1.L'armation des libertés entre1881 et1884
■ Dès1881, les républicains rétablissent la liberté de la presse et celle de réunion. La loi
Waldeck-Rousseau (1884) donne la liberté aux ouvriers de s'associer (créer des syndicats) pour
défendre leurs intérêts. Ils doivent cependant respecter la liberté de travailler.
■ La loi Naquet (1884) établit le droit au divorce. La liberté individuelle des conjoints au sein d'un
couple marié s'arme, mais les conditions (qu'il y ait faute prouvée) en limitent l'usage.
2. La liberté d'association et la laïcité
■ La loi de1901 institue la liberté d'association. Elle permet la création des partis politiques,
renforçant la liberté d'expression.
■ La loi de séparation des Églises et de l'État (1905) établit l'égalité entre les confessions et
renforce la liberté religieuse. Énoncée au nom de la laïcité, elle suscite cependant la crainte des
catholiques de voir leur liberté affaiblie.
3. Renforcement et limites des libertés politiques
■ En1913, une loi institue l'usage de l'isoloir lors des élections. Il protège les électeurs des
pressions, favorisant la liberté de vote.
■ Mais le suffrage n'est universel qu'en théorie. Les femmes, les plus jeunes (moins de 21ans) et
les étrangers restent exclu.e.s de la liberté de voter.
[Transition] Malgré de sérieuses limites, les lois de la République confirment l'extension des
libertés. Mais quelles institutions en assurent la pérennité?
LE CONSEIL DE MÉTHODE
Le raisonnement antithétique ne doit pas se contenter d'opposer le «pour» au «contre». La
démarche doit préciser quelle thèse l'emporte sur l'autre. Plusieurs moyens peuvent être
utilisés: l'effet de nombre au profit d'une thèse (voir le §1 duII), les termes qui permettent la
nuance («sous réserve…», §3 duI) ou l'ordre des thèses qui consiste à terminer par celle que
l'on soutient (§3 duIII).
III.Des institutions garantes des libertés
1.L'école, instrument de la liberté