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Mémoire Licence GBEDE Salomon 2019

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI
(UAC)
*********
Faculté des Sciences Humaines Sociales
(FASHS)
*********
Département de Géographie et Aménagement du Territoire
(DGAT)
*********
Mémoire de Licence
Option : Géographie Humaine et Economique
ARTISANAT DE SERVICES DANS L’ARRONDISSEMENT
DE SODOHOME (COMMUNE DE BOHICON) : ENJEUX
ET PERSPECTIVES
Présenté par :
Salomon Boétian GBEDE
Sous la direction de :
Dr Auguste T. HOUINSOU
Maître Assistant des Universités du CAMES
DGAT/FASHS/UAC
Soutenu le …/…/2019
Sommaire
2
Dédicace
Je dédie ce travail :
A mon père Célestin GBEDE, pour m’avoir soutenue durant mes études, puisse que ce travail
témoigne la confiance que tu as toujours placées en moi. Que Dieu te procure bonne santé et
longue vie.
A ma chère maman Emilienne GBEGNON, de m’avoir donnée la vie et la joie de vivre. Ta
bonne éducation et tes conseils n’ont jamais fait défaut.
3
Remerciements
Ce mémoire est le résultat de nombreux échanges scientifiques et de collaboration avec des
personnes auxquelles nous aimerons ici exprimer toute notre reconnaissance sachant que ces
quelques lignes sont insuffisantes pour résumer le précieux rôle qu’elles ont eu à jouer.
C’est le moment de témoigner toutes nos sincères gratitudes à l’endroit du Dr Auguste T.
HOUINSOU Maître Assistant des Université (C.A.M.E.S.) pour sa disponibilité à diriger ce
mémoire et pour son accompagnement scientifique.
Nos remerciements vont aussi à l’endroit de :
-
membres de jury pour avoir accepté d’apprécier ce travail malgré leur multiples
occupations ;
-
tous le corps enseignant du Département de Géographie et d’Aménagement du
Territoire, pour les sacrifices consentis à notre formation ;
-
monsieur Florian TONKPONTON pour ses différents conseils ;
-
monsieur David KOUNOUKPEVI pour m’avoir assisté dans la collecte des données ;
-
monsieur Hervé LINKPEHOUN, Chef-d’Arrondissement de Sodohomè pour son aide
-
messieurs Victorin HOUNGNINNOU, Georges VIGNINKIN, Cyr HOUNDEGBA,
Valentin GUCLEVE, Martin AGBIDINOUKOU, Jean DJOHOU et Omer SINKPE
respectivement Chef Village de Sodohomè, Vèhou, Lokozoun, Madjè, Edjegbèmegon
et Todo pour leur accueil et orientation lors de nos travaux de terrain ;
-
mes frères, sœurs et amis pour leur soutien moral, spirituel et affectif.
Enfin, à tous ceux dont je n’ai pas cité les noms, que ce mémoire soit le témoignage de ma
profonde gratitude.
4
Sigles et acronymes
3AS
: Association des Artisans de l’Arrondissement de Sodohomè
AAS
: Association des Artisans de Sodohomè
ACCS
: Association des Coiffeurs et Coiffeuses de Sodohomè
AMAS
: Association des Mécaniciens Auto de Sodohomè
AMMS
: Association des Mécaniciens Moto de Sodohomè
APS
: Association des Photographes de Sodohomè
ARVS
: Association des Réparateurs Vélo de Sodohomè
ATS
: Association des Tourneurs de Sodohomè
AVS
: Association des Vulcanisateurs de Sodohomè
CFPA
: Centre de Formation Professionnelle des Artisans
DGAT
: Département de Géographie et Aménagement du Territoire
DNA
: Direction Nationale de l’Artisanat
FENAB
: Fédération Nationale des Artisans du Bénin
FODEFCA : Fonds de Développement, de la Formation professionnelle Continue et de l’Apprentissage
GPS
: Global Positioning System
INSAE
: Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique
MARP
: Méthode Accélérée de Recherche Participative
MCAAT
: Ministère de la Culture, de l’Artisanat, de l’Alphabétisation et du Tourisme
ONG
: Organisation Non Gouvernementale
PDC
: Plan de Développement Communal
PIB
: Produit Intérieur Brut
PNUD
: Fonds des Nations Unies pour le Développement
RGPH
: Recensement Général de la Population et de l’Habitation
UAC
: Université d’Abomey-Calavi
UTM
: Universal Transverse Mercator
5
Résumé
Mots clés :
Abstract
Key words:
6
INTRODUCTION
La République du Bénin a traversé une crise économique dans les années quatre-vingt qui a
conduit l’Etat Béninois à une négociation et à la signature des Programmes d’Ajustement
Structurel (PAS). Cette signature a beaucoup affecté l’économie béninoise. Il s’en est donc
suivi un sous-emploi généralisé mais aussi et surtout un nombre de plus en plus grand de
jeunes diplômés à la recherche d’un premier emploi. Cette crise a permis au secteur informel
de mettre ses potentialités en valeur. Il occupe près d’un quart de la population active urbaine.
Il représente 37 % du Produit Intérieur Brut (PIB) et 41 % de l’emploi total au Bénin (INSAE,
1998). Le secteur informel en général et l’artisanat en particulier sont apparus comme des
secteurs-refuges ayant servi pratiquement d’abri de sureté à la crise. Il était aussi évident que
les conséquences sociales de la crise économique auraient été plus dramatiques n’eut été la
présence de l’artisanat. Dès lors, le secteur des métiers en général et l’artisanat en particulier
occupent une place de choix dans un pays qui se veut émergent (Mamata Djaouga, 2009).
Aujourd’hui, la crise du système capitaliste ressentie dans tout le monde entier avec toutes les
conséquences qu’elle entraîne impose pour les pays du tiers-monde, un retour de l’artisanat
qui doit inévitablement conduire à une industrie en plein essor (Hounsou, 1992). Le secteur
informel est devenu un stabilisateur social qui se développe là où l’Etat est incapable de
réguler la conjoncture difficile et d’exercer un contrôle rigoureux. Selon Van Dijk (1986), la
contribution de l’informel dans la création de valeur ajoutée dans le secteur secondaire est
considérable au vu des comptes nationaux.
Selon Davodoun (2013), l’artisanat contribue à 13 % au PIB, représente 51 % des entreprises
béninoises et se décompose en 42 corps de métiers, avec 210 métiers au total. Pour lui,
l’ensemble de ces métiers se retrouvent dans quatre grands domaines d’artisanat, dont
l’artisanat de production utilitaire qui concerne 44,28 % des 210 métiers, l’artisanat de
prestation de services avec 16,19 %, celui de l’art et décoration avec 14,28 %, sans oublier
l’artisanat agroalimentaire avec 25,23 %. Il a aussi fait remarquer que la couverture nationale
par des unités artisanales est de 12,90 % dans le département de l’Atlantique.
Aujourd’hui encore, en réponse à l’accroissement de la population, à la migration des
populations des zones rurales vers les zones urbaines et périurbaines, l’artisanat prend une
grande ampleur dans les villes béninoises et l’arrondissement de Sodohomè n’est pas en
marge de ce constat. En effet, l’artisanat en général et l’artisanat de service en particulier dont
7
une grande partie est un composant du secteur informel prend d’ampleur dans cet
arrondissement au point que, appréhender de façon exhaustive et mesurer avec précision, son
impact sur la vie sociale et économique n’est pas une tâche aisée. La difficulté réside dans la
complexité qui caractérise aujourd’hui ce secteur d’activité.
Mais depuis quelques années, de gros efforts sont en train d’être menés pour un essor
artisanal. Il est indispensable de mener des études afin de s’imprégner des résultats.
C’est dans ce cadre que s’inscrit notre mémoire intitulé « Artisanat de service dans
l’arrondissement de Sodohomè (Commune de Bohicon) : enjeux et perspectives ».
A travers le présent thème, la promotion de l’artisanat dans l’arrondissement de Sodohomè
pourrait contribuer fortement au développement socio-économique. Le présent mémoire est
organisé autour de trois chapitres. Le premier chapitre présente le cadre théorique et la
démarche méthodologique. Le deuxième chapitre décrit les facteurs favorables à l’essor de
l’artisanat de service et les conditions d’exercice des activités dans l’arrondissement de
Sodohomè et le troisième chapitre expose les effets socio-économiques de l’artisanat de
service dans l’arrondissement de Sodohomè. ???? présente les contraintes et les perspectives
liées au développement de l’artisanat de service dans l’arrondissement de Sodohomè.
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CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE
Le présent chapitre aborde le cadre théorique, la méthodologie adoptée pour cette étude et
l’état de connaissances.
1.1 Cadre théorique de l’étude
Le cadre théorique du présent mémoire s’articule autour d’une problématique, des hypothèses
de travail, des objectifs de recherche, d’une clarification conceptuelle et d’une revue de
littérature.
1.1.1 Problématique
La dynamique économique du monde actuel impose à nos Etats la connaissance et la
valorisation de tous les secteurs d’activités participant à la production nationale. Dans ce
contexte économique souvent difficile à appréhender cela se caractérise par l’accélération des
mutations technologiques, les exigences de plus en plus pointues des consommateurs,
l’augmentation du chômage, la nécessité de maintenir et d’améliorer le niveau des
performances et la rentabilité.
En Afrique, où la plupart des économies se nourrit des activités des secteurs primaire et
tertiaire, l’artisanat occupe une place importante. L’artisanat a de tous les temps existés et est
resté partie intégrante de toutes les civilisations et de toutes les civilisations et de toutes les
économies du monde. Les artisans ont bâti des pyramides, élevé des temples, construit des
bateaux, décoré des palais, édifié des villes, fourni des marchés. Ils ont ainsi structuré et
organisé une économie de tout temps, tournée vers l’échange, une économie des plus
florissantes et des plus diverses (Kari, 2003). Ces artisans constituent en tout cas un groupe
extrêmement important en nombre (Mullen, 1974 ; Morel, 1992). Plusieurs études ont
récemment été effectuées pour confirmer l’impact de l’artisanat sur la vie sociale et
l’économie. Sur le plan régional, le Bureau d’Appui aux Artisans a régulièrement soutenu les
artisans béninois par la promotion de leurs produits à différents salons, foires et visites
(INSAE, 2010).
Le Bénin disposait d’innombrables potentialités artisanales depuis la période précoloniale.
