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Facteurs et Enjeux du Changement Climatique – Licence 2

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TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 2
CHAPITRE 1:FACTEURS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES .................................................. 3
Introduction .......................................................................................................................................................... 3
1.1.-Causes anthropiques.................................................................................................................................... 3
1.1.1-Rappel sur la composition physico-chimique de l’atmosphère............................................................. 3
1.1.2- Principaux gaz à effet de serre : sources, contribution à l’effet de serre anthropique et durée de vie . 4
1.1.3-Le Pouvoir de réchauffement global (PRG) des GES ........................................................................... 6
1.2-Causes naturelles de la variabilité et changement climatique ...................................................................... 7
1.2.1-El-Nino Southern Oscillation (ENSO) ................................................................................................. 7
1.2.2-Oscillation Nord Atlantique (NAO) .......................................................................................................... 8
1.2.3-Oscillation de Madden-Julian (OMJ) ........................................................................................................ 9
CHAPITRE 2: GRANDS ENJEUX INTERNATIONAUX SUR LA LUTTE CONTRE LES
CHANGEMENTS CLIMATIQUES ................................................................................................................. 11
2.1- Recherche scientifique .............................................................................................................................. 11
2.2- Atténuation des changements climatiques ................................................................................................ 12
2.2.1-Réduction des émissions ..................................................................................................................... 12
2.2.2.-Séquestration du carbone ................................................................................................................... 13
2.3-Adaptation aux changements climatiques .................................................................................................. 13
2.4-Marché carbone .......................................................................................................................................... 13
2.4.1-Fonctionnement .................................................................................................................................. 14
2.4.2-Principe du Pollueur-Payeur (PPP) ..................................................................................................... 14
2.4.3-Taxe carbone ...................................................................................................................................... 14
2.4.4-Poids équivalent carbone .................................................................................................................... 14
2.4.5-Crédit carbone..................................................................................................................................... 14
2.5-Justice climatique ....................................................................................................................................... 15
2.5.1-Déclaration de Stockholm................................................................................................................... 15
2.5.2-Convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone ........................................................ 15
2.5.3-Protocole de Montréal ........................................................................................................................ 15
2.5.4-Conventions de RIO (Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992) ................................................ 15
2.5.5-Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques................................................ 16
2.5.6-Protocole de KYOTO ......................................................................................................................... 16
2.5.7-Accord de Paris (1995) ....................................................................................................................... 16
Conclusion du chapitre 2.................................................................................................................................... 17
Références bibliographiques .............................................................................................................................. 17
1
INTRODUCTION
Le climat connait un bouleversement très important. Il se manifeste par une augmentation
généralisée des températures à l’échelle de la planète, par une récession ou une hausse des
précipitations selon les régions du monde considérées.
Les différents scénarii de dernière génération montrent que ces tendances observées de nos
jours vont persister voire s’amplifier d’ici 2100.
Les conséquences sont déjà perceptibles sur tous les plans et à travers le monde. Mais est-il
que l’Afrique va demeurer le continent le plus vulnérable face aux changements climatiques.
Au demeurant, quels sont les facteurs du changement climatique? Quels sont les enjeux
internationaux autour du changement climatique? Autant des préoccupations qui sont au centre
de ce présent enseignement.
Objectifs du cours
La Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, en sigle CCNUCC,
prévoit dans son article 6 une place de choix à l’éducation, la formation et à la sensibilisation
du public sur les questions liées au changement climatique. Il est prévu entre autres mesures :
l’élaboration et l’application de programmes, l’éducation et de sensibilisation du public sur les
changements climatiques et leurs effets (i), l’accès public aux informations concernant les
changements climatiques et leurs effets (ii), la participation publique à l’examen des
changements climatiques et de leurs effets et à la mise au point de mesures appropriées pour y
faire face (iii) et la formation de personnel scientifique, technique et de gestion (iv). Le présent
module s’intéresse aux étudiants. Il est important qu’ils soient enseignés et sensibilisés sur des
questions liées aux changements climatiques. Ce cours vise à la fois un objectif général et des
objectifs spécifiques.
Objectif général
A la fin de cet enseignement, l’étudiant doit être capable de dégager les causes et les enjeux
internationaux des changements climatiques.
Objectifs spécifiques
A la fin de ce cours l’étudiant doit capable de :
-
Décrire les causes naturelles et anthropiques des changements climatiques ;
Et de dégager les grands enjeux internationaux autours des changements climatiques.
Articulation du cours
Ce cours comporte deux chapitres.
Le premier chapitre s’intéresse aux causes des changements climatiques.
Le second quant à lui présente les enjeux internationaux des changements climatiques.
