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L'analyse logique : Guide de grammaire française

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L’analyse logique
1. Comment procéder
La première à chose à faire est de repérer le nombre de verbes conjugués dans la
phrase car à chaque verbe conjugué correspond une proposition. Je finis de manger
et j’arrive. (deux verbes conj. donc deux propositions). Je ne peux pas venir parce
que je n’ai pas le temps. (deux verbes donc deux propositions)
Il faut ensuite regarder quelles relations ces propositions ont entre elles afin de
pouvoir déterminer leur nature.
2. Les différentes propositions
Lorsqu’une proposition peut être employée seule, c’est qu’elle ne dépend
d’aucune autre. On dit que c’est une proposition indépendante.
Le chien dort.
Une phrase peut contenir plusieurs propositions indépendantes reliées entre elles
par une conjonction de coordination ou séparées par un signe de ponctuation.
Je vais au cinéma ; je mange au restaurant.
Je vais au cinéma et je mange au restaurant.
Lorsqu’une phrase contient deux propositions reliées entre elles par une
conjonction de subordination, un pronom relatif, un mot interrogatif, une des
deux proposition dirige le sens et pourrait exister sans l’autre proposition : on
l’appelle la proposition principale.
La deuxième proposition dépend de la proposition principale, elle ne pourrait pas être
employée seule : on l’appelle la proposition subordonnée.
Il n’est pas à l’école (prop. principale) parce qu’il est malade (prop. subordonnée).
(La proposition « Il n’est pas à l’école » donne le sens général de la phrase, on
pourrait l’employer seule, ce serait tout à fait correct. => c’est donc la proposition
principale.)
(La proposition « parce qu’il est malade » donne des précisions sur le sens général
mais dépend de la proposition principale. On ne pourrait pas l’employer seule. =>
c’est donc la proposition subordonnée.)
Il existe différentes propositions subordonnées.
Lorsqu’une proposition est introduite par un pronom relatif, c’est une
proposition subordonnée relative.
Je préfère la voiture (prop. princ.) qui est garée à gauche (prop. sub. relative).
Lorsqu’une proposition est introduite par une conjonction de subordination
(parce que, quand, lorsque, pour que...), c’est une proposition subordonnée
conjonctive.
Il dormait (prop. princ) lorsque je suis arrivé (prop. sub. conj.).
Lorsqu’une proposition est introduite par un mot interrogatif (pourquoi,
comment, qui, où...), c’est une proposition subordonnée interrogative indirecte.
Je me demande (prop. princ.) pourquoi il est si nerveux (prop. sub. interr.ind.).
Lorsqu’une proposition ne contient pas de verbe conjugué mais au contraire à
l’infinitif, c’est une proposition subordonnée infinitive.
Je suis partie (prop. princ) après avoir terminé mon petit-déjeuner (prop. sub.
infinitive).
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