Les produits artisanaux de la République du Bénin sont très appréciés tant à l’intérieur qu’à
l’extérieur du pays. Partout sur le plan de la quantité et de la qualité, beaucoup reste à faire.
Jusqu’à présent, nos artisans emploient un outillage rudimentaire. L’utilisation de ces
techniques bloque le secteur des métiers et l’empêche de jouer le rôle qui lui incombe dans
9
une politique conséquente de libération économique (Hounsou et Zannou, 1992). L’artisanat
est un secteur pourvoyeur de richesse et d’emploi. Depuis 2002, il contribue à 13 % du PIB
(Sakou, 2009). C’est un secteur où se dessinent quelques tendances à la modernisation :
certains artisans s’organisent en coopération, s’équipent en outils de travail performants et
exercent leur profession dans un cadre réglementaire. L’artisanat béninois est confronté à
plusieurs contraintes qui pénalisent son évolution. Or, ce secteur n’emploie que 12 % de la
population. De même, le dernier recensement montre que 99,3 % de la population nationale
est active et 95 % vit dans l’informel. Ainsi, il urge de mener une lutte implacable pour faire
sortir ces actifs de cette situation (Koukpaki, 2009). Le secteur artisanal béninois a suscité
récemment un engouement croissant des pouvoirs publics. Le Gouvernement béninois, après
avoir longtemps méprisé ce secteur, reconnaît depuis quelques années le rôle crucial qu’il
joue dans le développement de l’économie. Ainsi, au cours de ces dernières années, l’artisanat
béninois a été marqué par des avancées déterminantes dont notamment la création du Fonds
de Développement de la Formation Continue et de l’Apprentissage (FODEFCA) qui a donné
une impulsion au développement des activités de la formation professionnelle (INSAE, 2010).
L’urbanisation de l’arrondissement de Sodohomè est très rapide et influencée en grande partie
par une croissance démographique fulgurante estimé à 18817 habitants avec un taux
d’accroissement de 4,62 % selon RGPH 4 (INSAE, 2013). La population de Sodohomè est
dominée par une forte proportion de jeunes (Mairie Bohicon, 2019). L’économie de
l’arrondissement de Sodohomè prend donc appui sur cette importante ressource humaine et
repose sur les secteurs économiques générateurs d’emplois et de revenus. En dehors des
activités du secteur primaire, la transformation, le commerce informel, il se développe
également les petits métiers de subsistance encore appelés l’artisanat de service.
En effet, l’artisanat de service prend un essor considérable dans l’arrondissement de
Sodohomè de par le nombre élevé de personnes qu’il mobilise. Malgré ces enjeux, très peu
d’attention est accordé à son impact positif sur l’économie locale et sur le niveau de vie de la
population.
L’occupation rapide du territoire, la multiplication des marchés et le flux important de
personnes quittant Sodohomè pour Bohicon Centre créent un besoin pressant du
développement des services. Ce qui favorise l’orientation de la population vers de nouvelles
activités, notamment les professions liées à l’artisanat de service. Bien que ce secteur soit
10
important, il reste mal organisé et peu valorisé. Toutes les potentialités de ce secteur ne sont
pas mises en valeur et l’absence des textes réglementaires devant créer un environnement
incitatif nécessaire à l’épanouissement et au développement dudit secteur en est autre.
L’intervention de plusieurs partenaires et ONG a permis la réalisation de plusieurs projets et
initiatives au profit des artisans. Cependant, il a été constaté beaucoup d’interférences, de
disparités et même d’incohérences qui entravent le développement harmonieux du secteur de
l’artisanat béninois (PNDA, 2007).
Cependant, la mise en valeur des potentialités artisanales au Bénin reste aujourd’hui une
préoccupation majeure. Pour le faire, il urge de mener des études sur le secteur afin de mener
de véritable politique de développement artisanal avec la prise en compte des réalités du
secteur. Face au grand nombre de personnes qui exercent ces métiers, et vue son importance
pour le développement de l’arrondissement de Sodohomè, il convient d’étudier les enjeux et
perspectives de l’artisanat de service dans l’arrondissement de Sodohomè. De ces constats
énumérés plus hauts, il se dégage trois questions fondamentales :
-
Quels sont les facteurs favorables à l’essor de l’artisanat de service dans
l’arrondissement de Sodohomè ?
-
Quels sont les enjeux de l’artisanat de service dans l’arrondissement de Sodohomè ?
-
Quelles sont les contraintes qui freinent le développement, l’organisation et le
fonctionnement de cette activité dans l’arrondissement de Sodohomè ?
En vue de mieux aborder ces questions de recherche, nous proposons l’élaboration de
quelques pistes de réflexion en guise d’hypothèses nous permettant de présenter les objectifs
à atteindre au terme de notre étude.
Hypothèses de travail
Dans la perspective de mieux aborder les contours de cette question, les hypothèses suivantes
peuvent être émises :
-
la croissance démographique et la position géographique de Sodohomè favorise le
développement de l’artisanat de service ;
-
l’artisanat de service contribue à la réduction de la pauvreté dans l’arrondissement de
Sodohomè ;
-
l’artisanat de service rencontre des difficultés qui freinent son développement dans
l’arrondissement de Sodohomè.
11
Pour mieux circonscrire notre travail dans le milieu choisi pour notre étude, nous nous
sommes fixés des objectifs.
Hypothèses de recherche
Dans la perspective de mieux aborder les contours de cette question, les hypothèses suivantes
ont été émises :
-
la croissance démographique et la situation géographique de l’arrondissement de
Sodohomè favorisent le développement de l’artisanat de service ;
-
l’artisanat de service contribue à la réduction de la pauvreté dans l’arrondissement de
Sodohomè
-
l’artisanat de service rencontre des difficultés qui freinent son développement dans
l’arrondissement de Sodohomè.
Pour vérifier ces différentes hypothèses émises, des objectifs ont été fixés.
Objectifs de recherche
Objectif global
L’objectif global de cette recherche est d’étudier les enjeux et perspectives de l’artisanat de
service dans l’arrondissement de Sodohomè (Commune de Bohicon).
Objectifs spécifiques
De manière spécifique, il s’est agi de :
-
inventorier les facteurs favorables à l’essor de l’artisanat de service dans
l’arrondissement de Sodohomè ;
-
inventorier les types d’artisanat de service et les facteurs favorables à son essor dans
l’arrondissement de Sodohomè
-
analyser les effets socio-économiques de l’artisanat de service dans l’arrondissement
de Sodohomè ;
-
identifier les contraintes qui freinent le développement de cette activité dans
l’arrondissement de Sodohomè.
1.1.2 Revue de littérature
Pour mieux cerner les contours de ce sujet, il est important de faire la synthèse
bibliographique.
12
1.1.2.1 Point des connaissances
L’objectif de cette revue de littérature est de passer en revue certains auteurs qui ont aborder
les éléments se rapportant à notre thème de recherche. L’artisanat de service est un thème qui
a intéressé nombre d’auteurs et institutions dans bien d’ouvrages et revues.
Selon Zannou et Hounnou (1992), dans notre pays le Bénin, les artisans sont répartis sur toute
l’étendue du territoire de la manière hétérogène et éparpillée. Des villes jusqu’aux hameaux
les plus reculés des villages vivent et travaillent des artisans pour la satisfaction des besoins
de nos masses laborieuses. Cet artisanat est effectué dans tous les domaines. A chaque type
d’activité économique du secteur moderne correspond son équivalent dans le secteur artisanal.
Davodoun (1996) a montré que le secteur de l’artisanat au Bénin a été marqué dans les années
90 par un dynamisme sans précédent et que les hommes et les femmes de métiers ont affiché
une volonté manifeste de tirer profit de l’ère démocratique. Ceci, pour participer à
l’amélioration de l’environnement de leur production et de leur prestation de service ; ce qui
leur permettra de se prendre en charge afin d’améliorer leurs conditions de vie
professionnelles en vue de se donner les moyens pour lutter contre la pauvreté qui caractérise
leur profession. Il précisera aussi que c’est à ce sujet que les artisans se sont regroupés en
association pour créer des réseaux de soutien socio-économique. Il donne l’exemple des
mécaniciens a deux roues des communes de Porto-Novo et de Malanville qui, s’étant
regroupés, sont devenus capables de se promouvoir, de se prendre en charge et de trouver des
solutions adéquates à leurs problèmes que sont ceux des besoins en formations
professionnelles, l’accès au crédit de financement de leurs affaires, les équipements adéquats
de production. L’intérêt que suscite cet ouvrage pour le présent sujet est d’avoir mis en
exergue les problèmes et les difficultés qui entravent le développement socioprofessionnel.
Malgré les divers aspects abordés par l’auteur, il a manqué de peu les impacts socioéconomique de ceux-ci sur leurs milieux de vie.
Allagbé (1991) fait remarquer que le secteur informel de l’artisanat est le levier à partir duquel
se développeront les moyennes et grandes entreprises autochtones. Selon l’auteur, leur
contribution à la richesse des pays en développement revêt, dans de nombreux cas, une
importance cruciale et leur promotion par les pouvoirs politiques est la seule voie qui
permettra à l’artisanat de jouer le rôle qui lui incombe dans l’édification d’une économie
indépendante dans un pays. Le secteur est créateur d’emplois et fait accroître le Produit
13
Intérieur Brut (PIB). Pour lui, beaucoup de problèmes handicapent le secteur dont le faible
niveau de capital, le faible investissement humain, les problèmes liés à l’approvisionnement
en matériels et en locaux. Il propose des mesures comme celles de la formation
professionnelle, l’amélioration de l’accès à des emplacements pour l’installation des ateliers
de travail et équipement d’un coût raisonnable et une politique d’intégration économique de
ces activités. L’intérêt de son ouvrage par rapport à ce thème est qu’il présente les effets socioéconomiques de l’artisanat de services, les problèmes auxquels ces artisans sont confrontés et
propose des mesures applicables à partir des communes.
Pour Agosso (2001), le statut social de l’artisan le contraint en particulier à employer une
main d’œuvre familiale de façon prioritaire à ne pas séparer les revenus de l’entreprise des
revenus familiaux. Toutes ces contraintes éloignent l’artisan des comportements économiques
classiques de l’entrepreneur, mais il faut absolument en tenir compte pour comprendre, pour
promouvoir les activités artisanales informelles. Il constate que le taux de scolarisation des
artisans est néanmoins plus élevé que la moyenne nationale qui se situe entre 16 et 21 %.