2
CHAPITRE 1
FACTEURS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Introduction
L’histoire nous renseigne que la planète Terre a connu des périodes glaciaires et de
interglaciaires qui se sont succédées au cours du temps. Les changements actuels enregistrés
par le climat semblent être plus préoccupants. Les causes des changements climatiques divisent
les scientifiques en deux tendances. Certains pensent que l’homme est tenu comme le seul
responsable des changements climatiques (facteurs externes). D’autres par contre attribuent les
changements climatiques à des facteurs purement naturels (facteurs internes).
Quels les principaux facteurs responsables des changements climatiques ? Telle est la question
que ce chapitre se propose de répondre.
1.1.-Causes anthropiques
1.1.1-Rappel sur la composition physico-chimique de l’atmosphère
La composition physico-chimique de l’atmosphère montre une pluralité des gaz pouvant être
répartis en deux groupes : les principaux gaz et les gaz rares. L’azote, l’oxygène, l’argon et le
dioxyde de carbone occupent l’atmosphère à 99,99%. Ces gaz jouent un rôle très important sur
les mécanismes et les processus qui permettent la vie sur terre en général, et sur l’équilibre du
système climatique. Parmi ces processus figure en bonne place l’effet de serre qui de nos jours
est tenu pour responsable du réchauffement de la Terre. Il convient de signaler que ce ne sont
pas tous les gaz contenus dans l’atmosphère qui produisent cet effet. Effet, un gaz ne peut
absorber les infrarouges qu’à partir de 3 atomes par molécule, ou à partir de deux si ce sont
deux atomes différents. Il est donc évident les gaz comme l’oxygène (O2) ou le Xénon (Xe),
vu leur composition ne peut produire l’effet de serre (tableau 1)
Tableau 1: Composition physico-chimique de l’atmosphère
GAZ PRINCIPAUX
Azote (N2)
Oxygène (O2)
Argon (A)
Anhydride carbonique (CO2)
GAZ TRACES
Néon (Ne)
Hélium (He)
Méthane (CH4)
Krypton (Kr)
Hydrogène (H2)
Xénon (Xe)
Ozone (O3)
Oxygène nitreux (N2O)
Radon (RN)
78.09
20.95
0.93
0.035
1.8*10-3
5.24*10-4
1.7*10-4
1.0*10-4
5.0*10-5
8.0*10-6
1.0*10-6
3.1*10-8
6.0*10-18
3
1.1.2- Principaux gaz à effet de serre : sources, contribution à l’effet de serre anthropique
et durée de vie
Le tableau ci-après présente les gaz à effets de serre les plus cités, leurs contributions à l’effet
de serre anthropique ainsi que leur durée de vie (tableau 2).les gaz à effet de serre ont deux
principales sources. Ils peuvent être naturels ou anthropiques.
Tableau 2 : Principaux gaz à effet de serre
Contribution à l'effet de serre anthropique Durée de
en %
(année)
GES
Vapeur d’eau (H2O)
Une semaine
Gaz carbonique (CO2)
60
100
Méthane (CH4)
15
12
Protoxyde d’azote (N2O)
10
114
Ozone (O3)
10
30 jours
Hydrofluorocarbure
134a)
vie
(HFC-
Perfluorocarbure (CF4 ou PFC)
Trifluorométhane (CHF3 ou
HFC-23)
Hexafluorure de soufre (SF6)
15
5
50000
260
3200
Source : Rapports du GIEC (2007)
Vapeur d’eau : les émissions directes de vapeur d’eau des hommes (provenant des centrales
électriques (nucléaires), de l’irrigation, des barrages, de la déforestation…) ne contribuent pas
à augmenter l’effet de serre de manière décelable, et ne sont donc pas prises en compte dans
les émissions humaines. En effet, sur une planète couverte aux 2/3 d’eau (les océans), et compte
tenu du fait que l’eau ne s’accumule pas dans l’atmosphère – où sa durée de vie est de l’ordre
d’une semaine seulement -, les émissions d’origine humaine sont totalement marginales dans
le cycle global de l’eau. A titre indicatif, les émissions annuelles de vapeur d’eau de l’humanité
provenant de la combustion des hydrocarbures représentent moins de 1% de l’évaporation
naturelle survenant en une seule journée.
L’action de l’homme peut très significativement perturber le cycle local de l’eau, mais cela n’a
pas de répercussions significatives au niveau de la teneur moyenne en vapeur d’eau de
l’ensemble de l’atmosphère, or c’est celle-là qui gouverne l’effet de serre qui en résulte.
Gaz carbonique : le gaz carbonique d’origine humaine est responsable de près de 60% de
l’effet de serre additionnel dû à l’homme et peut séjourner dans l’atmosphère pendant 100 ans.
Ce gaz comporte bien sûr des émissions naturelles (la respiration des animaux, une partie de la
putréfaction, les incendies naturels, ou encore le réchauffement de l’océan de surface) très
importantes, mais elles sont compensées par des « puits » tout aussi importants (le
refroidissement d’autres portions de l’eau océanique de surface, et la photosynthèse).
