Société de masse et médias : Plan de travail

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Plan du travail
Introduction
Approche définitionnelle
a) société
b) masse
c) société de masse
d) réalité
e) réalité sociale
f) construit social
I- SOCIETE DE MASSE
a) différence entre foule, groupe et masse
b) évolution de la société de masse
d) la culture de masse: École de Francfort
e) la seringue hypodermique: Laswell
II- MEDIAS DE MASSE
a) définition
b)types de médias
c) l'influence des médias sur la société
d) la construction sociale de la réalité : Peter berger, Thomas Luckmann
Conclusion
Bibliographie
. Webiographie
INTRODUCTION
On a souvent qualifié l'époque contemporaine d'ère des masses : celles-ci y détiendraient le pouvoir politique et
seraient responsables de tous les maux que connaissent les sociétés modernes. Dans ce sens, et en donnant une
connotation péjorative à l'expression « société de masse », on a souvent eu tendance à joindre dans une même
condamnation la masse et la foule ainsi pour Louis de Bonald, Joseph de Maistre, Auguste comte, la société de
masse représente précisément un agglomérat d'individus isolés, incapables de se gouverner eux- mêmes et prêts
à adopter les idéologies les plus extrêmes. Cette société serait donc aussi dépourvue de valeurs ou de traditions
analogues
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à celles que l'on trouve dans une sociéconcrète, collective et quasi organique. Elle n'est ni claire,
ni sereine et se présente d'emblée comme tout imprégnée de jugements de valeur étant apparue et s'étant
développée comme une contestation de la société moderne et responsable des maux que connaissent cette
société, à un niveau le plus élevé la société de masse s'exprime par une continuelle désintégration des
communautés locales. Selon Hannah arendt
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la société de masse et la société de consommation sont des
synonymes; ils signalent le décin général du concept de culture. Pour elle dans une société de masse ,la culture
n'est qu'un objet de consommation qui détruit tout procéssus créateur et la société de masse advient clairement
quand la masse de la population se trouve incorporée à la société et cette masse se distingue de l'élite.Plus
largement elle renvoie aux idées de culture de masse et de médias de masse c'est ainsi que l'école de Francfort
dresse une anthropologie pessimiste de la culture de masse et y décrit une société de masse aliénant et dominant
les individus uniformisés
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et passifs,Manipulés par des instances idéologiques, les sujets sont démunis de
moyens de résistance. .Dés lors se pose le probléme de la société de masse comme une réalité ou un construit.
Toutefois , rcomment évolue cette société de masse avec les technologies de l'information ?. Il est question dans
notre devoir de présenter tout d'abord la société de masse en montrant son évolution et d'autre part de présenter
les médias de masse dans une perspective claire, ce qui fait donc l'objet de notre devoir et de notre présentation.
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traditions semblables, individus de la même nature
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philosophe allemande et professeur de théorie politique,
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philosophe allemande et professeur de théorie politique,
Approche définitionnelle
a) société : c'est un groupe organisé d'êtres humains ayant établi des relations durables, qui vivent sous des lois
communes, qui ont une forme de vie commune, qui partagent des normes, une culture et interagissent en
coopération pour former des groupes sociaux ou une communauté. Selon Hannah arendt, la société désigne <un
ensemble d'individus reliés entre eux par une culture et une histoire.>
b) masse: c'est grand nombre de personnes formant un ensemble défini comme socialement homogène, par
opposition à l'individu, grande quantité de chose ou de personne.
