Cité Grecque : Démocratie Athénienne & Impérialisme

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Cité – modèle civique
L'écriture est née en Mésopotamie, vers 3400 a.C. Les premiers écrits adoptent une Écriture
pictographique Le linéaire B est le système d'écriture syllabique en vigueur dans le monde
mycénien
On parle de civilisation mycénienne en raison de :
la place, majeure, réservée à Agamemnon, roi de Mycènes, dans l'Iliade
l'ancienneté des fouilles archéologiques de Mycènes
Les palais mycéniens sont détruits Vers 1190-1180 a.C. Les peuples à l'origine probable de la
destruction des palais mycéniens sont les peuples de la Mer.
On appelle les âges obscurs Parce que l'on est très mal documenté sur cette époque. La Pierre Noire
du Forum date de 600 a.C. Environ.
On parle de renaissance au VIII a.C. parce que c'est :
le début du mouvement de fondations coloniales
le moment de renaissance de l'écriture dans le monde égéen
le moment d'apparition des cités grecques
Le Copenhagen Polis Centre a inventorié, entre le VIIIe et le IVe siècle a.C environ 1500 cités. Les
Grecs ont emprunté son alphabet du peuple phénicien, afin de créer l'alphabet grec. L'objet de
l'Iliade est le récit de la colère d'Achille. L'objet de l'Odyssée est le récit du retour d'Ulysse à
Ithaque. Les fondations coloniales répondent à des motivations de :
Établir des comptoirs commerciaux
Trouver des terres cultivables
Les communautés grecques qui ne vivent pas en cité vivent sous la forme ethnos. Les guerres
médiques ont lieu au début du Ve siècle a.C. Alexandre a conquis l'Empire perse Entre 334 et 323
a.C.. La mosaïque de la Maison du Faune, à Pompéi représente la bataille d'issos. Les successeurs
d'Alexandre s'appellent Les diadoques.
On appelle l'époque hellénistique pour souligner qu'il s'agit d'une période de diffusion de la culture
grecque.
Cité Les cités sont des communautés de petite taille, articulant un centre urbain et un arrière-
pays rural, entourées de murailles, se dotant de cultes communs, de lois et d’un système
de gouvernement réservant le pouvoir politique aux citoyens
Barbare Le terme de barbare, né dans le sillage des Guerres Médiques (et de l’affrontement de
certaines cités grecques avec l’armée de l’Empire perse) désigne quelqu’un qui ne parle
pas grec, que l'on ne comprend pas, qui fait « bar, bar », quand on l'écoute. Par extension,
il s'applique à l'ensemble des peuples non grecs (et non romains).
Les marques de l’impérialisme athénien (Ve–IVe siècle a.C.)
L’impérialisme athénien désigne l’ensemble des pratiques par lesquelles Athènes domine, contrôle
et exploite d’autres cités grecques, en particulier au sein de la Ligue de Délos. Les sources
modernes insistent sur le lien étroit entre démocratie interne et domination externe.
L'impérialisme finance la démocratie athénienne qui se complexifie.
1. La transformation de la Ligue de Délos en empire athénien
Les sources montrent que la Ligue de Délos, créée contre les Perses, devient progressivement un
empire maritime dominé par Athènes.
Marques impérialistes :
Contrôle militaire et naval : Athènes dirige la flotte commune et impose sa stratégie
Transfert du trésor de Délos à Athènes en 454 a.C. : symbole majeur de la mainmise
athénienne
Imposition du tribut (phoros) aux cités alliées, souvent sans possibilité de négociation
Interdiction pour les alliés de quitter la Ligue, sous peine de répression militaire (ex.
Naxos, Thasos)
2. L’usage de la force contre les alliés
Athènes n’hésite pas à intervenir militairement pour maintenir son empire.
Marques impérialistes :
Répression des cités révoltées (Naxos, Thasos, Mytilène).
Installation de garnisons athéniennes dans les cités soumises.
Confiscation de flottes ou de murailles pour empêcher toute autonomie militaire.
3. L’exploitation économique des alliés
Athènes utilise l’empire pour financer sa puissance et sa démocratie.
Marques impérialistes :
Tribut annuel obligatoire (phoros).
Utilisation du trésor de la Ligue pour financer les grands travaux athéniens (Parthénon,
monuments du siècle de Périclès)
Contrôle des routes commerciales maritimes.
4. L’ingérence politique dans les cités alliées
Athènes impose parfois des régimes favorables à ses intérêts.
Marques impérialistes :
Installation de régimes démocratiques pro-athéniens dans certaines cités.