4
Le gaz carbonique venant des activités humaines (on parle d’émissions anthropiques, c’est à
dire provoquées par l’homme) provient : pour l’essentiel de la combustion des énergies
fossiles (charbon, pétrole, gaz), pour partie de certaines industries (par exemple pour la
production de ciment) et pour une part non négligeable de la déforestation, notamment en zone
tropicale .
Méthane : engendre un peu plus de 15% de l’effet de serre anthropique avec une durée de vie
évaluée de 12 à 14 ans. Le méthane est un gaz qui se forme dès qu’un composé organique (un
reste d’animal ou de plante) se décompose à l’abri de l’oxygène de l’air (par fermentation ou
putréfaction), par exemple au fond de l’eau ou sous terre.
Une partie du méthane présent dans l’atmosphère est donc d’origine parfaitement naturelle,
provenant notamment des zones humides (marécages, marais, etc) et des termites!
Mais l’homme y rajoute sa part. Le méthane d’origine humaine provient : pour une part de la
combustion de matière organique, notamment des brûlis en zone tropicale (la combustion du
bois est toujours une combustion imparfaite, qui libère dans l’atmosphère des composés mal
ou pas brûlés, dont du méthane), de l’élevage des ruminants (vaches, moutons, chèvres,
yaks…), car les aliments qu’ils ingèrent fermentent dans leur estomac, en dégageant du
méthane (à titre informatif il y a environ 20 millions de bovins en France : le poids des vaches
est supérieur au poids des hommes !), de la culture du riz, car les zones humides en général
émettent du méthane (ce gaz se forme dès que des composés organiques se décomposent –
« pourrissent » – à l’abri de l’oxygène de l’air, comme par exemple au fond des marécages, ou
encore dans les sédiments océaniques), des décharges d’ordures ménagères (encore le
« pourrissement » à l’abri de l’oxygène de l’air), des exploitations pétrolières et gazières, à
cause des fuites de gaz (le méthane est le principal constituant du gaz naturel) et des mines de
charbon (le méthane est le principal constituant du grisou).
Protoxyde d’azote : engendre environ 10% de l’effet de serre anthropique. Sa durée de vie
dans l’atmosphère est de l’ordre de 10 ans. Pour ce gaz il y a aussi des émissions naturelles,
qui proviennent essentiellement des zones humides. La part « humaine » (anthropique) provient
de l’utilisation des engrais azotés en agriculture et de certains procédés chimiques.
Ozone : troposphérique engendre enfin environ 10% de l’effet de serre anthropique et peut
séjourner dans l’atmosphère pendant 30 jours. L’ozone est une variante de l’oxygène (une
molécule d’ozone comporte 3 atomes d’oxygène au lieu de 2 pour le gaz « oxygène » normal)
qui est naturellement présent dans l’atmosphère.
Halocarbures : engendrent 5% de l’effet de serre anthropique (ces gaz n’ont pas d’émissions
naturelles). Les premiers représentants de cette famille sont connus de tous : il s’agissait des
Chlorofluorocarbure (CFC), désormais remplacés par d’autres gaz voisins, mais qui ne
détruisent pas l’ozone stratosphérique et demeurent longtemps dans l’atmosphère. Dans cet
ordre d’idées on peut citer : Hydrofluorocarbure (15 ans), Perfluorocarbure (50.000 ans),
Trifluorométhane (260 ans) et Hexafluorure de soufre (3200 ans).
5
Ces gaz sont utilisés : comme gaz réfrigérants (dans les systèmes de climatisation et les chaînes
du froid), comme gaz propulseurs dans des bombes aérosols et dans certains procédés
industriels (fabrication de mousses plastiques, mais aussi…de composants d’ordinateurs ou de
téléphones portables). Le CFC constituent une sous-famille devenue célèbre des halocarbures.
Le Protocole de Montréal a décidé leur éradication progressive car, en plus d’être de puissants
gaz à effet de serre, ils sont aussi responsables de la diminution de l’ozone en haute altitude.
1.1.3-Le Pouvoir de réchauffement global (PRG) des GES
Le pouvoir de réchauffement global d’un gaz se définit comme le « forçage radiatif » (c’est à
dire la puissance radiative que le gaz à effet de serre renvoie vers le sol), cumulé sur une durée
qui est généralement fixée à 100 ans, d’une quantité de gaz donnée. C’est une notion qui permet
d’appréhender à la fois sa « puissance instantanée » découlant de ses raies d’absorption, et sa
durée de séjour dans l’atmosphère. Cette valeur ne se mesure pas dans l’absolu, mais
relativement au CO2. Le PRG d’un gaz est donc « combien de fois plus » (ou combien de fois
moins) un gaz « fait d’effet de serre sur 100 ans » (c’est à dire combien d’énergie il renvoie
vers le sol sur cette période) comparé à ce que ferait une même quantité de CO2 émise au même
moment (tableau 3).
