Telechargé par grifith.shinigami

la rééducation cardio-vasculaire

publicité
Facteurs de risque cardiovasculaires
I.
Introduction :
Un facteur de risque est un élément clinique ou biologique dont la présence ou
l’augmentation majorent statistiquement la morbi-mortalité cardiovasculaire.
II. Facteurs de risque cardio-vasculaires :
I. Facteurs de risques non modifiables :
❖
❖
❖
❖
❖
❖
❖
❖
Âge :.
Sexe masculin :
Facteurs de risque modifiables :
Tabagisme.
Hypertension artériel :.
Dyslipidémies Diabète :.
Insuffisance rénale :
Autres facteurs de risque :
> La sédentarité.
II. Obésité
III. Prévention :
1. Prévention individuelle :
L’objectif est, pour chacun, de supprimer ou de diminuer le plus possible ses facteurs de
risque modifiables.
Prévention collective :
❖ la réglementation anti-tab ac.
❖ la limitation réglementée de la teneur en sel dans l’industrie alimentaire.
❖ l’éducation et l’alimentation scolaires, principaux axes pour freiner l’obésité croissante.
❖ l’information de la population par diverses campagnes nationales ou régionales.
❖ l’accès aux équipements sportifs et zones de plein air...
2. prévention primaire :
❖ tabagisme : Il doit être évité ou totalement interrompu.
❖ Hypertension artériel : Les règles hygiéno-diététiques sont prioritaires (apport limité à 6
g/j de NaCl ; diminution de la consommation d’alcool ; augmentation de la consommation
de fruits et légumes ; activité physique ; traitement des autres facteurs de risque. Puis, un
Dyslipidémies :
❖ Diabète.
3. Prévention secondaire :
Elle s’adresse aux patients ayant déjà présenté un symptôme, une complication
cardiovasculaire ou chez qui une lésion athéromateuse a été découverte. Son but est de
diminuer le risque de récidive de la maladie ou d’apparition d’une complication da territoire
[Tapez un texte]
4. Prévention primo-secondaire :
Chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux, sans complication cardiovasculaire
extériorisée, on utilise le terme de prévention primo-secondaire des maladies cardiovasculaires,
car leur risque absolu est supérieur et les objectifs plus stricts que pour les patients en
prévention primaire.
[Tapez un texte]
Soins de premiers
urgences
En cas d’arrêt respiratoire ou cardiaque et en attendant l’intubation endo-trachiale et le
traitement médical, on fait la ventilation assistée par voie externe.
I.
Ventilation assistée par voie externe :
Il s'agit de pressions manuelles sur les bases antérolatérales entre la 5 ème et la 9ème cote qui
force le poumon à se vider avec un
> 1er temps de l'expiration forcé
> 2em temps inspiration passive
> 3eme temps de l’expiration
forcé ♦♦♦ et ceci 12 à 15 fois/min.
Cette technique s'applique en cas d'apnée respiratoire au cours du réveil d'opéré.
II.
Ventilation assistée par voie interne :
Méthode de bouche à bouche ou bouche à nez. Insuffler l'air expiré de ré animateur sur le
rythme de 15 insufflations par min au 30 selon d'autres auteurs.
Cette méthode s'emploie dans les syncopes cardiaques (infarctus du myocarde).
III.
Ressuscitation cœur poumon:
En cas d'arrêt circulatoire, on a une inconscience, un arrêt respiratoire et une absence du
pouls. On pratique la bouche à bouche immédiatement et le massage cardiaque, on met le
patient par terre, kiné de coté ou à cheval sur le malade, mains sur posées, faire des
compressions pour 1 ou 2 insufflations. Apporter d'O2 pure.
[Tapez un texte]
Bilans préliminaires
cardio-vasculaires
I.
Bilan avant la rééducation :
1. Examen de l'état vasculaire périphérique:
a. Etat veineux :
❖ Varices ;
❖ Phlébites.
b. Etat artériel :
❖ Recherche du pouls artériel.
❖ Prises des oscillations comparatives des 2 membres inférieurs.
❖ Recherche des claudications (crampes suite à une ischémie).
❖ Recherche de la baisse de la Température locale.
❖ Recherche des troubles trophiques.
2. Examens complémentaires :
❖ ECG.
❖ Radio pulmonaire et image cardiaque.
❖ Examen clinique a la recherche d’une cardiopathie.
❖ Epreuve d’effort.
II.
Principe d’épreuve d’effort :
III.