Pour Cluzel (1982), les patrons n’ont reçu aucune formation en gestion. Cette lacune peut
conduire à la faillite qui : « Si 60000 entreprises environ se créent chaque année, on compte
aussi quelques 50000 fermetures dont un tiers vraisemblablement dû à une incapacité de
gestion. Fort heureusement, dès que les organismes professionnels eurent pris conscience de
cette grave lacune, ils créèrent et multiplièrent les stages en gestion ».
Brugoux (1987), soutient que l’entreprise artisanale est une entreprise dont l’activité a un
caractère manuel prédominant. Les investissements sont faibles et la production repose plus
sur le travail que sur le capital. Le chef dirige tout en exerçant son métier. Il est aussi le
gestionnaire.
Selon Gnansounou (1991), pour créer leur atelier, les artisans font recours à la tontine. Le
recours à d’autres sources de financement est rare. La tontine est donc le moyen d’épargne
des artisans. Mais cette épargne est utilisée pour satisfaire aussi bien les besoins de leur
établissement que ceux de leur ménage.
Pour Zannou (1992), les activités artisanales complètent le secteur industriel. Il faut donc
améliorer les méthodes de fabrication avec l’introduction de techniques modernes afin
d’assurer au secteur artisanal son évolution vers le stade industriel. Il affirme que l’artisanat
14
peut et doit conduire à l’industrialisation. L’artisanat ne doit pas être concurrencé par les
produits industriels. Mais, l’artisanat doit inévitablement conduire à une industrie en plein
essor.
Pour Dossou et Tomety (1991), le niveau d’instruction des artisans qui transmettent le savoir
est bas. En moyenne 2/3 des artisans sont illettrés. En comparant les deux résultats, on peut
dire que le niveau d’instruction s’élève de plus en plus dans le secteur des métiers. La
déscolarisation et le découragement des élèves face au chômage des jeunes diplômés ont donc
contraint plusieurs instruits à entrer en apprentissage.
De cette revue de littérature, il faut constater que la question sur les enjeux et perspectives de
l’artisanat de services a fait objet d’un certain nombre d’étude dont la portée reste très utile
pour notre sujet. Mais l’originalité est d’avoir spécifié l’étude sur plusieurs services, ce qui
n’a fait l’objet d’aucune étude particulière jusqu’à présent dans la commune de Bohicon et en
particulier dans l’arrondissement de Sodohomè. A l’issue de ce travail, l’arrondissement cible
de cette étude disposera des données spécifiques pour évaluer l’impact de l’artisanat de
services à Sodohomè. En effet, aucune étude des enjeux et perspectives de l’artisanat de
services n’a été réalisée à ce jour dans l’arrondissement de Sodohomè. Un cadre
méthodologique approprié a permis de réaliser notre recherche.
1.1.2.2 Clarification des concepts
Pour appréhender l’objet de cette étude, la clarification de quelques concepts y afférent sont
définis dans ce paragraphe.
 Artisanat de services
Le code de l’artisanat (loi n°98-037 du novembre 2001) définit :
- l’activité artisanale comme étant « l’extraction, la production, la transformation de bien et
ou la prestation de service grâce à des procédés techniques dont la maîtrise requiert une
formation notamment par la pratique...cette activité qui est civile ou commerciale doit
ressortir du secteur des métiers artisanaux… » ;
- l’entreprise artisanale comme « une entreprise dont l’activité a un caractère manuel
prédominant (les investissements sont faibles et la production repose plus sur le travail que le
capital), dont le chef est un travailleur indépendant qui dirige lui-même l’entreprise, en assure
15
la gestion tout en exerçant son métier et dont le personnel est limité à quelques membres de
la famille, à des compagnons (salariés) et des apprentis ».
Selon le dictionnaire ROBERT :
- l’artisanat est « le résultat d’un travail effectué manuellement par un individu seul ou aidé
par des apprentis ou membres de sa famille ».
D’après le lexique d’économie :
- l’artisanat est « un travailleur qualifié exerçant, pour son compte personnel, seul ou aidé
par des apprentis ou avec l’aide de quelques compagnons (salariés 1 à 10), une activité
manuelle ».
- l’artisanat est donc « le produit issu de l’activité manuelle grâce au génie d’un individu
indépendant avec ou sans l’aide de ses apprentis ou famille ».
D’après la Direction de l’artisanat :
- l’artisanat d’art et de décoration : « consiste en la fabrication d’objets décoratifs, ayant
une formation religieuse et culturelle. Il contribue à la sauvegarde de certaines de nos valeurs
culturelles. On peut citer les masques, les statuettes ».
- l’artisanat de production : est « le sous-secteur de l’artisanat qui s’occupe de la fabrication
d’objets usuels et utiles tels que la vannerie, la menuiserie ».
- l’artisanat de service : est « le sous-secteur de l’artisanat qui concerne la prestation de
services tels que la répartition, la coiffure, etc. ».
Dans le cadre de notre travail, l’artisanat de service est toute activité exercée manuellement
ou traditionnellement, afin de rendre service ou en vue de satisfaire un besoin de la
communauté et susceptible d’apporter une valeur ajoutée à la subsistance de celui qui
l’exerce.
 Enjeux
Ce que l’on risque dans un jeu, en particulier une somme d’argent, et qui revient au gagnant.
Ce qu’on peut gagner ou perdre dans une entreprise quelconque ou dans un projet de
développement (Larousse, 2009).
 Perspective
Ensemble d’évènement, de projets ou évolution, devenir de quelque chose qui se représente
comme probable ou possible : éventualité ; horizon. Ensemble des règles qui permettent de
16
représenter le volume sur un plan, vue qu’on a, d’un endroit déterminé, d’un paysage, d’un
ensemble architectural (Larousse, 2009).
1.2 Approche méthodologique
Dans le cadre de la présente étude, la méthodologie utilisée s’appuie essentiellement sur la
recherche documentaire, à la collecte des données, le traitement des données et l’analyse des
résultats.
1.2.1 Collecte des données
Cette partie concerne la présentation des types de données collectées, la technique et
les outils de collecte des données, l’échantillonnage et le matériel utilisé.
 Données utilisées
Les données utilisées dans le cadre de ce travail prennent en compte :
- les données démographiques relatives au RGPH 2, 3 et 4 du secteur d’étude ;
- les données concernant les types d’artisanat de services ;
- les données humaines ;
- les données socio-économiques ;
- les données du fond topographe du Bénin ;
- les coordonnées géographiques des lieux d’installation des artisans de services.
Dans le cadre de cette recherche, les données exploitées sont collectées à travers la recherche
documentaire et les enquêtes de terrain.
1.2.1.1 Recherche documentaire
La recherche documentaire étant primordiale pour toute étude scientifique, elle a été faite
durant toute la durée de l’étude. Elle a consisté à faire l’inventaire des différents documents
(articles scientifiques, mémoires, livres, rapports de missions, etc.) disponibles sur le sujet.
Le tableau I présente la synthèse de la recherche documentaire.
Tableau I : Synthèse de la recherche documentaire
Centres de documentation
Nature des documents Types d’informations recueillies
Centre de documentation de la Mémoires et thèses
Informations
à
caractère
FLASH/DGAT
méthodologie et sur l’artisanat de
service
17
Bibliothèque
Universitaire Livres,
Centrale d’Abomey-Calavi
Mémoires, Informations
Rapports et thèses
Bibliothèque de l’Institut Français Livres,
du Bénin
service
Mémoires, Information sur l’artisanat
Rapports et thèses
Centre de documentation de la Livres,
mairie de Bohicon
Rapports
et Information sur l’artisanat
articles
Institut Nationale de la Statistique Rapports
et
sur l’artisanat de
de l’Analyse
d’activités, Statistiques
économiques
et
Economique publications et rapports démographiques
(INSAE)
d’enquêtes
Centre de documentation de la Rapports
d’études, Informations générale, spécifique,
Direction de l’Artisanat et de Mémoires, Ouvrages
statistique relatives à l’artisanat
l’Organisation
dans
Professionnelle
(DAOP)
l’arrondissement
de
Sodohomè
Source : Recherche documentaire, mars 2019
Les documents d’ordre général et spécifique parcourus dans les différents centres de
recherche ont permis de bien prendre connaissance sur la problématique l’artisanat de
services. La recherche documentaire a été complétée par les informations recueillies lors de
la collecte des données sur le terrain.
1.2.1.2 Travaux de terrain
L’enquête de terrain s’est déroulées en deux phases :
- une première phase d’observation directe dans le milieu d’étude afin de faire une
connaissance approfondie dudit milieu, de vérifier les hypothèses formuler et de mieux les
redéfinir. Aussi, la carte de la zone d’étude a-t-elle servi pour une prospection physique du
terroir. Au cours de cette phase, quelques artisans ont été enquêté afin d’établir un
échantillonnage pour l’enquête proprement dit ;
- une deuxième phase pour les enquêtes de terrain. Pendant cette phase, des informations
utiles ont été recueillies auprès des artisans. Ces derniers évoluent dans différentes catégories
à savoir l’artisanat de production, l’artisanat de service et l’artisanat d’art et de décoration.
Mais notre étude a pris en compte uniquement que l’artisanat de service. Ces artisans sont
répartis dans les sept (07) villages administratifs de l’arrondissement de Sodohomè. De plus,
les informations utiles ont été également recueillies auprès des personnes ressources de la
DAOP et des clients.
18
 Echantillonnage
L’échantillonnage utilisé dans le cadre de la présente enquête s’appuie sur un échantillon
aléatoire simple et à choix raisonné qui a permis de cibler les artisans de services, les
personnes ressources (autorités locales) et quelques clients. Les sept (07) villages
administratifs de l’arrondissement de Sodohomè ont fait l’objet des investigations. Les
acteurs principaux enquêtés sont ceux dont les activités sont liées à l’artisanat de services. Il
s’agit essentiellement des mécaniciens automobiles, des mécaniciens à deux roues, des
vulcanisateurs, des coiffeurs et coiffeuses, des dépanneurs, des électriciens, des tourneurs, des
peintres, des réparateurs vélo, etc. Les statistiques sur l’effectif de ces différents acteurs
n’étant pas disponible, la taille de l’échantillon à enquêter au niveau de ces artisans a été
déterminée à partir de la formule de Dagnelie (1998) :
n  4 P(1  P) / d 2
P étant la proportion de chaque catégorie d’acteurs obtenue à partir d’une enquête
exploratoire (Tableau II), d = 10 % (marge d’erreur variant de 0 à 20 %). Au
total, ???????????????????????????????????????????? individus ont été enquêtés.