Tableau 3: Le Pouvoir de réchauffement global (PRG) des GES
GES
Potentiels de Réchauffement Global (PRG)
20 ans
100 ans
500 ans
Vapeur d’eau (H2O)
Gaz carbonique (CO2)
1
1
1
Méthane (CH4)
72
25
7,6
Protoxyde d’azote (N2O)
289
298
153
Hydrofluorocarbure (HFC-134a)
3400
1400
320
Perfluorocarbure (CF4 ou PFC)
5120
7390
11200
Trifluorométhane (CHF3 ou HFC-23)
9400
12000
10000
Hexafluorure de soufre (SF6)
15100
22200
32400
Ozone (O3)
6
1.2-Causes naturelles de la variabilité et changement climatique
Les facteurs anthropiques ne suffisent pas à expliquer seuls le changement et la variabilité
climatique. Il faut ajouter à ce forçage externe les facteurs naturels tels que : l’ENSO, la NAO
et l’OMJ .
1.2.1-El-Nino Southern Oscillation (ENSO)
Le phénomène d’El Niño en espagnol désigne l’Enfant Jésus, illustre bien la notion de système
couplé que forment l’océan et l’atmosphère, chacun avec sa dynamique propre. Ce phénomène
océanique décrit pour la première fois par les conquistadores vers 1568, se caractérise par un
réchauffement anormal des eaux superficielles dans le centre et l’est du Pacifique, en particulier
à l’altitude des côtes péruviennes: l’anomalie de température atteint environ 4 à 6°C. Chaque
année, au début de l’été austral (décembre), un faible courant marin chaud circule, en direction
du sud, le long des côtes pacifiques de l’équateur et du nord du Pérou. L’El Niño provoque des
pluies diluviennes à l’Est du Pacifique.
La Niña terme introduit par George Philander en 1986, a été popularisé seulement en 19971998. La Niña n’est pas différente de la situation dite normale. Dans les deux cas, l’upwelling
(phénomène d’advection d’eau froide en surface) équatorial est manifeste avec son minimum
thermique le long de l'équateur.
Seule différence dans ce domaine, les températures de surface sont significativement plus
froides en phase La Niña. Mais l’advection d’eau chaude en surface est appelée pilling-up.
L’ENSO acronyme pour El Niño Southern Oscillation, fait référence aux anomalies de l’océan
et de l’atmosphère sur le pacifique (fig.1). En Afrique Occidentale, Orientale et Australe,
l’ENSO exerce une influence importante sur le continent africain. A l’échelle trimestrielle,
cette influence se traduit lors des évènements chauds dans le Pacifique est (années El-Nino):
-des sécheresses en Afrique australe (janvier-mars) et de l’Éthiopie au Sénégal (juilletseptembre);
-des inondations en Afrique orientale (octobre-décembre).
Nicholson et Kim (1997) ou Hulme et al. (2001) montrent eux aussi une quasi-absence de
signal ENSO en Afrique centrale
7
Figure 1 : ENSO
1.2.2-Oscillation Nord Atlantique (NAO)
Elle se manifeste par la variation des champs des pressions atmosphériques dans l’Atlantique
Nord. La NAO est provoquée par la présence d’un anticyclone dans la région des Açores et
d’un système dépressionnaire près d’Islande. Les indice de la NAO sont construit en
considérant la différence entre les séries normalisées des pressions: une station Islandaise et
l’une de celles de hautes pressions (Açores, Lisbonne ou Gibraltar)
En Afrique, Todd et Washington (2004) ont récemment établi un lien entre les pluies (et les
débits) dans le bassin du Congo (10°S-5°N, 15-30°E), durant l’hiver et le printemps boréaux
(décembre-avril), et l’Oscillation Nord-Atlantique (NAO). Le lien impliquerait une modulation
des vents d’ouest de moyenne troposphère au-dessus de l’Afrique centrale.
8
1.2.3-Oscillation de Madden-Julian (OMJ)
L’OMJ a été identifiée par Madden et Julian (1972) à partir d’observations de la composante
zonale du vent au-dessus du Pacifique équatorial, qui montrent une périodicité de 40 à 50 jours.
Il a été montré par la suite qu’elle se manifeste par une modulation conjointe de la convection,
de la pression atmosphérique, du vent de hautes et basses couches, et de la température de
surface, se propageant vers l’est à une vitesse d’environ 5 m/s, le long ou à proximité de
l’équateur, de l’Océan Indien au centre du Pacifique (Zhang, 2005).
Cette modulation implique de vastes cellules de circulation appelée oscillation intrasaisonnière.
L’OMJ présente une période variant entre 30 et 60. Le signal est plus net sur le domaine indopacifique (il se double, en été boréal surtout, d’une propagation de la convection de l’équateur
vers les tropiques), l’OMJ peut être considéré comme un phénomène quasi-global, qui peut
être suivi notamment dans le vent en altitude tout au long de la ceinture équatoriale.
Le signal sur l’Afrique en général, et l’Afrique centrale en particulier, reste mal connu.
