Telechargé par Zaharia Raymond

Dossier Poids du numerique

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Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
Le virtuel n’est pas immatériel
Ou
L’insoutenable poids du virtuel
Paradoxe:
Le numérique coûte cher à la planète en fabrication et en utilisation, mais son usage permet des
économies de moyens, de temps et de déplacements importants.
Il faut donc arriver à rationaliser son usage et sa production.
Le numérique émet 4% des émissions de gaz à effet de serre du monde (soit davantage que le
transport aérien civil), il représente 10% de la consommation électrique mondiale et de plus il
accroît sa consommation de 9% par an.
(schéma 1.)
Il est donc indispensable d’appliquer au numérique un régime de sobriété.
Dans ce régime quelle doit être la responsabilité du citoyen (individu et associations), quelle doit
être celle des états (règlementation des entreprises et des individus)?
La part du citoyen:
Elle dépend de deux facteurs : les informations dont il dispose, puis les comportements qui en
découlent.
Les utilisateurs du numérique ont le sentiment, entretenu par les industriels et leur
communication, que le numérique est quasiment immatériel.
1 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
C’est « magique » ! Il semble qu’il n’y ait pas de lien matériel entre une photo ou une vidéo sur
son smartphone et l’ami à qui on l’envoie et qui la reçoit dans l’instant à des kilomètres de là ou
dans la pièce d’à côté.
Or un mail parcourt 15 ooo km entre son expéditeur et son destinateur quelle que soit la distance
qui les sépare.
Il est donc indispensable d’informer l’internaute car la part « citoyenne » de rationalisation de
l’usage du numérique induirait une baisse d’environ 20% d l’empreinte carbone personnelle, soit le
quart des efforts à faire pour parvenir à limiter à 2° le réchauffement climatique. (Odile fait
remarquer à juste titre qu’il faut actualiser ces chiffres).
Il faut permettre aux internautes de juger de la pertinence de leur usage d’internet.
Cela nécessite une action d’éducation populaire de grande ampleur qui implique une
communication d’envergure et donc le recours aux moyens des états et des entreprises.
Il existe des outils qui permettent au consommateur de visualiser la consommation électrique et
l’émission de gaz à effet de serre de sa navigation internet, mais quelle publicité en est faîte ?
Par exemple, L’extension de navigateur « Carbonalyser » permet de visualiser la
consommation électrique et les émissions de gaz à effet de serre associées à une navigation
internet. Pour calculer ces impacts, le programme :
Comptabilise la quantité de données transitant via le navigateur, Traduit ce trafic en consommation électrique (via le modèle « 1byte » développé par The Shift Project), Traduit cette consommation électrique en émissions de CO2e selon la zone géographique. Cet outil de grande valeur ne fait l’objet d’aucune promotion. De même, il existe des gestes simples et peu contraignants pour réduire le coût écologique de l’usage d’internet qu’il faut enseigner aux citoyens. La part des entreprises :
2 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
Elle est prépondérante, mais les sociétés privées ne se régenteront que sous la contrainte des lois,
donc des états.
La part des états :
Pour les 80% restant, les états doivent prendre et faire appliquer aux entreprises des mesures qui
réglementent la fabrication des terminaux, le fonctionnement des réseaux et la gestion des
plateformes.
La fabrication: extractions minières, obsolescence programmée, absence de circuit de recyclage,
etc.
Le fonctionnement : surdimensionnement des équipements, surconsommation de produits
vidéo, obsolescence programmée des logiciels, etc. (« obésiciel »)
Cette action de règlementation est fondamentale car le numérique est avant tout un outil
publicitaire et son fonctionnement repose sur un modèle de revenus publicitaires.