Indications et contre indications d’épreuve d’effort
Le test d'effort réalisé pour but:
❖ Diagnostic
❖ permettre de prendre une décision de réadaptation à l'effort
❖ évaluer le niveau d'aptitude cardiaque, le plus souvent,
A l'aide d'une bicyclette ergométrique dont la résistance électromagnétique est étalonnée en
watts. L'activité électrique cardiaque est enregistrée en continu (électrocardiogramme) et la
pression artérielle est monitorée. Le dispositif peut être étendu à l'analyse de la respiration.
Par ce test il est possible de distinguer trois grands groupes de patients selon le degré du risque
: faible, modéré et grand selon les réserves de la fonction cardiaque
1. Indications :
❖ Insuffisance coronaire.
❖ HTA bien toléré.
❖ Asthénie neuro musculaire.
2. Contre indications :
❖ Valvulopathie cardiaque ♦♦♦ HTA
[Tapez un texte]
sévère20/11.
❖ Age 60-70 avec sténose aortique.
❖ Angine de poitrine avec aggravation récente.
❖ Insuffisance respiratoire grave.
❖ Cardiomégalie importante
❖ Troubles de rythme.
Critères d’arrêt d’une épreuve d’effort
1. Critères pathologiques :
❖
❖
❖
❖
❖
❖
Troub les de rythme :
Fibrillations
Flutter (contraction rapide du myocarde).
Extrasystole
Tachysystole.
Douleurs angineuses et ischémiques.
2. Critères physiologiques :
❖ Consommation maximale d'o2.
❖ Fréquence cardiaque maximale 220/min.
❖ La fatigue.
3. Signes d'inadaptation circulatoire
❖ Dyspnée avec hyperventilation
❖ Pâleur
❖ Sueur froide.
4. Signes subjectifs parfois pathologiques
❖ Précardialgies.
❖ Gène respiratoire.
❖ Fatigue musculaire et fatigue générale.
III.
Critères de surveillance au cours des séances de réadaptation:
❖ l'apparition d'une douleur thoracique ;
❖ les palpitations qui peuvent s'expliquer par des troubles du rythme. Il est donc
nécessaire d'avertir le médecin
❖ le pouls labile ;
❖ les vertiges
❖
❖
❖ Rééducation et
réadaptation des
pathologies coronariennes
[Tapez un texte]
I.
Introduction
Selon l'OMS la rééducation coronarienne est: L'ensemble des activités nécessaires pour
assurer aux handicapés cardiaques une condition physique mentale et sociale optimale, leur
permettant par leurs moyens propres d'occuper une place aussi normale que possible dans la
société.
II.
But de la rééducation
III.
Indications et contre indications
Cette rééducation a pour but de:
❖ Abaisser la consommation myocardique en O2 progressivement.
❖ Augmenter les possibilités d'effort pour un même TRAVAIL myocardique.
❖ Développer les collataires.
❖ Retrouver un poids normal par rapport à la taille.
❖ Améliorer l'état physique.
❖ Développer la capacité et l'endurance sur de longues distances.
❖
1. Indications
Le programme de la rééducation est indiqué selon l'état cardiaque et la capacité physique du
patient.
2. Contre indications
❖
❖
❖
❖
❖
❖
Stade fonctionnel invalidant.
Cardiomégalie importante.
Arythmie ventriculaire fréquente ou auriculaire mal toléré malgré le traitement.
Bloc auriculo ventriculaire de haut degré.
HTA non contrôlé.
Artériopathies sévères.
[Tapez un texte]
IV.
Rééducation des coronaires en 1ers phase :
Cette phase commence du premier au 21eme jour
1. Du 2ème au 4ème :
Cette rééducation vise la prévention des troubles trophiques du décubitus, elle se résume en :
❖ Mouvement flexion extension des orteils, chevilles, doigts, poignets et des coudes.
♦♦♦ Mouvement de triple retrait du membre inférieur.
❖ Antépulsion, épaule couplée à une inspiration.
❖ Mouvement rotation, inclinaison, flexion extension du cou associée à une expiration
lors de l'extension.
NB : la durée de la séance est de 10 à 20 minutes de préférence 2fois par jour, le nombre de
mouvement est de 10, chaque série étant séparée par une inspiration profonde permettant le
retour au calme.
2. A partir du 4ème et 5ème jour :
❖ Faire asseoir le malade au bord du lit, jambes pendantes.
❖ Mêmes exercices sus cités.
3. A partir du 8ème 9ème jour :
❖ On passe de 10 à 20 mouvements par série.
❖ Mettre le malade debout quelque minute.
