit d'un plasmide c'est à dire un élément génétique bactérien, extrachromosomique, capable de réplication autonome. • une nucléase de restriction • une ligase • une cellule (procaryote ou eucaryote) pouvant servir d'hôte biologique. Amplification en Chaîne par Polymérase PCR est l'abréviation de l’expression anglaise Polymerase Chain Reaction (le terme français équivalent, Amplification en Chaîne par Polymérisation ou ACP, est rarement utilisé). • La réaction en chaîne par polymérase (PCR) est une technique d'amplification de l'ADN utilisée en biologie moléculaire. • Il produit des milliers à des millions de copies d'un fragment d'ADN particulier. • Donc c’est une technique de purification ou de clonage. • Cette méthode a été développée par Kary Mullis en 1983. Amplification en Chaîne par Polymérase • Dans cette technique, le fragment d'ADN à amplifier sert de matrice et l'enzyme ADN polymérase ajoute des nucléotides complémentaires à l'amorce qui est disponible dans le mélange PCR. • À la fin de la réaction de PCR, de nombreuses copies de l'échantillon d'ADN sont synthétisées (En moyenne une PCR comporte entre 20 et 40 cycles. Et chaque cycle est composé de 3 étapes). Amplification en Chaîne par Polymérase Eléments nécessaires à la PCR • L'amplification en chaîne par polymérase est réalisée dans un mélange réactionnel qui comprend l'extrait d'ADN (ADN matrice), l’ADN polymérase, les amorces et les quatre désoxyribonucléoside triphosphates (dNTP) en excès dans une solution tampon. Amplification en Chaîne par Polymérase Eléments nécessaires à la PCR 1. L’ADN matriciel En théorie une copie ADN de la séquence recherchée est suffisante pour avoir une amplification, il faut cependant tenir compte de la probabilité de « rencontre » des molécules d’ADN matrice avec les amorces. Dans la pratique plusieurs copies sont nécessaires pour avoir un résultat correct. Amplification en Chaîne par Polymérase Eléments nécessaires à la PCR 2. Les amorces Comme les autres ADN polymérases, la Taq polymérase ne peut produire de l'ADN que si on lui donne une amorce, une courte séquence de nucléotides qui fournit un point de départ pour la synthèse de l'ADN. Dans une réaction PCR, l'expérimentateur détermine la région de l'ADN qui sera amplifiée, par les amorces qu'il choisit. Amplification en Chaîne par Polymérase Eléments nécessaires à la PCR 2. Les amorces Les amorces PCR sont de courts morceaux d'ADN simple brin, généralement d'une longueur d'environ 20 nucléotides. Deux amorces sont utilisées dans chaque réaction PCR et elles sont conçues de manière à flanquer la région cible (région qui doit être copiée). C'est-à-dire qu'on leur donne des séquences qui les feront se lier aux brins opposés de l'ADN matrice, juste aux bords de la région à copier. Les amorces se lient à la matrice par appariement de bases complémentaires. Amplification en Chaîne par Polymérase Eléments nécessaires à la PCR 3. L’ADN polymérase Comme la réplication de l'ADN dans un organisme, la PCR nécessite une enzyme ADN polymérase qui fabrique de nouveaux brins d'ADN, en utilisant les brins existants comme matrices. L'ADN polymérase généralement utilisée en PCR est appelée Taq polymérase, d'après la bactérie tolérante à la chaleur à partir de laquelle elle a été isolée (Thermus aquaticus). Amplification en Chaîne par Polymérase Eléments nécessaires à la PCR 3. L’ADN polymérase T. aquaticus vit dans les sources chaudes et les sources hydrothermales. Son ADN polymérase est très stable à la chaleur et est plus active autour de 70 °C (une température à laquelle une ADN polymérase humaine ou d’E. coli serait non fonctionnelle). Cette stabilité thermique rend la Taq polymérase idéale pour la PCR. Amplification en Chaîne par Polymérase Eléments nécessaires à la PCR 4. Les DésoxyriboNucléotides-Tri-Phosphates (dATP, dCTP, dGTP, dTTP) Les dNTPs (Désoxyribonucléotides-TriPhosphates) sont des molécules de base, qui constituent l’ADN, utilisés par la Taq polymérase pour la synthèse du nouveau