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(ii) le travail échangé, noté W pour un travail infinitésimal, est une forme « ordonnée » de
l’énergie car liée au déplacement macroscopique des points d’application des forces moyennes
agissant sur les parois du système.
Le travail mécanique des forces de pression s’échange au travers des parois du système qui se
déplacent.
(iii) Il existe d’autres formes de travail échangé d’origine mécanique, électrique, magnétique…
b. Contraintes externes et internes
Si on considère l'interaction entre un système et son environnement, le système pourra être contraint
ou non par son environnement.
En effet, les contraintes externes sont imposées au système par ses parois et conditionnent ses
échanges avec le milieu extérieur lors de son éventuelle évolution.
On dit qu'il est :
- isolé : il n’y a pas de transfert vers l’extérieur, ni d’énergie, ni de volume, ni de particules
(matière) ; C’est donc un système fermé par des parois fixes et adiabatiques ;
- mécaniquement isolé : ni échange de matière, ni échange d’énergie mécanique ; le travail qu’il
reçoit est nul, ses parois sont fixes : W=0 ;
- thermiquement isolé : ni échange de matière, ni échange d’énergie thermique (transferts de
chaleur impossibles). On parle alors de parois adiabatiques Q=0 ;
- fermé : pas d’échange de particules (matière) mais échange thermique ou mécanique possibles ;
- ouvert : ni isolé, ni fermé ; le système peut échanger de la matière et de l’énergie avec le milieu
extérieur (une partie de la frontière est réelle, l’autre est fictive).
Par contre, les contraintes internes sont à prendre en compte lorsque le système est composite, c’est-
à-dire constitué de plusieurs sous-système.
Dans ce cas, ce sont les propriétés des parois séparant les sous-systèmes qui apparaissent comme des
contraintes internes qui peuvent être levées (soit matériellement ou par la pensée) déclenchant ainsi
l’évolution du système.
Prenons l’exemple de la détente de Joule et Gay-Lussac.
Figure I.3 : la détente de Joule et Gay-Lussac