Matthews (2004) a mis en évidence en Afrique de l’ouest et une partie de l’Afrique centrale,
en été boréal, une modulation intrasaisonnière liée à l’OMJ indo-pacifique, et induite par une
double propagation d’ondes de Kelvin (vers l’est) et de Rossby (vers l’ouest), interagissant sur
l’Afrique.
Mounier (2005) a, pour l’Afrique de l’Ouest, confirmé ce signal d’environ 40 jours, mais
contesté l’hypothèse d’ondes de Kelvin se propageant depuis le Pacifique vers l’est.
Une analyse de variance confirme que les pluies sont significativement (P>99.99%) modulées
par l’OMJ durant le trimestre mars-mai. Il existe une certaine cohérence spatiale des
anomalies de précipitations, à l’échelle de l’Afrique équatoriale atlantique
En fonction des phases de l’Oscillation de Madden-Julian, les précipitations dans la région sont
renforcées (phases 2-3, soit peu après une période de convection supprimée sur la région indopacifique) ou diminuées (phases 4-6). Ces résultats demandent à être confirmés en utilisant un
jeu de données plus complet.
Les résultats pour les autres saisons ne montrent pas de modulation aussi nette des
précipitations par l’OMJ.
Conclusion
Il est tout à fait évident que le climat subit des modifications au fil des années. Ces
modifications engendrent des nombreuses conséquences.
La question sur les facteurs qui sont à l’origine des modifications climatiques fait l’objet des
polémiques. Néanmoins, la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques dans son article premier, alinéa 2, reconnait la responsabilité des facteurs naturels
et des facteurs anthropiques dans le changement et la variabilité climatique que connait la Terre
de nos jours. C’est ainsi qu’elle définit les changements climatiques comme: « des
9
changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité
humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la
variabilité naturelle du climat observée au cours des périodes comparables »
10
CHAPITRE 2
GRANDS ENJEUX INTERNATIONAUX SUR LA LUTTE
CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Les conséquences engendrées par le phénomène des changements climatiques font subir à
l’humanité des lourdes pertes aussi bien matérielles, financières, environnementales et qu’en
vies humaines.
La crainte de voir la planète Terre devenir abiotique a suscité un regain de solidarité entre les
nations, une solidarité qui s’exprime par une volonté ferme de faire face aux changements
climatiques. Trois axes sont définis dans cette perspective:
-
Axe 1: la recherche scientifique;
-
Axe 2: l’atténuation;
-
Et axe 3: l’adaptation
2.1- Recherche scientifique
Cette mission a été confiée au Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du
Climat, en sigle le GIEC. Créé conjointement par l'Organisation météorologique mondiale
(OMM) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) en 1988, il est
composé de trois groupes de travail. Au sein de chaque groupe et pour chacune des
thématiques, une équipe d'experts évalue la littérature scientifique et en fait une synthèse ou un
rapport. Ce rapport est par la suite évalué par des experts indépendants suivant une procédure
clairement définie.
Réunion préparatoire : Des experts désignés par des gouvernements et des organisations
ayant le statut d'observateur auprès du GIEC définissent les grandes lignes du Rapport ;
Approbation de la structure : Le GIEC approuve les grandes lignes du Rapport ;
Désignation des auteurs et sélection des experts : Les gouvernements et les organisations
ayant le statut d'observateur auprès du GIEC désignent des experts à titre d'auteurs. Les bureaux
sélectionnent les auteurs.
Validation et publication du rapport : Les auteurs établissent une 1ère version du rapport
qui est examinée par les experts. La 2ème version du Rapport et la 1ère version du Résumé à
l'intention des décideurs sont soumises à un examen par les gouvernements et les auteurs
établissent les versions définitives du Rapport et du Résumé à l'intention des décideurs. Elles
sont ensuite distribuées aux gouvernements. Les gouvernements passent en revue la version
finale du Résumé en vue de son approbation. Le Groupe de travail approuve le Résumé à
l'intention des décideurs et valide le Rapport.
-
Groupe I s’intéresse aux aspects scientifiques du système climatique et de l'évolution
du climat ;
11
-
Groupe II fait l’inventaire des conséquences des changements climatiques sur les
systèmes socio-économiques et Naturels ;
Groupe III fait l’évaluation des solutions pour limiter les émissions des gaz à effet de
serre et pour atténuer les changements climatiques.
2.2- Atténuation des changements climatiques
Elle comporte deux principales options: la réduction des émissions des GES et la séquestration
du carbone.