Le tableau II présente la répartition des personnes interrogées par village dans
l’arrondissement de Sodohomè.
Tableau II : Répartition des individus enquêtés par village dans le secteur d’étude
Villages
Nombre
ménages
de
Nombre
enquêtés
Personnes
ressources
Sodohomè
485
24
3
Edjegbèmegon
1254
63
2
Lokozoun
454
23
2
Madjè
356
18
1
Todo
299
15
2
Vèhou
642
32
1
Zounkpa
342
17
1
Total
3832
192
12
Source : Enquête de terrain, mars 2019
19
 Techniques et outils de collecte de données
Deux types d’enquêtes ont été effectués par sondage : il s’agit des enquêtes socioéconomiques et environnementales au moyen de questionnaires et de guides d’entretien.
L’enquête par questionnaire a concerné les artisans de service ; cette technique a permis de
faire l’inventaire de ces artisans et de recueillir auprès d’eux des informations précises.
L’entretien : ce sont les autorités locales et les personnes ressources qui ont été soumises à
l’entretien au moyen de guide d’entretien ; ceci a permis de prendre connaissance des réalités
liés à l’artisanat dans le milieu d’étude. Ces enquêtes qui font suite aux travaux d’échanges et
d’observations sur le terrain ont permis de rechercher des informations complémentaires pour
mieux comprendre un certain nombre de faits explorés. Ainsi, des groupes cibles ont été
identifiés et l’échantillonnage a été constitué.
 Techniques de collecte de données
Les techniques utilisées pour la collecte des données sont basées sur l’observation directe. Le
recours à cette technique a été précieux pour l’étude car, elle a permis de connaitre davantage
le cadre d’étude. Elle a favorisé l’appréciation de la répartition des artisans dans le secteur
d’étude. Cette technique a été utile particulièrement dans l’étude de recensement des types
d’artisanat de services et les lieux d’implantation des ateliers et où lieux de travail de ces
artisans. Quant à l’entretien, il a consisté à échanger avec les autorités locales sur des point
clés relatifs au sujet de recherche, celui de l’état de l’artisanat de services dans
l’arrondissement de Sodohomè.
 Outils de collecte des données
Les outils utilisés pour la collecte des données sur le terrain sont composés de :
- questionnaires pour interviewer les artisans de service du secteur d’étude ;
- appareil photographique numérique pour la prise des vues sur le terrain ;
- grille d’observation pour apprécier les différents types d’artisanat de services
l’arrondissement de Sodohomè ;
- guide d’entretien à l’endroit des autorités locales et administratives chargées des affaires
artisanales de l’arrondissement, les associations professionnelles des artisans ;
- GPS (Global Positioning System) pour la géolocalisation des lieux d’installations des
artisans.
- un carnet de note et un stylo.
20
Des logiciels de traitement et d’analyse statistique :
- Word pour le traitement des textes ;
- Excel pour la réalisation des tableaux et figures ;
- MapSource pour le déchargement des coordonnées GPS ;
- ArcGIS pour la réalisation des cartes utilisées dans le présent mémoire.
1.2.1.3 Traitement des données collectées
Les données collectées ont été dépouillées et traitées. Pour ce faire, les informations ont été
regroupées par variable. Des graphiques et tableaux ont été réalisés pour mieux illustrer le
mémoire. En matière statistique, la fréquence de chaque type d’activité a été calculée ainsi que
la fréquence de chaque catégorie d’artisanat de services. Ainsi, la formule suivante a été utilisée :
Fi 
ni
 100
N
Fi : désigne la fréquence de chaque type d’activité
ni : le nombre d’artisans exerçant cette activité
N : le total des artisans.
Les résultats issus de ces calculs ont été utilisés pour réaliser les tableaux qui sont traduits
en graphiques.
1.2.1.4 Analyse des résultats selon le modèle SWOT
L’analyse des résultats a permis de vérifier la véracité des hypothèses émises dès le départ et de
bien canaliser les objectifs à atteindre. Par ailleurs, le modèle SWOT (Strengths-WeaknessesOpportunities-Threats) ou Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces (AFFOM) a permis
d’analyse les forces et les opportunités favorables au développement de l’artisanat de service
puis les faiblesses et menaces qu’il faut prendre en compte pour redynamiser le secteur. C’est
un outil d’analyse stratégique qui combine l’étude des forces et des faiblesses d’une
organisation, d’un territoire, d’un secteur, etc. avec celle des opportunités et des menaces de son
environnement, afin d’aider à la définition d’une stratégie de développement de l’arrondissement
de Sodohomè.
Ce modèle SWOT est une méthode d’analyse, à l’origine utilisée par les économistes anglosaxons qui y ont trouvé une technique efficace de gestion des entités économiques (entreprise
ou industrie). Elle permet d’identifier les facteurs (physiques, humains et socio-économiques)
internes et externes qui influencent une situation. Les facteurs internes concernent les forces
/ atouts et faiblesses tandis que les facteurs externes intéressent les opportunités et menaces
21
qui agissent sur le système analysé. L’identification des différents facteurs permet de définir
des stratégies efficaces pouvant permettre de maximiser les forces et les opportunités, de
minimiser l’impact des faiblesses et menaces et si possible les transformer en forces ou
opportunités.
Le chapitre I a permis de mieux Cerner le sujet à travers les hypothèses ayant conduit à des
objectifs à atteindre. Pour y parvenir, une approche méthodologique a été adoptée suivant
l’ordre ci – après : collecte des données, traitement des données et analyse des résultats. Cette
approche méthodologique a permis l’obtention des résultats dont une partie est présentée dans
le chapitre II.
22
CHAPITRE II : FACTEURS BIOPHYSIQUES ET HUMAINS DE L’ESSOR DE
L’ARTISANAT DE SERVICES DANS L’ARRONDISSEMENT DE SODOHOME
L’essor de l’artisanat de service est lié à plusieurs facteurs qu’il convient de relever tout en
notifiant les conditions d’exercice des activités.
2.1. Présentation du cadre d’étude
La présentation du cadre d’étude prend en compte la situation géographique et les données
physiques du milieu d’étude favorables à l’essor de l’artisanat de services.
2.1.1. Situation géographique
Couvrant une superficie de 6576 ha environ, l’Arrondissement de Sodohomè est l’un
des dix (10) Arrondissements de la commune de Bohicon. Il est situé entre 7° 7’ et 7°
11’ de latitude nord et entre 2° 5’ et 2° 12’ de longitude est.
La figure 1 présente la situation géographique de la ville de Bohicon.
23
Figure 1 : Situations géographique de l’Arrondissement de Sodohomè
24
L’examen de la figure 1 montre que l’Arrondissement de Sodohomè se trouve au Sud-Ouest de la
Commune de Bohicon du Département du Zou dans la République du Bénin et est limité au
Nord et à l’Ouest par la Commune de Zakpota, au Sud par la Commune de Zogbodomey et au SudEst par l’Arrondissement de Saclo. Il est également subdivisé en sept (7) villages que sont Madje,
Zounkpa, Edjegbemegon, Todo, Adame, Lokozoun et Sodohomè (INSAE, 2010).
Après la situation géographique de l’Arrondissement de Sodohomè, les fondements naturels
et socio-économiques qui favorisent l’artisanat de service dans l’Arrondissement de
Sodohomè.
2.1.2 Facteurs de l’essor de l’artisanat de services dans l’arrondissement de Sodohomè
Il s’agit ici de présenter les atouts naturels favorable à l’artisanat de service dans
l’arrondissement de Sodohomè.
2.1.2.1. Relief favorable à l’artisanat de service dans le secteur d’étude
Selon Degny (1995), le relief est un facteur déterminant aussi bien à l’installation des hommes
que pour la pratique de leurs activités. Le relief de l’Arrondissement de Sodohomè est un
plateau non accidenté, caractérisé par une végétation constituée de plantes fourragère
favorisant l’élevage des caprins. Il ne constitue aucun handicap au développement des
activités économiques.
2.1.2.2. Topographie
L’ensemble topographique que constitue le plateau d’Abomey et qui intègre la ville de
Bohicon est délimité par la plaine côtière et la dépression de la Lama. D’une altitude moyenne
de 150 mètres, il est légèrement plus élevé que celui de Zagnanado. Ce plateau présente une
topographie légèrement inclinée nord-ouest/sud-est, mettant en évidence une ligne de crête et
de partage des eaux nord-sud (Floquet et al., 2006). L’altitude de ce plateau évolue
graduellement, et la pente s’accentue au fur et à mesure que l’on s’approche du socle cristallin
de la pénéplaine. L’Arrondissement de Sodohomè repose sur le continent terminal constitué
de formation à caractère continental. Ce continental possède un faciès grossier comportant du
matériau homogène coloré argilo-sableux à sables grossier. Communément appelé terre de
barre, le sol apparaît comme le résultat d’une altération intense et profonde. Presque partout,
le sol manifeste une grande homogénéité physique. De vocation agronomique, il est pauvre
en matières organiques, et se caractérise par sa grande profondeur et sa grande perméabilité.
25
Très cultivé, le sol est sensible à l’érosion, avec des impacts négatifs sur les agriculteurs. Cette
terre de barre est un complexe de sols bruns faiblement ferralitiques dont l’épaisseur atteint
10 m. Ces sols constituent pour l’arrondissement un avantage pour le développement des
plantes fourragères. Ils sont exploités par la population riveraine et fournissent pour
l’ensemble des matériaux de construction. Ces sols ne présentent donc aucun obstacle dans la
construction des habitations et la réalisation des puits jusqu’à 60 m de profondeur pouvant à
divers usages.