1. Le numérique coûte cher en fabrication A. Coût Écologique a) Électricité La fabrication représente 45% de la consommation électrique du numérique. Il s’agit principalement d ‘énergie issue des hydrocarbures, donc fortement émettrice de CO2. b) Métaux rares La production des équipements dits terminaux (smartphones, tablettes, ordinateurs) nécessite des métaux précieux et rares en quantités certes minimes, mais multipliées par 4,5 milliards de smartphones, 600 millions de PC fixes, ordinateurs portables et tablettes vendus ces 5 dernières années, cet utilisation est majoritaire dans la production mondiale du tantale (60%) ou de l’indium (80%), élément clé des écrans tactiles. c) Pollution des eaux et de l’environnement L'extraction demande une consommation massive d'eau et de produits chimiques, polluant les sols et les nappes phréatiques. Cette production est à elle seule responsable de 45% du bilan énergétique total du numérique qui se répartit entre smartphones (11%), ordinateurs (17%) et téléviseurs (11%). Sur le cycle de vie d'un smartphone, sa production représente 90% de son empreinte énergétique (son alimentation 10%).
B. Coût social 3 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
a) L a Chine
Elle est le premier producteur des terres rares : 85% du marché mondial. Ce n'est pas qu'une histoire de
géologie. Les terres rares ne sont pas si rares: elles sont présentes un peu partout dans la croûte
terrestre mais à des niveaux de concentration très faibles. Mais, la Chine accepte et impose à ses
populations riveraines les coûts économiques et écologiques d'une activité stratégique pour son
économie.
b) les pays producteurs pour la Chine
60% du cobalt mondial est extrait en République Démocratique du Congo. Marché noir, corruption,
exploitation des ouvriers dont la grande majorité vit au dessous du seuil de pauvreté.
90% du cobalt congolais est exporté vers la Chine par la voie officielle ou depuis les « mines
artisanales », comprendre officieuses, dont les ouvriers « creuseurs » gagnent de un à deux euros par
jour. Ces ouvriers travaillent sans aucune protection ni physique, ni sociale bien entendu. Un quart du
cobalt congolais transite vers la Chine par le marché noir, depuis des entrepôts protégés par la garde
présidentielle !
Limiter les impacts environnementaux, parer la menace de pénuries physiques et cesser la
surexploitation des pays producteurs nécessitent de maîtriser la consommation de métaux bruts.
2. Le numérique coûte cher en utilisation :
4 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
Rappelons que Le numérique représente 10% de la consommation électrique mondiale. Et que la part de son utilisation est de 55%, soit, 5,5% de la consommation énergétique mondiale ? (Cf. schéma 1) La répartition de cette consommation est la suivante : A) Gaz à effet de serre générés par l’utilisation des terminaux :
47% par les équipements des consommateurs
B) Gaz à effet de serre générés par la conservation des données.
25% par les Data center
c) Gaz à effet de serre générés par la transmission
28% par les infrastructures du réseau
OU
Les 55% de la consommation électrique pour l'utilisation du numérique se répartissent entre les centres de données (19%), les infrastructures du réseau (16%) et le chargement des terminaux (20%). A) Les terminaux :
a) Leur nombre va en s’accroissant de façon exponentielle :
-­‐ En 2016, le nombre moyen d'objets connectés par personne était de 5 en Europe de l'Ouest et de 8 en Amérique du Nord. En 2022 il devrait être respectivement de 9 et 13.
Les français changent en moyenne de smartphone tous les deux ans, alors que 88% d’entre eux
fonctionnent encore.
Les terminaux deviennent de plus en plus puissants avec une empreinte carbone plus élevée que les versions précédentes. Entre l'iPhone 4 sorti en 2010 et l'iPhone X commercialisé en 2017 l'empreinte carbone à augmenté de 75% passant de 45 à 79g de CO2.
- Les pays asiatiques, qui ont longtemps accusé un retard, s’équipent en masse.