2.2.1-Réduction des émissions
Plusieurs stratégies sont définies suivant les secteurs d’activités. On peut citer entre autres :
Dans le secteur énergétique : Substitution du charbon par le gaz, utilisation d’énergies
renouvelables (solaire, éolienne, géothermique, hydroélectrique), et mise en œuvre du plan de
stockage de carbone (comme le stockage du dioxyde de carbone extrait du gaz naturel), usage
de biocarburants de 2ème génération, utilisation de véhicules électriques et hybrides plus
performants et fonctionnant avec des batteries plus fiables et plus puissantes ;
Dans le secteur des transports : Abondance de véhicules à carburant performant, de véhicules
hybrides, de véhicules à diesel propre, l’usage de biocarburants, le passage du mode de
transport routier au transport ferroviaire et aux systèmes de transport public, le transport non
motorisé, c’est-à-dire, la bicyclette et la marche ;
Dans secteur industriel : récupération de la chaleur et de l’énergie, l’utilisation plus efficace
des équipements, le recyclage et la substitution des matériaux ainsi que la gestion des gaz autres
que le dioxyde de carbone, le piégeage et stockage du carbone pour les cimenteries, les fabrique
d’ammoniaque et l’industrie sidérurgique et l’utilisation d’électrodes inertes pour la fabrication
de l’aluminium ;
Dans le secteur agricole : Amélioration de la gestion des terres cultivées et des pâturages dans
le but d’accroître le stockage du dioxyde de carbone dans les sols, la restauration des sols
tourbeux et des terres dégradées, la gestion du bétail et du fumier afin de réduire les émissions
de méthane, l’amélioration des techniques d’épandages des engrais contenant de l’azote, afin
d’en réduire ses émissions et la culture d’espèces végétales spécifiques servant de substituant
aux combustibles fossiles ;
Dans le secteur du bâtiment : Mises en œuvre l’efficacité de l’éclairage et l’utilisation de la
lumière du jour ; la performance accrue des appareils électriques, de chauffage et de
climatisation ; l’amélioration des appareils de cuisson ; l’amélioration de l’isolation ; la
conception active et passive de l’énergie solaire pour le chauffage et la climatisation ;
l’utilisation de fluides de réfrigération de substitution et la récupération et le recyclage des gaz
fluorés (qui contribuent à l’effet de serre).
12
2.2.2.-Séquestration du carbone
C’est une option qui consiste à la récupération du dioxyde de carbone en excès dans
l’atmosphère et le stocker dans la biosphère. Les méthodes les plus reconnues sont :
 Séquestration du carbone dans des puits de carbone. Ces puits peuvent être les forêts
qui emmagasinent d’importantes quantités de gaz carbonique sous des formes durables;
 création de nouvelles forêts;
 gestion durable et rationnelle des forêts existantes;
 promotion de l’agroforesterie;
 association des plantes herbacées à racines profondes et des arbres dans les pâturages
peut aussi avoir un rôle dans la séquestration du carbone.
2.3-Adaptation aux changements climatiques
L’adaptation aux changements climatiques consiste à ajuster: les pratiques, procédures ou
structures aux changements climatiques projetés et actuels. Elle peut se faire en réaction ou par
anticipation des changements climatiques. L’adaptation est nécessaire en complément des
mesures d’atténuation des changements climatiques. Elle vise à minimiser les impacts négatifs
du changement climatique et à tirer profit des nouvelles opportunités qui peuvent en résulter.
Nombreuses sont des stratégies d’adaptations qui ont été définies suivant les secteurs de
l’économie. Les plus conseillées sont :
Dans le secteur énergétique : le renforcement des réseaux aériens de transports et de
distribution, utilisation des énergies renouvelables et la réduction de la dépendance vis-à-vis
d’une seule source d’énergie ;
Dans le secteur des transports : l’harmonisation des normes de création des routes, des voies
ferrées, et des autres infrastructures de transport, en fonction des changements climatiques ;
Dans le secteur agricole : la modification des dates de semis et la modification des variétés
cultivées, le déplacement des cultures, la meilleure gestion des terres, afin de lutter contre
l’érosion des sols et les protéger par le boisement. ;
Dans le secteur des infrastructures : le changement de lieu d’implantation des infrastructures,
la création de digues et d’ouvrages de protection contre les ondes de tempête, la consolidation
des dunes, l’acquisition de terres et la création de terrains humides pour lutter contre l’élévation
du niveau la mer.
2.4-Marché carbone
Le marché carbone peut être défini comme un système d’échange des droits d’émission de gaz
à effet de serre, de crédits carbone et quotas carbone.
Un marché du carbone est un outil de politique publique visant à réduire les émissions de gaz
à effet de serre (principalement le dioxyde de carbone).
13
Cette politique consiste à faire payer par des émetteurs le coût de la nuisance pour le climat
que constituent leurs émissions, selon le principe pollueur-payeur.
2.4.1-Fonctionnement
Une entité publique fixe aux émetteurs de gaz à effet de serre un plafond d'émission plus bas
que leur niveau d'émission actuel et leur distribue des quotas d'émission correspondant à ce
plafond.