2.1.2.3. Caractéristiques climatiques de l’arrondissement de Sodohomè
L’arrondissement de Sodohomè jouit d’un climat subéquatorial de transition, caractérisé par
deux saisons de pluie (avril à juin et septembre à novembre) et deux saisons sèches (juillet à
août et décembre à mars) (Adam et Boko, 1993). La hauteur des pluies atteint en moyenne
1025 mm par an. Leur maximum se situe entre juin et octobre. Cette période humide et
pluvieuse, se caractérise par des précipitations assez bien réparties. La pluviométrie y est
largement excédentaire (parfois 349 mm en 12 jours). Le mois le plus frais de l’année est le
mois d’août. La température varie entre 25°c et 32°c. Par contre, le minimum des hauteurs de
pluie se situe entre janvier et mars. La période chaude et ensoleillée est caractérisée par une
pluviométrie presque nulle (5 mm de pluie en quatre mois parfois). Le mois le plus chaud est
le mois de février ou mars. La température monte à plus de 34°C (Adam et Boko, 1993).
En général, il pleut en moyenne 73 jours dans l’année. En juillet, il pleut pendant une
quinzaine de jours avec en moyenne dix jours d’orage, tandis que les mois de décembre,
janvier et février n’enregistrent parfois aucun jour de pluie. Ces caractéristiques climatiques
commandent les activités des hommes, leur mode de vie et de production des systèmes
agricoles, l’utilisation des ressources naturelles et un facteur déterminant de l’installation
humaine. La figure 2 présente l’évolution annuelle de la pluviométrie à Sodohomè de 1990 à
2016.
26
Hauteur de pluie (mm)
1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
Années
Figure 2 : Évolution annuelle de la pluviométrie à Sodohomè de 1990 à 2016
Source : Station météorologie de Bohicon
La figure 2 présente l’évolution annuelle de la pluviométrie à Sodohomè de la période allant de
1990 à 2016 qui est caractérisé par l’imprécision dans la prévision des précipitations.
2.1.3. Facteurs humains et économiques favorables à l’essor de l’artisanat de service
2.1.3.1. Organisation administrative du territoire de l’arrondissement de Sodohomè
L’arrondissement de Sodohomè compte sept (07) villages et quartiers administratifs (INSAE,
2010). Cependant, selon la loi 2015-01 du 6 mars 2015 portant création, organisation et
fonctionnement des unités administratives en République du Bénin, l’arrondissement du de
Sodohomè compte 10 villages administratifs. Par ailleurs, les sept villages retenus par
l’INSAE ont été retenue pour cette étude du fait des effectifs des ménages disponibles pour
ces villages.
2.1.3.2. Evolution de la population
La population est l’ensemble des individus qui habitent un espace, un lieu comme la terre,
une région, un pays, une ville, considérés du point de vue de la démographie (Grand Robert,
2005). Celle de l’Arrondissement compte plusieurs groupes socioculturels dont les plus
majoritaires sont les Fon (93,0 %), Yoruba (4,6 %), Adja (1,4 %), Bariba (0,1 %) et autres
(0,6 %). La religion Vodoun est dominant (20,7 %) viennent ensuite les Célestes (14,9 %) et
les autres religions (12,8 %), 10,7 % ont déclaré n’avoir aucune religion (Houngnihin, 2006).
Ces groupes socio-culturels s’adonnent aujourd’hui, à des activités qui touchent plusieurs
secteurs économiques. En effet, 70 % du cheptel des éleveurs interrogés est détenu par les
Fons qui constituent 93 % de l’échantillon de la présente recherche. Pour ces groupes
27
socioculturels, la résolution d’un problème ponctuel, l’autoconsommation et les sacrifices
constituent les objectifs principaux qu’ils assignent à l’élevage des caprins. Quant aux 30 %
du cheptel restant, il est possédé par une partie des groupes Adja, Yoruba et les ethnies issues
des migrations récentes. Cependant, les objectifs principaux assignés à l’élevage des caprins
par cette tranche de la population de Sodohomè est la vente qui permet à ces groupes
socioculturels de contribuer à une part importante de l’évolution du cheptel caprin de
l’arrondissement mis à part l’autoconsommation et les sacrifices. Sur le plan démographique,
l’arrondissement connaît une croissance rapide de sa population et de manière continue dans
le temps et dans l’espace, présenté par la figure 4 ci-dessous.
Population
20000
15000
10000
5000
0
1992
2002
2013
Années
Figure 4 : Evolution de la population de l’Arrondissement de Sodohomè de 1992 à 2013
Source de données : INSAE, mars 2018
L’analyse de la figure 4 montre que, l’Arrondissement de Sodohomè a connu une explosion de
sa population au cours des trois derniers recensements réalisés au Bénin. En effet, la population de
l’Arrondissement de Sodohomè en 1992 était de 4044 habitants, en 2002 il a été dénombré 11429
habitants, en 2013 cette population est passée à 18814 habitants avec un taux d’accroissement de
4,62 % (INSAE, 2013). Ainsi, elle dispose d’un capital humain important caractérisé en grande
partie par la couche juvénile en majorité exerçant des activités économiques. Il apparaît que
la population de l’arrondissement de Sodohomè évolue sans cesse avec en conséquence, une
augmentation de la demande en espace
28
2.1.3.3. Activités économiques
Au nombre des activités qui contribuent à l’économie des populations de l’arrondissement de
Sodohomè, il y a :
 Artisanat
L’artisanat, est l’un des secteurs économiques les plus importants de l’arrondissement de
Sodohomè de par non seulement le nombre de ses acteurs mais aussi par sa contribution aux
recettes communales. En effet, le secteur artisanal de la commune de Bohicon emploie
environ 17 % des actifs qui sont répartis en 1425 ateliers (Mairie de Bohicon, 2019). C’est
aussi le seul secteur dont le nombre d’actifs est resté presque stable ces 30 dernières années.
Ceci grâce aux acteurs de l’artisanat d’art directement rattaché à l’histoire de la Commune de
Bohicon (capitale de l’ancien royaume de Danxomè) et aux curiosités touristiques de cette
ville. Les artisans contribuent en moyenne, de par leurs impôts (patentes surtout), à 32 % des
recettes d’impôts de la commune qui constituent 38 % de l’ensemble des recettes
communales.
 Agriculture
L’agriculture constitue la principale activité exercée par la population de l’arrondissement de
Sodohomè dont 85 % sont des ruraux et constituent un grenier pour l’alimentation de ladite
population, 10 % pour l’élevage et 5 % pour autres activités. Plusieurs cultures sont pratiquées
et peuvent être regroupées en quatre (4) grandes catégories à savoir : les céréales (maïs, mil,
haricot, soja) ; les tubercules (manioc, patate douce) ; les cultures de rentes (arachide, coton,
cajou) ; les cultures maraîchères (tomate, piment, gombo, graine de courgette).
L’agriculture est un facteur important pour servir de complément alimentaire lorsque les
provendes deviennent très rares. Les éleveurs de volailles de Sodohomè font recours à certains
sous-produits agricoles notamment les fans d’arachide, les sons de maïs, les épluchures
(ignames et maniocs), les rafles et la farine de maïs pour combler les manques de provendes
en cas de rupture. La figure 5 présente la répartition des catégories d’activités de la population.
29
Activité secondaire:
Elevage
10%
Activité tertiaire:
Autres
5%
Activité principale:
Agriculture
85%
Figure 5 : Répartition des catégories d’activités de la population de Sodohomè
Source : Enquête de terrain, mars 2019
La figure 5 montre les types d’activités de la population de Sodohomè, autrement dit
l’agriculture constitue la principale activité avec 85 % des acteurs dans tous les secteurs,
l’activité secondaire et l’élevage qui regroupe au moins 10 % des acteurs enfin le reste des
activités est constitué d’un pourcentage de 5 %. Ceci étant, avec l’évolution de la population
montrée par la figure précédente, il est nécessaire de promouvoir plus l’élevage afin
d’atteindre un seuil. Il faut quelques techniques adéquates pour aboutir aux objectifs de
satisfaire la population.
2.1.4 Contexte institutionnel de l’essor de l’artisanat de service
2.1.4.1. Structures de gestion de l’artisanat
On retient que le secteur de l’artisanat relève du Ministère de la Culture, de l’Artisanat, de
l’Alphabétisation et du Tourisme (MCAAT), de la Direction Nationale de l’Artisanat (DNA),
de la Direction Départementale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme (DDCAT). Ces
structures ont pour mission, d’appuyer et d’organiser les artisans en vue de créer un
environnement incitatif nécessaire à l’épanouissement et au développement du secteur. C’est
ce qui explique l’adoption de la loi 98-037 portant code de l’artisanat en République du Bénin
et la mise en place d’une chambre de métier. Les artisans de l’arrondissement de Sodohomè
se sont organisés en associations par corps de métiers. Ainsi on retrouve les associations
suivantes : ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????
?????????????????????????????????????????. Toutes ces associations se retrouvent dans un
creuset dénommé ???????????????????????????????????????????????????????????????????
30
2.1.4.2. Autres facteurs liés à l’essor de l’artisanat de service dans l’arrondissement de
Sodohomè
L’artisanat de service occupe une place importante dans l’arrondissement de Sodohomè. Cet
arrondissement en pleine installation, a besoin des maçons, menuisiers, peintres, électriciens,
etc. L’occupation de l’arrondissement par les Hommes crée d’autres besoins d’artisanat de
services : les mécaniciens, les vulcanisateurs, les coiffeuses, etc.
De même, Sodohomè étant une ville carrefour (Parakou-Cotonou ; Abomey-Zangnanado),
elle favorise le développement de l’artisanat de service. La faible disponibilité des emplois
formels, fait augmenter la proportion des métiers de l’informel. De ce fait, la garantie de
survie que procurent les services du secteur informel ne fait qu’encourager les immigrants à
s’installer à Sodohomè. Par ailleurs, la prolifération des métiers manuels s’explique par la
pauvreté du secteur primaire qui se traduit par un faible rendement agricole. C’est pourquoi
les populations décident de diversifier leurs domaines d’activités dans le but d’avoir un revenu
régulier pour satisfaire leurs besoins.
Enfin, il faut dire que les parents à majorité analphabètes, donnaient entre temps
malheureusement très peu d’importance à la scolarisation des enfants. Ils préféraient les
orienter dès le bas âge vers les métiers de l’artisanat.
2.1.5 Caractéristiques, organisation et fonctionnement des ateliers des artisans de
services dans l’arrondissement de Sodohomè
Les artisans de l’arrondissement de Sodohomè sont organisés et fonctionnent quelques fois
par affinité. Dans le rang de ces acteurs, nous retrouvons certains groupes socioculturels qui
sont dominants.