❖ Mettre le malade au fauteuil un H heure.
Ce stade coïncide le plus souvent à la sortie du malade de l'unité des soins intensifs vers une
chambre moins anxiogène.
4. Vers le 12ème jour :
❖ Marche de quelques pas dans la chambre.
❖ Exercices des membres supérieurs et du cou en station debout.
❖ Travail des membres inférieurs (allongé).
❖ Mouvement des abdos (allongé).
Tous ces mouvements sont couplés à la respiration.
5. Vers le 15ème jour :
A partir de cette date, le malade peut marcher seul quelques mètres, les mouvements de gym
sont un peu intensifiés.
En position allongée :
❖ Flexion dorsale cheville.
❖ Contraction du quadriceps.
❖ Triples retraits du membre inférieur,
❖ une légère résistance.
❖ Travail des érecteurs du tronc (mouvement du pont).
En position debout:
❖ Mouvement des membres supérieurs.
❖ Mouvement du tronc.
6. Vers 18ème jours :
❖ Monté des escaliers (2 paliers).
❖ Marche de 200 mètres.
❖ En DD : TRAVAIL des abdos.
[Tapez un texte]
♦♦♦ Mobilisation du tronc / membres inferieurs et inversement.
❖ En DV : mouvements spinaux progressivement.
❖ Debout : TRAVAIL des membres supérieur avec des altères 500 g
❖ TRAVAIL du tronc et des membres inférieurs en faisant une flexion antérieure du
tronc, inclinaison droite et gauche, accroupissement.
7. Vers 3ème semaine :
Cette étape coïncide avec la sortie du malade, Le patient monte un étage complet de
préférence sous surveillance ECG.
Pour passer à la 2ème phase du traitement, qui est une phase de réentraînement intensif, le
malade doit passer un test d'effort fait par cardiologue sur bicyclette ergométrique avec
résistance entre 20, 40, 80 watts, ou bien sur un tapis roulant.
V.
Rééducation en 2eèm phase (convalescence) :
C'est une phase de réentraînement à l'effort qui doit tenir des contres indications.
Elle comprend :
❖ Entraînement libre associant la marche en terrain plat et accidenté.
❖ Technique de psychothérapies faites de relaxation et d'un entretien pour informer le
patient de sa maladie et des possibilités éventuelles de reprise de travail.
❖ Gym collective :
V Echauffement des muscles et des articulations (5minutes).
V Exercices généraux sollicitant bras, jambe et tronc pendant 20 minutes.
V Elévation des épaules et bras tendus à la verticale.
V Balancement alternatif des bras à la verticale
V Extension des bras en arrière, retour bras aux épaules.
V Balancement alternatif des bras dans le prolongement du tronc.
V Rotation des bras tendus latéral à l'horizontal.
V Sautillement d'un pied /l'autre puis à pieds joints.
V Fente avant droite puis gauche avec écartement des bras.
V Inclinaison latérale et torsion du tronc.
V Elévation alternative du genou vers la poitrine.
V Flexion du tronc en portant les deux mains vers le pied droit puis gauche.
V Flexion des membres inferieurs/ tronc. Flexion du tronc/ bassin.
V Exercices des abdos.
V Pédalage des membres inférieurs dans les deux sens ; Ciseaux, cercle en
synchronisant les mouvements avec la respiration.
❖ Exercices respiratoires qui doivent alterner un travail diaphragmatique et costal en
ouverture, en recherchant le mouvement le plus ample avec inspiration active lente et
profonde, et une expiration progressive (souffler une bougie).
Respiration abdomino-diaphragmatique, debout, DD puis quadrupédie.
Respiration costale se fait en DL sur le coté sain.
❖ Exercices sollicitant le débit coronaire sont faits sur bicyclette ergométrique, tapis
roulant, après une phase d'échauffement de 10 minutes et dure pendant 20 minutes.
❖ L'ergothérapie peut être utilisée comme complément à l'entraînement physique.
VI.
Rééducation en 3eme phase
C'est une phase post convalescence ou le malade doit se prendre en charge tout seul.
Cette rééducation a pour but de :
[Tapez un texte]
❖ Maintenir les résultats physiques acquis au cours des phases I et II.
❖ Améliorer le confort psychologique du malade.
❖ Contribuer à la réalisation d'une hygiène de vie globale.
❖ Freiner l'évolution de la maladie coronarienne.
Un entraînement devrait comporter des séances quotidiennes de gym de 15 à 20
minutes :
❖ Elévation des membres supérieurs tendus à l'horizon
❖ Rotation et inclinaison alternative du tronc d'un coté puis de l'autre avec élévation
simultanée des membres supérieurs.