À la fin d'une certaine période, les émetteurs doivent prouver qu'ils ont respecté leurs
obligations en rendant à cette autorité publique un volume de quotas équivalent à leur volume
d'émissions sur la période. Ceux qui ont émis plus de gaz à effet de serre que le niveau autorisé
doivent acheter les quotas qui leur manquent, sauf à se voir infliger une forte amende en général
non libératoire. Inversement, ceux qui ont émis moins que leur quantité allouée de quotas
peuvent vendre les quotas dont ils n'ont pas besoin sur le marché ou bien, lorsque le marché le
permet, les conserver en vue de les utiliser ultérieurement.
2.4.2-Principe du Pollueur-Payeur (PPP)
Les pollueurs doivent supporter les coûts engendrés par la pollution résultant de leurs propres
activités, y compris le coût des mesures prises pour prévenir, combattre et éliminer cette
pollution, et les coûts liés à la réparation. En application de ce principe, il est dans l’intérêt des
pollueurs d’éviter de causer des dommages environnementaux puisqu’ils sont tenus pour
responsables de la pollution qu’ils génèrent.
2.4.3-Taxe carbone
La taxe carbone est utilisée pour décourager l’émission de gaz à effet de serre, dans le but de
contrôler le réchauffement climatique. Elle utilise l’équivalent carbone (EC) pour fixer le
niveau de la taxe selon les gaz. Si la tonne équivalent carbone vaut 1.000 euros, alors l’émission
d’une tonne de gaz carbonique sera taxée 273 euros, l’émission d’une tonne de méthane 6.820
euros, l’émission d’une tonne de protoxyde d’azote 81.300 euros, etc.
2.4.4-Poids équivalent carbone
Par définition, c’est à dire le poids du carbone seul dans le composé « gaz carbonique ». 1 kg
de CO2 vaut 0,2727 kg d’équivalent carbone
Pour les autres gaz, l’équivalent carbone vaut : EC= PRG relatif x 0,2727
2.4.5-Crédit carbone
Un crédit carbone est une unité équivalente à une tonne de CO2 évitée ou séquestrée. Par
exemple, un projet de plantation d’arbres qui permettra de séquestrer 10000 tonnes de CO2
pourrait donner lieu à l’attribution de 10000 crédits carbone s’il respecte les critères
nécessaires.
14
2.5-Justice climatique
Chaque année, sous l’égide de l’ONU, une conférence des parties (COP) sur les changements
climatiques est organisée conformément à l’article 7 de la CCNUCC.
L’objectif visé le renforcement les mesures sur la lutte contre les changements climatiques.
Des conventions, des accords et des déclarations sont faits au sortir de ces rencontres.
2.5.1-Déclaration de Stockholm
Elle a été mise en place lors de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement. Réunies
à Stockholm du 5 au 16 juin 1972, nations présente aux assises avaient examiné la nécessité
d'adopter une conception commune et des principes communs qui inspireront et guideront les
efforts des peuples du monde en vue de préserver et d'améliorer l'environnement. Elle a placé
les questions écologiques au rang des préoccupations internationales et a marqué le début d'un
dialogue entre pays industrialisés et pays en développement concernant le lien qui existe entre
la croissance économique, la pollution de l'indivis mondial (l'air, l'eau, les océans) et le bienêtre des peuples dans le monde entier.
2.5.2-Convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone
Elle engage tous les pays à prendre des mesures pour protéger la santé humaine et
l’environnement en raison des altérations de la couche d’ozone.
La Convention de Vienne vise surtout à promouvoir les efforts scientifiques et la collaboration
axés sur la surveillance et l’évaluation de l’état de la couche d’ozone. Les objectifs de la
Convention sont de promouvoir la coopération des Parties au moyen d’observations
systématiques, de recherches et d’échanges d’informations sur les effets d’activités humaines
sur la couche d’ozone, et d’adopter des mesures législatives ou administratives contre les
activités qui peuvent avoir des effets indésirables sur celle-ci. Il a été signé par le Canada le 22
mars 1985, ratifié par le Canada le 4 juin 1986, entrée en vigueur à l’échelle internationale le
22 septembre 1988.
2.5.3-Protocole de Montréal
Le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, qui a
été adopté à Montréal en 1987, puis actualisé et amendé à Londres (1990), Copenhague
(1992),Vienne (1995), Montréal (1997) et Beijing (1999), réglemente la consommation et la
production de produits chimiques chlorés et bromés qui détruisent l’ozone stratosphérique, tels
que les chlorofluorocarbones, le trichloroéthane ou le tétrachlorure de carbone.
2.5.4-Conventions de RIO (Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992)
A la suite de ce sommet, trois grandes convention furent mises en place (CCC) : Convention
Biodiversité, Convention climat et Convention Désertification.
15
Convention biodiversité : elle vise la conservation de la biodiversité, la gestion des ressources
naturelles et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des
ressources génétiques ;
Convention Climat : le but est de stabiliser les concentrations des GES dans l’atmosphère à
un niveau qui empêche toute perturbation anthropiques dangereuse du système climatique dans
un délai suffisant pour que les écosystèmes puissent s’adapter naturellement, que la production
alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique puisse se poursuivre
d’une manière durable.