2.1.5.1. Atouts organisationnels
L’organisation au sein de tout groupe social est un facteur essentiel pouvant influer sur son
développement économique. Dans l’arrondissement de Sodohomè, les artisans se sont
regroupés par corporation pour mieux organiser la profession et défendre leurs intérêts. Il
existe à cet effet environ 11 associations pour ce qui concerne l’artisanat de service dans
l’arrondissement de Sodohomè. Il s’est agi de :
- AAAS ou 3AS : Association des Artisans de l’Arrondissement de Sodohomè ;
- AEAS : Association des Electriciens de l’Arrondissement de Sodohomè ;
- AADS : Association des Artisans Dépanneurs de Sodohomè ;
31
- CFPAS : Centre de Formation Professionnelle des Artisans de Sodohomè ;
- ACCS : Association des coiffeurs et des coiffeuses de Sodohomè ;
- AVS : Association des Vulcanisateurs de Sodohomè ;
- APS : Association des Photographes de Sodohomè ;
- ASTS : Association des Soudeurs et Tourneurs de Sodohomè ;
- ARVS : Association des Réparateurs Vélo de Sodohomè ;
- AMMS : Association des Mécaniciens Moto de Sodohomè ;
- AMAS : Association des Mécaniciens Auto de Sodohomè.
Au niveau de chaque association, il y a un bureau de 25 membre pour certains et 11 membres
pour d’autres. Cette variation est liée au nombre de ces artisans dans l’arrondissement. Toutes
ces associations sont encore fonctionnelle et coordonnées par une structure communale.
2.1.5.2. Ethnie et religion des artisans
L’arrondissement de Sodohomè est dominé par plusieurs courants culturels et linguistiques,
ce qui explique la diversité ethnique des patrons comme le présente le tableau III.
Tableau III : Répartition des artisans selon leur origine
Ethnie
Artisans
Mécanicien
Réparateur
Mécanicien
Réparateur
auto
vélo
moto
TV-Radio
Coiffeur
Coiffeuse
Dépanneur
Tourneur
Vulcanisateur
Adja
0,00
0,11
0,00
0,00
0,00
0,11
0,00
0,00
0,18
Bariba
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
0,15
0,00
Fon
0,49
0,81
0,35
0,22
0,18
0,10
0,11
0,13
0,43
Mahi
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
0,07
0,00
0,00
0,00
Yoruba 0,22
0,13
0,00
0,00
0,00
0,06
0,13
0,00
0,00
Source : Résultats d’enquête de terrain, mars 2019
Il faut noter que 49 % des coiffeurs sont des Fon et 22 % des Yoruba. Par contre 81 % des
coiffeuses sont des Fon, 13 % des Yoruba et 11 % des Adja. Pour ce que les dépanneurs, les
mécaniciens auto et les réparateurs vélo, respectivement 35 %, 22 % et 18 % sont des Fon.
Pour ce qui concerne les mécaniciens moto, 11 % sont des Adja, 10 % des Fon, 7 % des Mahi
et 6 % des Yoruba. Par contre, pour les tourneurs, 15 % sont des Bariba et 13 % des Fon. En
ce qui concerne les vulcanisateurs, 43 % sont des Fon et 18 % des Adja.
La diversité ethnique des patrons s’accompagne de la diversité de culte religieux comme
présenté dans le tableau IV.
32
Tableau IV : Répartition des artisans selon leur religion
Artisans
Religion
Coiffeur Coiffeuse Dépanneur
Mécanicien Réparateur Mécanicien
Réparateur
auto
vélo
moto
TV-Radio
Tourneur Vulcanisateur
Catholique
0,22
0,57
0,00
0,14
0,18
0,13
0,07
0,13
0,25
Céleste
0,19
0,33
0,11
0,08
0,00
0,06
0,07
0,00
0,11
Evangélique
0,10
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
0,15
Musulman
0,13
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
0,15
0,00
Protestant
0,00
0,14
0,00
0,00
0,00
0,00
0,06
0,00
0,00
Vodoun
0,07
0,00
0,24
0,00
0,00
0,15
0,04
0,00
0,10
Source : Résultats d’enquête de terrain, mars 2019
La majorité des artisans sont des catholiques. Viennent ensuite les célestes, la religion vodoun,
les musulmans, les évangéliques et enfin les protestants. Le lien d’appartenance à la même
religion est un facteur important qui compte pour les parents dans le choix de maitres artisans
devant initier leurs enfants car certains parents sont animés par le souci d’éviter à leur
progéniture, la déperdition religieuse et celui de lui donner l’occasion d’être maintenues dans
la foi partagée par la famille.
2.1.5.3. Niveau d’instruction des artisans et formation
Tout métier autant que l’artisanat nécessite une instruction de base. Il serait alors une erreur
de croire que l’apprentissage est l’apanage des analphabètes, des rejets du système scolaire et
des jeunes délinquants. Il ne peut en être ainsi car de nombreux efforts sont fournis par ceuxci pour s’instruire et adapter leurs niveaux au besoin de la clientèle. Les résultats qui rendent
compte de cette réalité sont inscrits dans le tableau V.
Artisans
Niveau
d'instruction
Coiffeur Coiffeuse Dépanneur
Mécanicien Réparateur Mécanicien Réparateur
auto
vélo
moto
TV-Radio
Tourneur Vulcanisateur
Alphabétisé
0,00
0,32
0,00
0,07
0,00
0,00
0,13
0,13
0,11
Primaire
0,42
0,51
0,21
0,00
0,00
0,28
0,00
0,15
0,17
Secondaire
0,29
0,00
0,14
0,00
0,00
0,06
0,00
0,00
0,15
Aucun
0,00
0,21
0,00
0,15
0,00
0,00
0,11
0,00
0,11
Source : Résultats d’enquête de terrain, mars 2019
L’enquête a montré que 75 % des artisans se sont alphabétisé en langue locale ; 64 % ont au
moins le BEPC ; 58 % n’ont aucun niveau et 1,74 % ont le CEP.
33
2.1.5.4. Localisation des activités artisanales de service dans le secteur d’étude
La figure 2 permet de situer les artisans dans l’espace de l’arrondissement de Sodohomè.
34
Figure 2 : Situation géographique des lieux de localisation de l’artisanat de services dans l’arrondissement de Sodohomè
35
A la lecture de cette figure nous percevons que dans l’arrondissement de Sodohomè les sept
(07) village qu’il compte ont fait l’objet de l’enquête. Il s’est agi des villages de
Edjegbèmegon, de Lokozoun, de Madjè, de Sodohomè, de Todo, de Vèhou et de Zounkpa.
L’enquête de terrain a permis d’identifier neuf (09) activités artisanales de service. Il s’agit
de : coiffeur, coiffeuse, dépanneur, mécanicien auto, mécanicien moto, réparateur TV et radio,
réparateur vélo, tourneur et vulcanisateur.
2.1.5.5. Répartition des artisans par type d’activité
A l’issue des enquêtes, les artisans ont été classés par type d’activité (tableau VI).
Artisanat de service
Tableau VI : Répartition des artisans par catégorie d’artisanat
Métiers
Effectifs
Pourcentage (%)
Coiffure
26
36,11
Dépanneur
9
12,50
Mécanique auto
6
8,33
Mécanique à 02 roues
9
12,50
Réparateur (TV - Radio), vélo, électronique
9
12,50
Tourneur
5
6,94
Vulcanisation
8
11,11
Total
72
100,00
Source : Enquête de terrain, mars 2019
2.1.5.6. Equipements techniques
L’équipement des ateliers varie selon le métier. Les photos suivantes présentent en bref les
métiers de l’artisanat de service dans l’arrondissement de Sodohomè.
Planche 1 : Atelier de coiffure dans l’arrondissement de Sodohomè
36
Prise de vue : GBEDE B. Salomon, mars 2019
Planche 2 : Atelier de coiffure dans l’arrondissement de Sodohomè
Prise de vue : GBEDE B. Salomon, mars 2019
Planche 3 : Atelier de dépanneur dans l’arrondissement de Sodohomè
Prise de vue : GBEDE B. Salomon, mars 2019
37
Planche 4 : Garage de mécanicien auto dans l’arrondissement de Sodohomè
Prise de vue : GBEDE B. Salomon, mars 2019
Planche 5 : Garage de mécanicien moto dans l’arrondissement de Sodohomè
Prise de vue : GBEDE B. Salomon, mars 2019
38
Planche 5 : Atelier de vulcanisation dans l’arrondissement de Sodohomè
Prise de vue : GBEDE B. Salomon, mars 2019
Planche 5 : Atelier de vulcanisation dans l’arrondissement de Sodohomè
Prise de vue : GBEDE B. Salomon, mars 2019
39
40
41
42
CHAPITRE III : PROBLEMES LIES AU DEVELOPPEMENT DES ACTIVITES
ARTISANALES DE SERVICES ET PERSPECTIVES DANS L’ARRONDISSEMENT
DE SODOHOME
Problèmes liés au développement de l’artisanat de service
L’artisanat de service est confronté à plusieurs contraintes pour lesquelles il parait important de trouver
des approches pertinentes de solutions. Il est indispensable de connaitre ces problèmes pour faciliter la
mise en place des stratégies d’intervention plus efficaces.
Contraintes liées au développement des activités artisanales
Diversité des activités artisanales de services
Activités recensées
A l’issue d’une enquête de terrain, il a été recensé ????????? (?????) artisans répartis en dixsept (17) corps de métiers d’importance inégale tant du point de vue de leur nombre que celui
des services qu’ils proposent à la population. Ces dix-sept (17) corps de métiers sont
regroupés en neuf (09) branches. Le tableau III présente la classification des métiers recensés
suivant les corps de métiers et les branches.
Tableau III : Classification des métiers recensés suivant les corps de métiers et les branches
Artisanat de service et le développement de l’arrondissement de Sodohomè
L’artisanat de service représente 51 % des entreprises béninoises et contribue pour environ
11 % à la formation du PIB (Davodoun, 2013) et emploie près de 15 % de la population active
béninoise (INSAE, 2013). Dans l’arrondissement de Sodohomè, les mécaniciens, les
vulcanisateurs, les dépanneurs, les électriciens, les tourneurs, les coiffeurs et coiffeuses, …
remplissent plusieurs autres types d’obligations et contributions financières directes ou
indirectes dont la taxe de légalisation, de la patente, des droits de places et des achats
d’imprimés pour les formalités de remise de diplôme. Ceci permet de renflouer la caisse des
collectivités locales.