En 2016, 1 milliard d'Indiens n’y avaient pas encore accès ainsi que 755 millions de Chinois. b) Leur usage est dispendieux : En effet le numérique s'est construit sur une économie sans limite, une absence de prise en compte de son poids énergétique et environnemental. Même les gains constants d'efficacité énergétique disparaissent dans l'intensification des usages. Selon Orange, "entre 2014 et 2018 pour une même donnée transportée sur le réseau mobile on utilise 5 fois moins d'énergie, mais on transporte 7 fois plus de données. -­‐ Le fonctionnent 24 sur 24 en mode maximal : Box toujours allumées, mode économie peu utilisé, etc. (À développer) -­‐ Les objets connectés (cf Ademe) À développer -­‐ Les clouds et autres archives en ligne. À développer) La vidéo : Les flux vidéo représentent 80% des flux de données mondiaux en 2018 et 80% de leur augmentation de volume annuel. Les 20% restants sont constitués de sites web, de données, de jeux vidéo, etc. En termes d’usages, la surconsommation numérique est ainsi principalement causée par la vidéo. Tirée par le déploiement de technologies de très haute résolution comme la 5 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
« 8K », dont la nécessité doit être interrogée, la vidéo absorbe une grande partie des coûts d’infrastructure réseau alors qu’une moindre résolution de l’image suffirait à l’usage actuel des internautes. 10 heures de film haute définition, c’est davantage de données que l’intégralité des articles en anglais de Wikipédia en format texte ! Le visionnage de films pornos constitue 27% de tout le trafic de vidéo en ligne dans le monde. Les émissions de gaz à effet de serre des services de vidéo à la demande (de type Netflix ou Ama-­‐
zon Prime) équivalent à celles d’un pays comme le Chili. Visionner un même film soit en direct à la télévision, soit à partir d’un DVD (support matériel), soit sur Netflix ou en replay n’a pas du tout le même coût écologique.
c) Leur recyclage très limité: En France, le taux de collecte des téléphones portables est de 49% et de 95% pour les ordinateurs. Le bilan mondial est très médiocre, avec seulement 20% des déchets numériques tous équipements confondus collectés. 6 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
De plus collecter ne signifie pas systématiquement recycler et les conséquences sanitaires sont supportées par les pays les plus démunis.
B) La conservation des données a)Les centres de données (data centers) sont surdimensionnés. Pour éviter "le risque de latence" pour l'utilisateur, c'est à dire le temps de chargement des données et l'affichage de la page Web ou vidéo, les infrastructures sont surdimensionnées. Ainsi même si un serveur n'est pas utilisé, il va consommer en énergie 50% de sa consommation au moment de ses pics d'activité. b) Augmentation du nombre de fonctionnalités Des fonctionnalités non modulables et qu'on ne peut désactiver ne cessent d’augmenter pour un même service. Par exemple la réservation d'un billet peut s'accompagner de la géolocalisation du client, de la mémorisation de l'historique de ses recherches et de ses achats. Tout ceci sans compter la publicité. c) La prédominance des « clouds », c’est à dire de données personnelles en ligne qu’on pourrait télécharger sur son propre équipement. C) La transmission
Câble, fibre optique, modems, antennes de réseaux mobiles, etc, tous nécessitent de l’électricité.
Le basculement vers l'Internet mobile est bien plus consommateur que le réseau fixe. Il consomme environ 10 fois plus d'énergie pour une même donnée transportée. Et ce saut technologique accélère l'obsolescence des équipements.
Cette obsolescence des équipements augmente considérablement la surconsommation numérique. Elle n’est pas uniquement due à l'innovation technologique (ainsi le déploiement à venir de la 5G) mais relève principalement du phénomène d'obésiciel (mise à jour permanente de logiciels qui ralentissent l'appareil et amène à en changer).
7 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
.
L’ensemble de ces pratiques exige une hyper-­‐disponibilité des équipements qui se traduit également dans l'absence d'adaptation du réseau aux cycles de consommation (jour et nuit, semaine et week end). La sobriété numérique consisterait à prioriser l’allocation des ressources en fonction des usages,
afin de se conformer aux limites planétaires, tout en préservant les apports sociétaux les plus
précieux des technologies numériques.
