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INVESTIR DANS LE SOI - CHARLES PENN

INVESTIR DANS LE SOI
CHARLES PENN
En 1985, Charles Penn a obtenu la reconnaissance de la Who’s Who Historical Society pour ses
accomplissements, son sens du leadership et ses services exceptionnels en tant qu’éminent citoyen de
la Californie.
Durant plus d’un quart de siècle, Charles Penn expérimenta un lien intérieur unique et divin avec
Bhagavan Sri Sathya Sai Baba. Les écrits spirituels de Penn sont lus dans le monde entier par Ses
fidèles. Lui et sa femme, Faith, ont voyagé partout aux Etats-Unis et dans beaucoup d’autres pays et
ils ont partagé la même estrade pour parler de l’amour de Baba, de Ses enseignements et pour diriger
des ateliers de méditation de groupe.
Il y avait très peu de chance pour qu’une pensée fragile me précipite dans un monde illusoire, ce
matin-là. C’est avec un sentiment de joie intérieure que je contemplais paisiblement l’Océan
Pacifique bleu azur par la fenêtre ouverte. Depuis le jardin flottaient des effluves de fleurs de jasmin
exotiques et dans les arbustes, on entendait le gazouillis et les trilles des petits oiseaux qui
célébraient le jour nouveau. Au milieu de ces instants précieux, le Bien-Aimé me murmura à
l’intérieur de mon cœur : ‘’Investis en toi-même !’ Quelle merveille de L’entendre et d’avoir une fois
de plus l’assurance qu’Il guide et veille toujours sur Ses fidèles ! Permettez-moi maintenant de
partager avec vous, mes chers frères et sœurs, Son enseignement divin :
‘’Dans son ignorance, l’homme cherche toujours à remplir chaque instant dont il dispose. Suivant le
moindre caprice de son esprit, il se lance dans des activités qui sont en mesure de bouleverser
l’équilibre de sa vie. Telle est la force des pensées d’une personne qui ne s’est toujours pas éveillée à
sa propre divinité. Utilisez tous vos moments disponibles pour vivre dans le royaume de votre propre
Soi. Si vous placez vos économies sur un compte bancaire, vous espérez du rendement. Mais si vous
investissez votre temps dans la dévotion, les dividendes arriveront toujours ! Les dépôts en termes
d’intériorisation sont hautement profitables. Contrairement aux gains matériels que l’on ne mesure
que par des pourcents, des pourcentages et des choses, le compte du trust divin vous offre des
intérêts nettement supérieurs. Quand la durée de vie s’achève, c’est alors et parfois seulement alors
qu’une personne réalise – trop tard – qu’elle a gaspillé égoïstement et obstinément son temps.
Tout ce qu’elle a accumulé sur la Terre, elle doit maintenant le laisser derrière elle. Elle pourra
bénéficier d’une donation parfaitement légale, mais lors de son décès, elle ne sera plus titulaire de
rien du tout. Même le papier de l’acte se transformera en poussière, en temps voulu. Tous ces
contrats et ces conventions préparés si minutieusement se volatilisent aussi à l’appel du Seigneur…
Réfléchissez à ces investissements qui consument (consomment ?) la vie même. Ceux qui sont
aveugles à leurs propres trésors intérieurs n’ont pas beaucoup de temps pour procéder à une
nouvelle estimation d’eux-mêmes. A ceux-là, Je leur dis d’investir dans leur propre Soi tant que
l’âme est encore incarnée dans son temple de chair. Qu’ils découvrent leur propre richesse intérieure
divine. Une fois que vous l’aurez découverte, la joie reçue dépassera tout ce que vous avez jamais pu
expérimenter. Plus vous consacrerez de temps à suivre la voie que Je prescris et moins vous vous
perdrez en détours et à chercher de fausses valeurs. Une fois que vous êtes pleinement conscient
qu’il y a de l’or pur en vous-même, vous pouvez puiser à la richesse divine pour l’éternité. Vous
disposez déjà de comptes bénis comme ceux de la vérité, du bonheur, de l’amour, de la félicité et
beaucoup plus…’’
Penn avait à peine fini d’écrire ces lignes qu’un joli colibri s’approcha tout près de l’oreille dans
laquelle chuchotait Baba. Il apparut qu’il avait touché une corde sensible. Dans le patio du jardin où
j’écrivais, tandis que le messager ailé s’éclipsait, je plongeai au plus profond de l’océan de la
Conscience.
(Référence : Sathya Sai Newsletter Fall 1979)