brin d’ADN complémentaire. Désoxyribonucléotide triphosphate (dXTP) Amplification en Chaîne par Polymérase Eléments nécessaires à la PCR 5. Le tampon Le tampon crée un environnement optimal pour que la réaction PCR se produise. Il sert à maintenir stable le pH du milieu réactionnel au niveau optimal pour la Taq polymérase (Tris HCl à pH basique 8,5 à 9). Il contient des cations bivalents Mg 2+, cofacteurs indispensables pour la réaction de polymérisation avec la Taq polymérase. Amplification en Chaîne par Polymérase Eléments nécessaires à la PCR 5. Le tampon N.B: La présence dans le milieu réactionnel des cations bivalents Mg2+ et de cations monovalents (K+ ou NH4+) vont neutraliser les charges négatives des groupements phosphates au niveau de l’ADN et ainsi stabiliser les hybrides ADN/ADN. En pratique, la concentration en sel doit cependant rester compatible avec l’activité de l’ADN polymérase. Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR • Chaque cycle d'amplification (cycle de PCR) comprend trois étapes : - La dénaturation; - L'hybridation d'amorces ; - L'extension de brin. Ces étapes s’effectuent à des températures différentes permettant de contrôler l’activité enzymatique Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR 1. l’étape de dénaturation, est réalisée à environ 95°C, 2. l’étape d’hybridation se fait à une température qui sera définie selon la nature des amorces (cette température varie de 50 à 60°C). 3. l’étape de polymérisation est à environ 72°C, température de « travail » de l’ADN polymérase thermorésistante utilisée. Les températures de dénaturation et de polymérisation sont fixes, seule la température d’hybridation devra être calculée pour chaque nouvelle PCR. Cette température d’hybridation dépend de la composition en bases des oligonucléotides amorces Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR La température d’hybridation dépend de la composition en bases des oligonucléotides amorces. Elle est légèrement inférieure (environ de 5°C) au Tm qui est la température de demi-dénaturation. Pour calculer la température de demi-dénaturation (Tm) d’un oligonucléotide inférieur à 30 nucléotides, on utilise la relation suivante : Tm = 2 (A + T) + 4 (G + C) (Où A, T, G et C sont respectivement le nombre de chacune de ces bases dans l’oligonucléotide). Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR La réaction de la PCR Une PCR classique se déroule dans un petit tube lui même placé dans un thermocycleur. Cet appareil permet d’exposer les tubes à des températures choisies et pour des durées déterminées par l’expérimentateur. La réaction PCR est extrêmement rapide et ne dure que quelques heures (2 à 3 heures pour une PCR de 30 cycles). Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR La réaction de la PCR L’appareil contient un bloc chauffant où l’on insère les tubes contenant notre mélange pour la réaction de PCR et où la température peut varier très rapidement et très précisément de 0°C à 100°C. Le thermocycleur est alors programmé pour effectuer les différents cycles de la PCR. Ainsi, chaque cycle est composé d’une succession de paliers de température prédéterminée, et d’une durée bien définie. Ces deux paramètres, température et temps, dépendent de la taille de la séquence à amplifier de la taille et de la composition en désoxyribonucléotides des amorces. Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR La réaction de la PCR • On met tous les « acteurs » de la PCR sont introduits dans le même tube. Il s'agit de l'ADN à amplifier, des oligonucléotides (ou amorces), spécifiques du segment d'ADN voulu, de la Taq polymérase et enfin du mélange des quatre désoxyribonucléotides constitutifs de l'ADN. • Tous sont ajoutés en large excès par rapport à l'ADN. • Et le 1er cycle commence avec ses 3 étapes Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR La dénaturation • La température dans le tube est réglée à 95°C. • A cette température, les liaisons faibles qui assuraient la cohésion de la double hélice d'ADN sont rompues pour donner deux simples brins d'ADN. Alors l’ADN se dénature Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR L’hybridation La température est descendue à la température dite d’hybridation. Cette dernière est généralement comprise entre 50°C et 60°C et elle est fonction de la composition en désoxyribonucléotides (dATP, dTTP, dGTP, et dCTP) des amorces. Les amorces reconnaissent et se fixent à leurs séquences complémentaires en reformant des liaisons hydrogène. On dit que les amorces s’hybrident au brin d’ADN. Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR L’élongation • Puis la température est réglée à 72°C, température idéale pour l’activité de la Taq polymérase. • Les amorces hybridées à l'ADN servent de point de départ , à la polymérisation du brin d'ADN complémentaire de l'ADN matrice. La polymérisation se fait par ajout successif des désoxyribonucléotides. Chaque base ajoutée est complémentaire de la base correspondante du brin matrice. Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR Le nombre de cycle est défini par l’expérimentateur selon le degré d’amplification souhaité, dans la plupart des cas, ce nombre est d’environ 30. En théorie (et seulement en théorie!) il y a un facteur d’amplification de l’ordre de (2n, n : représente le nombre de cycles) 230 soit un facteur d'un milliard. Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR A partir d’une copie d’ADN cible, on pourra donc obtenir 1 milliard de copie d’ADN cible. Amplification en Chaîne par Polymérase Les étapes de la PCR Amplification en Chaîne par Polymérase Les applications de la PCR La PCR est très couramment utilisée dans de nombreux domaines, ses champs d'application sont variés. Par exemple, la PCR est utilisée pour : • L’identification et la caractérisation des agents infectieux ; • La détection directe de micro-organismes dans les prélèvements des patients ; • L’identification des micro-organismes cultivés en culture ; • La détection de la résistance aux antimicrobiens chez les microorganismes; • L’empreintes génétiques (demande médico-légale/test de paternité) ; • La détection de mutation (investigation de maladies génétiques) ; • Le clonage de gènes. Amplification en Chaîne par Polymérase Limite de la PCR • Comme toutes les enzymes, les ADN polymérases sont également sujettes aux erreurs, ce qui provoque à son tour des mutations dans les fragments PCR générés. • Une autre limitation de la PCR est que même la plus petite quantité d'ADN contaminant peut être amplifiée, ce qui entraîne des résultats trompeurs ou ambigus. Amplification en Chaîne par Polymérase Variantes de la PCR La polyvalence de la PCR a conduit au développement d'un grand nombre de variantes de la PCR. Parmi eux : • La PCR en temps réel (Real-time PCR) " dite également "PCR quantitative, qPCR", cette technique consiste à mesurer la quantité d’ADN polymérisé à chaque cycle (temps réel) grâce à un marqueur fluorescent. Elle permet de détecter le produit de la PCR au fur et à mesure qu'il s'accumule. L'accumulation des séquences d'ADN cible dans le milieu réactionnel se traduit par une augmentation d'une émission de fluorescence. Ce système expérimental permet de suivre en temps réel, cycle par cycle, l'évolution de la réaction PCR. Amplification en Chaîne par Polymérase Variantes de la PCR • RT-PCR (Reverse Transcriptase PCR) : est une technique qui permet de faire une PCR à partir d'un échantillon d'ARN. L'ARN est tout d'abord rétrotranscrit grâce à une enzyme appelée transcriptase inverse, qui permet la synthèse de l'ADN complémentaire (ADNc). Ce dernier est ensuite utilisé pour réaliser une PCR. Elle est certainement la méthode la plus sensible pour détecter et quantifier, les ARN messagers au niveau d'un organe, d'un tissu ou d'une cellule. Amplification en Chaîne par Polymérase Variantes de la PCR • PCR Multiplex : consiste à amplifier, dans un tube unique, avec plusieurs couples d’amorces spécifiques et différents, une