Convention Désertification : Lutter contre la désertification et atténuer les effets de la
sécheresse, en particulier en Afrique, dans le cadre d’une approche intégrée ; l’atteinte de cet
objectif suppose l’application de stratégies à long terme, axées simultanément sur :
-
la prévention/réduction de la dégradation des terres, l’amélioration de leur productivité ;
la remise en état des terres dégradées et la restauration des terres désertifiées ;
la conservation et la gestion durable des ressources en terres et en eau.
2.5.5-Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques
Convention adoptée le 9 mai 1992 à New York et signée par plus de 150 pays et par la
Communauté européenne lors du Sommet Planète Terre, qui s’est tenu à Rio de Janeiro en
1992. Son objectif ultime est de “stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans
l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système
climatique”. Elle contient des engagements pour toutes les Parties. Aux termes de la
Convention, les pays/Parties doivent s’employer à ramener en 2000 les émissions de gaz à effet
de serre non réglementées par le Protocole de Montréal à leurs niveaux de 1990. La Convention
est entrée en vigueur en mars 1994.
2.5.6-Protocole de KYOTO
Le Protocole de Kyoto à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques (CCNUCC) a été adopté lors de la troisième session de la Conférence des Parties
à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui s’est tenue en
1997 à Kyoto (Japon). Il comporte des engagements contraignants, en plus de ceux qui figurent
dans la CCNUCC.
Les pays de l’OCDE et des pays à économie en transition se sont engagés à ramener leurs
émissions anthropiques de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, oxyde nitreux,
hydrofluorocarbones, hydrocarbures perfluorés et hexafluorure de soufre) à 5 pour cent au
moins au-dessous de leurs niveaux de 1990 pendant la période d’engagement (2008 à 2012).
2.5.7-Accord de Paris (1995)
Adopté par la décision 1/CP.17 de la Conférence des Parties à la Convention à sa dix-septième
session, il est survenu à la suite des échecs ou des faiblesses chroniques de Kyoto de 1997 et
l’accord de Copenhague de 2009.
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Le présent Accord, en contribuant à la mise en œuvre de la Convention, notamment de son objectif,
vise à renforcer la riposte mondiale à la menace des changements climatiques, dans le contexte du
développement durable et de la lutte contre la pauvreté, notamment en :
-
-
-
Contenant l'élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de
2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l'action menée pour
limiter l'élévation de la température à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels,
étant entendu que cela réduirait sensiblement les risques et les effets des changements
climatiques;
Renforçant les capacités d'adaptation aux effets néfastes des changements climatiques
et en promouvant la résilience à ces changements et un développement à faible émission
de gaz à effet de serre, d'une manière qui ne menace pas la production alimentaire;
Rendant les flux financiers compatibles avec un profil d'évolution vers un
développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements
climatiques
Conclusion du chapitre 2
La lutte contre le changement climatique ne doit pas être portée par les seules épaules des
institutions publiques. La société civile, le secteur privé, les institutions scientifiques, les
groupes locaux, les individus ont chacun sa part à prendre. Des coopérations approfondies entre
ces différents acteurs rendront plus efficaces les initiatives et les politiques de lutte contre les
changements climatiques.
Références bibliographiques
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évaluation de la vulnérabilité : Résumé à l'intention des décideurs, 27p
GIEC ,2000 : rapport du GIEC, question méthodologiques et technologiques dans le transfert
de technologies : résumé à l’intention des décideurs, 16p
GIEC ,2001 : Bilan 2001 des changements climatiques : Conséquences, adaptation et
vulnérabilité, 101p
GIEC ,2001 : Bilan 2001 des changements climatiques : Les éléments scientifiques, 97p
GIEC ,2001 : Bilan 2001 des changements climatiques : Mesures d’atténuation, 93p
GIEC ,2001 : rapport spécial du GIEC : scénarios d’émission, résumé à l’intention des
décideurs, 27p
GIEC ,2002 : rapport spécial du GIEC : utilisation des terres, changement d’affectation des
terres et foresterie, 30p
GIEC ,2002 : Les changements climatiques et la biodiversité, 89 p
G I EC, 2013 : chargement climatique 2013, les éléments scientifiques 204 p.
17
GIEC ,2018 : rapport spécial du GIEC réchauffement à 1,5°C Résumé à destination des
enseignants, 24 p
P N D, 2002 : évaluation de la variabilité et les mesures d’adaptations
18
UNIVERSITE DENIS SASSOU NGUESSO
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Institut Supérieur des Sciences Géographiques,
Environnementales et Aménagements (ISSGEA)
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Rigueur*Excellence*Lumières
FACTEURS ET ENJEUX DU
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Licence 2
Dr Martin MASSOUANGUI-KIFOUALA,
Maitre-Assistant, CAMES
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