L’artisanat de service en général et les secteurs d’activité de vulcanisation, de mécanique auto
et moto, d’électricité, de dépannage, de tournage, de coiffure, … en particulier sont des
activités qui impliquent plusieurs individus qui gagnent leur vie et s’investissent dans
plusieurs domaines de la vie économique. Il importe de remarquer que tous les patrons ne
choisissent pas forcément de renforcer leur installation de base quand ils réussissent à
43
épargner un peu d’argent. Plutôt que d’acheter un nouvel outil, ou de louer un local plus grand,
65 % des artisans enquêtés préfèrent se tourner vers d’autres types d’investissement tel que,
l’achat de parcelle, de moto et de construction d’une maison.
Notons aussi que parmi les artisans enquêtés, 54 % exercent d’autres activités (commerce,
agriculture, élevage, agent d’entretien, démarcheur, zémidjan) en plus de leur activité
principale. Par contre 46 % n’exercent que la seule activité.
D’après les résultats d’enquêtes, 39 % des artisans ouvrent aussi des comptes au niveau des
institutions bancaires et de microfinance de la place. Ce qui constitue de la richesse pour
l’arrondissement. Aussi, 61 % des enquêtés font de tontine avec les autres acteurs de leur
corporation ou de différentes autres professions proches des leurs. A priori, la tontine est un
moyen d’obtenir des biens matériels, de faire des dépenses d’investissement et une assurance
pour répondre aux imprévus. Elle est une épargne tournante. Quoi qu’on dise l’artisanat de
service rencontre des difficultés énormes dans l’arrondissement de Sodohomè.
L’artisanat de service est un secteur qui participe d’une manière ou d’une autre au
développement tant dans le domaine de l’aménagement de l’espace de l’arrondissement que
dans le domaine financier. Malgré les efforts fournis pour faire émerger le secteur, il ressort
qu’il y a des contraintes liées au développement de l’artisanat de service dans
l’arrondissement de Sodohomè.
Perspectives
Les résultats de nos enquêtes ont permis d’obtenir des renseignements nécessaires à la
connaissance approfondie des mécanismes de fonctionnement et de question des activités
artisanales de services ainsi que les problèmes qui se posent à elles.
Aujourd’hui, à l’ère de la décentralisation amorcée au Bénin, le processus du développement
vise avant tout à promouvoir et rentabiliser les ressources locales, c’est-à-dire, celles qui
existent déjà dans le milieu. Ainsi, le développement des secteurs artisanaux doit contribuer
sur une large part dans la relance économique d’un Bénin émergent. Pour ce faire, il faudra
aider les artisans pour :
-la formation ;
44
-la consolidation des organisations professionnelles ;
-la modernisation des activités.
Formation
L’artisan a reçu une formation technique sur le tas au cours de son apprentissage. Cette
formation technique doit être continue pour tenir compte de tous les aspects du travail et de
l’évolution de la technologie. L’assurance du secteur artisanal réside dans la formation
professionnelle. Mais au cours de son apprentissage, l’artisan n’a reçu qu’une formation
technique. Or la fonction d’entrepreneur qu’il est appelé à exercer exige une fonction globale
qui dépasse les seules compétences techniques pour intégrer des compétences en gestion que
le processus d’apprentissage sur le tas n’est pas en mesure de la lui assurer. Pour éviter que
les entreprises artisanales fonctionnent selon un mode de gestion et une comptabilité
fantomatiques, l’amélioration des performances économiques de ces unités s’impose à travers
une formation plus complète. Il s’agit de faire participer effectivement l’artisanat à l’évolution
économique et sociale de l’arrondissement de Sodohomè. Aussi, d’adopter le potentiel
d’habileté et d’ingéniosité des artisans, des techniques les plus modernes à des besoins
nouveaux et des échanges commerciaux plus fiables. L’artisanat doit devenir le soutien des
actions agricoles et remplacer progressivement une des importations d’objets manufacturés.
Pour ce faire, il faudra :
-
favoriser la production artisanale en vue d’accroître la valeur ajoutée ;
-
promouvoir l’auto-organisation des artisans en insistant sur la formation et le
perfectionnement.
Consolidation des organisations professionnelles
Le succès d’une politique de promotion de l’artisanat nécessite une implication et une
adhésion totale des artisans eux-mêmes. Le renforcement des organisations professionnelles
et la création d’autres constituent un instrument actif et permanent de défense des intérêts des
artisans pour l’amélioration de leur condition de vie et pour la promotion de leurs activités. Il
faut à cet effet sensibiliser les artisans sur leur droit et devoir. Le recensement des artisans
initiés en 2019 doit contribuer à redynamiser le secteur artisanal et faire en sorte que cela
contribue à la lutte contre la pauvreté.
45
Modernisation des activités
L’artisan béninois doit être compétent. L’artisan de l’arrondissement de Sodohomè
(Commune de Bohicon) doit être apprécié sur le plan national à travers son talent, sa
perfection dans la fabrication des objets et son savoir-faire. L’artisanat revêt aujourd’hui une
importance capitale dans le monde. Ainsi, face à la flambée des produits artisanaux, l’artisanat
béninois doit jouir d’une bonne place auprès des amateurs béninois et surtout étrangers. Face
à cette situation concurrentielle qui subsiste entre la production artisanale et industrielle. Il
revient impérieux aux artisans d’organiser la production afin de rendre les produits locaux
compétitifs. Il s’agit d’une part de sensibiliser la population pour que le béninois consomme
béninois ; d’autre part d’améliorer les méthodes de fabrication et de marquer surtout par la
variation des styles ou modèles avec introduction de techniques modernes dans nos ateliers
artisanaux. L’amélioration des techniques assurera au secteur artisanal son évolution vers le
stade industriel.
3.2 Perspectives
Les mesures et approches pour une meilleure contribution de l’artisanat de service au
développement socio-économique dans l’arrondissement de Sodohomè sont variables d’un
artisan à un autre, d’une structure à une autre et concernant aussi bien les acteurs que les
Associations, la Mairie et l’Etat.
3.2.1. Les Acteurs
Pour certains maîtres-artisans, la profession est salvatrice et génératrice de revenus pour
assurer un mieux-être socio-économique. La protection sociale doit être encouragée pour tous
(apprenti, patrons, salariés). L’employeur devra avoir pour obligation de veiller à l’affiliation
du salarié et à une mutuelle de sécurité sociale. Le commerce peut être complémentaire à
l’artisanat de service, qui joue également un rôle non négligeable dans l’économie locale que
nationale.
3.2.2. Les associations d’artisans
46
Par ailleurs, la formation est importante pour la transmission et le développement des
qualifications. Elle a un effet direct sur la productivité et par conséquent, sur le revenu. La
politique de formation serait mieux inspirée de répondre aux besoins de ceux qui sont déjà
installés dans la production du secteur informel et qui demandent un complément de
formation pour acquérir certaines qualifications spécifiques. Le contenu de la formation faute,
de perfectionnement et de recyclage des patrons n’est pas en adéquation avec le rythme de la
modernisation. Le perfectionnement est indispensable pour assurer une formation pratique de
qualité aux apprentis. Il est le seul moyen pour les artisans d’être en adéquation avec les
nouvelles techniques de production et d’être plus compétitif sur le marché des biens et
services. Les systèmes d’apprentissage en usage dans le secteur artisanal de service doivent
être perfectionnés. Bien qu’ils réussissent à transmettre les qualifications d’une génération à
l’autre, ces systèmes présentent de graves défaut qui doivent être corrigés.
3.2.3. L’Etat
Il conviendrait que l’Etat mette en application les textes qui régissent le corps des métiers au
Bénin. Il doit réorganiser et accompagner les diverses associations d’artisans en vue d’établir
un dialogue permanent entre eux-mêmes et avec les structures étatiques afin d’améliorer la
qualité de la formation proposée. Il est nécessaire de soutenir les maîtres-artisans en leur
fournissant de meilleurs instruments didactiques (ce qui implique la formation des
formateurs). Ensuite, familiariser les maîtres-artisans avec les nouvelles techniques et les
nouveaux outils. Enfin, donner une formation complémentaire aux apprentis en les initiant
aux côtés pratiques du métier, à la gestion ainsi qu’à la sécurité et à la santé au travail. Ces
objectifs peuvent être atteints grâce à tous les partenaires sociaux (travailleurs, ONG,
syndicats, Etats). L’autre manière pour l’Etat de les accompagner serait de procurer des
crédits à taux abordables aux travailleurs du secteur afin de développer leurs activités et leur
permettre de supporter plus facilement les charges fiscales. Ensuite, l’Etat envisagera la
création et l’installation à court terme d’une banque de développement de l’artisanat. Cela
pourra prioritairement favoriser l’octroi de crédits aux artisans avec des conditions de
remboursement très favorables.
Pour une meilleure protection sociale des artisans, l’Etat doit créer un environnement
favorable à leur prise en charge à travers, par exemple le renforcement des mutuelles de santé
47
aux artisans et l’opérationnalisation effective du RAMU. Il faut commencer également par
préserver les enfants de moins de 14 ans de tout travail. Cela réduirait les couches vulnérables
dans le secteur et fera place à des actifs beaucoup plus mûrs.
3.2.4. Arrondissement de Sodohomè (Commune de Bohicon)
Il est à remarquer que beaucoup d’artisans ne paient pas les taxes et impôts alors que leurs
activités leurs rapportent sérieusement. Il urge que l’Etat et les collectivités locales
formalisent ce secteur afin de pouvoir faire bénéficier à tous les artisans, des prêts bancaires
et d’accéder aux marchés publics. Il faut donc assainir ce secteur pour le rendre plus
contributif au développement du pays. Par ailleurs, les taxes, les impôts et patentes doivent
subir un allègement, mais force est de constater leur augmentation au lendemain de
l’installation des municipalités au Bénin. Ainsi, faudrait-il accorder une période de grâce aux
nouveaux artisans qui s’installent, leur permettant ainsi, après reconnaissance fiscale, de
s’habituer au nouveau contexte.
A court terme, l’arrondissement (mairie) doit créer un registre des artisans de
l’arrondissement de Sodohomè et des ateliers d’échanges entre collectifs des artisans et
conseil communal doivent être régulièrement organisés suivis des programmes de
sensibilisation sur l’incivisme fiscale. A moyen terme, l’arrondissement (mairie) doit
encourager sinon obliger les artisans, surtout les mécaniciens auto et les vulcanisateurs à
adhérer au collectif des artisans des différentes corporations en publiant un arrêté communal.