Cela nécessite d’interroger la pertinence de nos usages du numérique. En réduire certains, en
augmenter d’autres, ceux qui permettent des économies écologiques.
3. Les économies du numérique:
Utiliser toutes les possibilités du numérique.
Encore un paradoxe, beaucoup d’occasions offertes par le numérique sont sous employées.
Par exemple, le covoiturage est encore loin de son maximum. Un exemple ambigu : le ecommerce. (à développer)
Les opportunités du numérique étant précieuses, mieux les calibrer est essentiel pour en préserver l’utile. Être ‘sobre’ à l’échelle de notre société, c’est donc réinventer nos usages pour qu’ils soient compatibles avec les contraintes climatiques. Toutefois, le coût de l’usage du numérique n’est pas le résultat de comportements de
consommation individuels, mais le produit d’un système.
4. Le numérique est avant tout un outil publicitaire :
Les géants qui diffusent du contenu sont principalement rémunérés par la publicité. Il leur faut
donc maintenir l’internaute connecté le plus longtemps possible pour monnayer sa durée d’audience.
Cela permet de plus la collecte des données personnelles pour cibler plus précisément le
consommateur qui s’ignore qu’est l’internaute. Et ainsi, mieux cibler les messages qu’on lui envoie.
A) Comment ça marche ou le sortilège publicitaire :
8 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
a) La configuration addictive des fenêtres est incompatible avec la sobriété numérique. En
particulier quand l’incitation est à la vidéo.
b) La fonction « lecture automatique» sélectionne automatiquement à partir des données
enregistrées par la plateforme sur l’internaute des contenus susceptibles de l’intéresser et de
capter son attention. La plupart de ces contenus sont en vidéo, la part la moins sobre du
numérique.
c) Les notifications et suggestions de contenu qui incitent l’internaute à aller voir des
nouveautés sur les sites.
B) Pourquoi ?
La publicité numérique est une source de financement des plus importantes, puisque la majorité des contenus en libre accès sur Internet reposent sur un modèle de revenus publicitaires. Elle représente plus de la moitié des investissements publicitaire dans le monde.
Elle englobe principalement la publicité sur les réseaux sociaux et applications, les bannières et vidéos, recherches sponsorisées, e-­‐mails et comparateurs. 9 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
C) Quelle consommation en énergie? Ces publicités mobilisent l’énergie des terminaux, ainsi que de la bande passante sur les réseaux de télécommunications. Par ailleurs, la publicité numérique induit une consommation d’énergie importante par des opérations réalisées « en arrière-­‐plan », c’est-­‐à-­‐dire entre le moment où l’annonceur paye pour un espace et celui où le message publicitaire est affiché sur le terminal de l’internaute. C’est ce qu’on appelle la publicité programmatique. « La programmatique » est un système qui permet aux annonceurs d’acheter de l’espace publicitaire selon un modèle d’enchère en temps réel. Le « média trader » ou plateforme d’enchères automatisée lui permet d’atteindre sa cible de manière très précise grâce au ciblage réalisé grâce aux informations personnalisées fournies par la navigation de l’internaute. De la même façon sont collectionnées des mesures d’audience et de performance. Ces opérations d’allocation publicitaire, réalisées massivement et en permanence, mobilisent des espaces de stockage, une capacité de calcul et de la bande passante dans des proportions considérables et difficilement mesurables. Toutefois, l’une des études récentes les plus abouties estimait, non sans admettre une grande proportion d’incertitudes, que la consommation mondiale en énergie de la publicité numérique se serait élevée en 2016 à 106 térawattheures (TWh). À titre de comparaison, cela correspond à 1,5 fois la consommation annuelle (2016) d’électricité de la région Ile-­‐de-­‐France. La même étude estime les émissions de CO2 de la publicité sur Internet à 60 mégatonnes en 2016, soit l’équivalent de 60 millions d’aller-­‐ retours Paris-­‐New York en avion. -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Non encore rédigé :
5. la part du citoyen Cf Ademe + Refuser les cookies + les requêtes internet. (moteur de recherche ou site).
