
On considère un vecteur xde Rntel que un−1(x)6= 0Rn, où 0Rndésigne le vecteur nul de Rn.
Et on pose, pour tout entier ide J1, nK:
ei=un−i(x).
a) Montrer que la famille (e1, e2, . . . , en)est une base de Rn.
b) Soit B∈Ker(ϕA). On note vl’endomorphisme de Rncanoniquement associé à B.
Montrer qu’il existe nréels α1, . . . , αntels que
v(x) =
n
X
i=1
αiei,
puis montrer que
v=
n
X
i=1
αiun−i
c) En déduire Ker(ϕA), puis la dimension de Ker(ϕA)dans ce cas.
5. Cas particulier où Ker(ϕA) = Mn(R)
a) Montrer que si uest une homothétie, alors Ker(ϕA) = Mn(R).
b) i. Montrer que uest une homothétie si, et seulement si, pour tout vecteur xde Rn, la
famille (x, u(x)) est liée.
On pourra considérer la base canonique de Rn.
ii. Montrer que si Ker(ϕA) = Mn(R), alors uest une homothétie.
Pour tout vecteur non nul xde Rn, en notant Hxun supplémentaire de Vect(x)dans
Rn, on pourra considérer la projection sur Vect(x)parallèlement à Hx.
6. Cas où uest diagonalisable
On suppose dans cette question que l’endomorphisme uest diagonalisable.
On note λ1, . . . , λples pvaleurs propres distinctes de u(avec 1≤p≤n), et pour tout entier
kde J1, pK, on note Eu(λk)le sous-espace propre de uassocié à la valeur propre λk, et mkla
dimension de cet espace propre.
Pour tout entier kde J1, pK, on note Bkune base du sous-espace propre Eu(λk).
Et on désigne par Bla famille obtenue en réunissant successivement les vecteurs des familles
B1,...,Bp.
a) Justifier que Best une base de Rn.
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