❖ inclinaison du tronc avec les membres supérieurs verticaux dans un sens puis dans
l'autre avec arrêt dans la position verticale.
❖ Mains sur les hanches, flexion des membres inférieurs.
❖ Les deux mains à la nuque, faisant inclinaison latéral en essayant de toucher le coude
avec le genou homo latéral que l'on remonte.
❖ Marche et sport: La marche d'un rythme de 5 à 6 km/h et cela pendant 30 minutes
initialement jusqu'à 60 minutes ultérieurement.
[Tapez un texte]
Rééducation et
réadaptation en cas d'un
pontage aorto coronarienne
Avant d'envisager la rééducation post opératoire, il faut insister sur la rééducation en pré
opératoire dont le but est surtout d'éduquer le malade à s'expectorer, de lui apprendre la
ventilation dirigée et l'expectoration à glotte ouverte.
I.
Rééducation postopératoire immédiate :
Le patient admis en réanimation est sous ventilation assistée, l'abord chirurgical est une
stérnotomie médiane, deux drains péricardiques et rétro sternales, évacuant le sang résiduel, la
surveillance des constants hémodynamiques est assurée de façon continue par un monitoring
dont les données horaires sont recueille par l'infermière.
L'objectif de la rééducation est de :
♦♦♦ Prévenir l'encombrement pulmonaire.
❖ Désencombrer le malade en prenant en considération les paramètres hémodynamiques.
Et ceci par :
❖ Respiration abdominale en demi assis car celle costale diminuée du faite de la
stérnotomie.
❖ Eviter de faire tousser le malade et rechercher une expectoration à glotte ouverte
❖ plus le 2ème jour, faire asseoir le malade avec membres inférieurs en déclive.
❖ Le 3ème jour: continuer le désencombrement, massage décontracturant du dos et de la
ceinture scapulaire.
II.
Rééducation post opératoire tardive:
❖ Le 1er jour : exercices respiratoires et exercices des membres supérieurs et inférieurs.
❖ 2 - 4ème : idem en position assise.
❖ A partir du 5ème jour : idem+ Inclinaison et rotation du cou Auto agrandissement et
relâchement. En position debout: Inclinaison, rotation du tronc. Et marche.
❖ A partir du 10ème jour : mêmes exercices en groupe, monté d'un escalier.
❖ Vers le 15ème jour; réalisation épreuve d'effort et en fonction des résultats, il sera
[Tapez un texte]
envisagé ou non, au passage à la phase de réentraînement à l'effort
[Tapez un texte]
Les varices
Définition :
C'est la dilatation permanente et pathologique du système veineux superficiel, par
incontinence des valves veineuses empêchant ainsi le retour veineux.
Il existe deux types de varices :
❖ les varices essentielles: ce sont des maladies organiques localisées du système veineux
superficiel ou de ces connexions avec le système profond.
❖ Les varices secondaires dues à une perturbation de la circulation veineuse profonde.
I.
Traitement médical :
Il n'est que palliatif et comprend:
❖ Une prescription hygièno diététique:
> Soulever les membres inférieurs durant le sommeil.
> Pas d’orthostatisme prolongé
> Repos allongé.
> Jambe surélevée 2 à 3 fois /jour durant 5 minutes.
> Contention élastique : Bas ou bandes élastiques avant le lever.
❖ Médicaments associés: Les veinotropes ; Joncor ; Lioton...
❖ Cure thermale.
❖ Traitement autre maladies (Obésité ; Troubles statiques du membre inférieur)
❖ Sclérothérapie : Oblitération thérapeutique du système veineux par des produits.
Exemple: le salicilâte de soude, le glycose à 66%. La quinine.
[Tapez un texte]
II.
Traitement kinésithérapique :
1. Traitement des varices secondaires :
La kinésithérapie doit combattre :
❖ La stase veineuse
❖ Haute pression veineuse due à l'insuffisance ou au lâchage valvulaire.
❖ L'ulcère variqueux.
2. Traitement des varices essentielles :
La kinésithérapie doit combattre:
❖ La lourdeur des jambes
❖ Les crampes nocturnes.
❖ Les œdèmes.
❖ Elle retarde l'évolution en tonifiant les tissus et en diminuant les troubles trophiques,
elle développe la circulation profonde
3. Moyens du traitement :
a) Le massage :
Malade en DD, les membres inférieurs surélevés pendant une dizaine de minutes. Massage de
l'abdomen.