C) société de masse: c'est un ensemble d'individus vivant dans une communauté. Selon Hannah arendt, la
société de masse est< essentiellement une société de consommateurs le temps du loisir ne sert plus à se
perfectionner mais de consommer de plus en plus>.
d) réalité : c'est l'ensemble des phénomènes considérés comme existant effectivement, ce qui est concret,
physique, ce qui est autrement dit c'est l'ensemble des choses qui sont par opposition à ce qui est imaginaires,
rêvé fictif. selon Richard Dawkins on peut définir la réalité comme ce qui peut rendre les coups(< reality is
what Can kick backup>) c'est selon lui le seul critère qui permet de la distinguer sans discussion possible de
l'illusion. Selon Philippe k. Dick, la réalité c'est ce qui continue à s'imposer à vous quand vous cessez d'y croire.
e) réalité sociale : est une construction symbolique développée par une société donnée. Selon les théoriciens en
sociologie, c'est un système permettant de décrire, comprendre, interpréter un phénomène social.
f) construit social : est le fait social qui est produit par les êtres humains en société. Peter Berger le définit
comme:< un processus dans lequel interviennent les êtres humains qui interagissent entre eux pour créer une
sociabilisassions.
I- SOCIETE DE MASSE
a) différence entre masse, foule et groupe.
Pour Gustave le Bon
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Le fait le plus frappant que présente une foule est le suivant: quelque soient les individus
qui la composent, quelque semblables ou dissemblables que soient leur genre de vie, leurs occupations, leur
caractère ou leur intelligence, par le fait seul qu'ils sont transformés en foule, ils possèdent une sorte d'âme
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Le Bon est un psychologue, et a également été physicien amateur et sociologue. Il était considéré comme l'un des noms les plus
influents dans le domaine de la psychologie, et les sujets qu'il abordait étaient d'une importance fondamentale au 20e siècle.
collective qui les fait sentir, penser, et agir d'une façon tout à fait différente de celle dont sentirait, penserait et
agirait chacun d'eux isolément. Il y a des idées, des sentiments qui ne surgissent ou ne se transforment en actes
que chez les individus en foule. La foule est un être provisoire, formé d'éléments hétérogènes qui pour un
instant se sont soudés, absolument comme les cellules qui constituent un corps vivant forment par leur réunion
un être nouveau manifestant des caractères fort différents de ceux que chacune de ces cellules possède. Aussi,
par le fait seul qu'il fait partie d'une foule organisée, l'homme descend de plusieurs degrés sur l'échelle de la
civilisation. Isolé, c'était peut-être un individu cultivé, en foule c'est un barbare
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, c'est-à-dire un instinctif. Il a la
spontanéité, la violence, la férocité, et aussi les enthousiasmes et les héroïsmes des êtres primitifs. Il tend à s'en
rapprocher encore par la facilité avec laquelle il se laisse impressionner par des mots, des imagesqui sur
chacun des individus isolés composant la foule seraient tout à fait sans action—et conduire à des actes
contraires à ses intérêts les plus évidents et à ses habitudes les plus connues. L'individu en foule est un grain de
sable au milieu d'autres grains de sable que le vent soulève à son gré. Les foules ne connaissant que les
sentiments simples et extrêmes, c'est un ensemble d'individus anonymes et semblables; les opinions, idées et
croyances qui leur sont suggérées sont acceptées ou rejetées par elles en bloc, et considérées comme des vérités
absolues ou des erreurs non moins absolues. Il en est toujours ainsi des croyances déterminées par voie de
suggestion, au lieu d'avoir été engendrées par voie de raisonnement. Chacun sait combien les croyances
religieuses sont intolérantes et quel empire des poétiques elles exercent sur les âmes. N’ayant aucun doute sur
ce qui est vérité ou erreur et ayant d'autre part la notion claire de sa force, la foule est aussi autoritaire
qu'intolérante. L'individu peut supporter la contradiction et la discussion, la foule ne les supportent jamais. Dans
les réunions publiques, la plus légère contradiction de la part d'un orateur est immédiatement accueillie par des
hurlements de fureur et de violentes invectives, bientôt suivis de voies de fait et d'expulsion pour peu que
l'orateur insiste. Sans la présence inquiétante des agents de l'autorité, le contradicteur serait même fréquemment
massacré, dans la foule les sentiments et les idées sont orientés dans une même direction elle apparait comme
quelque chose de menaçant pour l'individu, pour sa liberté, son intégrité ,imprévisible, il n'y a pas un leader, les
échanges sont réduits, dans la foule il y a des clans ; à la différence du groupe ou l'idéologie est même, les
individus partagent des points communs ( buts communs, caractéristiques) socialement partagé et on a un leader,
les clans n'existent pas, pour Pascal Boyer une des plus belles réussites de la psychologie sociale, c'est d'avoir
montré combien il est facile de créer de forts sentiments d'appartenance et de solidarité entre des personnes
arbitrairement réparties en groupes. Il suffit de leur dire qu'elles font partie des Bleus ou des Rouges. Une fois
leur appartenance au groupe finie, on leur fait accomplir une che simple (n'importe quel exercice fait
l'affaire) avec les membres de leur équipe. Très rapidement, les sujets se montrent mieux disposés envers les
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Vulgaire, inculte, grossier, primitif, ignorant. individu, qui par sa notoriété, son activité ou son activité sociale ou professionnelle est
susceptible d’influencer les opinions ou les actions d’un grand nombre d’individus.
