
INTRODUCTION GENERALE
L’accès à l’énergie en général et à l’énergie électrique en particulier est de nos jours la condition sine
qua none pour tout développement économique, social et culturel. Malheureusement, cette condition
est loin d’être remplie en Afrique (de l’Ouest) en général et au Burkina Faso en particulier. En effet,
selon les statistiques de la Banque Mondiale, en 2021, l’Afrique de l’Ouest affichait un taux d’accès
à l’électricité (précisément au réseau électrique) de 42% de la population totale ouest-africaine et
seulement 8% pour la population rurale. Aussi, dans de nombreux endroits où il y a un accès au réseau
électrique, les coupures d'électricité et les délestages se produisent régulièrement.
Les populations, pour pallier à ce déficit criard de l’accès à l’électricité, ce sont retournées
massivement vers l’autoproduction d’électricité par le biais de la technologie solaire photovoltaïque.
Ainsi, dans les zones urbaines et rurales d’Afrique, les systèmes solaires sont installés pour
l’alimentation autonome (100% solaire) ou hybride (solaire + réseau électrique ou groupe
électrogène) de domestiques, services, unités industrielles, etc.
Cependant, plusieurs défis sont à relever pour permettre un développement durable et économique de
cette dynamique de production électrique à base de source renouvelable (le solaire). Un de ces défis
est la qualité des composants en général et celle des onduleurs en particulier. En effet, l’onduleur
photovoltaïque constitue une des pièces centrales au bon fonctionnement d’un système solaire de
production de courant conforme à celui du réseau électrique ouest-africain (230 Vac / 50 Hz nominal).
L’utilisation d’un onduleur photovoltaïque de mauvaise qualité peut occasionner de sérieux
dommages aux appareils électriques alimentés, réduire considérablement la rentabilité économique
du système solaire et constituer un grand facteur d’insatisfaction du client. Malheureusement, face à
la multitude de modèles d’onduleurs photovoltaïques sur le marché ouest-africain, ces problèmes ci-
dessus cités sont devenus récurrents et les déchets d’appareils électroniques constitués (entre autres)
d’onduleurs défectueux et irréparables augmentent.
Le problème se dégageant de ce thème de stage est comment faire une analyse approfondie de la
qualité des onduleurs photovoltaïques hybrides disponibles sur le marché mondial ?
Le développement du thème devrait permettre de répondre aux questions suivantes :
Quels sont les dix (10) onduleurs photovoltaïques hybrides (Top 10) dans le monde et
en Afrique de l’ouest ?
Quels sont ceux les plus aptes à fonctionner durablement dans le contexte (difficile)
Ouest-Africain ? Ce contexte est constitué d’un taux de poussière élevé, de
températures de fonctionnement élevées, de risques d’erreurs d’installation (par les
techniciens installateurs souvent mal formés ou inexpérimentés) et de risques de défaut
de manipulation par les utilisateurs (souvent illettrés), etc.
Quels sont ceux les plus facilement maintenables / réparables localement, les plus
économiques (analyse du coût d’acquisition, du coût de maintenance, de la durée de
vie (théorique et pratique), etc.).