Imposition de magistrats athéniens ou de garnisons pour surveiller les gouvernements
locaux.
Procès à Athènes pour certains litiges impliquant des alliés.
5. L’hégémonie culturelle
Athènes diffuse sa culture et son modèle politique dans tout l’empire.
Marques impérialistes :
Rayonnement culturel du “siècle de Périclès” : théâtre, architecture, fêtes panathénaïques
Usage du dialecte attique comme norme administrative.
Influence idéologique : Athènes se présente comme “éducatrice de la Grèce”
(Thucydide, II, 41).
6. La continuité au IVe siècle
Même après la défaite d’Athènes en 404 a.C., l’impérialisme ne disparaît pas.
Marques impérialistes :
Deuxième confédération athénienne (378 a.C.) : officiellement plus égalitaire, mais
Athènes tente encore d’imposer son influence.
Reconstitution d’une flotte puissante.
Interventions militaires dans l’Égée.
Évolution de la démocratie athénienne
1. Les origines (VIe siècle a.C.)
Solon (594 a.C.) : réforme des institutions, abolition de l’esclavage pour dettes, création de
nouvelles classes censitaires.
Clisthène (508/507 a.C.) : fondateur de la démocratie athénienne.
Création des dèmes et des 10 tribus (phylai).
Mise en place de la Boulè (Conseil des 500).
Introduction de l’ostracisme pour limiter les ambitions personnelles
Ces réformes posent les bases d’une citoyenneté élargie et d’une organisation politique plus
égalitaire.
2. L’apogée au Ve siècle a.C.
Éphialtès (vers 462 a.C.)
Éphialtès fait voter une réforme qui réduit drastiquement les pouvoirs de l’Aréopage
(ancien conseil aristocratique).
Les compétences judiciaires et politiques de l’Aréopage sont transférées à l’Assemblée
(Ecclésia), au Conseil des 500 (Boulè) et aux tribunaux populaires (Héliée).
Rupture : c’est un basculement vers une démocratie plus radicale, où le peuple-citoyen
exerce directement le pouvoir. ? Sources : Aristote, Constitution d’Athènes 25 ; Plutarque,
Vie de Périclès 9 ; Claude Mossé, La Grèce classique.
Institution principale : l’Ekklésia (Assemblée), où tous les citoyens votent les lois, la
guerre et la paix.
Autres institutions :
La Boulè prépare les décisions.
Les magistrats (archontes, stratèges) sont tirés au sort ou élus.
Les tribunaux populaires (Héliée) jugent les affaires.
Périclès consolide la démocratie radicale :
Mise en place du misthos (indemnité pour les citoyens participant aux institutions),
permettant aux plus pauvres de siéger.
Renforcement du rôle de l’Assemblée et des tribunaux populaires.
Développement culturel et monumental financé par le trésor de la Ligue de Délos.
Rupture : la démocratie devient plus inclusive socialement, mais aussi plus dépendante de
l’impérialisme athénien. ? Sources : Thucydide, II, 37-46 (discours funèbre de Périclès) ;
Patrice Brun, Impérialisme et démocratie à Athènes.
Le Ve siècle est l’âge d’or de la démocratie athénienne, mais aussi celui de son impérialisme.
3. Les crises et transformations (fin Ve – IVe siècle a.C.)
La guerre du Péloponnèse (431–404 a.C.)
Conflit prolongé contre Sparte et ses alliés.
La démocratie est mise à l’épreuve :
Montée des tensions sociales et politiques.
Expériences oligarchiques temporaires (411 a.C. : régime des Quatre-Cents).
404 a.C. : défaite d’Athènes, régime oligarchique des Trente Tyrans.
Rupture : la démocratie est suspendue, puis restaurée en 403 a.C. sous une forme plus
prudente. ? Sources : Xénophon, Helléniques II, 3 ; Diodore de Sicile, XIII, 70 ; Aristote,
Constitution d’Athènes 40.
404 a.C. : régime oligarchique des Trente Tyrans, soutenu par Sparte.
403 a.C. : restauration de la démocratie par Thrasybule.
IVe siècle a.C. : démocratie plus prudente, marquée par :
Réduction du rôle de l’Assemblée.
Renforcement des tribunaux populaires.
Débats sur la place du peuple et des élites (Platon et Aristote critiquent la
démocratie).
Contexte international : montée de la Macédoine et conquêtes d’Alexandre, qui mettent fin
à l’indépendance des cités
La démocratie survit mais se transforme, moins expansive, plus défensive.
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