partie du gène à étudier. Les produits de PCR ne seront alors compétitifs que pour la polymérase, les dNTP et, éventuellement, le marqueur d’ADN. Il est également possible d’amplifier différents types d’ADN reconnus par un même couple d’amorces, les produits d’amplifications doivent avoir chacun une taille différente de manière à pouvoir les différencier lors de l’analyse éléctrophorétique. Amplification en Chaîne par Polymérase Variantes de la PCR • PCR sur colonie : la PCR sur colonie (Colony PCR) est un protocole qui permet d'amplifier de façon simple de l'ADN de microorganisme (bactéries, archées ou levures) en inoculant directement la colonie dans le milieu réactionnel de la PCR. Durant les premières étapes de dénaturation, les cellules sont lysées et leur ADN est libéré dans le milieu réactionnel. L'ADN ainsi libéré peut alors servir de matrice. La PCR sur colonie est utilisée notamment pour vérifier l'efficacité d'une transgénèse. Elle fut très utilisée lors de la construction des BAC dans les grands programmes de séquençage. La PCR sur colonie est largement utilisée en recherche microbiologique afin de caractériser sur le plan phylogénétique les souches étudiées. Séquençage de l'ADN Qu'est-ce que le séquençage de l'ADN? Le séquençage de l'ADN est la détermination d'un ordre précis des nucléotides - adénine, guanine, cytosine et thymine dans un fragment d'ADN donné. Les informations génétiques sont stockées dans les séquences d'ADN en utilisant le bon ordre des nucléotides. Par conséquent, il est très important de trouver l'ordre précis des nucléotides dans un fragment d'ADN pour connaître la structure et la fonction des gènes. Séquençage de l'ADN • Le protocole de séquençage de l'ADN implique différents processus: La première étape est l'isolement de l'ADN intéressé ou de l'ADN génomique d'un organisme. En utilisant la PCR (comme décrit auparavant), la région souhaitée de l'ADN doit être amplifiée. Le produit de PCR amplifié doit être séparé par électrophorèse sur gel et purifié. Les fragments amplifiés servent de modèles pour le séquençage. Le séquençage peut être effectué en suivant le séquençage Sanger ou la méthode de séquençage à haut débit. Séquençage enzymatique de Sanger Cette technique consiste à la synthèse in vitro du brin d’ADN complémentaire à l’un des 2 brins de l’ADN que l’on désire séquencer. Elle repose sur l’utilisation dans le milieu réactionnel (contenant les dNTPs, une amorce marquée et une ADN polymérase) de nucléotides de synthèse modifiés et analogues structuraux de nucléotides: les didésoxyribonucléosides triphosphates (ddNTPs) dépourvus du groupement OH (fonction alcool) en 3’ nécessaire pour former une liaison avec le nucléotide triphosphate suivant. Séquençage enzymatique de Sanger 1. Structure d’un ddNTP Une fois incorporé dans la chaîne en cours d’élongation, le ddNTP provoque l’arrêt de la synthèse de l’ADN à partir de leur incorporation : c’est un inhibiteur de la réplication. Didésoxyribonucléotide -triphosphate (ddXTP) Séquençage enzymatique de Sanger 2. Etapes du séquençage selon Sanger Quatre réactions sont préparées à partir d’une matrice d’ADN simple brin (la séquence recherchée) et une fraction d’amorce marquée. Chaque tube reçoit une petite quantité d’un ddNTP différent (ddATP, ddTTP, ddCTP, ddGTP), ainsi que les 4 dNTPs normaux. Un ddNTP sera incorporé au hasard à des sites distincts selon la synthèse ayant lieu dans le tube à essai. Donc tous les tubes contiendront un mélange d’ADN de tailles différentes (correspondant chacune au site d’incorporation du ddNTP spécifique du tube, et donc de l’arrêt de croissance de la chaîne d’ADN) en fonction du point d’arrêt de la polymérisation et qui seront terminés par l’une des 4 bases possibles de l’ADN. Séquençage enzymatique de Sanger 3. Autoradiogramme d’un gel de séquençage Les fragments tronqués sont ensuite séparés par électrophorèse sur gel de polyacrylamide (pouvant séparer 2 fragments d’ADN dont la longueur ne diffère que d’un