membres de leur groupe qu'envers les autres. Ils commencent aussi à percevoir des différences, en faveur de
leur groupe bien sûr, en termes de beauté, d’honnêteté et d'intelligence. Ils se montrent plus enclins à tromper
ou à maltraiter les membres de l'autre groupe. Même lorsque les sujets savent que la division en groupes est
entièrement arbitraire, même lorsqu'on leur en fournit la preuve, ils ont du mal à ne pas éprouver ces sentiments
et à ne pas croire qu'il existe quelque trait essentiel sous-jacent à l'appartenance au groupe. La masse quant à
elle est hétérogène, elle est disparate, dans la masse, les opinions différentes, la masse c'est un nombre de
personnes importantes, une meute frappée d'un phénomène d'émergence ; dans la masse on ne parle plus de
leader d'opinion mais des opinions.
b) évolution de la société de masse
Société de masse est une expression forgée dans les années 1950 pour qualifier le monde contemporain depuis
l'apparition de l'industrialisation, à la fin du XVIIIe siècle. Plus largement, elle renvoie aux idées de culture de
masse et de médias de masse. Dans les années 1970, elle tend à s'effacer au profit des expressions « société de
consommation »
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et « société post-industrielle » Depuis la Révolution française, le terme « masse » est utili
pour désigner un nombre de personnes important mais à la différence du mot « foule » indéfini (l'expression «
se lever en masse », en particulier, date de 1793). Il peut se définir comme « un ensemble de personnes envisagé
comme une totalité » et par conséquent comme un synonyme du mot « peuple ». La notion de société de masse,
tout à fait distincte du concept marxiste de classe s’élabore donc au XIXe siècle avant d’être progressivement
abandonnée. On la doit d’abord à la sociologie naissante qui tente de rendre compte d’une désorganisation
sociale croissante (Joseph de Maistre, Auguste Comte). Cette sociologie (Spencer, 1876-1896) voit la société
comme un organisme menacé par l’individualisme qui risque de faire la part belle à un nouveau Léviathan : les
relations sociales étroites et collectives sont atteintes, et la conscience collective tend à disparaître, et avec elle
la possibilité de normes communes, d’où la montée de perturbations individuelles comme le suicide (Durkheim).
Le fait que la société industrielle semble responsable de la désorganisation du lien social collectif pousse à
penser les différences constitutives entre communauté et société, ce que Max Weber synthétise dans sa réflexion
sur l’économie et la société (Weber, 1922). Mais à côté d’une critique qu’on peut dire aristocratique de cette
société (Mannheim, 1946), on doit souligner la présence et la persistance d’une critique démocratique qui voit
ici la menace de virtualité totalitaire (Arendt, 1951).
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L'expression "société de consommation" est utilisée pour désigner une société au sein de laquelle les
consommateurs sont incités à consommer des biens et services de manière abondante. Elle est apparue dans les
années 1950-60, dans les ouvrages de l'économiste américain John Kenneth Galbraith (1908). Www.toupie.org
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