❖ Effleurage : effet vasodilatateur reflexe.
❖ PGP : agit sur la tension des tissus sous cutanés.
❖ Pétrissage: activent la circulation.
Au niveau des muscles.
❖ Massage des membres inférieurs, relâcher les adducteurs et favoriser la circulation du
retour.
❖ Massage de la plante du pied, massage lent et profond.
En général, on fait un massage contre l'œdème sans faire de pressions étagées longitudinales
vers la racine des membres.
b) Respiration diaphragmatique :
Gonfler le ventre en inspirant.
c) Rééducation musculaire :
❖ Contractions statiques de courtes durées des muscles des membres inférieurs et
intercalés de massage et de surélévation.
❖ Exercices analytiques sans puis avec résistance des différents muscles des membres
inférieurs du distal vers le proximal et en surélévation.
4. Traitement kiné post chirurgical:
Elle doit faire disparaître les séquelles post opératoires: les hématomes, les cicatrices, les
limitations articulaires, les œdèmes et la douleur.
a) Traitement en 1er période : du 2ème au 12 ème jour :
- Le lendemain de l'opération, le malade se lève, marche en évitant les attitudes vicieuses, il
doit porter des pantoufles larges.
-Le 5ème jour: on commence le massage et la rééducation:
❖ Application de fangothérapie, qui s'étende du pied au 1/3 sup de la cuisse, durée
d'application 30 minutes. Ces applications améliorent la circulation profonde.
❖ Massage superficiel, friction, pressions étagées en évitant les cicatrices.
❖ Contractions statiques pour lutter contre l'atrophie musculaires et améliorer la
circulation.
❖ Flexion/ extension pied, genou, et hanche.
b) Traitement en 2ème période :
Elle commence des l'ablation des fils et se poursuit jusqu'à la disparition des hématomes. Elle
[Tapez un texte]
a pour but de combattre les troubles trophiques, les hématomes et les attitudes vicieuses.
❖ On continue la parafongo et on fait massage circulatoire type PGP, en évitant les
cicatrices. On emploie pétrissage après cicatrisation.
❖ Mobilisation passive prudente et indolore.
❖ Travail statique.
❖ Exercices respiratoires et exercices des abdominaux.
c) Traitement en 3ème période:
Pendant la période de réhabilitation on fait:
❖ Massage circulatoire et tonifiant des muscles des membres inférieurs.
❖ Renforcement des muscles du membre inférieur et Abdos.
❖ Marche sur pointe du pied, sautillement et accroupissement.
Kiné de l'ulcère variqueux: Elle est rarement prescrite. On emploie:
❖ Massage (PGS, PGP, pétrissage).
❖ Exercices actifs des muscles de la jambe.
[Tapez un texte]
La phlébite
Oblitération +/- étendue d’une veine profonde des membres inférieures par un caillot sanguin.
Potentiellement grave :
❖ Risque vitale : embolie pulmonaire.
❖ Risque fonctionnel :
> cœur pulmonaire chronique post-embolique.
> Maladie post-phlébitique.
Le traitement de la phlébite est variable selon les phases, il comprend:
❖ Traitement prophylactique.
❖ Traitement de la phlébite constituée.
❖ Traitement des séquelles.
I.
Traitement prophylactique :
A pour but :
1. Lutter contre la stase veineuse.
2. Lutter contre la coagulation du sang.
1. Lutte contre la stase veineuse :
❖ Massage membre inférieur, PGP, PGS.
❖ Travail statique des muscles des membres inférieurs.
❖ Mobilisation des membres inférieurs.
❖ Mobilisation passive (sauf contre-indication médical) du pied avec surélévation des
membres inférieurs.
❖ Mobilisation active.
❖ Exercices respiratoires type diaphragmatique.
❖ Lever précoce le lendemain de l'intervention sur avis médical.
❖ Bandage élastique des membres inférieurs allant des orteils jusqu'au 1/3 moyen de la
cuisse.
❖ Bandage de l'abdomen (intervention chirurgicale).
❖ Lever progressive, assis au lit 45°, 90°.
❖ Marche dans la chambre.
2. Lutter contre la coagulation:
❖ Anticoagulants.
II.
Traitement de la phlébite constituée :
a) Traitement médical :
❖ Anti coagulants.
❖ Vasodilatateur.
❖ Sédatifs.
❖ Anti spasmodique.
❖ Anesthésiant.
b) Traitement kinésithérapique :
Dès l'apparition des premiers signes de la phlébo thrombose, tout kiné active/ passive sera
[Tapez un texte]
arrêtée, et elle ne sera reprise qu'après avis médical.