nucléotide) et visualisés par autoradiographie (marquage radioactif de la sonde par fluorescence). L’autoradiogramme contient donc 4 colonnes pour les résultats obtenus dans les 4 tubes (les plus petits fragments migrent toujours le plus vite). La lecture de l’autoradiogramme se fait du bas vers le haut dans le sens 5’ vers 3’ pour le brin complémentaire (radioactif ou fluorescent). Il suffit d’en déduire la séquence du brin matriciel par complémentarité dans le sens 3’ vers 5’ puis de l’écrire dans le sens conventionnel 5’ vers 3’. Séquençage enzymatique de Sanger 4. Principe du Séquençage automatisé de l’ADN à l’aide des 4 ddNTPs marqués à des fluorochromes différents Actuellement, le séquençage est devenu automatisé : « séquençage automatique » qui présente le même principe sauf qu’au lieu de marquer les fragments d’ADN par des amorces radioactives, les machines de séquençage les plus récentes marquent les 4 types de ddNTP par des fluorochromes de couleur différentes spécifiques pour chaque type de nucléotide (ddTTP-ROX (rouge), ddATP-JOE (vert), ddGTP-TAMRA (noir) et ddCTP-5-FAM (bleu)). Séquençage enzymatique de Sanger 4. Principe du Séquençage automatisé de l’ADN à l’aide des 4 ddNTPs marqués à des fluorochromes différents Les produits de la réaction sont déposés sur un gel d’électrophorèse : gel de séquence et les données de séquence sont enregistrées au cours de l’électrophorèse grâce à un rayon laser qui capte la fluorescence émise par chacun des 4 fluorochromes au cours de la migration des fragments d’ADN. L’information est ainsi enregistrée et interprétée dans la banque de données de l’ordinateur. Les réactions peuvent ainsi se dérouler dans le même tube. Principe de la technique de séquençage enzymatique de Sanger utilisant le ddNTP Principe de la technique de séquençage enzymatique de Sanger utilisant le ddNTP Principe de la technique de séquençage enzymatique de Sanger utilisant le ddNTP Principe de la technique de séquençage enzymatique de Sanger utilisant le ddNTP Séquençage de l'ADN • Le séquençage de Sanger nécessite une électrophorèse capillaire des fragments d'ADN résultants. • La détermination de l'ordre correct des nucléotides peut être effectuée par lecture manuelle d'autoradiographies ou en utilisant des séquenceurs d'ADN automatisés. Séquençage de l'ADN • Le séquençage des gènes a contribué au projet du génome humain et a facilité la cartographie du génome humain en 2003. • En criminalistique, le séquençage de l'ADN a permis l'identification d'individus qui présentent des séquences d'ADN uniques et identifient les criminels. • En médecine, le séquençage de l'ADN peut être utilisé pour détecter les gènes responsables de maladies génétiques et autres, trouver des gènes défectueux et les remplacer par des gènes corrects. • En agriculture, les informations de séquençage de l'ADN de certains micro-organismes sont utilisées pour produire des cultures transgéniques aux caractéristiques économiquement souhaitées. PCR vs séquençage d'ADN Quelle est la différence entre la PCR et le séquençage d'ADN? PCR Séquençage d'ADN Le processus de PCR crée des milliers à des Le séquençage de l'ADN est le processus de millions de copies du fragment d'ADN détermination de l'ordre précis des intéressé. nucléotides dans un fragment d'ADN donné. Résultat La PCR crée des milliers à des millions de Il en résulte l'ordre correct des bases dans un copies d'un fragment d'ADN particulier fragment d'ADN particulier. Implication des ddNTP La PCR ne nécessite pas de ddNTP. Il utilise Le séquençage de l'ADN nécessite des ddNTP des dNTP. pour terminer la formation des brins. PCR vs séquençage d'ADN La PCR et le séquençage de l'ADN sont des outils très importants dans de nombreux domaines de la biologie moléculaire. L'amplification des fragments d'ADN se fait par la technique de PCR tandis que l'ordre correct des nucléotides d'un fragment d'ADN est déterminé par le séquençage de l'ADN. C'est la différence entre la PCR et le séquençage d'ADN.