10 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
Ni la volonté des utilisateurs, ni une auto-régulation de plateformes ne peut suffire à amener le numérique à la
sobriété.
6. La part des États dans les économies: Quelques pistes peuvent être envisagées. 6.1 Sobriété en nombre d'équipements Le premier moyen de limiter l'extraction minière et les impacts environnementaux est de fabriquer moins d'équipements et d'en changer moins souvent. "Il faut augmenter leur durée de vie, donc accroître leur réparabilité mais aussi lutter contre l'obsolescence des désirs créé par le marketing et réduire l'obsolescence systémique." (Philippe Bihouix) Ainsi allonger dans les entreprises la durée de vie des ordinateurs portables de 2 à 5 ans permettrait de réduire de 35% les émissions annuelles de gaz à effet de serre du parc de terminaux (The Shift Project). De même augmenter la part de smartphones "pro-­‐perso" dotés de 2 cartes Sim aurait le même effet en supprimant l'usage d'un appareil. 6.2 Intervention publique sur la durabilité des équipements Il faut une intervention publique forte pour: -­‐ rendre les appareils plus facilement réparables -­‐ créer une garantie étendue sur plusieurs années -­‐ créer une fiscalité élevée sur la consommation des ressources et sur les déchets ultimes -­‐ donner une éducation à la sobriété dans les écoles. 11 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
Ainsi la loi économie circulaire en discussion prévoit la mise en place d'un indice de réparabilité, effectif au 1er janvier 2021. "On pourrait imaginer une pénalité pour les constructeurs qui ont un mauvais indice." (ecoinfo.cnrs.fr ) Cet indice devrait devenir en 2024 un indice de durabilité."C"est plus ambitieux car cela prend en compte la solidité et la fiabilité du produit." (association Halte à l'obsolescence programmée) Autre levier à mettre en place: La durée de la garantie légale de conformité aux caractéristiques annoncées du modèle, garantie qu’on fait porter au vendeur et en dernier ressort au fabricant une part de la responsabilité de la durée de vie du produit. Dans la loi consommation de 2014 elle est de 2 ans pour les appareils neufs et de 6 mois pour les produits reconditionnés. On pourrait la porter à 5 ans pour les produits électroniques mobiles et 10 ans pour les appareils fixes. Il faut sensibiliser les usagers sur l'impact environnemental du numérique en intégrant dans les programmes scolaires des cours sur le cycle de vie des produits et l'éco-­‐conception des appareils et des logiciels, et des modules pour apprendre à réparer soi-­‐même dans les cours de technologie. 6.3 Intervention publique sur la fin de l'obésiciel Limiter le phénomène d'obésiciel est un facteur important de l'eco-­‐conception. En examen au Sénat la loi économie circulaire prévoyait une garantie logicielle de 10 ans, soit l'obligation pour le fabricant d'assurer le maintien du logiciel vendu pendant cette durée, en particulier sur les failles de sécurité. Mais l'Assemblée Nationale est revenue dessus. "La loi devait imposer une distinction entre mises à jour correctives, nécessaires car elles viennent à corriger des failles de sécurité dans les logiciels, et mises à jour évolutives superflues, qui ajoutent des nouvelles fonctionnalités sont on n'a pas besoin." 