Dans cette phase, la rééducation est à discuter et rester très prudent.
La position assise est autorisée entre le 6ème et 21ème jour c'est-à-dire dès la chute de la
température et après une diminution suffisante de l'œdème du membre inférieur.
Le traitement est réparti en 3 phases : o Phase de la phlébo-thrombose :
> Nursing.
> Surélévation des pieds de lit de 15cm.
> Pied du patient à 90° protégé par un cerceau.
> Genoux un peu fléchis repose sur un coussin 5 à 10°.
> Eviter les rotations des membres inférieurs. o Après l'apparition d'un œdème très
important:
> Malade sous Anticoagulant.
> Nursing.
> Massage superficiel léger.
> Mobilisation analytique.
> Exercices respiratoires.
> Position assise entre 6ème et 21ème jour.
> Contention élastique.
o A partir de la 3ème semaine (récupération fonctionnelle).
> Massage circulatoire, superficiel progressivement profond.
> Travail statique des muscles des membres inférieurs.
> Mobilisation analytique.
> Travail contre résistance des muscles des membres inférieurs en DD, assis, en DV.
c) Traitement chirurgical :
❖ Ligature veineuse devant les embolies répétées.
❖ Phlébectomie.
III.
Traitement des séquelles post thrombosiques:
a) Traitement hygiénique :
❖ Marche et bicyclette.
❖ Repos jambes surélevées.
❖ Contentions élastiques.
❖ Eviter la station debout prolongée.
b) Traitement médical :
❖ Vasodilatateur.
❖ Fluidifiants sanguins.
❖ Cure thermale.
c) Traitement kinésithérapique :
❖ Massage abdominal et membres inférieurs.
❖ Travail actif sans puis contre résistance.
❖ Exercices passifs pour récupérer les amplitudes articulaires.
❖ Marche sur la pointe et talon du pied.
d) Traitement chirurgical:
❖ Ablation des varices.
[Tapez un texte]
Lymphœdème
I. Introduction
L'œdème se définit comme un excédent de liquide interstitiel. Pour que cela se produise, il est
généralement admis qu'il faut un déficit du système lymphatique:
❖ Surcharge du système lymphatique.
❖ Rétention hydrique.
❖ Déficit de la résorption et ou du transport lymphatique.
Pour le kinésithérapeute, il est néanmoins préférable de réaliser une distinction en fonction de
son origine. Ainsi, une contre-indication peut être avancée en présence d'un œdème
systémique (déficit cardiaque, cause rénal. cirrhose du foie. Allergie...) D'autre part, les
œdèmes d'origine veineuse (phlébœdème) ou lipidique (lipoedème) ne sont pas abordés de la
même façon.
Le terme de lymphœdème est à réserver aux seuls œdème s consécutifs à un déficit
lymphatique.
Causé par une anomalie ou un traumatisme des gonglions et/ou des vaisseaux lymphatiques
qui mènent a une insuffisance du système lymphatique.
Cliniquement on distingue :
❖ Un lymphoedème primaire expliquant la dysfonction lymphatique, il est sans cause, du
a une malformation congénital plutôt qu’acquise.
❖ Un lymphoedème secondaire causé par une atteinte du système lymphatique
(infectueuse, tumorale, thérapeutique...)
Il évolue selon 3 stades :
❖ Stade 1 : œdème qui se réduit spontanément avec l’élévation.
❖ Stade 2 : œdème ne se réduit pas spontanément, fibrose, début d’altération de la peau.
❖ Stade 3 : altérations importants de la peau (éléphantiasis).
[Tapez un texte]
II. Symptomatologie :
L'importance du déficit lymphatique se mesure à quatre facteurs :
❖ L'aspect du membre: Progressivement, le gonflement souligne de plus en plus
nettement des plis de flexion par des bourrelets capitonnés, séparés par de profonds
sillons au niveau de toutes les articulations atte intes. Finalement, l’aspect massif
donne l'image d’une patte d'éléphant (éléphantiasis).
❖ La répartition topographique : Quelle que soit son origine. Le lymphœdème peut
prendre trois formes caractéristiques: à dominance proximale (rhyzomélique ou
suspendu), à dominance distale (avant-bras à la Popeye) et le global.
❖ La nature de l'empâtement: mou, malléable, ferme, dur, spongieux.
❖ La persistance de l'œdème: Celui-ci est latent, réversible ou irréversible.
III.