Elle doit également intervenir lors des conflits entre artisans et clients et consulter
régulièrement le bureau du collectif des artisans. A long terme, il faut créer un centre de
formation professionnelle et de perfectionnement. En outre, il faut organiser des visites de
travail et d’échange entre le collectif des artisans et celui des autres arrondissements de la
commune de Bohicon.
Sur le plan environnemental, il convient de sensibiliser les acteurs de l’artisanat de services
sur les dangers de leur comportement.
48
3.3 Forces, faiblesses, opportunités et menaces des activités artisanales de service dans
l’arrondissement de Sodohomè
Dans le tableau XXXX, il est présenté les forces et faiblesses, les opportunités et menaces de
l’artisanat de service dans l’arrondissement de Sodohomè.
49
CONCLUSION
50
REFERENCES BIBLIOGRAPHIES
51
ANNEXE
52
Questionnaire d’enquête
Le questionnaire s’inscrit dans la cadre d’une recherche dont le thème est : « Artisanat de
services dans l’arrondissement de Sodohomè (Commune de Bohicon) »
Identification de l’enquêté
Nom & Prénom(s)/___________________________________/ ; Sexe/_____/ (1= M, 2= F)
Commune/________________________/ Arrondissement/__________________________/
Village/__________________________________________/ ; Age/__________________/
Ethnie/__________/ (1=Fon, 2=Yoruba, 3= Adja, 4= Bariba, 5= Mahi, 6=Autres à préciser)
Religion/__/ (1= Vodoun, 2= Catholique, 3=Musulman, 4=Protestants, 5=Céleste, 6=Autre)
Profession/________________________________________________________________/
Situation matrimoniale /_______________________/ (1=Marié, 2=Célibataire, 3=Divorcé)
Depuis combien d’années vivez-vous ici ? /_____________________________________/
Niveau d’instruction/____/ (1= primaire, 2= Secondaire, 3= Universitaire, 4= Alphabétisé,
5= Aucun)
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
1. Quelle est la taille de votre ménage ? /________________________________________/
2. Combien gagnez-vous par Jour ? /____/ par Semaine /_____/ par Mois /______/ par an
3. Quels sont les différents métiers de l’artisanat de services qui existe dans
l’arrondissement de Sodohomè ? Cités les par ordre d’importance…………………………..
4. Quels sont les différentes organisations professionnelles des artisans qui existent dans
l’arrondissement de Sodohomè ?...............................................................................................
5. Avez-vous un atelier de travail ? /___/ (1=Oui, 2=Non) ; Avez-vous des apprentis ? /___/
Si Oui Combien ? /_________________________________________________________/
6. Avez-vous enregistré votre structure /___________________________/ (1=Oui, 2=Non),
Si Oui à quel niveau ? /________________________/ (1=Impôt, 2=Mairie, 3=Organisation)
7. Quelles sont les dépenses liées à l’apprentissage ? /______/ à la libération ? /__________/
8. Depuis combien d’année exercez-vous ce métier ? /______________________________/
(1=]0-5], 2=]5-10], 3=]10-15], 4=]15-20], 5=]20-30], 6=]30 et + [)
9. Êtes-vous membre d’une association professionnelle des artisans ? /___/ (1=Oui, 2=Non)
Si Oui la(s)quelle(s)………………...........................................................................................
10. Avez-vous un intérêt à être dans cette organisation ? /_____________/ (1=Oui, 2=Non)
Si oui lesquelles ?.......................................................................................................................
53
11. Êtes-vous satisfait du fonctionnement de l’association ? /___________/ (1=Oui, 2=Non)
12. Vos attentes par rapport au bureau /__________________________________________/
13. Quels sont vos besoins ? /____/ (1=Financement, 2=Equipements, 3=Espace, 4=Autres)
14. Quels sont vos sources de financement en tant qu’artisan ? /______________________/
(1= Banque, 2=Mutuelle ONG, 3=Etat, 4= Fonds propres)
15. Quelles sont vos sources d’épargne en tant qu’artisan ? /_________________________/
(1= Banque, 2=Mutuelle ONG, 3=Tontine, 4= PTT, 5= Caisse)
16. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de ce métier ? /_______/
17. Quels sont vos matériels de travail ? /________________________________________/
18. Quelle est votre marge de recette quotidienne en FCFA ? /____/ Recette Mensuelle /___/
19. Quelle est votre marge de recette annuelle en FCFA ? /__________________________ /
20.Avez-vous d’autres activités qui vous procurent de revenu ? /________/ (1=Oui, 2=Non)
Si Oui, le(s)quelle(s)/_______________________________ ________________________/
21. Combien gagnez-vous par jour ? /_____/, par Semaine/_______/, par Mois/__________/
22. Quels sont vos modes de tarification ? /______________________________________/
23 Combien de clients avez-vous par jour ? /_____________________________________/
24. Quel est votre chiffre d’affaire annuel ? /_____________________________________/
25. Payez-vous des taxes ? /_____________________________________/ (1=Oui, 2=Non)
26. Quel est votre charge mensuelle ? /_____________/ (1= <100000 ; 2=[200000-300000[
; 3=[300000-500000[ ; 4=[500000-600000[ ; 5=[600000-1000000[ ; 6= > 1000000)
27. Avez-vous une association ? /_____/ (1=Oui, 2=Non), Si Oui laquelle ? /____________/
28. Pensez-vous que le nombre d’impôt et taxes auxquels vous êtes assujetti est /________/
(1=Elevé, 2=Acceptable, 3=Mauvais)
29. Est-ce que votre situation actuelle est meilleure qu’il y a 5 ans ? /____/ (1=Oui, 2=Non)
Si non, Raison /____________________________________________________________/
30. Quels ont été les problèmes liés à l’installation ? /______________________________/
31. Quelles sont les différentes machines que vous avez ? /__________________________/
32. Avez-vous tous les équipements de travail nécessaire ? /____________/ (1=Oui, 2=Non)
54
Si Non, Comment comptez-vous acquérir le reste ? /______________________________/
33. Quels sont les problèmes que vous rencontrez dans l’exercice de votre métier ?...............
34. Quels sont les biens que vous possédez grâce à votre métier /_____________________/
(1=parcelle, 2=maison, 3=moto, 4=autres à préciser….............................................................
35. Combien avez-vous dépensé pour obtenir vos équipements de travail ? /_____________/
36. Existe-t-il une loi qui régit votre métier ? /_______________________/ (1=Oui, 2=Non)
37. Etes-vous dans le 1-formel ou 2-l’informel ? /_________________________________/
38. Est-ce que vous payez des impôts ? /___________________________/ (1=Oui, 2=Non)
39. Avez-vous participé à une fois à une formation professionnelle ? /____/ (1=Oui, 2=Non)
Si Oui la structure /_________________________________________________________/
40. Qu’est-ce que cette formation et la structuration vous a apporté ? ……………………….
41. Est-ce que cette formation a eu un impact positif sur votre métier ? /__/ (1=Oui, 2=Non)
Lesquels ? ……………………………………………………………….…………………….
42. Combien de formation faites-vous par an ? /__________________________________/
43. Payez-vous avant de suivre des formations ? /____________________/ (1=Oui, 2=Non)
Si Oui combien payez-vous ? /________________________________________________/
44. Quelles sont vos attentes par rapport à votre métier ? ……………………………………
45. Qu’est-ce que votre métier vous a permis d’acquérir ? /__________________________/
(1=Parcelle, 2=Maison, 3=Moto, 4=Autres)
46. Comment avez-vous acquis vos matériels de travail ? /__________________________/
(1=Achat, 2=Don, 3=Héritage, 4=Autres à préciser)
47. Comment appréciez-vous la rentabilité de votre métier avant son enregistrement ?
/________________________________________________/ (1=Rentable, 2=Non rentable)
48. Comment appréciez-vous la rentabilité de votre métier après son enregistrement ?
/________________________________________________/ (1=Rentable, 2=Non rentable)
49. Quels sont les problèmes réels auxquels vous êtes confronté dans l’exercice de votre
métier ? ………………………………………………………………………………………..
50. Quelles solutions envisagez-vous pour pallier à ces problèmes ? ………………………...
51. Comment voyez-vous l’avenir de votre métier ? /_______________________________/
55
(1=Mauvais, 2=Bon, 3=Agréable, 4=Autres à préciser)
52. Quelles sont les différentes prestations et le coût de ces prestations que vous octroyez ?
…………………………………………………………………………………………………
53. En dehors de ce métier, avez-vous d’autres métiers qui vous procurent de l’argent ?
/___________________________________________________________/ (1=Oui, 2=Non)
Si Oui lesquels ? ………………………………………………………………………………
54. Quel est votre revenu mensuel ? /___________________________________________/
Ces revenus arrivent-ils à couvrir vos besoins ? /_____________________/ (1=Oui, 2=Non)
Si non pourquoi ?.......................................................................................................................
55. Quel montant payez-vous pour l’impôt par an ? /_______________________________/
56. Payez-vous d’autres taxes ? /_________________________________/ (1=Oui, 2=Non)
57. Que pensez-vous des taxes et impôts que vous payez ? /_________________________/
(1=Trop, 2=Peu, 3=Trop mais utile, 4=Mauvais, 5=Autres)
58. Avez-vous l’intention de moderniser votre métier ? /_______________/ (1=Oui, 2=Non)
59. Comment pensez-vous procéder ? ………………………………………………………..
60. Êtes-vous abonné à une agence d’assurance ? /___________________/ (1=Oui, 2=Non)
Si non pourquoi ? ……………………………………………………………………………..
61. Quelles sont les contraintes et les risques de votre métier ? ……………………………...
Guide d’entretien avec les autorités locales
1- Quels sont les catégories d’artisans qui existe dans la l’arrondissement de Sodohomè ?
2- Avez-vous un registre des artisans de l’arrondissement ? /___________/ (1=Oui, 2=Non)
3- Quelles sont les taxes que vous collectez auprès des artisans dans l’arrondissement ?
4- A combien estimez-vous la contribution financière des artisans de l’arrondissement ?
5- Quels genres de difficultés rencontrez-vous avec ces artisans souvent lors de la collecte ?
6- Quel est l’impact de la présence de ces artisans dans l’arrondissement de Sodohomè ?
56