6.4 Intervention publique sur le réemploi et le reconditionnement Le reconditionnement d'un appareil informatique est l'effacement des données personnelles et son nettoyage informatique. " Les pouvoirs publiques doivent comprendre qu'il y a un enjeu de compétitivité pour la France à structurer les filières de réemploi et de reconditionnement." (Green IT.fr) Comme le proposent certains amendements de la loi économie circulaire, il faudrait massifier la collecte, donc la rendre obligatoire en imposant une consigne à l'achat. On propose d'imposer un montant significatif (50 ou 100 euros) pour qu'il y ait un effet. Cela entraîne aussi de définir un cahier des charges pour les reconditionneurs. Sinon le grand public risque d'être déçu faute de garanties qui le protège des mauvaises surprises. Plutôt qu'un site qui regroupe des appareils en provenance de différents réseaux mieux vaut acheter directement auprès du reconditionneur (Les ateliers du bocage, Label Emmaus, Nodixia, Rebut, Remade...). Cela entraîne aussi de définir un cahier des charges pour les reconditionneurs. Sinon le grand public risque d'être déçu faute de garanties qui le protège des mauvaises surprises. Plutôt qu'un site qui regroupe des appareils en provenance de différents réseaux mieux vaut acheter directement auprès du reconditionneur (Les ateliers du bocage, Label Emmaus, Nodixia, Rebut, Remade...). L’industrie publicitaire devrait songer, en cohérence avec les annonceurs et les pouvoirs publics 12 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
(qui bénéficient parfois directement des revenus publicitaires, àl’image de la RATP), à réduire sa dépense énergétique. Différentes pistes sont envisageables sur le plan technique. Par exemple, diffuser des vidéos en formats basse qualité, éviter le lancement automatique de celles-­‐ci, abandonner la diffusion massive d’e-­‐mails ou encore réduire le tracking tous azimuts. Notons à ce propos que le Règlement général sur la protection des données personnelles entré en vigueur en mai 2018 impose de demander leur consentement aux internautes pour la collecte de données personnelles et réduit de ce fait le traçage global et la dépense énergétique qui est associée. « Obliger les constructeurs à proposer des mises à jours pour les modèles de smartphone ou d’ordinateurs jusqu’à 10 ans après leur mise sur le marché » Étienne Gonnu (April) Refuser la 5G Refuser la construction d’objets autonomes, comme la voiture sans conducteur SOURCES : https://theshiftproject.org/article/climat-insoutenable-usage-video/
Publication-Carbone-4-Faire-sa-part-pouvoir-responsabilite-climat
file:///Users/apple/Desktop/Nume%CC%81rique/Pollution%20nume%CC%81rique%C2%A0_%20manifeste%20pour%20un
e%C2%A0sobrie%CC%81te%CC%81%20publicitaire.html
guide-pratique-face-cachee-numerique
https://actu.orange.fr/monde/videos/republique-democratique-du-congo-dans-l-enfer-du-cobaltCNT0000019FGuK.html
+ Philippe Bihouix, ingénieur et auteur de "Quel futur pour les métaux? Raréfaction des metaux: un nouveau défi pour la
société" (avec Benoît de Guillebon), EDP sciences, 2010 et "L'âge des lois tech", Le Seuil, 2014
+Olivier Ridoux, professeur à l'université de Rennes 1 et membre d'EcoInfo (groupe de recherche du CNRS,
https://ecoinfo.cnrs, fr)
+Mineralinfo (BRGM et MTES), fiches de criticité, frama.link/bRRMKXhq
+SystExt (Ingénieurs sans frontières): pour une expertise critique sur l'activité minière (www.systext.org)
+ association The Shift Project
https://www.gamned.com/fr/quest-ce-que-la-publicite-programmatique/
+ réseau Envie ou Emmaus Connect pour la collecte des smartphones
+ GreenIT.fr créé en 2004 consacré à l'informatique durable
*Sources
+Maison de l'informatique responsable (Paris), www.point-de-miroir.com
+ guides à l'achat:
www.produitsdurables.fr
Guide Topten
indiquant les paramètres importants de durabilité à prendre en compte (accessibilité des composants, taille de la mémoire
vive)
+Institut du numérique responsable, association d'acteurs privés créée en juin 2019
+association Halte à l 'obsolescence programmée
Courriel 44 sur 173
13 Notes pour un dossier sur le poids écologique du numérique
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