Traitement conservateur :
Les buts du traitement sont de faire disparaitre la gene fonctionnelle engendrée par le
lymphodème, de réduire son volume, et de permettre au patient de vivre normalement avec
son « lymphodème ».
1. Kinésithérapie préventive :
La prévention est essentiellement faite de conseils d'hygiène et de soins de peau. Le traitement
kinésithérapque diminue la fréquence des épisodes infectieux. Malheureusement l'infection
peut apparaître durant une cure de kinésithérapie. Elle représente alors une contre-indication
formelle. Il faut donc la reconnaître rapidement. Le tableau classique de la lymphangite
associe une rougeur, une hyperthermie cutanée locorégionale et générale (39°C), un œdème
majoré associant une douleur importante. Des plaques rougeâtres se répandent dans l'épiderme
et le derme , des traînées rouges longent le trajet lymphatique infecté, un cordon rouge et
induré est mis en évidence le long d'une veine superficielle (phlébite). L'infection peut naître à
partir des orteils ou du pied (mycoses), plus rarement des mains, et de l'aisselle.
Outre le risque de septicémie, chaque épisode de lymphangite détériore davantage le réseau
lymphatique restant.
Il faut conseiller d'éviter les vêtements serrant, les sources de chaleurs, les microtraumatismes
ou piqures. Les travaux lourds doivent être évités. Et un control pondéral et réduction de l
’obésité.
2. Traitement aigue :
Devant un œdème latent et réversible.
❖ Drainage posturale.
❖ Drainage manuel (qui débute directement à l'extrémité dista le de l'œdème), au
membre supérieur, il doit être de 20 a 45 minutes, et au membre inférieur, le drainage
dure 30 a 60 minutes.
❖ Contention et la réalisation de certains exercices (flexion du poignet et du bras ou dorsiflexion de la cheville). Légers, ils sont à répéter par de petites séries (10 x) tout le long
de la journée.
❖ Auto-drainage complémentaire par roulement d'un anneau de Pf1ug (sorte de bouée
brassard) sur le membre par va-et-vient rapides durant 2 minutes.
❖ Pressothérapie.
3. Traitement de fond.
Devant un œdème important et irréversible spontanément, la kinésithérapie sera basée sur 3
moyens : les bandages, les exercices et le drainage manuel et pneumatique.
❖ Bandages peu ou pas élastique avec une multicouches de bandes, en protégeant la
peau par un jersy et cotons entre les reliefs du lymphoedème
[Tapez un texte]
❖ Pressothérapie,dans le lymphodéme, il faut utuliser des pressions dites physiologiques,
habituellement entre 30 a 60 mmHg
❖ Drainage manuel.
❖ Drainage manuel du membre controlatéral.
❖ Entretien de la mobilité.
❖ Exercices physique régulier.
❖ Kinébalnéothérapie.
❖ Natation.
[Tapez un texte]
Artériopathie des
membres inférieurs
L’AOMI est caractérisée par un rétrécissement du calibre des artères a destination des
membres inférieurs qui entraine une perte de charge hémodynamique avec ou sans traduction
clinique.
I. Symptomatologie :
❖ Stade 1: Asymptomatique
❖ Stade 2a: Claudication large (le pas)
❖ Stade 2b: Claudication serrée
❖ Stade 3: Douleurs de repos
❖ Stade 4: Trouble trophique
> GANGRENE ET AMPUTATION
II. Traitement de l'oblitération artérielle aigue:
1.
2.
3.
❖
❖
❖
❖
❖
❖
❖
❖
❖
❖
❖
❖
❖
Traitement médical :
Anti coagulant.
Les thrombolytiques.
Vasodilatateur.
Antalgiques
Antibiotiques.
Nursing (gouttière).
Traitement kinésithérapique :
A la phase précoce: gouttière contre attitudes vicieuses.
A la phase chirurgicale: prévention et lutte contre les escarres.
A la phase post opératoire: traitement identique à celui des artériopathies chroniques.
Traitement chirurgical :
Amputation en cas d'ischémie irréversible.
Embolectomie.
Greffe veineuse.
Rétablissement des courants sanguins.
[Tapez un texte]
III.
Traitement des artériopathies chroniques :
Régime hygièno diététique:
❖ Vie calme.
❖ Maintenir son activité socio économique, professionnel.
❖ Eviter les facteurs vasoconstricteurs (tabac, froid, lésions, brûlures, chaussures
étroits).
❖ Traiter les mycoses et les ongles incarnés.
❖ Conseiller la thérapeutique par les anticoagulants.
❖ Prescrire la vitaminothérapie.
❖ Conseiller les cures thermales.
❖ La diathermie.
❖ Les ionisations.
Traitement kinésitherapique :
a) techniques passives :
❖ Postures:
> Posture simple par verticalisation.
> Postures alterne de Buirger :
V 1er type: sujet en DD, jambes élevés à 50°, cette position est maintenue jusqu'à
l'apparition d'une pâleur du pied, ce qui demande au sujet une durée de 90
secondes; cette posture vide les vaisseaux sanguins.
V 2ème type: sujet assis, jambes pendantes, dès la fin de la 1ère posture, cette posture à
garder pendant 4 minutes pour obtenir un remplissage des vaisseaux sanguins.
V 3ème type: sujet en DD, jambes horizontales, à maintenir 5 minutes puis reprendre
la 1ère posture.
Les postures se répètent 6fois de suite 5fois/jour. "Wisham" a associé à ces
postures alternées des exercices actifs de flexion sur extension des doigts et des
pieds.
❖ Chaleur :
> Parafangothérapie.
> Bain chaud
> Massage (PGP, PGS, pétrissage).
> Utilisation d'un appareil pneumatique de pression.
b) Techniques actives :
❖ Travail actif des fléchisseurs: plantaire et des orteils.
❖ Marche progressive.
❖ Exercices respiratoires.
[Tapez un texte]
Kinésithérapie des
interventions chirurgicales
vasculaires
I.
Kinépré opératoire:
La kinésithérapie pré opératoire est basée sur les renseignements fournis par l'interrogatoire.
1- Massage:
Massage circulatoire et d'appel sur les membres inférieurs et l'abdomen et particulièrement sur
la face plantaire du pied.
2- Rééducation:
❖ La rééducation respiratoire surtout diaphragmatique.
❖ Exercices actifs et passifs des membres inférieurs.
II.
Kinépost opératoire:
Après avis chirurgical, la rééducation est mise en œuvre en gé néral le 3ème jour après
l'intervention.
Elle a pour but de :
❖ lutter contre la stase veineuse.
❖ Prévenir les troubles respiratoires et circulatoires consécutifs à l'immobilisation.
❖ Activer le débit sanguin.
❖ Préparer le lever.
1- Massage:
❖ Massage d'appel au niveau de l'abdomen.
❖ Prévenir la stase veineuse, ou pratique des effleurages, des PGP et un pétrissage léger
longitudinal dirigé au pied vers le plie de l'aine mais il faut éviter le pétrissage
transversal.
❖ Prévenir l'œdème, on pratique des pressions étagées.
2- Mobilisation passive:
Contribue à la lutte contre la stase veineuse et le risque thrombo embolique.
Elle doit s'adresser à toutes les articulations et répétée plusieurs fois par jour.
3- Mobilisation active:
Elle doit être d'abord;
❖ Diaphragmatique pour éviter les complications respiratoires.
❖ Tonifiante pour les muscles des membres inférieurs, et ceci dès le 7ème jour après
l'intervention.
❖ Les exercices de préparation au lever avec passage de la position couché à la position
assise et de la position assise à la position debout.
[Tapez un texte]
Kinésithérapie en cas
d'amputation vasculaire:
I. Introduction :
À toutes causes d'amputation, l'artériopathie est présent chez 90 % des malades âgés de plus
de 60 ans. Plus de la moitié des amputations vasculaires sont réalisées chez des diabétiques
(50-60 %).
Du point de vue fonctionnel, le handicap reste minime tant que l'appui talonnière est conservé
(désarticulation inter phalangienne. métacarpo-phalangienne, Chopart Lisfranc), la marche
pouvant toujours être assurée sans appareillage.
Les autres amputations (de jambe ou de cuisse) nécessitent la réalisation d'une prothèse.
II. Traitement kinésithérapique
o Le lendemain de l'intervention:
❖ Soutien psychologique.
❖ Respiration diaphragmatique.
❖ Massage des zones d'appui.
❖ Mobilisation active des membres sains et du moignon.
❖ Postures de lutte contre attitudes vicieuses (postures).
❖ Travail actif contre résistance des membres supérieurs.
❖ Verticalisation.
o Après trois semaines:
❖ Prothèse provisoire.
❖ Tonifier le moignon et le membre sain (travail statique et résistance).
❖ Préparer le moignon par bandage et musculation
❖ Travail de l'équilibre.
❖ Rééducation de la marche avec prothèse définitive.
❖ Réentrainement prudent à l'effort et à la marche en tout terrain
[Tapez un texte]
Téléchargement
Explore flashcards